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 De retour chez soi [Pv Quinn]

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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: De retour chez soi [Pv Quinn]   Ven 20 Mar - 15:51

Ce sang... Toutes ces victimes, l'odeur du carnage, de la poussière des ruines et celui du feu se faisait encore ressentir. Les démaciens avaient livré une terrible bataille contre une entité du Void du nom de Vel'koz, ancien Champion de la League. Il avait annoncé leurs pertes, leurs fin à tous, et il était venu avec la volonté de faire des expériences sur eux. Se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, le Prince et ses hommes auraient été les premières victimes d'une longue liste d'innocents qui auraient subis la folie dévorante des Voidiens. Et qu'ils risquaient de subir si personne n'arrêtait son avancement... Heureusement, les forces du prince avaient réussi à ralentir la progression de la faille... Mais pour combien de temps ?
Les survivants démaciens accompagnèrent Jarvan, qui allait retourner à Demacia comme prévu. Il avait longuement parlé avec Garen, son choix était fait. Enquêter plus en avant sur ce qui c'était passé ici, à l'Institut, n'enchantait pas le prince. Ces lieux devenaient beaucoup trop dangereux. La force de Demacia allait sans doute écouter ses conseilles et enquêter sur les terres alentours, plus loin en dehors des frontières de la League pour en savoir plus... En tout cas, il espérait que Garen soit raisonnable. Jarvan l'aurait bien accompagné pour être sûr qu'il n'aille pas risquer sa vie, mais sa blessure devait être prise en charge par des soigneurs... Le bandage précoce ne tiendrait pas longtemps et ils avaient de la route à faire jusqu'à Demacia.
Sur son cheval, le prince lança un coup d'œil derrière son épaule, vers un Garen plein d'assurance. Soit prudent, l'ami...
Après ce qu'ils avaient eu en face, un ennemi puissant et qui grandissait sous leurs pieds, la prudence était une alliée précieuse.

Ils chevauchèrent de jour comme de nuit, à toute vitesse. Ils atteignirent Demacia à l'aube, la cité dormait encore. Les rares passants dans les rues étaient les lèves tôts et travailleurs quotidiens. Même si leurs retours se faisaient dans la plus grande discrétion, dès la fin de la matinée, toute la citée saura que leur Prince était enfin de retour... Des rumeurs circuleront, notamment sur les blessures de l'Héritier ainsi que sur ses hommes. Un combat ? Où, pourquoi ? Et les rumeurs s'amplifieront, des remarques sur l'absence de certains de ses hommes... Ils se demanderont ce qui s'était passé et voudront en savoir plus. Le Prince devra d'ailleurs lui-même annoncé la vérité. Mais pour le moment, l'heure était au soin et... Il devait parler au Roi urgemment.
Accompagné de ses hommes, Jarvan entra dans le château et ils se dirigèrent vers la clinique qui se trouvait à côté du palais. Elle servait aux soins de tous, en particulier des élites de la garde et autres membres du château et du palais, une autre partie étant réservé au peuple. Les médecins déjà debout les entendirent arriver. Ils n'eurent pas le temps d'avoir des réponses claires sur ce qui c'était passé qu'ils prirent en charge immédiatement la situation. Chaque hommes étaient examinés, soignés avec beaucoup d'attention. La plupart des bandages de fortunes avaient à peine suffit à éviter des hémorragies mais pas des infections... Le Prince avait eu beaucoup de chance d'avoir évité le pire. Il ne possédait que deux plaies, une au bras et une à la cuisse, cette dernière qui aurait pu lui poser de gros souci s'il n'avait pas été soigné à temps. Mais heureusement, les soigneurs préservaient la vie des soldats grâce à leurs savoirs. D'ailleurs, ces derniers insistèrent pour qu'il reste à la clinique, pendant plusieurs jours.
- Je dois voir le Roi.
- Il est hors de question que vous bougiez..., persista le médecin en chef. Vous êtes exténué et vos blessures ont besoin de cicatriser.
- Je peux encore tenir debout !
- Avec tout le respect que je vous dois, mon Prince, je peux vous assommer pour régler le souci...

Jarvan soupira longuement.
- Très bien ... Mais dès que vous pourrez, prévenez de Sénéchal de mon retour et dites lui que je dois lui parler. C'est important.
- Bien, mon Prince.

Le soigneur s'inclina et partit  pour continuer son travail. Jarvan n'arrivait pas à dormir, se rappelant sans cesse des événements de l'Institut. Cette créature qui les avait attaqué, ses paroles et ses avertissements le travaillait... L'inquiétude pour l'avenir de son peuple et de ce monde tiraillait le prince, qui se demandait comment ils allaient combattre une force qu'ils connaissaient à peine... Le Void. Seuls les Invocateurs semblaient en savoir un peu plus. Et ils avaient tous disparus, sans doute morts dans l'explosion. A force d'y réfléchir, il ne faisait plus aucun doute que le Void était à l'origine de la disparition de la League. Il ne restait plus qu'à le prouver... Mais ce carnet suffira à ôter tous les doutes. Jarvan cogita encore plusieurs heures, visité par les médecins qui ne cessaient de lui rappeler que dormir pouvait servir parfois. C'était avec le sourire et d'un ton déterminé qu'il leur répondait "Parfois, oui, mais pas maintenant"... Il attendait la venue du Sénéchal pour lui raconter tout ce qu'il savait, temps que c'était encore frais dans son esprit. Désespérés, les médecins poussèrent leurs efforts pour qu'il cède à la raison, faisant des allés et retours car ils s'occupaient des autres malades moins réticents aux repos que cette tête de mule princière.
Ce dernier, à défaut de dormir, observa par la fenêtre des ombres rapides qui l'intriguait. Il crut apercevoir un plumage bleu qu'il connaissait. Grimaçant, il se redressa tout doucement pour s'assoir. Est-ce qu'il avait rêvé, ou était-ce bien un grand oiseau qu'il voyait là-bas ?


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''Il n'existe qu'une seule vérité et vous la trouverez à la pointe de ma lance."
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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Ven 20 Mar - 22:29


Le soleil se levait à peine sur les hauts clochers de Démacia, à l'heure où je quittais mon appartement, Valor perché sur mon bras. Tous les deux, nous avons toujours été matinaux, nous levant avec le soleil et nous couchant en même temps que lui, quand c'était possible. C'était tout d'abord lié à mes origines paysannes. A la campagne on n'avait pas de temps à perdre à paresser dans son lit, il fallait profiter de chaque minute de lumière pour travailler aux champs ou au jardin. Même depuis mon installation définitive à Démacia, je n'avais pas changé cette habitude. Tout d'abord parce que c'était probablement le moment de la journée que je préférais. Tout était si calme, endormi, apaisé, comme si le monde entier se renouvelait chaque matin et qu'il se trouvait purgé des péchés de la vieille. La seconde raison était nettement moins poétique, et d'ordre bien plus pratique. A cette heure, il n'y avait personne dans les rues, et Valor pouvait voler en toute tranquillité sans qu'un citoyen lambda vienne s'en plaindre en craignant pour sa vie où celle de ses enfants. Il fallait dire que mon compagnon était plutôt impressionnant.

Depuis que j'étais au service du prince, les habitants de la ville avaient fini par s'habituer à nous et ils nous considéraient avec plus de politesse et d'égards qu'à l'époque où nous avions tous les deux débarqués de la campagne. Mais je voulais rester prudente. Certains irascibles avait tant menacé de tuer Val s'il approchait trop près que je ne voulais pas prendre de risques. Je savais parfaitement que, pour la plupart, c'était des paroles en l'air et que personne n'oserait toucher à mon compagnon, mais je n'avais pas l'intention de déranger qui que ce soit. Je ne voulais pas que le prince Jarvan reçoive des plaintes me concernant. Je m'étais promis en entrant à son service de ne jamais être une source de honte ou de dérangement pour lui et j'avais bien l'intention de m'y tenir. Je ne donnerais pas raison à ceux qui osaient prétendre que je n'ai pas ma place aux côtés du prince. Certainement pas!

