lienlien
› Musiques Riot Games
> http://pathofvaloran.forumactif.org/ < Le forum a déménagé ! Retrouvez-nous sur Path of Valoran



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Katarina Du Couteau
› THE SINISTER BLADE
› THE SINISTER BLADE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Féminin Age : 22
Messages : 226
Localisation : Noxus

Feuille de Jeu
Réputation :: 7

Sujets Roleplay ::

Grimoire ::

MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Jeu 19 Mar - 11:44

" Ferme la ", lacha-t-elle avec agressivité, et l'air inquiet. Elle jeta un regard nerveux derrière elle, craignant qu'un garde, un soldat de passage, ou quelqu'un ait pu entendre ces mots.

" Qu'une seule personne pense que je cherche à partir d'ici, et ma tête tombera. Tu crois vraiment m'aider avec de belles paroles balancées à la portée de la première oreille Noxienne qui passe ? "

Elle ignora sa proposition de manger elle-même. On lui avait donné l'ordre de le nourrir, elle le nourrissait. Un repas l'attendait plus loin, de toute façon... Il pensait quoi ? Qu'on la laissait mourir de faim ? Elle n'avait pas besoin de sa pitié. Et ses promesses, il pouvait se les garder. Qu'elle sorte d'ici ? Une belle chimère. Comme elle lui avait déjà dit, elle préférait une vie d'esclave, a pas de vie du tout.
Et pourtant, elle les haïssait. Et elle en rêvait de sa liberté... Des rêves silencieux, dont aucun signe ne s'échappait jamais hors de ses lèvres, ou de ses yeux. Taire ses rêves de liberté était le seul moyen d'en gagner un peu, au final. S'ils savaient qu'elle ne rêvait que de voir Noxus bruler entièrement, ils ne la laisseraient pas circuler avec autant de liberté, et ne se contenteraient pas d'un coup d'oeil de temps en temps pour vérifier qu'elle ne paressait pas. Elle ne voulait pas terminer enchaînée, comme ces esclaves qui passaient leurs journées à soulever des choses lourdes, ou pousser des roues de moulins, ou que savait-elle encore...

Sa dernière phrase lui fit croiser les bras, l'air dédaigneuse. Elle était déjà restée trop longtemps à l'intérieur, et elle prenait des risques en continuant ainsi. Il lui fallait préparer une excuse, pour si jamais on lui posait des questions. D'un geste du pied, elle fit basculer le socle qui maintenait les pierres rougeoyantes, qui se renversèrent sur le sol. La maladresse. Elle avait le privilège, de par son côté "mignon" de jeune fille, de pouvoir faire preuve de maladresse sans s'attirer les foudres... Alors elle en profitait.

Enfouissant ses mains dans ses manches, elle redressa le socle, et ramassa, une à une, les pierres bouillantes. Elle se brulait les doigts, mais tant pis. Au moins, elle avait une bonne raison d'être encore à l'intérieur. Profitant d'être plus proche de l'homme, elle dit à voix basse

" Comment est ce que tu imagines m'aider ? Et pourquoi tu ne cherches pas à éviter cette mort qui t'attends ? Même quand on a plus rien, on a toujours un futur. Et ne rien faire pour essayer de le sauvegarder, c'est aussi lâche que de n'avoir rien fait pour les gens comme moi qui sont prisonniers ici "

Pas comme si elle comptait prendre ce genre de risque, elle tenait bien trop à voir le soleil se lever le matin, et pouvoir respirer l'air frais, même si la vie n'avait rien d'autre à lui offrir. Mais elle était curieuse de savoir ce qu'il imaginait.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------


J'en avais fait, des pieds et des mains, pour ne pas qu'il se fasse exécuter comme un chien enragé, d'une balle dans la tête, et fin de l'histoire. Et cet imbécile n'avait sûrement aucune idée des efforts que je faisais, pour pouvoir lui accorder la mort que je lui avais promis. Au combat, armes en mains. Il le méritait, pour la force dont il avait pu faire preuve, et j'avais hâte de le tuer. Je ne voulais pas qu'il meure, mais je voulais le tuer.

