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 The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]

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Garen Crownguard
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MessageSujet: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Ven 20 Fév - 8:01

Cette mission pouvait être la dernière. Le pied du Mont Targon pouvait être mon lieu de repos, oui. En levant les yeux au ciel, essayent d'en contempler la cime invisible, cachée derrière un épais manteau nuageux, j’inspirais lentement et profondément. A mes pieds, les cadavres de mes frères d'armes. Théodoric, la main encore tremblante, empalé contre un arbre de quatre lances. Les nerfs bougeant encore. Le cœur était touché au bout du quatrième lancé. Adieu, mon ami.

 

Adieu, mes amis.

 

Je me retourne, le monument naturel dans le dos, pour faire face à une centaine de Rakoriens. Des dizaines d'entre eux au sol... Et pourtant, six fois plus au sol, mais parmi ma troupe. Je savais qu'ils étaient fort. Je savais à quoi m'attendre. Pas eux. Je ne me souviens plus de l'ordre de mission, et à vrai dire, cela n'a plus d'importance. Ce qui compte.. Ce qui.. Compte.. Plus rien ne compte. Je cherche quelque chose pour me raccrocher, pour donner un sens à ma mort.. Et je ne vois rien. Je ne ressens rien. Je ne ressens rien, au moment le plus important de ma vie.. Pas la moindre peur, pas le moindre doute. Point de haine, de ressentiment.. Simplement... Du remord. Pourquoi ? A quel sujet ?

 

Je n'en sais rien.

 

Soudain, un des guerriers s'avance. Un seul. Ce n'est pas une insulte, ce n'est pas de la folie. C'est une de leur tradition. Pantheon m'en avait parlé, une fois, lors d'une invocation aux champs de justices. Il est d'ailleurs devant sa troupe, me regardant. Je connais ce regard.. Le respect. Il n'est pas triste, il n'est pas heureux. Ce qui doit être fait sera fait. Malgré tout, nous sommes amis. Drôle d'amitié, n'est ce pas ? Je vois dans son regard.. Les grands guerriers peuvent communiquer sans parler. Un regard, un geste est suffisant.. Il s'excuse. C'est une mort honorable qu'il m'offre ici, mais pas celle que je voulais.. Il aurait aimé m'affronter une dernière fois, mais la tradition de sa tribu l'en empêche. Il aurait aimé que l'un de nous meurt lors d'un duel, je le vois, je le sais.

 

Adieu, mon ami.

 

Le guerrier, seul, s'avance, et engage le combat. Armé d'une unique lance, il bondit sur moi, visant la gorge, sans retenir son élan, tenant d'en finir le plus possible. J'attrape son arme en esquive d'un pas de coté, la bloquant et empêchant toute retraite. Je le tire vers moi, et le fais glisser le long de mon épée bâtarde, alors qu'il vomit une gerbe de sang, un grand sourire aux lèvres. Je le pousse du pied. Il tombe au sol, levant un nuage de poussière.

 

Puis, deux autres soldats avancent. Cette fois, un armé d'une épée à une main, le deuxième d'une arme de pugilat aussi longue qu'un avant bras, doté d'une targe sur le bras gauche. Ils s'élancent, mais je les prends de vitesse, afin de donner un coup de poing colossal dans la face de celui armé de l'épée. Le deuxième m'attaque, de sa main pourvue de deux griffes. Je place mon épée devant moi, et la fais tourner de profiler au dernier moment. Les deux lames s'arrêtent devant mes orbites, tandis qu'il hurle de douleur. Je l'achève rapidement, ainsi que son camarade encore sonné.

 

Puis trois. Ensuite, quatre, cinq..

 

Lorsqu'arrivent les dix, mon armure est en morceaux, mon visage parcouru de coupure, ma bouche rendue écarlate à cause de mon propre sang. La ou mon armure ne me protège plus, des trous béants, des lambeaux de chairs en moins, une côte apparente, une jambe perforée par une lance, la main gauche broyée, mes phalanges et mon poignet détruits. Quarante cinq Rakoriens jonchent le sol autour de moi, dans une marre de sang comme j'en ai rarement vu.

Je regarde mon reflet dans cette flaque ressemblant à une mer rouge, et je souris, en pensant à quelque chose de tout autre, ou plutôt quelqu'un, d'autre. Je relève la tête au moment ou ils foncent sur moi. Je n'arrive plus à lever mon bras droit tenant mon arme, mes jambes sont cloués au sol. Et alors que je sens deux lances rentrer dans mes flancs, je souris, à cette dernière pensée. J'aurais aimé que ce soit toi..

 

Finalement, je partais le sourire aux lèvres.. J'ai trouvé, pourquoi ces remords. J'ai trouvé, ce que je regrettais.. J'ai trouvé.

 

Un pic de douleur me force à ouvrir les yeux, et je me redresse d'un bout, prenant une grande bouffée d'air, comme si je n'avais pas respiré depuis des années, comme si une tonne d'air voulait s'engouffrer dans mes poumons. Je respire, haletant, me figeant en plein milieu de mon mouvement en sentait mes flancs se déchirer. Je tombe sur ma couche, en refermant les yeux. Je suis.. en vie ? Sur quelque chose que l'on pourrait apparenter à une couche ? J'ai.. Survécu ? Ou alors je rêve... C'est... familier. J'ai déjà vécu ça. N'est ce qu'un souvenir ? Une illustration de mes regrets et remords ? Je n'en sais rien. Maintenant, je ne veux plus qu'une chose..




Dernière édition par Garen Crownguard le Ven 20 Fév - 16:37, édité 1 fois
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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Ven 20 Fév - 16:34

Il y avait maintenant près de deux semaines que le 11ième pavillon avait quitté Noxus, pour venir établir son campement non loin du mont Targon. Un détachement de près de 2000 hommes passait difficilement inaperçu, mais la discipline et la rigueur Noxienne avait permis à la division d’arriver sur les lieux bien avant les troupes Démaciennes qui se dirigeaient évidemment vers la même destination, dans le même but.
Un Nexus, situé à la limite entre les territoires Noxiens et Démacien. J’avais cette piquante sensation de déjà vu en bouche… A la différence que cette fois, il n’y avait plus d’invocateurs pour empêcher les conflits armés. La fleur de la guerre s’épanouirait.
La cité-Etat conquérante avait vu les choses en grand, à l’annonce de la découverte de ce Nexus, dont la présence au mont Targon avait été dissimulée par l’Institut de guerre. Sans doute pour quelques projets, qu’ils prévoyaient de mettre au gout du jour, avant d’être réduits à l’état de ruines et de cendres. D’après les informateurs, les Démaciens venant pour le même objectif étaient quatre fois moins nombreux qu’eux. Noxus ne prenait pas de risque.

Mes dents mordirent la chair, dans un bruit croquant, et un gout sucré et légèrement acidulé m’emplit la bouche. Une bouchée volée, le reste, dans ma paume ouverte, était pour ma jument, qui mangea la pomme avec un renâclement de satisfaction. Une superbe pure-sang, à la robe baie brune, mis à part la petite tache blanche, ressemblant à un lotus, sur son front, et qui m’avait incité la choisir. Je lui flattai un instant l’encolure, avant de sauter sur son dos, imitée par d’autres membres de la Crimson Elite qui m’accompagneraient.

Je venais de terminer la troisième nuit dans ce campement construit, à trois heures environ de course rapide à cheval de la tribu des Rakoriens. Suffisamment loin pour qu’ils n’aient pas de raison de venir remarquer notre installation, suffisamment proche pour permettre une intervention rapide lorsque le moment serait venu. Nous étions arrivés avant les Démaciens, et aurions très bien pu aller les écraser, mais ces guerriers étaient reconnus très puissants, et auraient forcément entrainé beaucoup de pertes. Et le scénario de se retrouver coincés entre une résistance Rakorienne d’un côté, et le détachement Démacien arrivant sur nos rangs affaiblis de l’autre n’était pas envisageable.
Le déplacement se fit dans un silence total. Nos montures elles-mêmes avançaient comme si elles n’avaient fait qu’un. Une guerre se préparait, et nous n’étions pas là pour bavasser.