Après avoir fait une longue promenade, pour permettre à Valor de se dégourdir les ailes et d'attraper de quoi déjeuner, un pauvre pigeon qui avait commis l'erreur de roucouler un peu trop fort, je pris la direction du palais afin de rejoindre les quartiers de mon unité et d'apprendre les dernières nouvelles. Le prince était parti depuis plusieurs jours en compagnie de Garen et d'une escouade du Détachement hardi. Mais personne ne semblait savoir ce qui se passait, ce qui n'était probablement pas bon signe.

Je savais parfaitement que Jarvan et Garen était tous les deux des combattants aguerris et que les hommes les accompagnants faisaient, eux aussi, partis de l'élite des forces démaciennes, pourtant, je ne me sentais pas à l'aide, comme si une angoisse sourde commençait à monter en moi, un mauvais pressentiment. J'avais toute confiance en leurs capacités, ce n'était pas la question, mais je ne me sentais pas tranquille. J'aurais été bien incapable d'expliquer mon malaise, mais je commençais à avoir peur. C'était exactement le genre de sensation qui m'avait saisi juste avant que Caleb …

Non, je me faisais des idées, il n'allait rien leur arriver. Il ne pouvait rien leur arriver, ils étaient trop forts pour ça. Pourtant, ce sentiment de malaise latent ne me lâcha pas de la journée, se faisant plus pressant à mesure que les heures passaient. J'essayais de ne pas y faire attention pendant que je m'entraînais avec Valor en compagnie de Luxanna Crowngard et de quelques autres, mais je ne parvenais pas à m'en débarrasser. Tant et si bien que mon manque d'attention faillit me faire griller par le laser de la blonde. Elle accouru vers moi en s'excusant et je lui assurais que ce n'était pas grave. Rien de plus que quelques brûlures sur mon bras et mon épaule gauche. Cependant Lux ne semblait pas vouloir  m'écouter et elle insista pour que j'aille me faire soigner. Je fini par céder et quittais l'aire d'entraînement tandis que Valor voletait au-dessus de moi lançant un cri étrange semblable à un rire moqueur.

En arrivant dans l'aile servant d'hôpital, je fus surprise de voir l'agitation y régnant. En général c'était plutôt calme, sauf quand une catastrophe se produisait, mais rien de tel était arrivé aujourd'hui. Un jeune médecin me pris en charge, laissant les autres s'occuper de la cohorte de patients qui se pressaient dans les chambres et dans les salles de soin. Tandis que je retirais mon armure pour qu'il puisse jeter un coup d'œil à mes brûlures, je sentais mon cœur commencer à s'affoler.

– Que se passe-t-il? Demandais-je sans le regarder.

– Le prince Jarvan est rentré il y a quelques heures avec une troupe de soldats blessés.
Mon cœur rata un battement.

– Le prince va bien? Demandais-je tandis que mes doigts soudain maladroits bataillaient avec mon gantelet sans parvenir à le délacer.

– Il semblerait qu'il ait été blessé lui aussi. Mais rien de très grave.
Ce qui se passa ensuite est un peu flou dans ma mémoire. Je me souviens de ce jeune homme tartinant je ne sais quel remède sur mes brûlures et de la sensation de froid glacial que je ressentis à ce contact. Puis il pansa mon bras et mon épaule et me conseilla de me ménager quelques jours. Je hochais machinalement la tête avant de sortir, sans mon armure, dont le frottement sur ma blessure était devenu intolérable.

Je m'attardais dans les couloirs, glanant des renseignements sur ce qui s'était passé et ce que j'appris me glaça le sang. Avant de comprendre ce que je faisais, je me retrouvais devant une porte, celle de la chambre où on avait installé Jarvan. Je savais parfaitement que je n'avais rien à faire là, que le prince était certainement en train de se reposer et qu'il valait mieux ne pas le déranger. Ce n'était pas ma place. Après tout je n'étais rien pour lui, qu'un membre de ses troupes, un membre comme tant d'autres. Pourtant, je levais le poing et frappait à la porte avant d'avoir pu m'en empêcher. Poussant le panneau, j'entrais timidement dans la chambre. Jarvan était bien là, assis dans le seul lit que comptait la pièce. Il avait l'air pâle, épuisé, les traits tirés, mais vivant et en un seul morceau, bien que je pus voir un épais bandage autour de l'un de ses bras.

– Pardonnez-moi, mon prince, je ne voulais pas vous déranger. Je viens d'apprendre ce qui s'est passé et … je voulais m'assurer que vous alliez bien.
Je refermais doucement la porte derrière moi  et m'approchais du lit sans même penser que Jarvan pouvait vouloir ne pas être vu dans cet état.



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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Ven 3 Avr - 23:12

L'agitation alentour semblait se calmer. La panique général parmi les médecins et leurs assistants s'apaisa, et ils purent enfin prendre la situation parfaitement en main, soignant tous les soldats et sauvant ceux qui devaient être sauvés. Ce calme ambiant, ce silence qui s'installait progressivement, berçait doucement le prince. La fatigue commençait enfin à le raisonner et à lui prouver qu'il avait grandement besoin de dormir.
Mais son tempérament têtu le maintenait réveillé. Il avait vu un oiseau par la fenêtre qui tournoyait, et tapait un peu contre la vitre de temps en temps. Il voulait attirer l'attention, et c'était chose faite, mais Jarvan avait dû mal à savoir s'il avait déjà vue ou non... Pourtant ce plumage lui était familier, il en était sûr !
Un énième assistant passa dans la chambre de Jarvan pour lui donner de quoi manger et un remède pour l'aider à dormir, chose que le prince refusa d'embler d'avaler. C'était avec désespoir que l'apprenti soigneur lui énuméra point par point pourquoi il fallait dormir, que cela allait aider le corps à fermer les blessures, que le sommeil était allié et réparateur etc... Etc...
Oui, oui, faisait le prince de la tête, souriant, histoire de rassurer ce malheureux qui essayait de tenir face à un mur dont les idées n'avaient qu'un objectif et ne changeront pas. Pas avant qu'il ai pu parler à Xin...
Dans un soupire résigné, le jeune médecin sortit de la chambre, laissant Jarvan à ses songes. Ce dernier s'adossa au lit et regarda à nouveau par la fenêtre. Rien. Il n'était plus là, le bel oiseau... Il cligna des yeux, se souvenant, en effet, qu'il avait déjà vue ce genre de plumage. Est-ce Valor qui s'était tenu là-haut ? Si c'était le cas, alors cela voulait dire que...