Dans la soirée, je me dirigeai de nouveau vers la tente. Ce serait la dernière nuit, cette fois, et je comptais en profiter. Le dernier morceau de chemin parcouru ensemble, avant la séparation ferme et définitive. Rendez vous dans une prochaine vie, Crownguard...

A moins que...

En approchant, je vis la jeune Aïsha sortir en précipitation, en m'accordant un regard en coin. Je pouvais lire une certaine inquiétude dans ses yeux, comme si elle craignait, en me voyant devant la tente, que j'ai entendu des choses que je ne devrais pas. Je lui accordai un début de sourire pour la rassurer. Même si je savais parfaitement qu'elle me haïssait, au même titre que tous les autres Noxiens, j'espérais lui faire comprendre que je n'étais pas son ennemie. J'espérais bien, au fond, les voir reprendre tous les deux ensemble le chemin de Démacia. Cette gamine à fort caractère pouvait devenir bien mieux que ce qu'elle était, et je n'aimais pas quand des potentiels étaient gaspillés. Ou au moins, qu'elle donne à Crownguard la volonté de tout donné pour tenter de s'en sortir en vie. A savoir si le reste des Noxiens le laisserait partir s'il parvenait à me vaincre...

Il ne me vaincrait pas. Je n'avais pas l'intention de mourir de si tôt.

Pénétrant dans la tente, mes yeux parcourant l'intérieur, avant de se poser sur Crownguard. Une légère odeur de roussi dans l'air, venait du sol, ou je pouvais apercevoir des traces de brûlures. J'avais comme un pressentiment étrange, qui me poussait à rester sur mes gardes, sans trop savoir pourquoi.

" Dernière nuit, Crownguard ", je lançai d'une voix neutre. " J'espère pour toi que tu seras prêt à combattre demain "


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
Revenir en haut Aller en bas
Garen Crownguard
› THE MIGHT OF DEMACIA
› THE MIGHT OF DEMACIA
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 23
Messages : 180
Localisation : Leadin' the charge.

Feuille de Jeu
Réputation ::

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t99-grimoire-de-garen

MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Sam 18 Avr - 2:32

Il la regardait faire. Les pierres au sol, elle les ramassant, stratagème simple mais bon, pour gagner un peu plus de temps ici. Une excuse. Ce qu'il disait l'intéressait peut-être, finalement. Il l’espérait. Une fille comme elle ne devait pas rester ici. Envisager des bribes d’existence, de simples soupçons de cette dernière subsistant à travers les barreaux invisibles  de sa condition actuelle. Elle devait être comme celles de son âge. Libre.
 
« Tu veux vivre, ainsi donc. Tel que je te vois là, ce n'est pas vivre que tu fais. C'est survivre. Moi en revanche, c'est ce que j'ai à faire dans un premier temps. Demain, tout prendra fin. Ma vie, sans autre possibilité, ou bien.. Mon ancienne vie. Ne vas pas croire que je ne vais pas me battre. »
 
Il finit par tendre la main droite vers les pierres, pour les attraper sans serrer, et les replacer rapidement dans le socle, sans montrer de forme de douleur ou d'inconfort.  Les marques fumantes sur sa paume et ses doigts montraient bien sur le contraire. On pouvait penser qu'il était en train d'hurler à l'intérieur. Il ferma ensuite la main pour la rouvrir en la regardant. Quelques secondes plus tard, les marques commençaient déjà à disparaître. Sa vitalité était plus développée que jamais.