Le maitre tacticien avait plutôt choisi de profiter de notre avance pour repérer le terrain, et envoyer des éclaireurs chaque jour faire un rapport. Laissant nos chevaux à un jeune écuyer chargé de les surveiller, la dernière demi-heure de trajet se fit à pieds. Nous étions une dizaine, et comme les jours précédents, il nous fallait nous séparer, et aller seuls, chacun, à notre point d’observation. Me dissimulant entre les branches d’un arbre, j’observais, avec tension. D’après les rapports de nos éclaireurs partis plus en amont vers l’ouest, les Démaciens devraient arriver aujourd’hui-même.

Ils avaient vu juste. Ils étaient plusieurs centaines, et avançaient sans aucune discipline ni discrétion, bavardant bruyamment ou poussant des cris de guerre. Bande de crétins Démaciens. Ils ne se doutaient pas qu’ils allaient périr, tous, quand notre armée déferlerait sur eux.
Mes yeux se plissèrent, et un sourire étira mes lèvres en apercevant le Détachement Hardi parmi les troupes. Etrange qu’il soit ici, car pourtant, je n’apercevais pas l’armure dorée du prince Jarvan. Mais Démacia avait sans doute voulu envoyer ses meilleurs éléments.
Laisser Démacia se débarrasser des Rakoriens, et venir ensuite décimer leur armée affaiblie, en les écrasant par le nombre, et s’emparer du Nexus, tel était le plan du dirigeant de Noxus. Simple et efficace. Même si le détachement Démacien était bien plus restreint que celui de Noxus, même le maitre tacticien n’aurait pas imaginé qu’ils pourraient être vaincus. Et pourtant.

Dès que le combat s’était engagé, ma fusée de signal s’était élevée dans le ciel, l’illuminant d’une pâle lueur verte. Avec le vacarme que l’affrontement produisait, ni les Démaciens ni les Rakoriens ne semblaient l’avoir remarqué, mais je savais que les éclaireurs Noxiens étaient à l’affut de ce signal. Ceux placés à quelques kilomètres de moi, qui l’apercevraient, en lanceraient un autre, qui serait visible plus loin, et ainsi de suite, de proche en proche, jusqu’à arriver au gros des troupes Noxiennes, qui se mettrait immédiatement en route, pour venir ramasser les miettes, les troupes encore debout. Mais de ce que je pouvais apercevoir au fil du combat, ce ne serait finalement peut-être pas celles de Démacia…

J’avais toujours eu beaucoup d’admiration pour ces combattants des montagnes, mais je n’aurais jamais imaginé ça. Ils avaient beau être en parfaite infériorité, et face à des adversaires, je devais tout de même l’avouer, plutôt forts, c’était un véritable carnage dans les rangs de la « cité des justes ». Si ça continuait comme ça, tous auraient péris sous les coups des Rakoriens, avant même que le reste de Noxus ne puisse venir profiter du spectacle.
Et moi, j’étais là, cachée dans un arbre. J’attendais mon heure, comme un parfait assassin. M’engager dans un combat de front, je ne le faisais que lorsque la situation l’exigeait, en dernier recours. Mes yeux parcouraient le champ de bataille, appréciant le spectacle du sang Démacien versé. Mon regard ne cherchait qu’une chose.

Les heures s’écoulaient. Au loin, un grondement se faisait entendre, et je savais ce qu’il signifiait. Ni le vent ni l’orage, mais le tonner retentissant de 2000 chevaux approchant, et de leurs cavaliers armés, prêts à anéantir toute trace de résistance, et s’emparer de la richesse de ces lieux. Et devant moi, le combat était presque terminé.
Démacia avait perdu. Un seul uniforme bleu et doré, taché de sang, et celui que je suivais du regard depuis près de trois heures, était encore dressé au milieu de ce qu’il restait des combattants des montagnes. Eux aussi avaient subis de lourdes perte, et c’était tant mieux.
Il les affrontait, avec honneur. D’abord un à la fois. Puis deux. Puis trois. Il récoltait blessures et coups, mais triomphait de ses ennemis, et décimait leurs rangs. Et moi, sur ma branche, mon sang bouillonnait.

Il est à moi ! C’est à moi de le tuer !

Ma frustration de le voir blessé par ces hommes me crispait. Plusieurs fois, je dû me retenir à tour de bras de me jeter dans la mêlée, et de les affronter moi-même, pour le sauvegarder de cette mort évidente qui le guettait. Je ne voulais pas que sa vie s’achève de cette manière.
Il était MA proie.

Ne laisse pas ta passion empiéter sur ta mission. Mes doigts caressèrent un instant ce message, qui était inscrit sur mon œil gauche depuis des années. Je devais attendre, pour les affronter. Attendre encore un peu…
Il ne survivrait pas plus longtemps. Autour, le grondement commençait à inquiéter les combattants encore debout, qui l’avaient enfin remarqué. Ils étaient assez proches désormais, assez pour que je puisse tenir en les attendant !
Je me jetais dans la mêlée. Comme dans un rêve, je vis le reste du petit groupe de la Crimson Unite, qui était venu également observer, jaillir de leurs cachettes pour tenter de me retenir. Mais trop tard.

Il était au sol, baignant dans son sang. La rage, de ne pas avoir pu honorer cette promesse, de le tuer moi-même, me faisait monter le sang à la tête. Je ne me contrôlais plus. Ce n’était pas moi qui tuais les hommes qui m’entouraient, mais ma colère. J’agissais sans même m’en rendre compte, sans même réfléchir, tranchant les gorges et les tendons, perforant les cœurs et les poumons. Mon attaque les avait pris par surprise, mais aucun n’était assez rapide pour m’attraper. Ils se défendaient bien, pourtant, et se reprirent vite. Mais trop tard.
Déchainant des cris de guerre non retenus, l’armée de Noxus déferla comme un ouragan, balayant tout sur son passage, sur le petit groupe restant. Je n’eut même pas le temps d’apercevoir le combat, au milieu des chevaux piétinants et des armes tourbillonnant. Mon seul but était d’éviter de me faire écraser, ou empaler, et je guettais avec attention autour de moi. Heureusement, on écharpe rouge de la Crimson Elite était suffisamment voyante pour que mes alliés ne me piétinent par erreur.

Une victoire encore bien plus facile que prévu, puisqu’aucun Démacien n’avait survécu. Même s’ils étaient forts et vaillants, le petit groupe de Rakoriens restant fut décimé avant même que l’armée n’ait terminé son passage.
Les cadavres jonchaient le sol. Des Démaciens, des Rakoriens. Quelques Noxiens tout de même, et plus que je n’aurais pensé, mais nos pertes restaient très limitées.
Le maitre tacticien avait fait son œuvre, aussi efficace que d’habitude. Désormais, c’était aux assassins, ne craignant pas d’observer la mort dans les yeux, de remplir leur macabre rôle : chercher des survivants, parmi les cadavres.
L’odeur de la mort commençait à empuanter les lieux. A chaque pas, la terre rendue boueuse par le sang déversé, collant à mes bottes, produisait un écœurant bruit de succion. Certains bougeaient encore légèrement. Des réflexes post mortem pour la plupart. Pour les autres, qui étaient en train d’agoniser, la gorge transpercée, un fin poignard que je me plaisais à nommer « Délivrance » mettait fin à leur souffrance.
Une main m’attrapa la cheville, et je m’arrêtai. Un homme en uniforme Noxien, du moins, il me semblait, l’apercevoir sous le sang et les déchirures. Je me penchai à côté de lui pour examiner son état. Des côtes brisées, ainsi qu’une jambe, et il avait perdu beaucoup de sang, mais il pouvait peut-être être sauvé.