On frappa à la porte.
Jarvan hésita quelques secondes et finit par répondre. Il reconnut la personne qui passa le seuil de la porte, cette personne qu'il avait deviné voir à peine deux secondes avant qu'elle ne vienne. Si Valor avait tourné autour de sa chambre, il n'était jamais bien loin de sa maîtresse, de sa partenaire : Quinn.
Le prince sourit doucement. Il était partagé entre deux sentiments : celui d'être heureux de voir une personne qu'il connaissait qui venait le voir, et donc qui venait le rassurer car il n'était plus seul avec ces médecins aussi butés que lui. Et le second... Une légère angoisse. Un peu comme s'il avait peur qu'elle puisse le voir dans cet état. Ce n'était pas bien grave, ses blessures guériront vite s'il parvenait à se reposer... Mais il ne devait pas être bien présentable. Il n'avait pas l'habitude d'être en état de faiblesse devant ses partenaires, ses sujets, ses soldats... Ni même ses amis et sa famille.
Quinn faisait partie de ses soldats d'élites de l'armée. Il l'avait jusque là toujours considéré comme sa meilleure espionne. Est-ce qu'il la considérait comme une amie ? Jarvan avait toujours su apprécier les meilleurs, ainsi que des personnes de confiance et des gens de bien, tel que Garen, Xin, tous les autres... Et Quinn faisait partie de ces gens, oui. Il ne savait pas si le sentiment était réciproque d'ailleurs, mais un prince ne devait pas tenir à ce point à ses sujets... C'était ce que son père risquait de lui répéter à nouveau s'il venait à être au courant de ce genre de mode de pensée.

Quinn s'approcha, l'observant pendant quelques secondes avant de s'excuser de son intrusion. Jarvan lui sourit doucement, se voulant rassurant :
- Ne t'excuses pas, Quinn, installes toi, répondit-il lui montrant une chaise juste à côté du lit.

Elle lui précisa qu'elle venait d'apprendre ce qui c'était passé. Il semblerait que les médecins parlaient autour d'eux, ou tout simplement que le palais avait reçu les informations qu'il avait transmis... Il espérait du coup que tout ceci arrivera rapidement aux oreilles de Xin et qu'il viendrait le voir aussitôt. En attendant, Jarvan aperçut l'inquiétude de la jeune femme aussi bien que dans un livre ouvert.
- Je vais bien, ne t'inquiètes pas, sourit-il. Je suis heureux de te revoir. Cela faisait quelques temps que je ne t'avais pas vue.

Très exactement ? ... Un bon mois, entre autre. Le prince avait été particulièrement occupé et son père l'avait envoyé en mission vers l'Institut juste après... De son côté, Quinn avait sans doute eu des missions ou des journées bien remplis ? Il se demandait bien... Oui, il était curieux de savoir comment allaient ses sujets. Enfin sujets... Il se comprenait dans ses mots...
- Comment vas-tu ? - Il hésita un instant, de peur de la brusquer - Excuses moi si je vais un peu vite... Je suis soulagé de voir un visage que je connais et non le visage d'un de ces médecins, ajouta-t-il avec une grimace, jetant un coup d'œil au plat et au remède juste à côté.

A nouveau, le regard du prince fut attiré par les reflets bleus d'un plumage par la fenêtre. Il jeta un coup d'oeil. Valor était dans le coin et cherchait sans aucun doute à rentrer.


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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Dim 12 Avr - 21:03


Je restais un instant plantée comme une idiote au pied du lit, attendant que Jarvan me donne la permission de rester où ne me chasse. J’en profitais pour l’étudier rapidement. Il semblait fatigué, bien plus que la dernière fois que je l’avais vu, avant d’être envoyée à la poursuite d’un espion noxien, des semaines plus tôt. Mais je le trouvais nettement mieux que ce que j’avais crains. Il semblait que sa blessure au bras n’était pas si grave. Ça me rassura.

J’avais beaucoup entendu parler du prince durant mon service dans l’armée de Démacia mais je n’avais jamais vraiment compris en quoi il était si admiré jusqu’au jour où je l’avais rencontré pour la première fois. Je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Il avait cru en moi quand Garen ne me prenait que pour une incapable et une affabulatrice. Il avait eu assez confiance pour me donner la permission de suivre mon instinct sans m’occuper de ce que pouvaient dire les autres. Je ne me suis jamais sentie aussi fier que quand je me suis présentée à lui une fois ma mission accomplie. Ce succès m’avait offert la chance d’entrer dans l’élite des troupes démacienne et de côtoyer le prince de plus près. Il était devenu quelqu’un d’important pour moi.

Après un court instant, Jarvan m’invita à m’asseoir sur la chaise placée près de son lit. Ça signifiait qu’il acceptait ma présence près de lui. Tirant machinalement sur ma manche déchirée, je parcourus les quelques pas qui me séparaient du siège avant de m’y installer. Je remarquais alors les flacons et fioles posées sur la table de chevet de Jarvan mais ne fit aucune remarque à ce sujet. Ce n’était pas à moi de lui dire ce qu’il devait faire ou non, bien que sa santé me tienne à cœur. Je craignais qu’en abordant le sujet, il ne me fasse expulser de la chambre. A ce moment, le prince prit à nouveau la parole pour me rassurer sur son état. Avait-il surpris mon regard vers son traitement? Ou avais-je vraiment l’air si inquiète? Caleb aimait se moquer de moi en disant qu’on pouvait voir ce que je pensais simplement en me regardant dans les yeux. Mais c’était parce qu’on était jumeaux et qu’il me connaissait bien.

– Moi aussi je suis contente de vous revoir, répondis-je avec un sourire timide. Démacia n’est pas la même sans vous.
Je me sentis rougir quand je me rendis compte de ce que je disais. Je savais que le prince aimais la cité de tout son cœur et je ne voulais surtout pas avoir l’air de la dénigrer. Moi aussi j’aimais Démacia et moi aussi j’étais prête à mourir pour la protéger. Mais il fallait avouer que la présence de Jarvan nous galvanisait tous et que Démacia semblait perdre de sa lumière quand il était absent. Après tout, le prince était notre exemple à tous.

– Je vais bien, moi aussi, répondis-je à sa question suivante, contente qu’il ne relève pas ma gaffe. Ce n’est presque rien, juste un petit accident d’entraînement. Ça m’apprendra à être plus attentive la prochaine fois.
Je me rendis compte que je tripotais machinalement la manche déchirée, couvrant mon bandage, et m’empressais de poser mes mains sur mes genoux, me sentant un peu idiote.

– Ne vous excusez pas, je comprends que vous puissiez préférez la compagnie de quelqu’un que vous connaissiez à celle des médecins. Mais vous savez, ils ne font que leur travail. C’est leur rôle de s’assurer que vous alliez bien et que vous vous remettiez le mieux et le plus vite possible.
Je suivis son regard jusqu’au plateau de remèdes posé près de lui et ne put retenir un sourire. C’était bien beau de dire ça, encore fallait-il le suivre soi-même, n’est-ce pas ma vieille? J’avais une sainte horreur des médicaments et attendais toujours le dernier moment pour en prendre. Je n’étais par conséquent pas la mieux placée pour donner des leçons au prince.

Mon regard glissa à nouveau, malgré moi, vers le bras couvert de pansement de Jarvan et je me demandais soudain ce qu’ils pouvaient cacher. Le prince n’était pas le premier venu. Je savais qu’il était fort, probablement plus que n’importe lequel d’entre nous. Qu’est-ce qui avait pu se passer pendant sa mission pour qu’il revienne dans cet état? Je savais que je n’étais pas en position pour poser des questions, comme nous tous, Jarvan avaient parfois à remplir des tâches secrètes confiées par son père, et de toutes façons je n’étais pas suffisamment importante dans l’armée pour me permettre de le questionner. C’est donc avec un certain étonnement que j’entendis ma propre voix formuler tout haut ce que je pensais.

– Que c’est-il passé à l’Institut?
Pendant un instant je le regardais, la bouche ouverte, ayant du mal à réaliser que je venais de lui demander des détails qui n’étaient probablement pas pour moi.

– Je suis désolée, m’écriai-je presque aussitôt. Je comprendrais que vous refusiez de répondre. C’est juste que …
J’hésitais un instant, me demandant s’il était bien raisonnable de lui faire part des rumeurs qui circulaient alors qu’il avait visiblement terriblement besoin de repos. Mais j’en avais trop dis, c’est donc d’une voix presque inaudible que je continuais.