 

Le fait d'avoir frôlé la mort ? Simplement un développement soudain de cette capacité unique ? Non. Il le savait, de quoi il s'agissait. Sa volonté de vivre se manifestait sous cette forme. Il était plus que jamais désireux de vivre, même si c'était pour ne plus être celui qu'il était, même si il serait différent, que tout changera. Tout avait déjà changé. La seule chose, maintenant, qu'il restait de son passé pour le moment, était lui-même.  Alors il réfléchit. Il savait qu'il allait rompre tout lien avec le passé. A cette pensée, il explosait à l'intérieur. Il devait faire une croix sur tout ce qu'il avait connu, ce qu'il avait chéri, protégé, combattu... aimé. Malheureusement, c'est en faisant cela qu'il pourra aller de l'avant. Mais d'abord.. Penser à cette petite.

 

Comment la faire sortir d'ici ? Il faudrait déjà que lui, y parvienne. S’il gagne, il n'y a aucune certitude que les Noxiens le laisse partir. Au contraire. Ils ne sont plus très nombreux, et bien moins fort que les Rakoriens, maintenant que les effectifs sont réduits... Dangereux. Le camp restait gardien d'un Nexus. Il devait y avoir plus de soldats qu'il ne pensait. Forcément. S'enfuir ? Ce serait le plus simple, mais à cette idée il serra les dents. Un plaisir égoïste et amer l'en empêchait. Il voulait passer cette nuit, dans un espoir aussi fou et torturé qu'un homme pouvait l'être. Et il voulait la terminer. Vivre le début de cette journée, pour être fixé. Pour savoir. Il en avait besoin. Il le devait.. Mais cela pourrait signer la captivité définitive de la gamine. Quel choix d'autre a-t-il ?

 

Faire part de ce qu'il pensait à La Rousse ? HA ! Plutôt mourir que de lui demander son aide. Tss.. Surtout elle. Non, il ne pouvait se résoudre à cet accès de faiblesse. Et pourtant, il l'avait déjà été tant de fois, pas plus tard qu'il y a deux jours, entre ses mains. Pouvait-il s'y abandonner pour de bon ? Lui faire confiance ? Elle en avait déjà bien trop fait pour lui. Pour eux. Pour qu'ils puissent en finir comme ils ont toujours voulu en finir. Et maintenant, qu'allait-il lui demander ? De le laisser partir avec une esclave ? Hmpf. C'est plus qu'égoïste. Et plus qu'idiot. Comment pourrait-elle dire oui ? Et puis il ne voulait surtout pas se montrer faible devant elle. L'être physiquement était suffisant, une fois. Mais.. Il l'a été aussi tout autrement. Il ne l'a pas avoué directement, mais elle le savait, qu'il avait besoin d'elle pour cette nuit-là. Pour le rattraper, dans cette chute de tourment et de perdition. Il n'était plus lui-même ce soir-là.. Mais... S’il survit il ne le sera plus, de toute manière.

 

Plusieurs scénarios se dessinaient.. Plusieurs éventualités, toutes plus hasardeuses les unes que les autre. Plusieurs voies pour une même finalité. Mais le plus étrange est le choix, ce qu’il aimerait. Il préfère vivre dans le remord et l’oubli, la souffrance, que mourir dans la simplicité la plus pure. Il ne pouvait s’y résoudre. Il ne le veut. Elle ne le voudrait pas non plus. Elle serait même déçue. A cette idée, il sourit. Il leva la tête de nouveau vers l’esclave, une fois que la dernière pierre fut placée.
 
« Demain, tout dépendra de moi et de toi. Surtout de toi. Peut-être auras-tu le choix. Rester ici, ou t’enfuir. Ou bien peut-être que je ne pourrais pas te laisser ce choix, si tout ce qui est ici venait à disparaître. »
 
Quelqu’un devait approcher, car elle s’enfuit après ces paroles. Et en effet. Quelqu’un approcha. Pas n’importe qui. La revoilà. Pour cette dernière nuit, avant l’impact violent et inévitable, avant le moment qui définissait leur but, leur existence, leur raison d’aller de l’avant. Elle le précisait d’ailleurs, qu’il s’agissait de cette dernière soirée. Comme si elle n’y croyait pas elle-même ? Comme si elle voulait se le rappeler ? Lui, il ne pourrait pas l’oublier. Cette nuit, était leur royaume, mais aussi le prélude à la fin. Il était bientôt l’heure. Mais avant, il était temps de profiter du peu de vie qu’il restait à l’un des deux protagonistes. Un théâtre de douleur, dont le prélude était le calme avant la tempête.

