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 Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]

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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Sam 22 Aoû - 10:54

Mystérieuse, à peine quelques mots, comme si elle réservait une surprise de taille... voilà ce dont se contenta Katarina, en quittant la chambre. Intriguée, je me levai pour la suivre dans le long couloir, évitant de justesse de mettre les pieds dans la boue gentiment amenée par les autres voyageurs de passage. Une fois dehors, j'eu la naïveté de croire à tout autre chose. Une promenade nocturne... malgré l'air frais, je sentais mes joues brûler. Que me réservait-elle... ?
Malheureusement pour moi, il ne s'agissait pas d'une déclaration au clair de lune -non pas que j'aurais espéré une telle chose... non-. Mais bien du quart d'heure nettoyage de l'assassin. Il était vrai que je n'avais pu la voir dans les douches communes, prenant son absence pour un besoin d'intimité un peu plus grand celui que l'endroit pouvait offrir. Mais de là à venir se baigner dans l'eau gelée d'un lac... Avec un petit soupir, je m’asseyais non loin du bord, grognant lorsque ma jupe fut baignée de rosée. Et changeai de position pour m'agenouiller, l'herbe fraîche contre ma peau encore chaude. Oh, j'eu besoin de toute ma concentration pour ne pas regarder la jeune femme se dévêtir, non loin de moi. Les rayons lunaires qui caressaient la pâleur de sa peau, mettant d'autant plus en valeur les courbes et pointes de son tatouage, la vague de ses cheveux rouges sur ses épaules fines, le brillant de ses yeux lorsque la lumière s'y reflétait... Je tentais de trouver une occupation tout autre, ramenant ma lame sur mes genoux pour en caresser le coupant, trouvant dans les runes qui l'ornaient un certain réconfort, un rappel de ma puissance. Absorbée dans la contemplation de ma précieuse arme, je ne faisais plus attention aux faits et gestes de Katarina, qui pourtant, étaient forts intéressants...
Lorsque je relevai les yeux, elle était là, couchée à plat ventre, étirée de toute sa longueur comme un chat qui s'éveille. Plus que jamais, sa petite taille me sauta aux yeux. J'étais moi-même d'une taille plus que satisfaisante, assez peu remarquable face à mes compagnons de combat, mais elle... Souvent, elle se devait de lever le nez pour me parler. Une vraie...
Un sourire narquois illumina mon visage et d'un bond, je fus debout, m'approchant de la jeune femme qu vainement, tentait de se laver correctement. Et j'attendis qu'elle en eu terminé.

"C'est drôle, quand même..."


Un sourire gentiment moqueur illumina mon visage, alors que je la fixais, en train de se relever.

"T'es toute petite, une vraie yordle !"


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Sam 22 Aoû - 19:59

Les mains jointes dans mon bain glacé, je pris le temps de mouiller un petit savon parfumé ramené de mes affaires, le faisant mousser dans l'eau, que je recueillais du bout des doigts pour venir m'en inonder le visage, avant de m'essuyer d'un geste du poignet les lèvres et les paupières.

Mon ventre nu reposait contre l'herbe humide tandis que je m'escrimais à atteindre la surface de l'eau, délicieusement douce et froide à la fois. Peu à peu, frottant chaque partie de mon corps avec délicatesse de cette eau savonneuse et parfumée, ma peau fini aussi propre que rougie, autant par le frottement que le froid, tandis que je contemplais les bulles colorées formées à la surface de l'eau, avec un léger sourire. Mes cheveux, eux, attendraient un moment plus propice.

J'attrapai ma serviette en me redressant, satisfaite, lorsque j'entendis poindre à mes oreilles le plus odieux et moqueur des commentaires venus de la demoiselle répondant au nom de Riven. Si la nuit était surement trop sombre pour qu'elle voit le rose de mes joues à ses mots, en revanche, je suis persuadée qu'elle ne manqua rien de la fureur qui animait le regard que je lui jetai en entendant ça. En deux pas rapides, j'étais tout près d'elle, les yeux plissés.

" Yordle ? "
, crachai-je, avec un sifflement digne d'une vipère.
Ce n'était pas la première fois qu'elle se moquait de ma taille. J'avais pris mon mal en patience, mais cette fois, en m'insultait de la sorte, en me comparant à ces petits rats, elle était allée trop loin, et avait besoin d'une bonne leçon. Mon regard plongé dans ses yeux noisettes...Je disparu soudainement de son champ de vision, me retrouvant derrière elle avec un sourire diabolique, me penchant en avant pour la charger derrière les genoux et l'envoyer voler... vers l'étang.


" Ma taille est largement suffisante pour te botter le cul, Riven "
, rétorquai-je avec véhémence, en croisant les bras. " Et on en reparlera quand tu te seras fait raccourcir tes membres qui dépassent, parce qu'ils auront été trop longs pour esquiver les coups..."

Finalement, avec magnanimité, je me penchai au dessus de la berge pour lui tendre une main secourable pour l'aider à sortir de ce bouillon glacé et glissant. Avec comme l'étrange pressentiment que somme toute, ce n'était peut-être pas une bonne idée...


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme


Dernière édition par Katarina Du Couteau le Ven 25 Sep - 8:50, édité 1 fois
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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Lun 24 Aoû - 22:46

Oh, le regard de haine, ça je m'y attendais, oui... Les yordles sont réputés pour leur susceptibilité, après tout. Mais celle-ci s'était révélée bien agile pour une courte sur pattes. J'eu à peine le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait que je plongeais la tête la première, dans le lac gelé. Lorsque mon corps heurtai la surface de l'eau dans un grand "plaouf" inélégant, un huard émit un ricanement, à l'autre bout du lac, comme pour attester du ridicule de la situation. Et je su que je venais de perdre quelques points de crédibilité et de charisme au près de la petite assassin. Autant dire que ma fierté, aussi bien que mon coeur, venaient de prendre un sacré coup...
Mais il n'y a pas plus digne qu'un soldat noxien et mon jeune âge tendait à une fierté mal placée, que seules les années surent calmer. Alors que j'aurais pu rire de la situation et prendre cette main qui m'était tendue, ma réaction fut toute autre. Je restais quelques instants dans l'eau qui m'arrivait jusqu'aux épaules, gelée jusqu'à l'os et fini par me raccrocher au bord, y remontant en grognant, la tête haute, sans prêter attention à Katarina. Je me sentais particulièrement lourde, mes -seuls- vêtements imbibés de perles liquides. Et en silence, je vins ramasser ma lame, puis prit la direction de la taverne.