Je passais mon pouce sur le sang qui recouvrait la petite plaque gravée accrochée à son uniforme, afin de voir son identité. Un soldat lambda, sans grade.
« Mache ça », lui ordonnait-je en lui plaçant quelques graines, sorties de ma ceinture, entre les dents. Elles étaient efficaces pour apaiser la douleur. Je fis ensuite signe aux médecins qui circulaient, pour qu’ils viennent se charger de lui. Il s’était bien battu, et méritait qu’on prenne soin de lui.
Le soir commençait à tomber, avec la brume, sur le champ de bataille, la lueur du soleil couchant donnant un éclat sinistre à cette scène. Les troupes étaient parties s’emparer du Nexus, désormais libre d’accès, et je continuais à parcourir cette scène des yeux. Un léger mouvement attira mon attention.

Mon cœur manqua un battement. Crownguard ?
Sa régénération hors norme pouvait le sauver de situations critiques. Mais vu l’état dans lequel je l’avais laissé, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse avoir survécu. Mais deux doigts posés sur sa gorge me prouvèrent le contraire, en sentant, au creux de ses veines, niché comme un oisillon, un léger battement de cœur
Un autre Démacien, je l’aurais achevé sur place. Mais lui, ce ne pouvait être qu’un signe du destin, qui voulait que ce soit l’un de nos affrontements qui signe la fin. Tant pis pour ce qu’ils diraient, tant pis pour les commentaires. J’ordonnai qu’on le ramène au campement, et qu’on le fasse soigner. S’il avait une chance de survivre et de pouvoir de nouveau m’affronter un jour, alors je ne laisserai pas passer cette chance.
Personne ne protesta. La mission était une réussite totale, et malgré les pertes chez les Noxiens, le plus gros des troupes avaient pu être préservé. Pendant que j’explorais le champ de bataille, un autre campement avait été monté, près du Nexus, afin de le surveiller le temps de pouvoir l’exploiter, et la route était bien plus courte. Le Démacien fut ramené avec les autres blessés, sous mon regard inquisiteur.
Peu de temps après, j’étais assise dans l’obscurité d’une tente. A côté de moi, privé de ses armes, et des restes brisés de son armure, les lances de sa chair retirées, Crownguard avait été allongé sur une couche de fortune, ses blessures désinfectées à l’alcool, et bandées. S’il avait pu survivre à l’article de la mort sur le champ de bataille, je savais qu’il récupérerait.
Je l’entendis remuer, et rouvrit les yeux. Je distinguais bien dans le noir de la nuit, mais je savais que lui ne pouvait me voir. Il tenta de se redresser – idiot qu’il était – avant de retomber en criant de douleur.
Lentement, je me levai pour m’approcher, et m’assis à côté de lui. Dans la main, j’avais les mêmes graines, que j’avais donné au jeune soldat blessé, qui avait depuis, succombé à ses blessures. Mais ce ne devait pas être le cas de Crownguard. S’il mourrait, je viendrai le tuer pour ça.

« Ouvre la bouche », dis-je d’un ton froid.


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Garen Crownguard
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Ven 20 Fév - 22:59

J'ouvrais les yeux pour les refermer, la vue toujours autant troublée. Puis, je parvenais à distinguer, enfin, des formes et des couleurs. C'était ça, le purgatoire ? On dirait plus une tente. Il est plus probable que je sois en vie, avec cette douleur omniprésente. Je n'arrive pas à penser, à penser à autre chose que cette maudite douleur. Seulement les derniers instants, avant que je perde connaissance. Les Rakors.. Je les ai combattus.. Seul.. Pourquoi est ce que j'étais.. Ca me revient. J'étais seul à les combattre, simplement parce que je l'étais... J'étais le dernier. Mais alors pourquoi suis je ici en train de penser et de respirer ? Ils auraient eu pitié de moi ? Non. Pas eux. J'étais mort pour eux. Je devais mourir. Alors... Pourquoi, qui ?




Un son. Des mots. Je sais qu'il s'agit de mot, et je mets quelques secondes avant de les comprendre. Mes yeux se referment, ne parvenant même plus à coordonner les efforts demandés pour les maintenir ouvert, lever la tête et ouvrir la bouche. On me donne quelque chose. Je ne sais pas de quoi il s'agit. Ni qui m'aide. Si cette personne était en train de m'assister. Ça pourrait tout aussi bien être du poison, mais au point ou j'en suis... Plus rien n'a vraiment d'importance.




J'avale lentement, après avoir accompli l'espoir de croquer ce qui ressemblait à des graines. Je me tiens le flanc gauche de ma main droite, me redressant progressivement, pour m'asseoir, m'aidant de mon bras gauche pour me tenir dans le dos. Les yeux toujours fermés, le goût du sang inondant à chaque seconde ma bouche. J'ai soif. Froid. Chaud. J'ai envie de sortir et d'hurler ma rage, et de m'allonger pour ne jamais me relever.




J'entrouvre mes paupières, lentement, en tournant la tête. Une faible source de chaleur à mes cotés, m'indique sa présence. Une aura que je reconnais. Je souris faiblement, et au lieu de parler, tousse pour cracher du sang qui se bloque dans le creux de ma main, ayant quitté le bas de mes côtes. Je tournais la tête pour lui éviter toute projection, bien que le sang de la dérange pas plus que ça. La politesse avant tout, hein J'imagine que se faire vomir du sang dessus n'est pas le meilleur des remerciements à celle qui vous a sauvé la vie.




Enfin, sauvé. Sauvé pour mieux la prendre ? Mais le pire, c'est que cette idée me réjouit. Elle me plaît, je m'y accroche, comme à une corde de secours, alors que je tombe dans un abysse sans fond. J'aurais l'impression de mourir comme je le dois, si c'est par sa main. Je le sais. C'est ce que je veux. J'attends de rependre mon souffle, en regardant ma main ensanglantée, puis me rallonge avant qu'elle ne dise quoi que ce soit. Je reste silencieux. J'hésite. Tout se met en place dans ma tête. Ils devaient être ici en avance, avoir tout préparé.. Attendu qu'un de des deux camps prenant l'ascendant, ou plutôt soit assez affaibli.. Hmpf. Ils étaient alors condamné au moment d'accepter la mission.. Ou plutôt, de la subir..



« Merci. »


Les seuls mots que je puisse dire. Elle aurait pu me laisser pourrir au milieu des autres..


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Ven 20 Fév - 23:25

Je n'eut même pas le temps de le prévenir de se contenter de mâcher et de ne pas avaler, qu'il l'avait déjà fait. Parfait, espèce d'idiot, tu vas avoir mal à l'estomac. Mais j'imagine qu'avec ce qu'il doit subir de ses blessures, il ne le sentira même pas.

Me remercier. C'est tout ce qu'il trouve à me dire. J'ai participé à une opération visant à les piéger, et tous les massacrer, et il me remercie... Tss. Ca n'a rien à voir avec de la pitié, de l'avoir ramené. D'une, Noxus respecte la force, et la démonstration qu'il en a fait lui valait le respect même des Noxiens. De deux... Je n'allais pas le laisser mourir de la main d'un autre. D'un autre qui en plus, serait mort sous les coups d'un Noxien lambda. Crownguard vaincu par un homme, lui même vaincu par un anonyme ? Voilà qui allait mal avec l'idée de légende que je me faisais de lui.
L'odeur du sang m'agrandit légèrement les pupilles lorsqu'il toussa. Il était sévèrement atteint, et ne demandait qu'à être achevé. Le médecin qui l'avait vu ne donnait pas cher de sa peau, et j'aurais égorgé n'importe quel autre homme dans cette situation sans hésiter. Mais lui, avec ses stupides capacités de régénération dont il faisait preuve... Je savais qu'il survivrait. Il n'avait pas résisté à un incalculable nombre de lances dans le corps pour me claquer entre les doigts comme ça une fois à l'abri.

" Je t'interdis de crever, Crownguard ", crachai-je avec défiance, comme un avertissement.