 

Prêt ? Il l’était. Il attendait le moment de pied ferme, en essayant de le repousser malgré tout. Peine perdue. On ne peut pas altérer le cour du temps, le faire réellement passer plus lentement, ou plus vite. Il voulait en finir maintenant, être déjà le lendemain. Le temps est long dans l’attente de ce que l’on désire. Oui, il voulait en finir, car ce simulacre de temps additionnel qu’il vivait ne faisait que le torturer agréablement. Un cinquante-cinquante difficile à avaler. Le plaisir de l’instant, avec la douleur de la réalisation de la finalité. La mort. La petite mort, la grande mort. Peu importe. Cette histoire résultera par un état de non existence. Mais, l’un comme l’autre, fera tout pour honorer sa mémoire, si cela devait arriver. Et cela arrivera.

 

Le Démacien se releva, la fixant dans les yeux, alors qu’elle venait de lui poser cette question, qui n’en était pas une au final. Si elle l’était, elle serait rhétorique, ou n’attendrait même pas de réponse. Il ne dit rien pour répondre à cette simple espérance qu’elle formulait, il se contentait de se tenir debout. Plus aucune blessure. Juste des cicatrices, toujours plus grandes, toujours plus démesurées, toujours plus nombreuses. Avec la chaleur du brasero, être torse nu était le seul moyen d’avoir une température parfaite. Le fait de ne penser qu’a demain le réchauffait. Il bouillonnait.
 
« Je n’ai jamais été aussi prêt. Et je n’ai jamais eu autant envie de vivre. »
 
Sa main fumait encore de la dernière braise, et il ouvrit simplement la paume pour la lui montrer ; Brulée, un filet blanc s’échappant, la brûlure disparaissait à vue d’œil, se résorbant à une vitesse impressionnante. Elle connaissait sa régénération, et elle savait, qu’auparavant, il aurait fallu plusieurs minutes, pour cela. Il comprenait maintenant d’où lui venait cette capacité de récupération. Son envie de vivre, était plus forte que celle de n’importe qui. Tellement puissante, qu’elle se transformait en énergie pure, débordant de ses blessures, le guérissant, comme pour lui refuser la mort.

 

Cette main fraîchement et anciennement meurtri, il aurait aimé la lui tendre, mais il ne le fit pas. Il s’assit contre la tenter, les jambes croisées, fermant les yeux. Il hésitait à lui parler de la gamine. Et il ne le fit pas. Il regarda le plateau qu’elle lui avait apporté, et commença à en manger une partie, avant de s’arrêter.

 
« Je n’ai même pas fais, mais j’imagine que je vais en avoir besoin. Enfin, je compte bien dévorer un bœuf entier, dès que j’aurais trouvé une auberge digne de ce nom dans ce coin perdu. »
 

Il leva les yeux vers elle, sans sourire. Et pourtant, dieu seul sait qu’il le faisait intérieurement. Comme pour lui dire qu’il ne resterait pas en arrière, qu’elle ne mènera pas la danse cette fois. Il n’abandonnera jamais.
 
« J’imagine qu’on aurait aussi besoin de sommeil.  Ce serait plus raisonnable. »




Mais il était déjà totalement déraisonnable que tu sois là. Notre heure vient. Sur deux plans différents. Nous serons nous-mêmes, ce soir et demain. Plus mort que vivant, pour l’un de nous. Il se risque à une dernière question, avant de profiter pleinement de la soirée. Si l’on peut dire cela comme ça. Il aimerait savoir, pour avoir ensuite l’esprit tranquille.
 