Le chemin s'avéra... bien long. Mes sandales émettaient un petit couinement piteux à chaque pas, associées à ce petit bruit humide, spécifique aux tissus trempés. Mes cheveux argentés collaient à mes tempes rougies de honte et quelques gouttes continuaient à glisser le long de ma peau. Pour couronner le tout, j'éternuai deux ou trois fois, frissonnai et reniflai. Histoire d'être malade, en plus de blessée. Il n'y avait pas à dire, Katarina savait prendre soin de ses équipiers...
Une fois arrivée dans l'entrée du vieux bâtiment, j'eu l'idée saugrenue de demander une serviette. Quelle idiote, depuis quand les taverniers prenaient soin de leurs clients ? Celui-ci me renvoya dans la chambre où était accrochée de quoi me sécher, ses yeux vitreux s'attardant sur ma poitrine, rendue particulièrement visible grâce aux bandages mouillés. Lorsque je levai la main en exécutant quelques petits mouvements de lame, il se prit de passion pour la lourde porte qui fermait les lieux, où venait d'apparaître la petite assassin, qui j'ignorai royalement. Et d'un pas dignement ridicule, me dirigeai vers les escaliers pour rejoindre le lieu où nous devions dormir.

Une fois dans la chambre, je me blottie dans un coin de la pièce pour retirer mes vêtements et utilisai le linge pour me sécher. Mes cheveux, peu contents du traitement violent que ma colère leur infligeait, prirent l'apparence d'un hérisson lunaire, se dressant dans tous les sens avec un enthousiasme plaisant à voir. Je farfouillais ensuite dans mes affaires pour y trouver ma tenue de nuit, éternuant plusieurs fois, soudainement très refroidie. Peu frileuse, en général, je m'étais contentée d'emporter une sorte de chemise ample et des sous-vêtements propres. Génial.
En grommelant, je me glissais sous les draps, m'y enroulant pour tenter de retrouver une certaine chaleur corporelle. Et fixant le mur, je continuais à grogner, le visage sombre. La relation entre Katarina et moi était bien mauvaise, dès le début. Et hors la honte, cette situation me blessait, indéniablement. Lorsque l'objet de mes pensées pénétra à son tour dans la pièce, je ne pu retenir un petit soupir amère et me redressai légèrement pour la fixer.

"Je devrais te forcer à dormir par terre mais..."

Je m'éloignai le plus possible du centre du lit et grognait à nouveau.

"Tu peux venir."

Et éternuai à nouveau.


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Ven 25 Sep - 12:59

A la vue du spectacle de Riven clapotant dans l'eau, l'air ahurie par les événements, je n'aurais pas pu retenir mon air hilare même si je l'avais voulu. Aussi fière qu'un coq, elle avait refusé mon aide, préférant remonter difficilement, mais seule, et trempée jusqu'aux os. Douce vengeance, mais à mon sens, elle l'avait bien mérité. Bien entendu, je n'avais pas pensé à la possibilité qu'elle puisse tomber malade... Une seconde, je fus parcourue d'un remord concernant sa blessure, qui l'avait déjà affaiblie. Mais je n'aurais pas décemment pu faire passer une telle insulte sans rien dire, au risque de perdre encore le peu de respect que je parvenais difficilement à acquérir auprès de l'armée.

Aussi, je me contentai de la suivre sans un mot, sur le chemin du retour, rythmé par le clapotement de ses vêtements mouillés, et du claquement de ses sandales alourdies sur le sol. Après m'être ainsi lavée à l'eau froide, mon corps refroidi souffrait du vent froid de cette nuit d'hiver, et je n'osais penser à celui que Riven devait ressentir, malgré la résistance des soldats de l'armée régulière. Aucun mot n'aurais sû arranger la situation, et je me contentai donc de garder le silence en trottinant derrière elle.

Une fois de retour à l'auberge, je me dirigeai rapidement vers la seconde chambre, qui finalement allait trouver une autre utilité que le simple mauvais tour joué à ma partenaire de voyage. Une deuxième paire de draps et de couverture ne serai sans doute pas du luxe, et malgré la situation, je ne souhaitais pas qu'elle tombe malade par ma faute. Aussi, je me dépêchai d'arracher tout ça du matelas, pour retourner auprès de Riven, qui me darda d'un commentaire grinçant à mon entrée.

" Je n'ai pas besoin de ta bénédiction ", répondais-je simplement d'un air hautain. Comme si elle aurait pu m'interdire quoi que ce soit ! Elle imaginait vraiment que j'avais besoin de sa permission ?
Ce genre de commentaires avait le don de me hérisser. Je n'aimais ni son ton, ni ses mots, ni sa manière de se prétendre être ma supérieure hiérarchique, ou avoir la moindre autorité sur moi. Agacée, je dû me retenir de lui balancer les couvertures supplémentaires à la figure. Son petit éternuement pitoyable m'aida à me calmer. Elle ressemblait à un petit animal refroidi, qui grognerait quand on approche sa main pour le réchauffer... Trop mignon. Aussi, je dépliai la couverture que j'avais en boule dans les bras pour lui poser sur le corps, en lui frottant légèrement le bras pour la réchauffer.