– Pour dire la vérité des rumeurs inquiétantes courent en ce moment dans toutes la cité. Certains parlent de monstres surgissant de nulle part. Il y a quelques jours des messagers sont arrivés de Piltover avec des nouvelles qui ont beaucoup inquiété sa majesté votre père, bien qu’il n’en ai rien dit à personne. Hormis à Xin Zhao qui est resté muet comme une tombe.
Xin semblait toujours tenu au courant de tout ce qui passait, surtout en l’absence du prince. C’était un peu frustrant, il fallait bien l’avouer.

J’allais reprendre mes explications quand trois claquements secs se firent entendre. Je crus d’abord qu’on frappait à la porte et me tournait instinctivement dans cette direction avant de me rendre compte que les bruits venaient de l’autre coté de la chambre … de la fenêtre. Un frisson me saisit et, bien entendu, je me retournait pour voir Valor perché sur le rebord de la fenêtre. Du bec, il frappa contre le carreau assez fort pour attirer l’attention des médecins à l’extérieur de la chambre. Je me levais d’un bond pour le chasser, mais au moment où j’ouvrais la fenêtre, monsieur Valor, sans le moindre complexe, sauta à l’intérieur de la chambre et déambula sur le carrelage en m’adressant un sifflement  mécontent.

– Non, Val, tu n’as pas le droit d’entrer; c’est un hôpital, les animaux sont interdits.
Il me lança un regard de défi, probablement fâché d’être rabaissé au rang d’animal malgré son intelligence et s’éloigna comme un enfant boudeur.

– Val!
Je m’avançais vers lui pour l’attraper et le jeter dehors, mais ce gros malin s’envola d’un battement d’aile et se percha sur la tête de lit, à quelques centimètres de Jarvan, d’où il me toisa sans la moindre honte.

– Pardonnez nous, prince, marmonnais-je, contrite. Valor, ici!
Je tendis mon bras vers lui mais il ne bougea pas, se contentant de me fixer d’un air de dire "coure toujours!". Je jurais intérieurement contre lui et son obstination. J’aimais Val de tout mon cœur mais par moment, j’avais vraiment envie de le plumer! Si un médecin entrait et le voyait, nul doute qu’il nous ferait jeter dehors tous les deux et que je serais aussitôt interdite de visites.

Maudit volatil!



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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Ven 17 Avr - 20:40

Quinn gardait le silence pendant un bon moment. C'était touchant de voir sa timidité dans ses gestes et sur son visage alors qu'elle s'approchait de lui, regardant autour d'eux. Malgré le fait que le prince l'avait rassuré sur son état de santé, elle semblait s'inquiéter qu'il ne prenne pas les flacons apportés par les médecins. L'un d'eux servait notamment au bon rétablissement de la blessure, mais il savait qu'elle le ferait également dormir. Chose qu'il voulait à tout prix éviter pour le moment, même s'il en avait terriblement besoin.
Quinn finit par s'asseoir à ses côtés et il l'accueillit avec un franc sourire. Elle était également contente de le revoir, et il reçut cette information plutôt bien mais aussi avec beaucoup de surprise. Il ne pensait pas qu'elle lui dirait une chose pareille : Demacia n'est pas la même sans vous.
Demacia...
En effet, il lui arrivait, dans ses sombres heures, de se poser ce genre de questions : Que deviendrait son pays sans lui ? Lui qui incarnait l'exemple, un espoir pour les démaciens ? Les joues rouges de Quinn le sortit de ses songes et lui arracha un rire. Elle devait se dire qu'elle avait dit une bêtise, cela lui arrivait souvent. Jarvan connait chez cette jeune femme son côté franc, très honnête dans ses mots, et à se rendre compte après coup qu'elle avait peut-être dit un mot de trop. Elle n'était pas handicapée par le tact, les règles de conduites au milieu des hauts gradés, ou encore des choses qu'on apprenait aux jeunes princes pour qu'ils puissent plus tard faire de la diplomatie. Savoir faire le Noble Jeu en faite, non ? En quelque sorte, même si la personnalité du prince le rendait un peu mauvais dans ce jeu là car il était fougueux et poussait à être le plus souvent respectueux sur ses principes et ses idéaux un peu utopiques à l'heure d'aujourd'hui... C'était un homme d'action plus qu'un diplomate. Mais quand il regardait Quinn, et les autres, ainsi que Demacia dans son ensemble, il devait encore accomplir beaucoup de choses, et parcourir des chemins tortueux pour la plupart pour les préserver et leur donner une nation forte. Il était leur exemple à tous... Quel rôle difficile pour une seule personne.

Jarvan sortit de ses pensées, un peu brusquement, car il se rendit compte qu'il n'avait plus rien entendu ni vraiment vue quoi que se soit pendant de longues secondes. La fatigue commençait à le peser ...
Il posa son regard sur Quinn qui lui répondait qu'elle allait bien. Juste un accident ? Il sourit et leva un sourcil en réponse à sa remarque.
- Un manque d'attention ? Toi ?, fit-il pour blaguer. Il savait que Quinn rêvassait parfois alors qu'il parlait stratégies et tactiques de combat pour les appliquer sur le champ de bataille. Il s'amusait à la taquiner en partant dans un autre sujet délirant pour qu'elle percute qu'elle n'écoutait pas ce qu'il disait. Ce qui donnait une phrase du prince tout à fait originale : "Nous devons penser à veiller les uns sur les autres dans certaines situations à découvert... Et que les papillons dans les fleurs boivent la rosée du matin comme des bières dans une taverne"
Heureusement que ses camarades défendaient Quinn face à ce prince vraiment méchant. Mais le véritable camarade, prêt à tout pour la défendre avec une capacité étonnante, était Valor, son grand oiseau aux plumages bleus. En parlant de plumage...
Il avait disparu de la fenêtre...
- Hm ? Oh, oui, tu as raison, Quinn, assura t-il. Je ne devrais pas être aussi dur avec les médecins de cette clinique. Mais tu sais... J'en ai fait courir plus d'un ici, durant des années, finit-il par sourire.

Jarvan prompt à ne pas respecter les médecins ? A peine. Revenir avec un bobo, une blessure, voir une plaie béante, c'était arrivé plus d'une fois et faire avoir des cheveux blancs à son père le Roi aussi.
Nous regardâmes tous les deux les flacons. Leurs sourires communs signalaient qu'ils se comprenaient parfaitement, et le prince aimait cela aussi chez Quinn. Son côté taquin, à ne pas respecter certaines règles mais pour le bien du plus grand nombre. Sauf que lui, il ne pouvait pas faire n'importe quoi non plus car il "montrait l'exemple"... C'était dans ces moments là qu'il repensait à Garen qui lui disait : "Faut parfois faire ce que l'on veut sinon on finit par devenir fou". Le Roi n'était pas de cette avis lorsqu'ils faisaient de sales coups aux cuisiniers du palais.

L'atmosphère, au départ joviale, commençait à changer pour devenir plus sérieuse. Jarvan le remarqua aux travers les yeux de Quinn qui insistèrent sur sa blessure. Il ne se rendait pas compte lui-même de la taille de son bandage qu'à ce moment là, lorsqu'il grimaça en la voyant. C'était assez imposant, en effet... Peut-être que les médecins n'étaient pas tant dans l'erreur en insistant à ce point-là pour qu'il se repose.
Jarvan posa un long regard sur son espionne qui finit par poser l'inévitable question. Il ferma un léger instant les yeux. Il ne fallait pas craquer maintenant... Alors, il la regarda avec un sourire qui se voulait rassurant. Mais Quinn s'assombrit davantage et elle lâcha des informations dont il n'était pas encore au courant. Il écouta, les sourcils froncés, mesurant l'ampleur de ces informations, bien qu'elles soient maigres, car Quinn n'avait pas pu savoir ce que les messagers avaient pu dire à son père. Cela l'étonnait à moitié que Xin soit au courant... Il devait absolument lui parler.
- Ce que tu me dis là m'inquiète beaucoup, répondit-il gravement.