« Si jamais c’est toi qui finit par vaincre. Qu’est-ce que tu compteras faire ensuite ? Continuer de servir Noxus, comme tu l’as toujours si bien fait, avec toute ta dévotion et ton zèle habituel, j’imagine. »


Revenir en haut Aller en bas
Katarina Du Couteau
› THE SINISTER BLADE
› THE SINISTER BLADE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Féminin Age : 22
Messages : 226
Localisation : Noxus

Feuille de Jeu
Réputation :: 7

Sujets Roleplay ::

Grimoire ::

MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 19 Avr - 23:36

Une légère douleur, un picotement, de mes dents sur ma lèvre inférieure. Je n’avais pu retenir ce mordillement en le voyant se redresser ainsi, son torse musclé mis à nu et couvert de cicatrices. Il était profondément ancré dans la culture Noxienne que les cicatrices de combat étaient un signe de force, et rendaient les corps d’hommes d’autant plus désirables. Ces traits de chair légèrement enflés et blanchis, paraissaient si doux au toucher, et si sensible en même temps…

Je clignai des yeux deux fois en me secouant légèrement les idées pour les remettre en place. Ce n’était pas vraiment le moment de me laisser emporter par mes hormones. Il me montra une brulure dans sa main, qui se résorbait rapidement. Récente, visiblement. Il s’était amusé à jouer avec les pierres ardentes ? Imbécile.

Je gardai le silence, me contentant de m’asseoir dans sa tente et de l’observer. Il était bien réchauffé, là où ma journée dehors m’avait refroidie, et la chaleur de cette tente me faisait du bien, réchauffant mes mains glacées, tandis que je le regardai s’asseoir, et manger. Qui aurait pu dire que deux jours à peine plus tôt, il était mourant ? Il mangeait avec appétit, comme si ce repas devait être le dernier. Peut-être bien qu’il l’était, d’ailleurs. Au moment où je me faisais cette réflexion, il cessa de manger, comme s’il avait entendu mes pensées. Ses belles paroles me laissèrent de marbre. Il parlait de partir d’ici, de façon toute naturelle, bien trop pour qu’il le pense réellement. Une fuite de la réalité, une manière de garder espoir, ou juste de me faire comprendre qu’il se battrait jusqu’au bout ? Ça m’était bien égal. Les suppliques des condamnés à mort, qu’elles soient directes et claires, adressées au bourreau, ou aussi empreintes de mensonges que celles qu’il était en train de se servir à lui-même, me laissaient toutes aussi indifférentes les unes que les autres.

A moins qu’il n’ait réellement prévu quelque chose avec la gamine ? Je l’espérais intérieurement, honnêtement. Sinon, si je le tuais, je devrai faire le deuil d’un long chemin parcouru, et je n’avais pas envie de refermer cette page pour le moment, même si c’était ce pour quoi je luttais depuis tout ce temps. Mais il le fallait bien un jour, pourtant.

Au moment où il suggéra le sommeil, je me relevai, et m’approchai de lui, lentement. J’écoutai sa question, en le fixant, n’ayant plus prononcé un mot depuis plusieurs minutes, et écartai du bout du pied le reste du plateau de repas, pour m’asseoir juste à côté de lui, et poser ma main sur son torse nu. Ma main fraiche sur sa peau brulante. Je pouvais sentir son frisson par tous ses pores, comme si ma main s’était plongée à l’intérieur de son corps pour lui empoigner le cœur et le serrer dans ma paume.

- Tu parles trop, un vrai Démacien, je répondis d’une voix calme. Je continuerai de servir Noxus, oui. Ce que je pense être bon pour Noxus, la grande.