" L'étang vaut pas les bains thermaux qu'on a quitté, hein ? ", lançai-je sur un ton amusé, tentant de briser la glace qui s'était installée, autant sur le plan physique que social.


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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Mar 6 Oct - 10:13

J'avais froid. Pire, j'étais gelée jusqu'à la moelle, tremblotante sous ma couverture miteuse. Et dire que je m'offrais en ce genre de spectacle à Katarina, qui devait être la yordle la plus heureuse du monde après ce petit tour. Pourtant, ça me m'empêchait pas d'espérer qu'elle me rejoigne vite, histoire qu'elle réchauffe un peu la couche.
Cependant, et à ma grande surprise, elle en avait décidé autrement. Je n'avais alors pas levé le regard vers elle, ce qui ne l'avait pas empêchée de m'amener de nouvelles couvertures... calmant mes tremblements incontrôlables. Ne restait plus qu'à prier pour que je ne tombe pas malade par la suite...
Doucement, avec une gentillesse bien curieuse, l'assassin entreprit de frotter l'un de mes bras, à la peau encore refroidie. Le minois fatigué et un peu triste, je pivotai pour l'observer.

"La prochaine fois, tu te laveras avec les autres, ou tu m'embarqueras plus pour aller faire trempette dans un lac..."

Hors la façon dont s'était terminé ce moment, je digérais assez mal le fait qu'elle m'y ai amenée uniquement pour ne pas être seule. J'avais naivement cru y voir un désir de passer un peu de temps en ma compagnie mais visiblement, le désir n'avait pas été partagé...

"Je sais que les missions doivent te changer de ton confort habituel mais faut que tu t'y fasse... ou tu intégreras jamais à l'armée. A commencer par vivre comme tous les autres soldats, et bien t'occuper d'eux."

J'avais pris un ton sérieux et calme, un peu attristé. La farouche Katarina semblait plus apte à faire comme bon lui semblait qu'en s'adaptant aux autres, ou du moins, c'était l'impression qu'elle me donnait. Et comme ça, nous ne risquions pas d'aller bien loin...

"Et puis, c'était pas méchant, t'es pas bien grande mais mignonne comme une yordle. Mais désolée si ça t'as blessée."

L'horloge de bois accrochée au mur sonna 11 heures, attirant mon regard agacé. Nous devions partir avant l'éveil solaire, ce qui signifiait que cette nuit n'allait pas être aussi reposante que je l'avais espéré. Tirant sur le poignet de la jeune noxienne, je l'attirais dans le lit, repoussant les couvertures pour qu'elle puisse s'y glisser. Sans plus de réflexion, je passais mes bras autour de son abdomen, appuyant mon front contre sa nuque. Petit à petit, mon corps se réchauffait et j'eu le plaisir de redécouvrir l'usage de mes doigts de pieds. Ces quelques couvertures de plus n'étaient décidément pas de trop. Le petit lit venait miraculeusement de gagner en confort et c'était grâce à Katarina. Même si la poigne que je maintenait sur elle ne lui laissait pas réellement le choix quant aux dernières bribes de bien-être qu'elle pouvait m'apporter...

"Bonne nuit, Katarina."


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Mar 6 Oct - 13:13

" La prochaine fois, je ferai ce que je veux, Riven ", grognai-je d'un ton particulièrement agacée. Ses petites leçons de morale, sur comment je devais vivre ma vie, et me comporter, avaient le don de m'irriter. " Je ne fais pas partie de l'armée, et je n'en ferai jamais partie. Je suis un assassin, je travaille de façon indépendante. "

Bien s'occuper des soldats, il ne manquait plus que ça. Je n'étais pas une nounou, et chacun était responsable de ce qu'il faisait et disait. Riven continuait de me traiter comme une enfant à qui elle devait apprendre la vie, sans avoir aucune idée de ce que j'avais déjà pu faire ou voir. Le pire était sa prétention, sur "mon confort habituel". Comme si je n'étais pas habituée à être sur les routes et trainer à la dure, me privant de nourriture ou de sommeils pour gagner en efficacité, comme je l'avais fait pour les rejoindre.

Sa justification ne fit que m'énerver encore plus. Je grinçais des dents "Les Yordles ne sont pas mignons. Ce sont des sous-merdes, des rebuts, des erreurs de la nature, des..."

Je fus brusquement interrompue dans mon débit par son bras m'enlaçant, et me tirant contre elle, comme une bouillotte. D'abord surprise, je me tortillai entre ses bras pour trouver une position confortable, n'appréciant que moyennement de me faire traiter comme un polochon. Elle était glacée, et je pouvais comprendre qu'elle veuille se réchauffer, mais quand même !

Je finis par soupirer, et me caler entre ses bras. Ils étaient au moins confortable, à défaut de me laisser la place de respirer.

"... Bonne nuit", soupirai-je en fermant les yeux. Le sommeil me gagna rapidement. J'étais fatiguée, après tout.
Des rêves bizarres peuplèrent mon sommeil, cette nuit là. Des formes floues, vagues, m'appelant, criant. Plusieurs fois, je me réveillai en sursaut, haletante... Pour me retrouver toujours prisonnière de l'étreinte de Riven. Au moins, la couche était tiède, maintenant, et ses bras rassurants. Je m'y blotti de plus près en soupirant doucement.

Finalement, je finis par m'extraire de là au petit jour. Nous n'étions plus si loin de notre destination, mais si nous voulions y être dans les temps demandés, nous ne pouvions pas nous permettre de perdre plus de temps que pour un simple petit déjeuner avant le départ. Après l'avoir réveillée en lui secouant doucement l'épaule, je m'extirpai rapidement de là, prenant simplement le temps de me rhabiller, pour aller prévenir l'aubergiste de notre demande, avant de m'attabler, attendant autant Riven que le service de ce repas, jouant avec les rainures de la table de bois. La plupart des clients étaient encore endormis à cette heure matinale, et j'avoue que j'aurais bien apprécié qu'il en soit de même pour moi. Mais c'était le genre de luxe qu'il était impossible de se permettre pour le moment.