Il hésita à mettre Quinn dans le secret des événements de L'Institut. Bientôt, toute la cité saura la vérité, mais pas la totale vérité... Celle qui devait rester pour le moment entre eux. Jarvan ne voulait pas mettre en danger ses proches, mais il se pouvait qu'il n'avait pas le choix.
Mais alors qu'il allait lui raconter les détails de ce qui c'était passer sur place, quelque chose comme deux semaines auparavant, Jarvan se surprit à se retrouver sans voix, bloqué par... L'angoisse ? Non... Il était juste fatigué...
Perdre des hommes, c'était déjà arrivé. Voir Garen ou quelqu'un d'autre mettre sa vie en danger sous ses yeux, aussi. Mais tout ceci en confrontation face aux horreurs qu'ils avaient vue et subis ? C'était beaucoup...
Le Void savait se défendre avec leurs cauchemars et leurs douleurs. Perdre sa vie ne lui avait pas traverser l'esprit, mais il se rendit compte maintenant qu'ils auraient pu tous ne pas ressortir vivant de l'affrontement devant la faille béante de l'Institut en ruine. De plus, il se rendit compte également que la disparition des Invocateurs étaient dramatiques et le monde risquait de se retrouver de nouveau dans les conflits.

Jarvan se reprit en main et allait répondre lorsqu'il entendit au même moment que Quinn des claquements contre une vitre. Les yeux du prince se posèrent sur un grand oiseau bleu...
- Valor, murmura-t-il avec le sourire. Il lui semblait bien avoir aperçu ces plumes si caractéristiques depuis plusieurs minutes, rôdant près de la fenêtre de sa chambre. Frappant de son bec la vitre, il voulait entrer pour les rejoindre. Et Jarvan allait assister à une scène très comique :
Quinn tenta de le chasser, dans un premier temps. En ouvrant la fenêtre, Valor s'imposa et traversa la pièce entière, jouant avec l'autorité de sa maîtresse sous les yeux surpris du prince. Finalement, Valor emporta la victoire en se posant près du prince, juste au dessus de lui, au grand désarroi de Quinn qui s'excusa platement auprès de Jarvan pour ce contretemps. L'héritier du trône garda un moment le silence, bien qu'un sourire commença à se dessiner sur ses lèvres alors qu'il regardait à la fois Valor et Quinn sur la fin de ce duel : Elle tendit le bras pour qu'il vienne s'y déposer, mais il l'ignora royalement. (ou princièrement xD)
Le visage de Quinn était très touchant et drôle à voir à ce moment là... Jarvan ne put s'empêcher d'éclater face à tout ça.
- Laisses le, Quinn, sourit-il après avoir repris sa respiration.

Il leva les yeux vers Valor et approcha doucement sa main pour caresser son plumage :
- Il voulait aussi me dire bonjour, ajouta-t-il souriant avec complicité vers le grand oiseau.

Vue de près, on pourrait le prendre pour un aigle, mais il était étonnamment grand pour être ce genre d'oiseau. Jarvan se demandait bien d'où il venait. Il était surtout très admiratif face à l'intelligence qu'il faisait preuve, en particulier lorsqu'il travaillait avec sa maîtresse. Ils avaient une synergie très impressionnante et s'entendaient à merveille, formant un binôme parfait.
- Comment vas-tu, Valor ? , Demanda-t-il à l'oiseau, lui faisant la conversation alors que Quinn était juste à côté. Il se tourna vers elle et lui sourit pour qu'elle ne soit pas trop vexée. La solidarité masculine qu'utilisait le prince pouvait être mal prise ...
Jarvan se mit à rire de nouveau, avec un peu moins d'entrain car il commençait à être sérieusement épuisé.

Mais le repos n'était pas pour tout de suite.
On frappa et le prince répondit. La personne passa le pas de la porte : une allure droite, un visage un peu dur, des cheveux longs un peu grisonnant, et ce regard sage dont il avait le secret. Xin Zhao s'approcha du lit de son prince. Il s'inclina respectueusement devant lui.
- Mon prince.
- Xin ! Tu es enfin arrivé, sourit Jarvan.
- Hmm... Je serais venu plus tôt, mais sa majesté notre Prince devait se remettre de ses blessures en se reposant. J'ai dû venir le plus vite possible à la demande du médecin en chef qui m'a supplier de vous assommé bien fort car, je le cite : Il refuse catégoriquement d'être raisonnable.
- Il parle trop cet homme... , maugréa en réponse le prince qui croisa les bras.

Xin lâcha un léger sourire. Il jeta un coup d'oeil à Quinn, ayant remarqué sa présence depuis le début et se permit de poser la question suivante à Jarvan :
- Je m'attendais à vous trouver seul dans cette chambre, mon Prince.
- Elle était plus rapide que le Sénéchal, semble-t-il.
- Se rapprocher des portes de la mort vous rend humoristique à ce point, messire ?
- D'accord, Xin... Tu as gagné. Revenons aux choses plus sérieuses, hm ?
- Oui. Mais ce qui sera dit ici est secret... Votre père a demandé le plus de discrétion possible et m'a demandé de m'assurer que peu d'oreille entendent ce qui va être dit dans cette chambre.

Le Sénéchal finit ses mots en regardant Quinn. Il insista pour qu'elle les laisse seuls, mais le prince frappa du poing sur la table de chevet pour que les deux le regarde.
- Je veux que Quinn soit dans la confidence, Xin... , trancha Jarvan. Elle est venue d'elle même me voir pour me dire qu'il s'est passé quelque chose à Piltover. Et je suis sûr que ça coïncide avec les événements à l'Institut.
- Très bien, mon prince. Évitez de faire tomber votre traitement, car je dois vous le faire avaler de force après notre discussion, n'est-ce pas ?
- Toujours aussi tendre, mon Sénéchal.

Xin se rapprocha, sourire aux lèvres, laissant la chaise à Quinn. Il posa ses yeux dans ceux du prince qui mit du temps à choisir ses mots. Il l'encouragea et Jarvan finit par raconter ce qui c'était passé à l'Institut.

Jarvan et Garen avaient trouvé un champ de ruine. L'Institut n'existait plus, et ils n'avaient trouvé aucun survivant. Ils avaient conclus qu'une puissante explosion était à l'origine de cette tragédie, et en fouillant, ils trouvèrent la pièce qui gardait les objets utilisés dans la Faille. Il n'en restait aucune trace, comme s'ils avaient été pris avant l'explosion, ou après, on ne pouvait le dire... Une expédition noxienne était là aussi, à la recherche d'indices, et suite à une confrontation entre la Force de Demacia et la Lame Sinistre, Katarina repartit amnésique... Ils ne savaient pas si Katarina avait découvert quelque chose de son côté. La confrontation avait permis de trouver cette fameuse salle, et Garen en poussant ses recherches plus loin a trouvé quelque chose d'effrayant. Une faille du Void, ouverte... D'après ses dires, une créature a essayer de sortir et qu'il a réussit à fuir. Quelques minutes plus tard, la faille s'agrandit et une entité en sortit. Ils le connaissent tous sous le nom de Vel'koz, créature qui se hissait parmi les champions de la Ligue. Il prétendait que tous devaient se plier à sa volonté d'expérimentation et a tué nombres de démaciens... Après une lutte terrible, la créature s'éclipsa, les laissant mal en point...
- ... Garen m'a assuré qu'il pouvait continuer d'enquêter pour que je puisse revenir à Demacia, continua Jarvan, s'adossant contre le sommier du lit. J'ai pu rapporter quelque chose que Garen a trouvé dans la pièce où se trouvait la faille...