Pas pour ceux qui la dirigent. La différence était subtile, mais énorme à mes yeux. M’enfin, je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne. Mais encore fallait-il que je ressorte de là vivante, et vu son empressement à vivre, ce n’était pas gagné d’avance.
M’enfin. Quelle que soit l’issue, je ne voulais pas avoir de regrets. J’imagine aisément sa surprise lorsque mes lèvres froides firent contact sur les siennes, aussi brulantes que le reste de son corps. Que mes mains se nouèrent sur sa nuque, tandis que je grimpais à califourchon sur ses genoux. Son souffle brulant me soulevait jusqu’à l’âme, m’emplissant de cette sensation d’être en vie, la même que lors de nos combats. Une autre danse, mais dans laquelle il m’appartenait autant que sur le fil de la lame. En cet instant, je n’avais qu’un désir. De le consumer entièrement, jusqu’à absorber en moi toute trace de son existence, de l’emprisonner dans mon sang. Maudis sois-tu, Crownguard. Maudite soit mon obéissance, ce premier jour de notre rencontre, ou je me suis contentée de te reprendre mon dû, plutôt que de rester jusqu’à te tuer. Vas donc me précéder en enfer, et que l’on puisse s’y retrouver pour bruler éternellement nos fautes, ensemble.

Je mis fin à ce contact au bout de quelques secondes, me détachant de lui et fixant un instant mon regard dans ses yeux, comme une question silencieuse. Si je pars et que je te laisse seul, seras tu encore au poste, prêt pour ta sentence, demain ? Ou vas-tu prendre un sursis de plus, en t’enfuyant avec cette gamine, qui a bien mieux à vivre qu’une vie d’esclave ?
Dans tous les cas, je t’attendrai de pied ferme pour le prochain affrontement, Crownguard. Peu importe combien de temps je devrai l’attendre.


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
Revenir en haut Aller en bas
Garen Crownguard
› THE MIGHT OF DEMACIA
› THE MIGHT OF DEMACIA
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 23
Messages : 180
Localisation : Leadin' the charge.

Feuille de Jeu
Réputation ::

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t99-grimoire-de-garen

MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Lun 25 Mai - 16:36

Un brulant, l'autre glaciale. Un proche de l’ébullition, l'autre du zéro absolu, semblait-il. Il l'imaginait froide. Un cœur de glace, entouré par une enveloppe charnelle à peine plus tiède. C'est d'ailleurs comme ça que beaucoup de monde la pensait, non? Que jamais elle ne laisserait passer une once d'émotion au combat, de sentiment. Même hors combat. Même en éprouver.

Leur relation devait être glaciale, mortelle. La seule chose qui devait brûler, qui pouvait brûler.. Ce ne pouvait être que la haine. Elle brûlait. Oh oui, qu'elle brûlait. Le soleil faisait pâle figure, quand à la chaleur de leur haine mutuelle. Une haine si ardente, puissante, qu'elle était seule capable de faire fondre cette glace intérieur, visiblement. La haine qui apporte un semblant d'affection, un semblant de sentiment. Un flottement, un instant de doute. Alors qu'elle prenait place, il ferma les yeux, laissant ces mains, qui d'ordinaire l'auraient étranglée si elles en avaient l'occasion, prendre place comme si leur place était réservée.

Des frissons, des vagues de froid, de chaud, une explosion telle une supernova frappait son corps de part en part, comme si quelque chose se libérait, se déchainait, dans un torrent de douceur et de calme impérial. Il avait l'impression de se retrouver dans l’œil d'un cyclone, que tout autour s’effondrait, disparaissait, alors qu'il subsistait au centre d'un monde tombant en ruine. Que son monde, tombait en ruine. Que tout ce qu'il avait servi, connu, juré allégeance, n'importait plus en cet instant précis. 

Était-ce l'interdit qui le mettait dans cet état? Quelque chose de si bon, qu'on s'en sentait coupable? La notion et la définition même du péché. Un interdit que personne ne pouvait lui imposer, aujourd'hui, à l'aube de sa mort ou de sa renaissance. Se laissant toujours porter encore quelques secondes, après qu'elle ait rompu le contact, il posa sa main droite dans le bas de son dos pour la tirer contre lui, et le reprendre, de sa propre initiative. Pas un mot, pas un geste de plus. Plus fort, plus passionné. Plus brûlant. Et il espérait plus long. Il en avait perdu la notion d'ailleurs. Comme si une impression de déjà vue se répétait en boucle, sur de longues minutes, alors qu'il avait la sensation de seulement commencer pour finir presque au même moment.