Le pain était frais, et encore chaud. Appréciable, même s'il ne fallait pas attendre grand chose de l'espèce de porridge grumeleux qui l'accompagnait, et du beurre un peu rance. Mais je n'étais pas fine bouche, tant que ça remplissait l'estomac, je m'en contentai, surtout après mon repas bien maigre de la veille. Je ne faisais même pas attention à ce que je mangeais... On aurait pu me servir du rat crevé ou du caviar, je n'aurais pas fait la différence, tant j'étais plongée dans mes pensées, et inattentive à ce qui m'entourait, à cette table. Cela devait sans doute se voir sur mon visage d'ailleurs.


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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Mer 7 Oct - 10:26

Le réveil fut douloureux. Après avoir été secouée par Katarina, j'avais replongé dans le sommeil, épuisée et frissonnante, une fois séparée de la douce chaleur que m'apportait son corps. Ce ne fut que quelques minutes plus tard, bien après qu'elle ai quitté la pièce, que je m'extirpais à mon tour du lit. Le mordant du bois gelé me poussa à bien vite remettre mes sandales, qui s'avérèrent de bien piètre réconfort. Je continuais à trembler comme un chien maigre.
Une voix vêtue de ma tenue habituelle, fort peu couvrante pour l'état dans lequel je me trouvais, je rassemblais les quelques pièces d'argent qu'il me restait et me rendis à l'accueil de la taverne. Là, on m'y échangea mes maigres économies contre une épaisse cape de laine brune, que je me dépêchais de revêtir. Capuche rabattue sur le front, tirant les pans du tissus sur ma poitrine, j'entrais dans la salle principale, vide à cette heure ci. A l'exception près d'une petite assassin aux cheveux rouges, assise devant son premier repas de la journée.

"Un repas chaud, s'il vous plaît."

La femme du tavernier, une petite dame bien en chair au décolleté généreux, darda ses yeux perçant sur moi.

"Ca f'ra un supplément."

J'haussais les épaules alors qu'elle disparaissait. Tant pis pour ma dernière pièce...
Prise d'une quinte de toux, je me calmais difficilement, et une fois ma respiration reprise, j'offrais enfin un premier regard à ma compagne, assorti d'un sourire. Elle aussi semblait avoir besoin de quelques heures de sommeil en plus, ce à quoi nous allions avoir le droit une fois notre mission terminée. Je me dépêchais d'engloutir le thé et le porridge tout juste réchauffé qu'on me servit pour rattraper mon retard et enfin, l'on pu quitter les lieux, chargées de nos affaires respectives.
Nos montures n'étant ni sellées, ni brossées, nous nous en occupâmes rapidement. Les pauvres pataugeaient dans du foin boueux, qui leur servait aussi de nourriture. Saga, ravie de sortir à nouveau, me traîna jusqu'à l'herbe bien grasse qui bordait l'écurie et j'eu un mal fou à me mettre en selle, bataillant contre la facétieuse jument pour lui mettre le nez sur le chemin.
Enfin, nous pûmes quitter les lieux, nous pressant pour passer le moins de temps sur la route... ou du moins, je tentais de garder le rythme, malgré des vertiges récurrents, une blessure encore fraîche et une jument aussi désobéissante que craintive.
Une grande partie de la route se faisait en bord de mer, sur un petit chemin où s'ébattaient des herbes folles. On contrebas, les vagues venaient se jeter contre les pierres, avant de s'évaporer dans une écume d'un blanc pur. Les collines étaient fouettés d'un vent gelé qui me forçait à plisser les yeux dans une mimique un peu ridicule. Tout mon corps semblait prit dans un étau et je me demandais si un jour, mes doigts parviendraient à lâcher les rênes...
Vide de toute civilisation, nous dûment nous rendre à l'évidence, le soir tombé. Nous allions devoir passer la nuit dehors, la dernière avant notre jour d'arrivée. Et même si nous avions trouvé un petit endroit confortable, abrité d'arbres feuillus, je craignais de voir mon corps ne pas supporter ce moment...

Une fois les chevaux débarrassés de leurs charges, j'attachais solidement ma jument à une branche basse et souple. J'avais trouvé peu de nourriture dans la sacoche, aussi je me contentais d'un repas constitué d'un fromage un peu trop dur, et d'une pomme gâtée. En temps normal, j'aurais pris la peine de chasser mais la fatigue était telle que quelques minutes plus tard, je m'allongeais sur l'herbe, blottie dans la couche fine aux couleurs de Noxus, tentant de me couvrir du plus de tissus possible. Katarina vint non loin et je tentais un sourire, un peu tordu tant mon visage était refroidit.

"Demain, nous arrivons... j'espère que nous aurons droit à un bain chaud, et qui sait, peut-être de la viande, et du vin !"

Je fermais les yeux, tentant de faire fi de mes tremblements incontrolables.

"Bonne nuit, Katarina."


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Sam 24 Oct - 16:06

Je hais le froid.
Marcher en plein été, lorsque le soleil brûle la peau, fait tourner la tête et assoiffe est difficile. Mais ce n'est rien, qu'une simple promenade de santé, face à la rigueur d'un froid glacial d'hiver, à l'intérieur des terres. Il est un ennemi contre lequel l'on ne peut lutter, et forcé à l'abaissement, chaque inspiration devient un supplice, chaque instant un calvaire. Lorsqu'il fait chaud, au moins, peut-on sentir un peu de soulagement lorsqu'on traverse un coin d'ombre, ou qu'on s'abreuve d'eau, même tiédie. Dans ce désert gelé, chaque seconde sans exception, met le corps et l'esprit à l'épreuve, transissant, paralysant jusqu'à l'âme elle-même. L'eau gêle sur les lèvres, la brume sortie de la gorge masque la vision d'un lieu déjà empli de brouillard, et l'on ne pense plus à rien. Aucune pensée ne survit à l'hiver, si ce n'est l'espoir de se réchauffer, tandis qu'on enfouit quelques instants ses doigts glacés par les rennes que l'on tient dans l'épaisse couche de poils de sa monture.