Pourquoi avait-je l'impression que quelqu'un s'était amusé à nouer mes tripes ensemble comme des lacets ? Le voir ainsi... Ma main s'avança, lentement, et lui effleura la joue avec douceur, goutant à la texture rêche d'une barbe de trois jours, avant de se glisser dans son cou. Je me mordit la joue, et comme pour justifier mon geste, je l'aidai à soulever la tête, et de mon autre main, lui porta une gourde d'eau jusqu'aux lèvres.

" Rince toi la bouche. N'avale pas. "

Les lances lui avaient transpercé le ventre, et je n'avais pas envie que de la flotte sanglante s'écoule par un trou de son estomac et coule partout. Il devait surement avoir soif, mais en attendant que ses plaies se referment un peu, il devrait se contenter de rafraichir sa langue, et de se laver du gout du sang. Autour, j'entendais les bruits du campement se taire peu à peu. La nuit était avancée, et la plupart des soldats partaient dormir. Seules quelques sentinelles feraient leur ronde, surveillant les alentours contre une éventuelle nouvelle menace, mais d'après nos éclaireurs, aucun potentiel danger ne se trouvait à moins de trois jours de marche. Je n'aurais pas de raison de combattre tout de suite, aussi, je pouvais veiller à son chevet durant la nuit.

Je lui reposai la tête sur la couche avec précaution, et retirant ma main, sans parvenir à me retenir de lui effleurer la joue de nouveau dans mon geste. Bon sang, ce que je le haïssais...
Il s'était bien battu. Il fallait qu'il le sache. J'ouvrai la bouche pour lui dire, mais les mots qui sortirent ne furent pas ceux que j'avais prévu l'instant d'avant.

" Tu empestes la charogne, Crownguard. Les bains, ça existe, tu sais ? "

Le ton était moqueur, et les mots étaient sortis seuls. Parce que reconnaitre sa force sonnerait... comme un adieu ? Le genre de choses qu'on dit à quelqu'un à l'article de la mort, quand on a perdu espoir qu'il s'en sorte. Et c'était hors de question que je donne cette impression. Au contraire, ma moquerie serait le meilleur moyen de lui dire que je savais qu'il s'en sortirait, et lui donner une bonne raison de se relever. Pour qu'il reprenne sa fierté.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Sam 21 Fév - 21:42

« Hmpf. Si il restait un Rakor' ici, je lui demanderais de me planter le crâne, rien que pour te faire chier. »


Une bravade, accompagnée d'un sourire provocateur, lui aussi. Mais basé sur de fausses intentions. Évidemment. Après avoir vécu cela, on veut vivre. Plus que jamais. J'ai encore beaucoup trop de choses à faire avant de partir. T'affronter, et en finir avec toi. De n'importe quelle façon. Toi, ou moi. A la mort. C'est d'ailleurs probablement pour ça que tu m'as sauvé, ramené de ce charnier.




Je crevais de chaud. Je suais comme rarement j'ai sué. La douleur, l'adrénaline encore présente. C'est le total opposé du cliché du premier pécore à l'article de la mort, transi de froid, tremblant.. Mon corps est une vraie fournaise. Ma volonté de survivre ? Peut-être, allez savoir. Tout ça pour souligner la sensation, le passage de ce frisson, intense et fugace. Partant de ma joue pour se glisser dans mon cou, allant me paralyser brièvement la nuque et le dos, me faisant tressaillir de façon invisible.




Je me retiens de boire, crachant l'eau souillée par le sang dans ma bouche sur le coté, m'appuyant toujours sur mon bras. Bordel, que j'ai soif. Je finis par me rallonger, aidé par cette maudite Rousse, laissant un long soupir passer mes lèvres, presque d'aise. Il faut croire qu'il s'agissait de la position la plus confortable.. Si on pouvait parler de confort dans cette situation. Alors que tu retires ta main, elle frôle encore une fois ma joue. Je ne peux me retenir de faire un mouvement de tête, pour prolonger, ne serait-ce qu'une infime seconde le contact. Presque imperceptible, le mouvement s'arrête. Je me force. Ces mains ne sont destinés qu'à une chose, Katarina. Nous entretuer. Je le sais. Tu le sais. Sûrement mieux que moi.




Je ferme les yeux, me martelant l'esprit pour en faire sortir toutes ces idées fugaces et absurdes de mon esprit. Pourquoi est ce que j'ai été aussi heureux de la voir. Pourquoi était-ce elle, que je vois à mon réveil ? Le destin ? Je n'y ai jamais cru, et ce n'est pas prêt de commencer. Encore une bravade, mais cette fois venant de toi. Je pense qu'il faut confirmer le fait que j'aille bien. Garce.


« Je ne pue pas assez visiblement, puisqu'on m'accepte encore au milieu de ce camp. Le sang d'un Démacien et de Rakoriens te gênent peut-être ? Si tu y tiens tant que ça, à m'enlever l'odeur de ce charnier, il y a bien un moyen tu sais. Mais je pense que l'enfer et ses flammes te conviendraient mieux, dans ton idée, pour me purger. »


Confortable, d'être allongé, oui.. Depuis quand je cherchais le confort, avant la droiture et la fierté. Bordel. Je finis de m'autoriser ce moment de faiblesse, pour me rasseoir de nouveau, les yeux ouvert. Grand ouvert, comme si la fatigue n'avait plus d'emprise. Et c'était le cas. La douleur me lancinait toujours, bien sur, mais je me sentais.. bien. Aussi bien moralement que mentalement. Physiquement.. Disons que je ne vais pas encore me lever.


« Ce Nexus finit donc dans les mains Noxiennes. Tout ça pour rien.. »



Hausse les épaules, c'est le « jeu », si j'ose dire. Maintenant, une autre question me taraude et je la regarde dans les yeux, pour lui demander ça. Ses yeux de jade, envoûtant, mortelles..




« Tu as déjà été à l'article de la mort ? »


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Sam 21 Fév - 22:11

" Évidemment que Noxus l'a gagné. Vous vous imaginiez quoi, que Swain vous le laisserait ? Bande d'idiots... "

Ces Démaciens. Toujours à foncer d'abord, et réfléchir après. Et maintenant que l'Institut n'était plus là, une guerre ouverte était de nouveau entamée, comme au bon vieux temps. Mais avec le maître tacticien à la tête de Noxus, je ne doutais pas que l'efficacité de l'armée serait redoublée, par rapport au temps de Darkwill. Non pas que j'ai du respect pour ce vieux corbeau, mais je me devais de reconnaitre qu'il était doué... Bien que facilement prompt à sacrifier n'importe qui comme un pion sur un échiquier.

J'écoutai sa question, en silence, mes yeux dardés sur lui. Il n'y avait pas assez de lumière pour que je sache ou son regard se fixait, mais ça n'avait que peu d'importance. Lui était dans le noir, et devait surement regarder là ou il pensait que je me tenais. Si j'avais déjà été à l'article de la mort, hein ?
Il était bien curieux, et je n'aimais pas vraiment parler de moi. Je glissai ma main sur son épaule, le forçant à se rallonger. Je me fichais bien de sa maudite fierté, ses blessures étaient trop profonde.

" On a tous les deux vécu la mort suffisamment de fois sur les champs de Justice pour savoir de quoi il s'agit, Crownguard. "

Avant qu'il n'ait eu le temps de répondre, un léger claquement se fit entendre, accompagné d'un courant d'air froid, qui me fit frissonner au niveau de la nuque. A la lueur d'une bougie qu'il tenait dans la main, je vis l'un des médecins du service s'approcher. Il venait lui refaire ses bandages.

" Laisse toi faire et rale pas, ou je t'assome ", crachai-je en guise d'avertissement au Démacien, pendant que le médecin s'occupait de ses plaies. Il semblait étonné de les voir se refermer aussi vite, et me donna un bien meilleur pronostic que quelques heures plus tôt, tout en lui injonctant de rester allongé, et de bouger le moins possible. Si les choses continuaient à cette vitesse, il pourrait recommencer à s'alimenter dès le lendemain. Il me glissa ensuite quelques mots, qui me firent lever les yeux au ciel.