Elle était calme, et lui attendait le lendemain. Elle restait égale à elle-même, avec une espèce de nonchalance qui irritait le Demacien comme rarement elle l'avait fait, l'incitant à continuer, jusqu'à lui faire lâcher prise sur elle-même. Ce juste dosage, cet équilibre qu'elle gardait, cherchant simplement à faire ce qu'il fallait dans la mesure du possible.. Rien ne l'énervait plus. Et il le cachait. Sa frustration, il la libéra dans ce baiser de plus en plus langoureux et haineux, se dotant d'une douce violence dont ils savaient tout deux apprécier l’existence.

Un combat de plus, bien que différent.. Qui allait précéder leur dernier, car il n'avait pas l'intention de fuir. Encore moins celui-ci. Il se résigna à arrêter, reculant légèrement, son regard embrumé se plongeant dans ses jades d'iris.



"Je te hais. Je te hais de tout ce que je suis, tout ce que j'étais, tout ce que je serais jamais."


Revenir en haut Aller en bas
Katarina Du Couteau
› THE SINISTER BLADE
› THE SINISTER BLADE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Féminin Age : 22
Messages : 226
Localisation : Noxus

Feuille de Jeu
Réputation :: 7

Sujets Roleplay ::

Grimoire ::

MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mar 2 Juin - 10:41

La passion brulante et dévorante. Une brulure contenue depuis bien des années, de la recherche de l'autre, de la destruction mutuelle, qui s'exprimait ce soir. Rien ne pouvait être à un niveau normal. Tout se devait d'être intense, entre nous, du début à la fin.
Avant qu'il ne me relâche, mes dents se refermèrent sur sa lèvre inférieure, serrant férocement, jusqu'à ce que je puisse sentir le gout métallique de son sang en bouche. Je savais que la blessure se refermerait en quelques secondes, mais il s'agissait tout de même d'une petite victoire personnelle que de sentir perler son fluide vital, dans l'obscurité de cette tente, que seule les pierres ardentes éclairait d'une très légère lueur tamisée.

Sa phrase me fit sourire, sans retenue. Un sourire féroce. Il me haïssait ? Ce n'était pas vraiment une dépêche de toute dernière minute. Mais avait-il une idée, encore, depuis tout ce temps, de pourquoi il me haïssait ? En dehors de notre simple rivalité ancestrale ?

" Je crois que tu as oublié à quel point tu me détestes, depuis le temps, Crownguard. Et surtout, tu as oublié pourquoi "

Il me semblait que nos affrontements étaient les seuls qui occupaient tout son esprit, lui faisant oublier les premières raisons de sa haine envers moi, l'assassin Noxien, qui avait tué tant de ceux qu'il désirait protéger, qui gardait en permanence la tête sur les épaules à son grand désarroi, lui qui aimerait tant la voir tomber. Toujours un oeil ouvert, pour jeter un regard froid à ce qui m'entourait, et pour tout l'univers rien que de la méfiance. J'étais l'incarnation parfaite de la menace à supprimer pour ses belles valeurs Démaciennes. Oh oui, il me haïssait sans doute bien plus que je le haïssais moi-même. Il était une gêne dans ma vie, mais après tout, il ne m'avait jamais empêché de tuer toutes les cibles que j'avais eu à tuer, ou les missions que j'avais à accomplir. Tandis que pour lui, dont le travail était de protéger toutes les vies que je prenais... Je le faisais échouer tant de fois, que sa haine n'en était que plus amusante. Protéger est si difficile, et détruire si facile. Mon travail ne pouvait faire que grignoter peu à peu le sien, jusqu'au jour ou plus rien ne resterai à sauver, pas vrai ?