Le voyage fut bien silencieux. J'avais beau avoir été endurcie à ne pas prêter attention aux signes de détresse de mon corps, et à ne les prendre que comme une information, ma détermination en prenait un sacré coup avec ce froid glacial. J'aurais tant aimé trouver une couverture dans laquelle me blottir... J'étais partie si vite de Noxus, que je n'avais rien emmené de tel. Chaque pas que nous faisions vers le nord faisait chuter encore un peu plus la température, et la neige était de plus en plus présente, d'abord éparse et fondue, mais s'imposant au fil de nos pas, jusqu'à former une couche solide et glaciale. Je n'avais pas pensé à acheter à manger, pensant que nous trouverions des villages sur la route.
Il n'en était rien. Je me retrouvai, ironiquement, avec une bourse pleine, mais bien inutile. On ne peut se nourrir d'argent, et mon nom n'aurait aucune incidence face aux créatures rodant dans les environs. Mon corps ne tarda pas à crier famine. Non pas de cette sensation de faim purement située dans le ventre, lorsqu'on saute un repas. Cette sensation là, j'avais bien vite appris à l'ignorer, et j'avais bien trop froid pour la ressentir. Non, c'était la faim prenante, envahissant tout le corps, qui me dévorait. Cette sensation de faiblesse, de tremblements accentués, de tête qui tournait... Mon corps me réclamait de quoi reprendre des forces, de la chaleur, de la graisse, du consistant.

Finalement, lorsque le pied fut posé à terre, j'avais l'impression que mon corps entier était constitué de glace. Ma petite consistance n'était pas faite pour encaisser le froid longtemps, pas sans moyen de me réchauffer. Je regardai Riven manger son repas, bien que maigre, en ayant presque envie de pleurer. Il fallait chasser et faire un feu, sans quoi nous ne tiendrions pas jusqu'au matin. Du moins, pas moi. Et il fallait aussi monter la garde... Aussi, je ne tardai pas à m'éloigner, tentant de poser des collets, espérant capturer une proie qui se serait aventurée hors de son terrier, pendant que je ramasserai du bois.

Je finis par trouver un point d'eau n'ayant pas gelé. C'était idéal. Ici, les bêtes viendraient sans aucun doute, et avec un peu de patience... Je me dissimulai un instant dans des buissons, tentant de contenir mes tremblements. Un prédateur tapis dans l'ombre... Plus rien d'autre ne comptait à mes yeux que de trouver une proie.
Il me fallut attendre près d'une demi heure avant d'apercevoir un mouvement discret dans la nuit. Je retint ma respiration, le temps de mieux voir... Mes pupilles se dilataient pour mieux apercevoir la créature dans l'obscurité. Un renard.
Sans doute pas la meilleure viande qu'on puisse imaginer, mais je n'allais pas faire la fine bouche. En un bond, j'étais sur la bête, lui assenant un violent coup derrière la nuque, avant de lui transpercer la gorge. L'animal se débattit comme un beau diable, faisant rapidement ces mouvements pathétiques de la tête, de toute créature sentant son sang s'écouler par la gorge, humain compris. Il me suffit de le maintenir ainsi une minute, avant de pouvoir le trainer jusque là ou Riven s'était assoupie, et retourner chercher mon bois. Un lièvre avait également été pris dans le collet, une vraie chance.

Un moment plus tard, je soufflai doucement sur la petite flamme créée au milieu des branchages gelés pour l'encourager à prendre, non loin de là ou Riven dormait pour l'aider à se réchauffer, avant de m'occuper à dépecer les bêtes. Je commençai par le plus simple, le lièvre, le découpant pour le mettre à cuire et récupérer sa fourrure, comme je pouvais. Le dépeçage n'était pas vraiment ma spécialité, et je ne put récupérer grand chose, mais suffisamment pour pouvoir emmitoufler mes mains dans un peu de chaleur. Le renard donnerait sans doute plus, mais pour commencer, l'odeur de la viande crépitante sur le feu qui avait finalement pris me mettait l'eau à la bouche, et je n'hésitai pas à me bruler la langue sans attendre qu'elle refroidisse. La chaleur des flammes commençait peu à peu à me réchauffer les os et réconforter, et le jus de la viande coulant sur mon menton, sa graisse dans mon estomac, me redonnait des forces. J'en laissai de côté pour Riven, qui en avait sans doute autant besoin que moi, et entrepris de m'occuper de ce renard, une fois remplie d'un peu plus de courage. Tout en m'occupant, je guettai aux alentours, sur mes gardes, au cas ou des nuisibles ne vienne nous chercher des problèmes, qu'il s'agisse de loups ou d'hommes.

Une fois les organes du renard vidés, la fourrure dépecée, et la viande séparée des os, je la mis à cuire, avec moins d'empressement, mais toujours affamée. Celle-là serait sans doute rance et dure à marcher, mais remplirait l'estomac, et entretenait le feu, l'aidant à réchauffer l’atmosphère et mes idées. Bientôt nous rejoindrions la civilisation, mais ainsi, près du feu, le produit d'une chasse cuisant, en compagnie de Riven, je me sentais plutôt... apaisée. Une fois terminé avec la viande, sans doute irai-je me blottir près d'elle pour nous réchauffer encore un peu, même si la garde devrait toujours être montée, toute la nuit.