" J'ai l'air d'une infimière, peut-être ? "

Après une courte discussion à voix basse, durant laquelle je lançai une vingtaine d'injures remettant en cause les origines parentales, l'appartenance à la race humaine, et en maudissant sur une trentaine de génération le médecin, Crownguard, et de l'ensemble du service infirmier soit disant trop occupé avec les autres blessés, je fini par céder, et je le suivi en sortant de la tente, le temps d'aller chercher une bassine d'eau tiède ainsi qu'un gant. Je me réfugiai rapidement à l'intérieur de la tente chauffée par des pierres posées sur des braises, qui maintenaient l'atmosphère douce et tiède, et posai ce que j'avais ramené à côté du cadavre ambulant, auprès de qui je devais jouer les gardes malade.

" Visiblement, le doc est d'accord avec moi, tu pues la mort. C'est marrant, j'aurais toujours cru que le seul bain que je te donnerai un jour serait de sang... "

Sans même écouter ses protestations, je trempai le gant dans l'eau tiède, l'essorai légèrement, avant de le passer sur les épaules de l'homme, là ou la peau n'était pas bandée. J’espérai qu'il se sentirait aussi humilié que moi.
Je repensai à sa question, tout en passant mes mains sur sa peau éraflée. L'article de la mort... Il se rendait compte, tout de même, qu'il n'avait fait que repousser l'échéance de peu, et qu'il ne sortirai pas vivant de cette situation ? Oui, il le savait forcément. Même s'il venait à me vaincre, qu'est ce qu'était un homme, après avoir perdu tout ce qui comptait à ses yeux ? L'idée de notre affrontement était sans doute la seule chose qui le raccrochait encore à la vie. A moins qu'il ne s'accroche aussi à sa famille... Son autre famille. Celle de son sang, et pas celle qu'il avait vu mourir sous ses yeux quelques heures plus tôt.

" Je n'ai jamais été vraiment à l'article de la mort, dans le sens physique du terme. Mais j'ai vu la mort en face, et je me suis lancée dans un combat, d’où je n'imaginais pas une seule seconde sortir vivante, qui n'était voué qu'à me faire mourir, pour payer le prix de mon erreur. Il m'a laissé une adorable marque sur le visage. "


Finalement, les premiers instants de gêne passée, j'étais trop absorbée par mes pensées, et la situation, pour vraiment être dérangée par ce que je faisais. Je prenais soin d'un malade. Son corps frissonnant légèrement sous mes doigts me plaisait.

" Toi qui vient de le vivre. Est ce que c'est différent de ce qu'on a pu ressentir sur les champs de justice ? "


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Dernière édition par Katarina Du Couteau le Dim 22 Fév - 0:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Sam 21 Fév - 23:35

« Tu sais aussi bien que moi que l'époque des champs de justice était fade et sans réel intérêt pour ceux comme nous. »


Je résistais un instant à la pression qu'elle exerçait sur mon épaule, pour finalement me résigner et m'allonger. Je regardais une lueur approcher, pour finalement entrer. Un des Docs de l'armée noxienne. Il venait changer mes bandages. Protester ne servirait à rien. Je ne pouvais m’empêcher de sourire en le voyant étonné de la vitesse à laquelle je récupérais. La discussion suivante avait l'air très drôle de ce qu'en comprenais. La voir dans cet état, l'entendre pestiférer de cette manière m'arrachait un grand sourire et un petit rire discret.




Je riais beaucoup moins quand je la vois arriver avec cette bassine d'eau, et après ces mots. J'ai cru mal comprendre. La prochaine fois je me ferais attention à ce que je dis. Très, attention. C'est uniquement lorsqu'elle passa le gant humide sur mes épaules que je me rendais compte du nombre impressionnant de bandages. Pourquoi ELLE ?! Je ne me suis jamais autant sentit gêné, et en colère. Mais dans mon état.. Et puis elle devait sûrement maudire ce médecin autant que moi, de lui avoir demander de.. Bordel.




Au point ou tu en es, ça n'a plus vraiment d'importance. Et puis, elle rompt le silence. Elle répond, d'une façon plus appropriée. Dans un sens. Un combat impossible à gagner, mais que l'on est forcé d'engager.. Hmpf. Étrange, ça me rappelle quelque chose.. La guerre serait mon premier ennemi.. mais comment vaincre quelque chose qui hantera le monde jusqu'à la fin des temps ? Cette pensée absurde me fait rire. Et puis, il y a bien un deuxième combat.. C'est ce que je réalise en la regardant faire, sans un mot. Puis, je me décide à rompre le silence à mon tour.



« Ce n'était pas la mort. Ce n'était rien. On fermait les yeux pour les rouvrir quelques secondes après, Jusqu'à la prochaine fois. Mais la.. »


J'avalais ma salive douloureusement. Physiquement mais aussi mentalement. Je ne pourrais jamais oublié ces sentiments.


« Le pire.. C'est cette sensation d'inachevé. Ces remords. L'idée qu'on ne pourra rien y faire. L'idée que tout finit, au mauvais moment, et pas comme on le voulait. Je vais te dire une chose que je n'aurais jamais cru te dire. Mais je me suis rendu compte d'une chose. Je me suis vu au milieu de tous ces cadavres. Et je me suis demandé si l'honneur importait vraiment. Ce n'est qu'une affaire de vivant, l'honneur. »


Je clignais des yeux et secouait la tête en me la tenant, un léger regret d'avoir trop parlé me tiraillant. Mais au point ou il en était, plus rien n'avait vraiment d'importance.


«J'ai encore trop de choses à faire pour mourir. Allez frotte qu'on en finisse vite. JE pense qu'on en a tout les deux assez. »


Bizarrement, j'appréciais d'un coup l'obscurité, qui cachait mes joues rougit par la gêne. Pas de me faire laver par elle. Plus maintenant. Je m'y suis fait. De me montrer aussi faible, devant elle. De la colère contre moi même, et je ne sais quoi. Je me dis que mourir m'aurait évité ce moment, mais après tout, je ne le regrettais pas vraiment.


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Sam 21 Fév - 23:57

Son beau discours sur l'honneur me laissa songeuse, tandis que ma main courrait le long de son corps, l'effleurant à travers le gant mouillés et tiède, que je replongeai régulièrement dans la bassine d'eau. Avait-il enfin compris, que leur pensée Démacienne d'honneur avant tout, n'était qu'une illusion ?

" Il ne faut pas vivre pour l'honneur, Crownguard. Il faut vivre avec honneur. Ce n'est pas la même chose. "

Servir les causes qui nous sont chères. Vivre de façon à honorer les siens, mais pas en faire son seul but. Parce que l'honneur n'est que quelque chose qui se rapporte au passé, au final, et c'est vers le futur qu'il faut se fixer, sans oublier ce qui nous construit. Je ne m'étais jamais réellement posée la question, mais cette nuit, dans cette tente, avec cet homme, mon ennemi mortel, qui venait de froler la mort, je formulais pour la première fois dans mon esprit ce qui avait toujours été ma façon de vivre.

Le bruit de l'eau retombant dans la bassine. La tiédeur dégoulinant sur mon bras. Je m'interrogeai sur ma propre vie, en ramenant le tissu humide sur le haut du torse de Crownguard, et en le glissant sous son bras, remontant jusqu'au creu du coude. Sous mes doigts, je pouvais sentir ses muscles saillants, ceux qui avaient si souvent fait jaillir l'épée tentant de me tuer. Un simple coup que je n'aurais pas su esquiver, et j'aurais été tranchée en deux. Fin prématurée d'une vie, dans tout ce qui la caractérisait. Comme toutes celles que j'avais prise, sans jamais en éprouver le moindre remord, d'ailleurs. On vit, on meurt, pour défendre ce auquel on croit. Une comédie dramatique dont nous ne sommes pas les maîtres, mais simplement les acteurs... Non, les pantins, reliés par les fils du destin qui nous font agir, sans même qu'on puisse se poser la question : et pourquoi ?

Son injonction de me dépêcher me sortie de ces pensées, et je lui répondit en lui jetant le tissu trempé sur le visage.