Sur ses mots, il tendit à Xin un carnet, que se dernier prit. Le Sénéchal commença à le feuilleté alors que le prince finit son récit :
- Apparemment, les Invocateurs faisaient des recherches et des expériences sur la magie et le monde du Void... Ils expliquent notamment l'histoire de Cho'gath et comment ils l'ont invoqué, et ce carnet parle aussi des observations sur Malzahar, Kog'maw et les autres. Une partie du carnet est écrit dans une autre langue, peut-être des runes magiques, je ne sais pas...
- Hmm... Je ne saurais le dire, fit Xin qui étudiait les pages. Les Invocateurs cachaient tout ça dans l'Institut que nous avons foulé pendant tout ce temps...
- Oui... Xin, que s'est-il passé à Piltover ?

Xin Zhao ferma le carnet et le garda précieusement contre lui avant de répondre au prince.
- Des messagers sont venus nous apporter de terribles nouvelles sur la situation de Piltover... Des rapports d'espions disent que de nombreuses failles similaires à celle que vous avez trouvés se sont ouvertes un peu partout, dont une gigantesque à Piltover qui a pratiquement rasé le centre ville... Il y a eu de nombreux morts et ils dénombrent des dégâts matériels colossaux. Ils nous rapportent avoir aperçut Malzahar et supposent qu'il est la cause de l'ouverture de cette faille... Mais le plus effrayant, c'est que le prophète aurait réussi à faire appelle à une créature qui faisait deux fois la taille d'une tour de guet, invoqué dans le but de dévorer les citoyens sur place...

Jarvan reçut cette annonce avec horreur et enfouit son visage dans ses mains, se disant que ce que Garen, Lucian et lui avaient vécu n'avait été rien du tout.
- Fort heureusement, la créature a disparu en même temps que la faille se soit refermée, termina Xin restant toutefois sombre.
- Et le prophète ?
- Ils le cherchent toujours.

Jarvan serra les dents.
- Il payera pour ce qu'il a fait...
- Mon prince, vous devez penser à vous reposer, maintenant. Je vais retourner auprès de votre Père et confier le carnet à nos mages... En espérant qu'ils puissent traduire le reste, et même sans ça, nous avons pu découvrir beaucoup de choses.
- Tous ces morts pour des pages, c'est cher payé...
- Vous ne pouvez plus rien y faire, mon prince. En leur mémoire, rétablissez-vous.
- Merci, Xin.
- Ne me remerciez pas mon prince.

Il s'inclina devant Jarvan et Quinn et sortit promptement faire sa mission.
De nouveau seul avec Quinn, le prince posa ses yeux sur elle et finit par lui sourire, avec peu de convictions. Après avoir entendu toutes ces choses, ils devaient tous les deux être un peu terrassés. Jarvan invita Quinn à s'asseoir de nouveau à côté de lui.
- C'est troublant de savoir que l'Institut cachait toutes ces horreurs, souffla finalement le prince, posant une main sur sa tête, comme si une migraine le menaçait de sa présence.


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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Dim 26 Avr - 16:43


Mortifiée, je baissais la tête. Jarvan ne semblait pas fâché de l’irruption de Valor et je pris plutôt comme un bon signe qu’il ne m’ordonne pas aussitôt de sortir avec mon compagnon. Val avait toujours apprécié le prince, ce qui était étonnant quand on savait qu’il était très méfiant et ne se laissait pas approcher si facilement. Au cours de nos aventures, j’avais découvert qu’il aimait aussi Ashe, la jeune reine de Freljord, mais qu’il n’appréciait ni Garen ni Fiora, parmi d’autres, et j’étais incapable de comprendre pourquoi. Il fallait croire que son instinct lui indiquait des choses au-delà de ma compréhension d’humaine.

Le rire franc et amusé du prince me tira de ma réflexion et je levais les yeux vers lui. J’aimais l’entendre rire même si ça n’arrivait pas souvent. Ça me me réchauffait le cœur et me donnait du courage. Jarvan était non seulement l’exemple de Démacia tout entière, il était aussi le mien. Je savais que, sans lui, je ne serais jamais arrivée là où j’en étais aujourd’hui. Sans lui je serais restée un simple soldat dans l’armée démacienne. Il avait été le premier à me donner une chance de montrer ce dont j’étais réellement capable. Je ne lui serai jamais assez reconnaissante.

Je les regardais tout les deux tandis que Jarvan caressait le plumage bleu de Valor tout en lui parlant, encore étonnée de la familiarité avec laquelle Val se comportait. Il n’était pas aussi amical avec tout le monde. A bien y réfléchir à part avec moi, je ne l’avais jamais vu se comporter de la sorte. Il se laissait caresser par le prince en ronronnant comme un chaton, me lançant par moment un regard ouvertement moqueur. Jarvan m’adressa un sourire amusé comme on lui en voyait rarement. Je souris en retour et décidais de laisser Valor faire le beau avec le prince si ça leur faisait si plaisir à tous les deux. Toutefois, malgré ce sourire, je pus remarquer que Jarvan semblait plus pale et plus faible qu’à mon arrivé. Ça m’inquiétait.

– Vous devriez vraiment vous reposer un peu, Prince, conseillais-je. Sauf votre respect, vous avez vraiment mauvaise mine.
Cependant, il fut sauvé de toute réponse par quelqu’un frappant à la porte. Sentant soudain mon sang se figer dans mes veines, je lançais un regard suppliant à Valor pour lui faire comprendre qu’il devait se cacher au plus vite. Peine perdue, il ne bougea pas une plume. Je serrais mes mains l’une contre l’autre tandis que Jarvan invitait le visiteur à entrer et que la porte s’ouvrait. Ce n’était pas un médecin, mais ce n’était probablement guère mieux. Xin Zhao entra dans la chambre, la démarche décidée, le visage dur.

Le voyant ainsi, j’eus la nette sensation de ne pas être à ma place et je ne pus m’empêcher d’essayer de me faire la plus petite possible sur ma chaise. Je ne détestais pas réellement Xin, mais je ne me sentais pas à l’aise en sa présence. Comme si j’étais une gamine qui se mêlait des affaires des adultes. Je restais silencieuse pendant que Xin s’inclinait devant le prince. Ils échangèrent quelques mots sur un ton poli, mais je sentais l’agacement sous-jacent. Xin reprochait au prince sa désinvolture concernant sa santé et Jarvan se contentait d’écarter cette idée en se montrant encore plus désinvolte. Toutefois, je sentis un long frisson me remonter le long du dos quand le regard sombre du Sénéchal se posa sur moi. Visiblement, il était temps pour moi de vider les lieux. Toutefois, Jarvan intercéda en ma faveur en faisant remarquer à Xin qu’il avait pris son temps pour venir et que j’étais là bien avant lui. Je ne me permis pas de faire la moindre remarque, même si les voir parler de moi comme si je n’étais pas là ne me plus pas vraiment. Toutefois, ce fut les paroles suivante du Sénéchal qui me plongèrent dans l’effroi.