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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Mar 3 Nov - 21:55

Je dormi longtemps, cette nuit là. Assommée, éreintée par cette journée bien trop longue pour ce que mon corps pouvait supporter... je plaidais pour un peu de chaleur, un peu de confort, ou juste de quoi remplir mon ventre, si vide qu'il en devenait douloureux. Quelle haute considération avaient nos supérieurs, envers nous, pour nous mener de missions en missions... je mettais mon mal-être sur le dos de cet enchaînement de tâches, sans songer une seule fois que ma "petite chute" dans le lac en était la cause. En tant normal, jamais je n'aurais flanché face à ce rude mode de vie.
Mais là... là, tel un chaton aveugle, simplement attiré par la chaleur de sa mère, je me blottissait contre le corps de Katarina. D'ailleurs, était-elle encore la petite assassin insupportable avec laquelle je faisais ma route, ou simplement une source de plaisir bienvenue dans cet enfer glacial ? Je me perdais dans mes impressions et sensations, juste capable de m'agripper à elle pour puiser tout ce qu'elle pouvait m'apporter. Si j'avais su...

La nuit était encore d'un noir d'encre, quand je m'éveillai pour prendre mon tour de garde. J'aurais volontiers grappillé quelques minutes de plus mais elle aussi se devait de prendre un peu de repos. Fiévreuse, l'esprit encore brumeux, je grignotais la viande fraîche laissée au-dessus du feu, sans songer un seul instant comment elle avait pu se retrouver là, ou remercier la jeune fille pour son petit intermède de prédatrice. Bien qu'arrachée à un animal que je n'avais pas l'habitude de manger, je savourais ce dîner, mes doigts tremblants de froids tenant les morceaux qui eux, étaient encore poisseux de graisse. Doux repas, encore tiède du feu au-dessus de lequel il était accroché.
Le ventre plein, je m'asseyais plus confortablement, me couvrant comme je le pouvais de mon épaisse cape en laine. Il faisait encore tellement froid, et bien vite, je chancelais, mon esprit se jouant visiblement de mes yeux. Il me semblait voir les flammes devant moi, danser...


... Quiconque, à ce moment précis, aurait pu deviner que j'étais prise d'une forte fièvre. Tremblante misérablement sous ma couche de vêtements, je peinais à garder les idées claires, et garder le contact avec la réalité. Si nous avions été attaqué, aurais-je pu seulement réagir ?
J'étouffais un bâillement indiscret et baissais les yeux pour m'assurer que ma partenaire profitait de ce court moment de repos comme il se devait. Mais à ma stupéfaction, cette dernière avait les yeux grands ouverts, légèrement luisant dans l'obscurité et surtout... elle me regardait, sans un bruit, sans un mot. Depuis combien de temps ? Je m'appuyais sur mon avant bras pour me tourner vers elle, croyant voir un sourire sous les mèches écarlates qui retombaient sur son visage. Et maladroitement, je me penchais pour appuyer mes lèvres sur les siennes.


De ce moment là, je ne saurais dire avec exactitude si l'expression cheschirienne qu'elle m'avait offerte était vraie, ou si il s'agissait simplement d'un mauvais tour de passe-passe que m'offrait mes yeux fatigués. Il n'empêche que cette nuit là, j'échangeais avec elle mon premier baiser.
Ses lèvres avaient la saveur de la viande fraîchement dévorée et, comme il était possible de s'y attendre, étaient glaciales, bien qu'aussi douces que du velours. Tellement que quelques secondes plus tard, j'étais au-dessus d'elle, un bras posé de chaque côté de sa tête, l'embrassant avec toute la lourdeur et la maladresse possibles. La tête me tournait horriblement, et je manquais de l'écraser sous mon corps, en voulant me retirer. Lorsque je me redressais, la toux me déchirait la gorge, et j'étais on ne peut plus perdue. Tout tournait, mes poumons semblaient proches de rendre l'âme et pis que tout... malgré l'éveil, malgré le regard félin planté dans le miens lorsque je m'étais penchée sur elle... elle n'avait pas réagit. Ni geste, ni retour.
C'est honteuse et tremblante que je repris ma place, la tête entre les mains, les yeux écarquillés dans une touchante incarnation de liquéfaction. A défaut de me ridiculiser régulièrement devant elle, il fallait en plus que je joue l'adolescente désespérée.

"... dors, je veille."


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Mar 3 Nov - 23:00

Les heures passaient, s'étirant paresseusement, dans cette longue nuit d'hiver. Je me souviens comme si c'était hier, du vent glacial qui fouettait mes cheveux dès que je m'écartai un peu du couvert de fortune que nous avions pu trouver près de ces grands arbres, et du froid mordant qui me saisissait jusqu'aux os. Le spectacle de la voûte céleste, qui s'élevait au dessus des flammes crépitantes, ne me consolait pas beaucoup, et j'aurais vendu mon âme pour me retrouver dans ces termes brûlants que nous avions quitté quelques jours plus tôt, et dont nous n'avions pas eu assez le temps de profiter à mon goût.

Sans surprise, Riven était venue se blottir contre moi pour trouver un peu de chaleur, contre laquelle je en crachai pas. Sans compter qu'elle était une véritable bouillotte brûlante de fièvre. Plusieurs fois, je me surpris à passer ma main dans son dos pour l'apaiser quelque peu, profitant allègrement de sa chaleur. Les heures passaient, et mes yeux scrutaient régulièrement l'obscurité. Je pouvais me priver de sommeil lorsqu'il le fallait, et je m'étais suffisamment réchauffée pour ne plus être engourdie de froid. Je m'attendais à ce qu'elle dorme jusqu'au jour, mais elle finit par s'éveiller... Sans doute poussée par la faim, puisque son premier réflexe fut d'attraper la viande non loin, et de la dévorer sans poser plus de questions. Elle avait au moins gardé un bon appétit, même si elle s'était contenté de la viande carnée et forte du renard, sans voir celle, plus fine, restant du lièvre que j'avais attrapé. Celle-ci serait pour le matin, dans ce cas.