" Tu m'as pris pour ta bonne ? "

Un sourire s'étira sur mes lèvres, néanmoins, tandis que je récupérai le gant. J'aimais m'opposer à lui, que ce soit en combat, ou verbalement. Et je savais que lui aussi. Étrangement, malgré que nous soyons des ennemis, et particulièrement de nouveau depuis la fin de l'Institut, Crownguard était probablement l'une des personnes avec qui je m'entendais le mieux, et avec qui je prenais le plus de plaisir à parler. Mais je sentais une sorte de gêne en lui, comme si sa fierté était atteinte plus profondément que par mes simples piques.

Éclaboussant légèrement autour, le gant atterrit dans la bassine, pour y rester cette fois. Je n'avais pas pris la peine de descendre en dessous de la ceinture, histoire de nous éviter de la gêne inutile à tous les deux. De toute façon, c'était le haut de son corps qui avait encaissé le plus. J'attrapai la serviette pliée en quatre que j'avais ramenée avec, et commençai à la passer, assez rudement, sur sa peau. Sûrement devait-il se demander comment je pouvais attraper aussi facilement les choses dans ce qui devait être quasiment un noir total pour lui. En tout cas, il ne serait pas le premier à s'étonner de mes yeux de chats.

Le sentant tressaillir, au moment ou je frottais trop rudement au dessus d'une éraflure, je me radoucis légèrement. J'avais envie de lui dire quelque chose, que je n'arrivais pas à exprimer. Finalement, après réflexion, je parvint à trouver une formulation.

" Tu t'es bien battu. Tu as gagné le droit de te reposer, pour ça. "

Je ne voulais pas qu'il pense que je ne remarquai que sa faiblesse actuelle. Je le respectai bien trop pour ça, et il le savait. Il m'avait impressionné, plus tôt, et méritait qu'on le soigne et s'occupe de lui. Restait à savoir s'il accepterait cette pensée lui-même.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 1:48

Ces chamailleries qui étaient au final bon enfant me faisaient sourire. C'est vraiment étrange. M'amuser avec ma pire ennemie, discuter sérieusement, me sentir aussi bien, après ce qui venait de se passer. Je ne suis pas un gosse qui pleure sur son sort ou le passé, mais je m'étonne moi même de la situation. Je me laissais faire, finissant par me détendre petit à petit, en fermant les yeux. A sa réponse, je ris, et rouvre les yeux à moitié.


« Je me demande pour quoi il faudrait mourir, alors. Des causes justes, ce n'est pas ce qui manque. Et pourtant, je m'accroche comme une sangsue à la vie, afin de mourir pour une raison bien plus égoïste. »




Lorsqu'elle me demande si elle est ma bonne, je ne peux m’empêcher de rire de plus belle, en me tenant les côtes. Elle me séchait maintenant. Le contact était agréable, et je me sentais un peu mieux, étrangement. Comme si le contact me rassurait. Pour être honnête.. J'avais peur d'être seul, en ayant ouvert les yeux. En un sens, je l'étais. Je suis au milieu de mes ennemis mortels, de ceux qui ne veulent que ma tête sur un pic. Et un sens, je ne suis pas aussi seul que ça.. Il n'y a qu'elle, qui peut être ici, qui peut être n'importe ou sur le champ de bataille. Cette pensée me réchauffe le cœur. Elle frottait sans ménagement. Elle me traitait comme je voulais qu'elle me traite. Pas un vulgaire blessé qui avait besoin d'attention et de douceur. Et pourtant, c'est ce que j'étais, non ?


Mais je ne voulais pas être faible. Je voulais pas qu'elle me ménage. Non. Je voulais qu'elle soit comme elle l'a toujours été avec moi. Je ne voulais montrer aucun moment de faiblesse. Je ne pouvais que me maudire en réagissant à un de ses mouvements, frôlant une de mes blessures, juste en dessous des côtes. L'impact d'une des lances. Elle se radoucit l'instant d'après.. Je ne veux pas de ta pitié !


" Tu t'es bien battu. Tu as gagné le droit de te reposer, pour ça. "


Je me figeais, les yeux un peu plus ouverts, comme étonné. En fait, je l'étais. Hors des conventions, des usages habituelles... C'est la première fois qu'on me le disait. C'est la première fois qu'elle me le disait. Comme un poids enlevé, comme une sentence retirée, je m'affaisse lentement, mes épaules tombant, un sourire se dessinant une fois de plus sur mon visage. Mais me reposer.. C'est la première fois que cette éventualité se présentait. Que j'y pensais.. Que j'en avais envie. Je ne savais pas quoi dire, quoi répondre. Quoi vouloir. Je me contentais de poser ma main sur mon visage, m'appuyant son ma main, en riant.


« Va en enfer, La Rousse. Tu penses que j'ai besoin de toi pour me dire quoi faire ? Tu penses que j'ai besoin de savoir ce que tu penses de moi ? Tu pourrais aussi bien emporter ça dans la tombe que je te creuserais tu sais. »


Tss.. je n'ai jamais été doué pour mentir. Mais il faut savoir sauver les apparences.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 2:02

" Tu en aurais besoin pourtant, qu'on te dise quoi faire. Ça t'éviterait d'aller te faire empaler sur des lances et de manquer de crever, pauvre tâche "

Ma voix était rude, et mon attitude s'était durcie, soudainement. Ce n'était plus de la provocation, mais de la violence, qui ressortait de mes mots. La violence et la colère. J'avais cru, un instant, qu'une légère retombée des tensions était au gout du jour, et qu'on pouvait être, pour une fois, honnête l'un envers l'autre. Mais visiblement, il ne l'entendait pas de cette oreille. Parfait. Va donc crever la bouche ouverte.

J'avais vu juste a ma première réflexion, cela dit. Reconnaitre sa force sonnait presque comme une insulte pour lui, sûrement parce que c'était des mots pouvant être dits à la légère à Démacia. Mais je n'étais pas Démacienne. J'étais Noxienne, et c'était là toute la différence. Il fallait le mériter, pour qu'on reconnaisse sa force. Ca n'avait rien à voir avec de la pitié... Un mot inconnu de mon vocabulaire. Tss.

Sans prévenir, je lui attrapai le poignet, et le menottai sans ménagement au poteau tenant la tente, avant de me redresser. Il récupérait vite, assez pour pouvoir tenter de fuir pendant la nuit. J'avais prévu de rester plus longtemps à son chevet, mais je me sentais blessée dans ma fierté, comme si j'avais été la première à faiblir dans un duel et qu'il ne manquait pas de me narguer pour ça. Très bien, si tu veux que ça soit un duel, ça le sera, connard., pensais-je en écartant d'un geste le pan de la tente, et en sortant d'un pas rapide dans la nuit froide. Qu'il pourrisse seul dans l'obscurité de la nuit. Il verrait si les souvenirs des morts venant le hanter serait une meilleure compagnie. Il me souhaitait l'enfer ? Je venais de lui offrir le sien sur un plateau d'argent en le laissant seul, et je le savais parfaitement. Mais au moins, il se rendrait peut-être compte que ce n'était pas de la pitié, que je lui offrais.

Après tout je me moquai bien de ses états d'âme. Je ne l'avais pas tué simplement pour pour avoir le plaisir de l'égorger une fois qu'il aurait récupéré toute sa conscience, et qu'il puisse s'en apercevoir. Je ne voulais pas que lui prendre la vie soit un cadeau que je lui offrirai. Je n'avais aucune raison d'être en colère, je n'avais fait que suivre les recommandations du médecin, et lui n'avait fait que se comporter comme l'imbécile qu'il était, comme d'habitude. Aucune raison d'être énervée ou tourmentée.

Alors pourquoi est ce que je n'arrive pas a dormir ?!


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 11:07

« Tu crois pas que t'aurais pu lui dire, pour une fois ?



-Lui dire quoi ?


-J'sais pas. Que t'aimais bien quand elle était la, que t'as le béguin pour cette Noxienne.



-Va crever Théo. En plus, tu l'es déjà. C'est un rêve, hein ?