– La mort? Murmurais-je sans me soucier d’attirer l’attention des deux hommes sur moi.
Jarvan avait frôlé la mort? Son état était grave à ce point et il s’obstinait à refuser les soins qu’on lui proposait. Et je n’avais rien remarqué. Quelle idiote! Je levais les yeux vers le prince et fut à nouveau frappé par sa pâleur et l’épuisement qu’on devinait sur son visage. Il avait l’air vraiment vulnérable, je ne l’avais encore jamais vu comme ça. Mon cœur se serra à cette idée. Obéissant à une arrière pensée, j’étais sur le point de me lever pour me rapprocher du lit, à quelles fins, j’en avais pas la moindre idée, quand à nouveau Xin se tourna vers moi, avec encore une fois l’intention de me faire sortir. Comme pour le défier, je me rassis au fond de ma chaise et fis comme si je ne comprenais pas ce qu’il me voulait. La plus élémentaire politesse aurait certainement voulu que je sorte sans demander mon reste, mais je n’en avais nulle envie. D’une part parce que je n’aimais pas du tout sa façon de me traiter et d’autre part parce que je m’inquiétais. Savoir ce qui se passait m’importait pourtant moins que de veiller sur Jarvan.

Encore une fois, le prince intercéda en ma faveur, disant qu’il voulait que je reste. Je fus touché de la confiance qu’il m’accordait et le remerciait silencieusement d’un regard. Je restais muette tandis que les deux hommes échangeaient les renseignements qu’ils détenaient. Le récit de Jarvan me fit froid dans le dos et m’emplit d’effroi. Une faille du Néant ouverte sur notre monde, prête a laisser passer n’importe quelle abomination venue se repaître d’innocents et provoquer le chaos sur Valoran. Malzahar l’avait prédit, mais tout le monde le prenait pour un illuminé. Il avait eu raison finalement. Le Néant attendait à notre porte la moindre occasion pour pénétrer notre monde. Inutile d’être devin pour savoir qu’il ne viendrait pas pour aider Valoran à trouver le chemin de la paix.

Apprendre que les invocateurs et l’Institut se servaient des champions liés au Néant comme cobayes pour je ne savais quelle expériences me laissa abasourdie. Je n’en revenais pas. L’Institut qui s’était toujours mêlé de ce qui se passait en Valoran, conseillant et critiquant la politique des divers cités du continent n’était pas blanche comme neige finalement. Apprendre qu’ils avaient pu faire ces choses impensables juste sous nos nez et que personne ne s’en soit rendu compte me mit mal à l’aise. Un arrière goût de culpabilité me remonta dans la gorge. Finalement l’Institut ne valait pas mieux que ce qu’elle se faisait fort de condamner au grand jour. Quelle bande d’hypocrites!

Xin apporta des précisions aux rumeurs dont j’avais eu vent concernant les événements de Piltover. Ainsi le Prophète en personne était impliqué. Ça n’avait rien d’étonnant, au final, il n’avait jamais fait un mystère de ses intentions. Surtout si l’Institut s’était servie de lui comme cobaye. Je ne pu m’empêcher de penser qu’il avait de bonnes raisons de se rebeller et de vouloir la destruction de notre monde, finalement. Mais ça ne voulait pas dire que je cautionnais son comportement. Comme disait Jarvan, Malzahar allait devoir payer pour ce qu’il avait fait. Et rapidement!

Troublé par ce qu’il venait d’apprendre, Xin quitta la chambre après nous avoir salué tout les deux. Il emportait le petit carnet que Jarvan lui avait confié. Je n’avais même pas envie de savoir ce qu’il contenait. Un long frisson me remonta le long de l’échine et je frissonnais violemment. Incapable de restais immobile, je me levais et fis quelques pas dans la chambre.

– Je n’arrive pas à y croire, fis-je, en frottant mes bras de mes mains. L’institut cachait de bien sombres secrets finalement. Dire qu’ils nous ont tous trompé pendant si longtemps.
Un froid glacial m’avait envahit et je m’approchais de la fenêtre pour m’exposer au soleil.

– Le Néant … Tout le monde pensais que Malzahar n’était qu’un fou furieux. Mais à présent … Kassadim était le seul à avoir vraiment compris le danger, mais personne ne l’a écouté.
Toujours transie de froid, je me détournais de la fenêtre et me rapprochais du lit.

– Il n’y a pas que le Néant. Toutes ces créatures dangereuses enfermées à l’Institut: Nocturne, Fiddlestick, Brand … Elles aussi sont libres de semer le chaos partout sur leur passage.
Je restais un instant immobile, les yeux ans le vague en essayant de ne pas penser à tout ce qui pouvait arriver maintenant. L’avenir paraissait bien sombre tout d’un coup. Sans que je m’en rende compte, une larme unique coula le long de ma joue.



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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Jeu 30 Avr - 13:52

Plus de rires, plus de chaleurs. La chambre du prince semblait s’être violemment refroidie tandis que le silence s’installait entre les deux personnes présentes. Quinn se leva pour faire quelques pas, sous les regards inquiets du prince de Demacia. L’ambiance de joies et de retrouvailles venait de changer en sombres craintes. Le prince s'affaissa un peu dans son lit, perdu dans ses pensées, et continuait de caresser doucement Valor, machinalement. Chose que l'oiseau accepta avec de léger roucoulement. Il ferma les yeux quelques secondes, alors qu'il écoutait Quinn parler...
Savoir que l’Institut cachait des choses au reste du monde n’étonna pas Jarvan. Les complots, il avait connu ça, contre sa volonté… Avec l'affaire Kalamanda, il avait eu son lot de problèmes et de désillusions. Ce qui l’étonna le plus, c’était de savoir que les Invocateurs maîtrisaient suffisamment  bien la magie pour pouvoir étudier le Void. C’était assez effrayant… De prendre se rendre compte que les Invocateurs devenaient si puissants... Mais désormais, les Royaumes étaient seuls pour faire face à ce qu’ils ont invoqué par avidité de connaissances et de pouvoirs. Quinn souligna un point important, que Garen avait déjà mentionné : Malzahar savait ce qui se produirait et il pourrait, et donc savoir comment tout stopper. Peut-être que Kassadin serait prêt à raisonner le prophète fou ? … Mais on ne savait pas où ils se trouvaient, présentement. Jarvan avait des doutes concernant une collaboration avec le prophète, mais ils pourraient mieux tenter leur chance avec Kassadin. Du peu qu'il est pu discuter avec lui, c'était un homme avec un but précis, quoi que assez sombre, mais qui pouvait jouer en leur faveur aujourd'hui.
Les problèmes ne faisaient que débuter, semble-t-il, et le sort du monde était déjà incertain. Mais malgré tous cette situation, Jarvan restait confiant. S’il y a de la vie, l’espoir perdure.