Voilà pourquoi je pouvais me permettre de m'amuser, de jouer avec lui. Il ne faisait que me retarder, tandis que je courrais plus vite que lui dans la course de la mort contre la vie. Mais il tuait des Noxiens. Et même si je n'étais pas comme lui une fervente protectrice des miens, c'était une raison suffisante pour que je doive mettre fin à ses actes, tout comme lui voulait mettre fin aux miens. Au final, nous n'étions pas si différents. Chacun de nous tuait les autres, et voulait protéger les siens. La seule nuance, était la priorité que nous y mettions, entre tuer ou défendre. Un bel équilibre. Nous formions deux moitié d'un tout, ne formant plus qu'une seule entité une fois réunies. Voila ce qui nous appelait tant au combat. La nature tendait à la réunification de ces deux parties. L'on dit parfois que l'homme aurait à la base été créé avec quatre bras, quatre jambes et deux têtes, avant d'être séparé en deux, et chercherait en permanence son opposé. Si cette légende était vraie, alors sans nul doute, étions nous les deux moitié d'un être cherchant l'autodestruction en permanence. Mais comment la part survivante pourrait-elle alors continuer à avancer sans l'autre, si ce n'était en retournant sa haine contre elle-même ?

Pour la première fois, cette nuit, cette entité pourrait être reformée, sans chercher la destruction. Sa peau brulante, griffée tandis que je la dénudais. Les soupirs d'une lutte bien différente. Que cherchions nous en cet instant ? Pourquoi avais-je à me poser toutes ces questions ? Mon coeur de pierre et ma tête froide cherchaient toujours des raisons à tout. Mais pour une fois, je n'avais qu'envie de m'abandonner à mes instincts les plus primaires. Je le désirai, depuis longtemps, cherchant à le consumer d'une façon ou d'une autre. Qu'un brasier ardent le dévore, et moi avec, avant de le tuer le lendemain. La veuve noire, comme il m'avait jadis appelée. S'était-il douté, à l'époque, d'à quel point ce nom sonnerait juste, ce soir ? L'avait-il inconsciemment prévu, ou espéré, en m'appelant ainsi ?

J'imaginai bien, dans son esprit Demacien carré et empli de règles, à quel point le frisson de l'interdit devait le transporter. Je l'enviais presque, en cet instant. Même si, à Noxus, ce genre de comportement ne serait pas vu du meilleur oeil, je savais que même si l'on repérait ce petit jeu, personne ne me le reprocherait. Pas tant que je me tenais à ma loyauté, et que je le tuais, ou que je tentai de le faire du moins, le lendemain. S'amuser avec ses proies était un jeu courant chez les assassins, et les moeurs bien plus libertines, sans personne pour nous dicter notre comportement, tant que celui-ci n'empiétait pas sur notre mission. Parce que si quelqu'un tentait de m'entraver, je n'avais qu'à le tuer pour résoudre le problème, et chacun le savait parfaitement.

Et je restai silencieuse. Toujours fidèle à moi-même, dissimulée dans les ombres, sans un bruit. Je n'aimais pas m'éterniser en discussions sans intérêt. Je restai discrète, filant entre les doigts, autant physiquement que mentalement. Tenter de cerner ce que je ressentai à ce moment là, tout ce qui traversait mon esprit jamais au repos ? Il aurait fallu être une divinité pour l'effleurer. Seul un chuchotement finit par s'échapper de mes lèvres, tandis que tout mon corps bouillonnait près du sien, ne formant plus qu'un, de la même façon que nous approchions cet état lors des points culminants les plus intenses de nos affrontements.

" Ne me déçois pas, Crownguard..."


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   

Revenir en haut Aller en bas
 

The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Archiviste Blood Angel
» Blood Angels+Orcs de Bloodbowl à vendre
» Blood Angels = armée de tournois
» rapport de bataille apocalypse
» Episode 8: Thicker than Blood & Deeper than Water.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La Faille :: La Faille :: Rp Libres-