Elle finit par se souvenir de ma présence, et remarquer que je ne m'étais pas évaporée dans la nuit, en se tournant vers moi. Je lui adressai un pâle sourire amical, en voyant ses yeux brillants de fièvre, pour l'inciter à se reposer.
Puis, un contact chaud sur mon visage
Je n'eut même pas le temps d'être surprise, que les lèvres de Riven, brûlantes de fièvre, se mêlaient aux miennes, glaciales. Si je m'étais attendue à ce qu'elle me saute ainsi dessus à ce moment là... Mes joues rosirent légèrement, de façon invisible sous le ciel nocturne, mais je pouvais bien sentir la brûlure de mes pommettes.
Ses lèvres étaient gercées par le froid, mais encore dégoulinantes du gras de la viande... Je fermai les yeux, me laissant aller à ce contact, quelques instants, mon coeur accélérant. Au moins, elle ne faisait pas dans la demi mesure, me disais-je... Ca me plaisait. Autant que de sentir son corps contre le mien, qui me plaquait contre le sol, me donnant des envies bien mutines.

Avant même que j'ai eu le temps de réagir de façon plus appropriée, elle s'était décollée, et rassise près du feu, comme un petit chien tremblant de froid. Enfin, petit, façon de parler... Je haussai légèrement les sourcils, et me redressai, pour venir lui passer les bras autour des épaules, comme pour la réchauffer, même si j'étais bien plus froide qu'elle. Extérieurement. Intérieurement, je me consumais.
Bien sûr, la sexualité débridée de Noxus se moquait totalement de ce que ses membres pouvaient faire de leur vie, tant que l'efficacité et les résultats étaient au rendez vous. Les rapports du même sexe étaient, plus que tolérés, monnaie courante. Mais pourtant, je ne m'y étais encore jamais testée, au milieu d'une armée principalement composée d'hommes dont j'avais dû essayer de gagner le respect. Mais ce soir, une douce flamme brûlait en moi, et cette nuit froide ne demandait qu'à être réchauffée.
Mes lèvres vinrent rencontrer sa nuque, comme une invitation, tandis que mes mains massaient doucement ses épaules, que la fièvre devait rendre douloureuse. Et peu m'importait si cette même fièvre lui embrouillait les idées. Mon nombre de scrupules était aussi bas que la température.


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Riven
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Jeu 5 Nov - 20:48

J'eu, cette nuit là, ma première expérience entre les bras d'une femme. Ou, que dis-je, entre les cuisses d'une assassin de renom.
A ma plus grande surprise, ce fut elle qui brisa la gêne que j'étais persuadée d'avoir créé. Quelques caresses, un baiser à la base de mes cheveux. Et fiévreusement, je me retournais pour saisir à nouveau ses lèvres, mes mains cherchant à tâtons une bonne prise sur ses hanches. Étonnement, elles y trouvèrent vite leur place, ramenant le bassin de la jeune femme contre le miens. Je continuais de l'embrasser avec ferveur, jurant par tous les dieux que je faisais une erreur phénoménale, mais bien trop poussée par le besoin, le désir d'elle pour m'arrêter. Lorsque je sentis ses doigts contre ma peau nue, mon cerveau sembla abandonner la partie. Plus de fatigue, plus de faim, de douleurs... qu'elle, son parfum, la chaleur de sa peau contre la mienne, ses lèvres, sa respiration peut-être un peu trop rapide. Je venais de succomber.


Faire l'amour par un froid glacial s'avéra bien plus compliqué qu'il n'y paraissait. Heureusement, la motivation était telle que nous nous bâtâmes pour y parvenir, avec tellement de ferveur que j'eu vite fait d'avoir ses fesses sous les doigts, l'un de ses tétons entre mes lèvres. Cachées sous les capes, protégées du sol gelé par les couvertures, nous crevions de chaud, en sachant pertinemment qu'aller à l'air libre risquait fort d'être fatal... Alors nous faisions avec, le corps brûlant, la respiration lourde, les joues rouges. A mon grand regret, je n'eu pas vraiment l'occasion d'admirer les courbes de cette amante d'une nuit. Oh, j'en avais déjà régalé mon regard lors de nos bains communs... mais qu'aurais-je donné pour le voir, cette fois-ci, totalement offert à moi. Comme une aveugle, je dû donc me fier à mon sens du toucher, à celui de l'odorat et au goût pour profiter pleinement de ces délices.
Elle avait de ces corps aux proportions étonnement parfaites. Une peau d'une douceur exquise, polie par des produits d'un luxe ostentatoire. Cependant, je pouvais sentir, souvent, la crevasse, le croquis d'une cicatrice, encore fraîche ou oubliée. Quant à son parfum... celui d'une guerrière. Le fer de ses lames, le cuir de ses tenues. La viande qu'elle venait de manger, et l'odeur, plus épicée, du cheval qu'elle avait chevauché. J'eu vite fait de m'en emplir les poumons, et de l'adorer, tel qu'il le méritait.

Quant à l'acte en lui-même... point de détails. Prise dans un étau de plaisir intense, l'esprit déjà fort embrouillé par la fièvre qui me terrassait, je garde de cette nuit là des souvenirs d'un moment bien assez intense pour renverser la forte tête que j'étais.
Katarina savait y faire, dans l'art de l'amour, indéniablement. Alors que je tentais, par divers gestes, de lui apporter un tant soit peu de plaisir, elle, d'un simple toucher, me faisait gémir comme un chien. Mes doigts, maintes fois, vinrent se perdre entre ses cuisses crémeuses, et, l'espace d'un instant, j'eu le plaisir de la dominer, de l'observer se tordre sous mon corps. Quand ce fut à son tour de jouer dans le même registre, je perdis ma contenance, crispée par une douleur que jamais, je n'avais crains, montrant un visage tendu à ma partenaire. Mais, virtuose qu'elle était, elle ne tarda à trouver comment me donner de la voix, tandis que j'appuyais ma tête contre son épaule. Je maudissais alors la faiblesse de mon corps, cette aptitude à me laisser gagner par le plaisir avec une telle intensité, au point d'en perdre mes moyens fasse à cette petite femme qui avait déjà beaucoup trop d'emprise sur moi. Satané Katarina...
J'atteignis l'apogée d'un plaisir bien trop violent, dans un cri à alerter le petit peuple alentours. Et, éreintée, secouée, je me couchais contre elle, avant de sombrer dans un profond sommeil. Ma main reposait sur son ventre, et s'y trouvait encore lorsque je m'éveilla, dès les premiers rayons solaires.