Le prince rouvrit les yeux et les cligna quelque fois pour se réveiller. On dirait bien qu'il avait failli abandonné Quinn dans un monologue... Il se tourna vers elle, alors qu'elle se rapprochait du lit, finissant sur ses doutes, ses craintes... Ses peurs. Oui en effet, il se trouvait un souci de taille qu'elle mentionnait à l'instant concernant les Champions qui étaient enfermés à l'Institut. Ceux qui étaient dangereux, surveillés par les Invocateurs. Et il n'y avait pas que ceux-là. Si Malzahar était de nouveau libre dans ses faits et gestes dans Runeterra, c'était le cas de ses compagnons du Void aussi. Mais ne particulier un d'entre eux faisait vraiment peur à l'Héritier du trône, ainsi qu'à son meilleur ami Garen, qui avait exposé clairement cette même crainte : Cho'Gath. Ce monstre était capable d'avaler des personnes, des maisons au début. Puis des villes entières et si on ne l'arrêtait pas, ils expérimenteraient son surnom de "Dévoreur de monde".
Jarvan observa Quinn et finit par sourire doucement. Il avait foi, une chose que personne ne devait perdre. Un foi n'était pas forcément religieuse, et d'ailleurs à Demacia, ils n'y avaient pas une religion particulière. Les gens avaient foi en leur Dynastie. Une personne, pour garder courage en elle, allait systématiquement penser à quelque chose qui lui donnera une inspiration pour tenter d'atteindre, d'égaler cette chose. Il voulait donner cette inspiration à Quinn, là maintenant... Car la voir avec ses peurs allait le rendre fou car il ne pouvait rien faire de plus pour le moment qui pouvait la rassurer... A part lui parler.
Alors il finit par lui dire, après avoir pris le temps de la faire s’asseoir sur le lit :
- Le Néant, et toutes les créatures que tu as nommé sont certes très puissantes mais pas sans faiblesses. Nous trouverons des solutions. J’ai dit nous, oui, car tous ensembles, nous pourrons les combattre. Mais en attendant de trouver ces solutions, je te jure, Quinn, que je ferais tout mon possible pour protéger Demacia du chaos. Et si j’en ai le pouvoir, je protégerais notre monde du désastre que provoquerait le Néant.

Ohlala trop d'émotions *sbaf* Ces derniers points étaient des promesses qu'il avait faite depuis qu'il a su porter une arme. Les ennemis qui se présenteraient devant les portes de sa cité n'avaient plus rien avoir avec des soldats en armure, bouclier et épée, mais à des créatures de formes et capacités différentes. Mais quoi qu'il puisse se produire, quoi qu'il puisse venir frapper à leurs portes, le prince serait prêt à les accueillir. Il avait confiance en ses troupes, en ses compagnons, et il parviendra à avoir la foi nécessaire pour combattre...
Il ne devait plus se permettre de douter comme il l'avait fait face à Vel'koz, sur les ruines de l'Institut.

Jarvan ferma de nouveau les yeux, fronçant les sourcils. Il commençait à ne plus tenir face aux obligations du repos... Il jeta un léger coup d'oeil aux traitements que les médecins lui avaient laissé, puis il se tourna vers Quinn, haussant légèrement les épaules :
- Mais aujourd'hui, on nous demande de faire une chose aussi banale que dormir...

Il entendait déjà Xin lui dire : Vous avez une perspective des choses bien étrange, mon prince... Blabla. Sacré Sénéchal. Franchement, l'utilité de dormir ? Ne rien faire pendant près de huit heures consécutive. Si ce n'était pas six heures, car il fallait bien l'avouer, le prince ne savait pas dormir convenablement depuis plusieurs années. Jarvan reprit les caresses sur le plumage de Valor. Ce dernier dormait-il ? Il ne savait pas. Si c'était le cas, peut-être devrait-il en faire autant...


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MessageSujet: Re: De retour chez soi [Pv Quinn]   Ven 8 Mai - 19:55


Je savais parfaitement que j’aurais dû avoir honte de m’épancher ainsi devant le Prince, de montrer mes faiblesses alors que, maintenant plus que jamais, il fallait se montrer fort et sans peur, pour le bien de Démacia. Mais je n’y pouvais rien. Tout ça, ça faisait beaucoup trop à accepter d’un seul coup. Quand la League était encore debout, elle nous donnait l’impression de nous protéger de ces créatures monstrueuses, mais à présent qu’elle n’était plus, nous étions livrés à nous même … Non! … En réalité, la League ne nous avait jamais protégé, elle gardait ces montres sous clé pour mieux les étudier. A quelles fins? Je doutais qu’il reste quelqu’un sur Valoran pour en parler, mais ce n’était certainement rien de bien glorieux. Je me rendis soudain compte qu’elle ne nous avait jamais protégé. Ce n’était qu’un mensonge de plus. Un mensonge avec lequel nous allions devoir vivre.

Loin de s’offusquer de mon instant de faiblesse, Jarvan m’adressa au contraire un sourire rassurant. Rien qu’à le voir me sourire ainsi je sentis soudain le froid glacial qui s’était immiscer en moi s’envoler pour laisser sa place à une agréable chaleur. Je lui souris à mon tour, reconnaissante de son indulgence envers moi. Je me rendais compte quelle chance Démacia avait de l’avoir et quelle chance j’avais de pouvoir le servir. Savoir qu’il se battait à mes coté me donnait du courage. Courage qui sembla s’échapper de mon corps comme l’air d’un ballon crevé quand il m’invita à m’asseoir près de lui … sur le lit. Je restais un instant immobile, en le fixant d’un air incrédule.

– Vous … Vous êtes sûrs? Je ne vais pas … enfin je veux dire … Vos blessures ne vont pas se rouvrir? Vous n’allez pas vous mettre à saigner de partout?
Je me rendis compte de la bêtise de ce que je disais au moment ou j’entendis ma propre voix prononcer ces paroles idiotes. Je sentis soudain mes joues commencer à chauffer désagréablement. Horriblement gênée, je m’assis sur le matelas en essayant de me faire la plus petite possible et posais mes mains sur mes genoux. Tête baissée pour cacher ma gêne, j’essayais de bouger le moins possible de peur qu’au moindre mouvement trop brusque les blessures de Jarvan se rouvrent. Un sifflement moqueur semblable a un petit rire se fit entendre et je lançais un regard noir dans la direction de Valor qui se tenait toujours aux coté du prince et qui se moquait ouvertement de moi.

Faux frère!

Ma gène, cependant, s’envola dès que le prince repris la parole, chacun de ses mots m’atteignant en plein cœur. Il avait raison. Ces monstres étaient puissants, mais les affrontements dans les Champs de Justice avaient prouvé qu’ils étaient pas invincibles. Eux aussi étaient fait de chair et de sang, sous leur exosquelette d’apparence redoutable, et ils pouvaient être tué, tout comme nous. J’avais d’ailleurs tué Cho’gath à plusieurs reprises dans la Faille. Ça ne voulait pas dire que ce serait facile, mais c’était faisable. Et c’était tout ce que j’avais besoin de savoir pour le moment.

– Vous avez raison, Prince. Ils sont très forts, mais ensemble nous le sommes plus encore. Nous les vaincrons. Nous protégerons Démacia ou mourrons en essayant. Vous pouvez compter sur moi, je serai toujours à vos coté.
Je lui adressais un sourire qui se voulais confiant, mon courage retrouvé. Emportée par mon élan, je saisis doucement l’une de ses mains entre les miennes sans m’en rendre compte.

– Merci, vos paroles m’ont rendu courage. Je suis désolée de me montrer aussi faible devant vous. Ca n’arrivera plus, je vous le promet.
En parlant de faiblesse, Jarvan semblait de plus en plus pale et épuisé. Il devait probablement lutter contre la fatigue, et moi j’étais encore là, en train de l’empêcher de se reposer, même si visiblement, il ne semblait pas approuver cette idée.

– Et pourtant, vous devriez vraiment dormir, Prince. Vous avez l’air a bout, sauf votre respect. Je sais que ça peut paraître paradoxal, mais vous avez besoin de repos pour retrouver des forces et faire face à ce qui nous attend, quoi que ce soit. Vous désirez que je vous donne votre remède? Je peux aussi rester près de vous pendant que vous dormez, si vous le désirez.
Sans me rendre compte des malentendus que cette proposition pouvait amener, je me tournais vers la table de nuit et tendais une main vers les fioles que les médecins y avaient laissé quand soudain, je me figeais, un souvenir refaisant surface dans ma mémoire. Je me tournais lentement vers Jarvan, les sourcils froncés.

– Ce que Xin a dit est vrai? Demandais-je lentement. Vous avez vraiment frôlé la mort?



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