-Un cauchemar serait plus juste. »


Et voilà sur quoi on enchaînait. Une discussion avec un mort. Mais bon. Pas n'importe lequel. Son meilleur ami, que l'on a vu clouer sur un arbre avec quelques trois lances. Je ne sais pas si je dormais ou si j'avais une hallucination. Je n'ai jamais jamais cru aux esprits, aux fantômes. Mais ditons que maintenant, j'ai des doutes.



« Quarante-Cinq. Beau combat.


-Tss. Si il était beau, vous seriez encore la avec moi pour fêter la victoire.


-Tu sais, j'ai compris que la beauté d'un combat ne réside pas dans sa finalité et sa victoire. Quelqu'un me l'a dit un jour.


-J'ai changé Théo. J'aurais du mourir. Et je suis encore la. Tu vas me dire que quelqu'un à des projets pour moi ?


-La seule personne qui ai le droit d'avoir des plans pour ton futur, c'est toi même. »


Un long silence. Ce fantôme d'un bleu transparent, clair comme le ciel en plein jour, était assis sur un coffre de l'autre coté de la tente, regardant de la vague, appuyer sur ses genoux.


« Qu'est ce que tu veux, Garen ?


-Ce que je veux ? Il y a tellement de choses que je veux, Théo. Me venger. Vous, venger. Mener à bien la mission. Retourner à Demacia. Serrer Luxanna dans mes bras. Retourner en arrière, empêcher ce carnage..


-Je t'ai toujours dis que tu pouvais te mentir, mais jamais me mentir. Je crois que tu as oublié une chose.



-J'ai oublié quelque chose ? Que tu étais le fruit de mon esprit délirant parce que je suis seul, abandonné ?


-Exactement. Tu es seul. Abandonné. Et ce que tu as oublié, c'est qui tu étais vraiment. Ce que tu voulais. Ce que tu veux depuis des lustres.



-Je suis le chef du détachement hardi, qui repose maintenant six pieds sous terres. Ça te va comme réponse ?


-Personne n'est rien sans quelque chose. Et depuis un moment maintenant, ce n'est plus nous qui te définissions. Ce n'est plus Demacia, ce n'est plus ton Roi, ton nom qui te définissent. Tu ne me suis toujours pas hein ?


-Ça va être dur de te suivre, je suis menotté.



-Très drôle. Tu ne cours plus qu'après une chose. Tu ne sens pas ce mal aise, ce cœur qui implose, ces tripes qui se retournent ? Je le vois et je le sens, puisque je ne suis que le produit d'un esprit dépendant, et déjà en manque de la seule chose qui le fait avancer. Ta main tremble, tu sues, tu as froid. Et tu délires. Maintenant dit moi.


-Qu'est ce que je vais.


-Dit le moi. »


Je m'éveille en sursaut, violemment, ma main restant en arrière, usant violemment les mailles des menottes me retenant. Je crie un mot, un nom dans la nuit. Je regarde autour de moi, la malle. Rien, personne. Puis un bruit rapide et aigu me fait me retourner. Ma main tremblante faisant claquer la boucle des menottes contre le poteau. Je suis humide, trempé, et transit par le froid. Je respire rapidement, avec force, et je retombe sur ma couche, ne ressentant même plus la douleur. Physique. Je prends un moment pour comprendre que c'était bien un cauchemar. Mais qu'il avait raison. Et je comprends enfin ce que j'ai crié, par réflexe, comme un cri, un appel à l'aide à moi même. Je me morde la lèvre à sang, je refuse, je ne veux pas, je ne peux pas. Et pourtant.



« Katarina.. »


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 11:11

Son cri m’arracha au sommeil que je tentais de trouver, et me fit me redresser en sursaut. Mon cœur tambourinait, sans que je comprenne pourquoi.
Cette voix… Ce n’était pas de la colère. Ce n’était pas de la défiance. Ce n’était en rien quoi que ce soit que j’ai déjà pu entendre venant de lui. C’était… Qu’est-ce que c’était ?

Je fermai les yeux, cherchant à comprendre, en me redressant lentement. Il avait sûrement réveillé d’autres personnes, mais j’avais prévenu que je m’occuperai de son cas, ils n’avaient pas besoin de s’en soucier.
J’aurais voulu l’ignorer. Le laisser moisir dans le noir comme je me l’étais promis, comme il le méritait. Mais sa détresse… je la ressentais, bien trop fort. Ca n’avait rien à voir avec des suppliques, de personnes m’implorant, ou me demandant ma pitié. Même pas un appel à l’aide. Non, il ne s’adressait pas à moi, en criant ainsi mon nom. Il s’adressait à lui-même, et s’avouait à lui-même que… J’inspirai longuement en le réalisant. Que j’étais la seule chose à laquelle il pouvait encore se raccrocher.
Mes jambes se mirent en marche, seules, sans que je leur aie ordonné. Je n’avais aucune pitié ni compassion lorsqu’il s’agissait de tuer. Mais je respectais la dignité humaine, et particulièrement la sienne.

Je pouvais le laisser mourir, ou le tuer moi-même. Mais pas le laisser disparaitre, être étouffé, perdu dans un abysse, coquille renfermant un esprit éclaté, fou, qui se perdrait dans le noir. Perdre une vie n’est rien. Perdre une identité, c’est bien pire.
L’air était froid. Humide. La nuit était très avancée, et mes yeux contemplèrent un instant les étoiles, pendant que je marchais. En les regardant, je n’avais que l’impression de confirmer mes pensées. Qu’est-ce que c’était qu’une vie, après tout, dans l’immensité de l’univers ? Il y en avait des milliers, des millions d’autres, de vie. Mais une existence… Est toujours unique. Aucune ne doit être détruite, même si son porteur n’est plus debout pour continuer de la construire.
J’entrai silencieusement dans la tente. L’air s’était beaucoup refroidi, les braises mourantes ne chauffant plus suffisamment les pierres. Sans un mot, je jetais une poignée de charbon dans le grand réceptacle, et soufflait sur les braises pour les faire repartir. Je lui épargnai le « Je suis là », dont le niveau de compassion à vomir n’atteignait que celui de l’évidence inutile à préciser. Il avait remarqué ma présence, et n’avait pas besoin d’être humilié d’avantage.

C’est donc sans un mot que je m’assis sur le coffre au fond de la tente, après avoir écarté d’une main ce qui le recouvrait, et que je posais mes coudes sur mes genoux. Je n’avais rien d’autre que ma présence à lui offrir, si ce n'était la mort. Mais à moins qu'il ne me la réclame, il n'était pas encore l'heure.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 11:33

Elle me hantait. Je ne pouvais plus le nier. Elle était la seule chose qui me permettait encore d'exister comme celui que je veux être. Toute ma vie, depuis toutes ces années, ne ne me bats que pour elle. Mais je réalisais maintenant, qu'au fil des combats, des jours, des années, je ne me battais pas que pour en finir. Je ne voulais pas, en finir. J'aimerais que cela dur pour toujours. Des combats ou l'on se cherche, se chasse, sans jamais parvenir à attraper l'autre. Car maintenant, si elle venait à ne pas survivre, qu'est ce qu'il me resterait ? Hmpf. Je suis bien prétentieux de m'imaginer gagner. Après tout, si c'est elle qui en finit avec moi, mes problèmes seraient régler.. Mais après tout.. Elle, qu'est ce qu'elle en pense ? Et si c'est elle qui..




Ferme la idiot. Tu te crois assez important pour qu'elle pense la même chose que toi ? Il n'y a que toi pour vivre à travers celle qui te tueras. Elle te tueras, que tu gagnes ou perde. Elle causera la mort de ton être. Elle te prendra ce qui te fais avancer, ou ta vie. Dans tout les cas, il ne te restera plus rien, car tu n'arriveras jamais à en finir. Et pourtant.. Je me plais à imaginer des combats sans fins..