La fatigue, la fièvre, les vertiges et nausées n'étaient que plus fort que lors de la soirée. A cela s'ajoutait l'évaporation de nos agitations nocturnes, le retour à une réalité un peu moins agréable. J'étais bien mal en point, et cette nuit n'avait pas aidé... cependant, c'est avec un sourire doux que je me penchais vers la jeune femme nue allongée à mes côtés, pour lui embrasser l'épaule. Il était temps de repartir, d'en finir avec cette fichue mission et d'enfin, prendre un repos bien mérité...


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Extrait de journal : Escorte CE11 - 10CLE [PV Riven]   Jeu 26 Nov - 18:15

Elle ne mit pas longtemps à tomber dans mon redoutable piège, et à me céder ses charmes. Ses lèvres me brulaient la peau à chaque baiser, comme mille brasiers incandescents, me faisant doucement soupirer. J'avais l'étrange sentiment d'être une plante carnivore ayant attiré à elle une abeille gourmande, et ce sentiment me faisait sourire. Un océan de douceur, tel une oasis au milieu de ce désert de glace, m'emmenant bien loin, au milieu de l'inconnu. Dans un long gémissement, je m'abandonnai entre ses bras, l'espace de quelques instants. Avant de prendre mon tour, et de venir, sourire mutin aux lèvres, me pencher sur elle. Cette fois, elle ne pouvait fuir, et je m'en donnai à cœur joie pour la faire vocaliser, me régalant de ses gémissements. Un vrai délice...

Il y avait bien un moment que je la guettais. Depuis notre première rencontre, j'avais bien remarqué son physique des plus plaisant, et même si son caractère était un peu trop borné parfois, elle m'amusait, et je l'appréciais. J'avais bien remarqué son trouble dans les bains chauds, et m'en était délectée... Et ce soir, un petit sourire victorieux ne pouvait s'éloigner de mes lèvres.

Elle finit par s'endormir contre moi, comme une vraie bouillotte. Je la couvrais bien, et continuai à veiller, montant la garde toute la nuit. En temps normal, je l'aurais éveillée, mais elle avait visiblement un bon besoin de sommeil. Aussi, je me contentai de la laisser dormir, caressant ses cheveux en bataille, et ses joues rosies, jusqu'au lendemain. Si tout se passait bien, la prochaine nuit se passerait en sécurité, et au chaud. Cette idée me donnait l'énergie pour tenir cette nuit sans m'endormir, blottie près du feu qui tentait tant bien que mal de nous conserver une certaine chaleur. Chaque pas vers le nord rendait la température un peu plus glaciale, mais ça n'était qu'une raison de plus pour réchauffer ces dures nuits par cette promiscuité.

Le reste se passa sans grande surprise. Une fois arrivées, nous étions dans un état assez triste, mais habituel après ce genre de voyage hivernal. Plusieurs repas chauds, et une nuit à l'abri, eurent rapidement raison de notre affaiblissement, et nous étions prêtes à reprendre du service. A chaque moment passés ensemble, à chaque combat conjoins, notre technique s'affinait, pour former un duo coordonné et efficace lorsque nous devions mener des actions ensembles. Bien sûr, nous n'avions pas vocation à être souvent aux mêmes lieux, et nos travaux étaient bien différents. Mais lorsqu'il était nécessaire qu'une diversion soit menée, ou que des forces soient mobilisées sur le terrain pendant que je me glissais dans l'ombre, ou qu'il y avait besoin de renforts au combat, nous parvenions de mieux en mieux à comprendre et prédire le comportement de l'autre ou ses besoins, ce qui nous rendait diablement efficaces. Nombreux furent les blessures, et les difficultés, ou la main secourable de l'autre fut décisive pour sauver nos vies ou nos missions. Et nombreux furent les moments de doutes et d'incertitudes, ou savoir qu'une présence rassurante, apaisante, et aidante, serait là pour nous redonner foi en ce que nous faisions, nous aidait à remonter la pente. Il n'était pas facile que de risquer sa vie à chaque instant, sur le fil de la lame, pour le bien de Noxus. Bien sûr, il nous arrivait souvent de nous opposer. J'avais toujours cette tendance à n'en faire qu'à ma tête, et à afficher une désinvolture certaine, alors que Riven était l'incarnation même de la rigueur, du sérieux, et ne laissait jamais rien risquer de retarder son travail pour son amusement personnel. En y repensant, je regrette de ne pas avoir été plus attentive à cette attitude bien trop exigeante envers elle-même, et à m'être simplement moquée de ce comportement au lieu de chercher à la comprendre, et à se détendre. Bien sûr, elle ne pouvait se permettre autant de souplesse que mon nom m'accordait, mais je ne me rendais pas compte qu'elle était en train d'accumuler une pression qui ne pourrait qu'exploser si elle ne la relâchait pas petit à petit.

Pour le reste, d'autres nuits froides ou nous goûtions de nouveau aux plaisirs charnels ensemble, veillant farouchement l'une sur l'autre dans l'obscurité, devaient croiser nos chemin au fil du temps, qui se séparaient et se recroisaient bien régulièrement, durant quelques années ainsi, jusqu'à ce qu'Ionia et la guerre qui s'y préparaient, ne nous appellent sur ces terres étrangères.


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