Pour me tirer hors de mes pensées et du froid abyssal, je sens une vague de chaleur venir d'un coin de la tente, puis je rouvre les yeux, toujours haletant. Je ne vois rien. Il fait nuit noir, plus aucune source de lumière à coté de moi, ou même proche de ma tente. Je ne vois que quelques ombres et le ciel étoilé, à travers les pans de la tente, qui sont malgré tout presque fermé. Un maigre regard sur l’extérieur. Je sais qu'elle est la. Et je me calme. Je me calme pour.. si peu. Sa seule présence me va. Savoir qu'elle est la, encore, qu'elle existe.




Je me rends malade. D'un coté je me maudis, j'ai envie d'arracher ces menottes et de lui sauter au cou pour en finir avec mes mains, et de l'autre, je sais que si ce fantasme sans espoir de réalisation se goupille, je finirais par tomber à genoux devant elle, et l'attraper pour que je puisse blottir ma tête dans ses vêtements jusqu'à m'en étouffer. Bordel.. Le pire. La pire des choses. C'est que je n'arrive pas à te détester. Je n'y arrive pas. Et je ne veux plus essayer. Je suis fatigué. Le silence est agréable, il n'y pas besoin de parler, et pourtant..




Je me redresse, pour m'asseoir, la tête en arrière, ayant retrouvé une température à peu près normal, ces tremblements ayant cessés. Pitié, qu'elle ne les ai pas remarqué. Je suis déjà assez mort à l'intérieur. Cette tempête dans ma tête à l'effet d'une supernova jusque dans mes entrailles, en passant par la poitrine. Je réalise que je ne veux plus qu'une chose Je veux juste être à ses cotés. Elle me hante.


« Ta tombe, j'ai arrêté de la creuser depuis bien longtemps. La stèle ne porte même pas encore ton nom après tout ce temps. »


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 12:07

Il finit par briser le silence le premier. Pourquoi est ce qu'il s'y sent obligé ? Une façon de s'excuser d'avoir rejeté mon moment d'honnêteté, et de le retrouver ? En tout cas, il tends le bâton pour se faire battre. Le choix m'appartient, visiblement, et orientera la suite de notre discussion. S'il doit y en avoir une.

" Tu n'as pas cessé de creuser ma tombe. Tu as juste cessé d'espérer m'y voir simplement tomber. Mais depuis toutes ces années, tu as creusé tellement profond que tu ne peux même plus en ressortir toi-même... Alors tu continue à creuser, pas vrai ? En espérant me trouver sous la terre. "


On se croirait au club des philosophes, ce soir. Parfait. La dernière fois que j'ai eu ce genre de discussion métaphysique avec lui, c'était à Kalamanda, et on avait tous les deux trop bu. Avant d'être interrompus par les crétins dégénérés ayant lancé une bagarre, parce qu'un idiot avait insulté la mère d'un abruti. Mais cette fois, nous n'étions pas là parce qu'une paix était forcée par des invocateurs. Nous n'étions pas d'égal à égal. Il était prisonnier ici, et j'étais libre. Il était blessé, et moi en pleine forme. Il venait de perdre une bataille que nous venions de gagner. Et malgré ça, il trouvait le courage de formuler ce que je savais déjà très bien. Imbécile. Tu te fatigues pour rien.

J'hésitai un instant à allumer une bougie, mais l'obscurité me plaisait. Elle nous unit. Tout est plus simple, dans le noir. A la lumière, je n'aurais pas osé me relever, et venir m'asseoir derrière lui. Je n'aurais pas osé glisser ma main sur sa peau, et la déposer dans son cou, tiède sur sa peau froide. Qu'est ce que je suis en train de faire ?

Sans importance. Il ne parvient pas à être réellement honnête avec lui même. Peut-être qu'il faut lui expliquer.
Je ferme les yeux, mes doigts effleurant, caressant de façon presque imperceptible sa nuque, juste en dessous de son oreille. L'atmosphère se réchauffe rapidement. Les pierres commencent à rougeoyer de nouveau, émettant une très légère lueur, masquée par la brume d'air chaud qu'elles dégagent.

" Ne rejette pas ce qui te construit. Si nous n'étions pas ennemis mortels, tu n'aurais même jamais posé les yeux sur moi. C'est notre danse de funambule sur le fil, d’où on peut basculer à tout instant, qui donne le frisson. "


J'aime ces affrontements, et je ne les perdrai pour rien au monde. Même si j'en sors à chaque fois épuisée, le corps douloureux. Même si je frôle la mort, souvent. Plus souvent qu'il ne le pense. Parfois, c'est vrai, je fais exprès d'esquiver au dernier moment ses coups, pour le braver. Mais parfois, malgré mes airs de me la jouer, certains me manquent réellement de peu. Une seule erreur, et c'en est fini. Un seul instant d'inattention, et je lui tranche la gorge. Mais le prochain qu'on livrera... J'ai peur qu'il ne soit le dernier. Je sais qu'il voudra en finir. Tout ce que j'espère, c'est qu'il ne me laissera pas gagner, juste pour faciliter les choses. Au contraire, je veux qu'il se batte comme si tout en dépendait. Comme si, d'une victoire, il pouvait faire revenir tout ce qu'il avait perdu. Qu'il soit prêt à tout donner, et à ce que le bouquet final soit la digne concrétisation de toutes ces années d'affrontements incessants, sur le fil de nos lames. Mais je lui fais confiance, je sais qu'il ne me décevra pas.

Ma main remonte, effleurant sa gorge, puis son menton, et vient se poser sur sa joue. Je caresse un instant ses lèvres de l'index, tandis que mon pouce vient se nicher au dans le coin de son oeil. Je sais ce que tu retiens.

" Ne cherche pas à te battre tant que tu n'es pas en état de le faire. Récupère, et repose toi. Pas seulement physiquement. "

Je ferme les yeux un instant, mes doigts se refermant, lui griffant légèrement l'os de la mâchoire.

" Quand l'heure viendra, je serai prête, et je veux que tu le sois aussi. "


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 12:50

« Ce qui me construit finit par me détruire tu sais. »


Je souris. Elle avait raison, et je le savais. Les frissons redoublent, me parcourent, alors qu'elle passe sa main dans mon cou. Et pourtant je me réchauffe, malgré ces pics parcourant mon échine. Je me demande comment des armes faites pour tuer, entraînées depuis autant d'années peuvent être aussi douce.. Elle n'en semblait que plus irréelle. Après tout, et si la vie n'était qu'un rêve ? Ça pourrait expliquer pas mal de choses. Mais ce serait aussi trop simple. Et la simplicité, je l'ai abandonné il y a longtemps, à partir du moment ou je t'ai rencontré. Encore moins maintenant que j'arrête de me mentir.




Ta main me nargue. M'attire. Je ne sais pas si tu en as conscience, si tu joues avec moi, mais on est proche de la torture et du plaisir masochiste à ce niveau la. Je n'arrive pas à me focaliser sur autre chose. Je te laisse faire sans réagir. Pas que je sois trop faible. Je me sens mieux, bien mieux. Mais je ne veux pas que tu arrêtes. Tu es la. Si je bouge, j'ai peur que tu t'enfuis, comme si en effet, tu n'étais qu'un rêve. Ces mains, j'aimerais qu'elles en finissent..




« Me battre ? Je ne fais que ça.. Même maintenant encore.. J'en suis fatigué.. Ce soir.. rien que ce soir, je vais arrêter de me battre. »




Je levais ma main droite pour attraper la sienne, pour la garder collée contre ma joue. Je fermais les yeux, laissant ma tête bouger pour se nicher un peu plus au creux de sa main, comme elle le pouvait en tout cas. Je la serrais, plus fort que je ne l'aurais pensé, trahissant à peu près tout sur le coup. Je ne dis plus rien, je pense à peine. J'en oublis le carnage, ou je suis. Elle est la, je suis la. Voila ce qui importe. Et pourtant, une idée impossible à retirer, une voix dans ma tête qui refuse de partir me dit que tout cela est éphémère. Ce n'est même plus un rêve, c'est une utopie, une chimère. Ce que je vis est un fantasme irrationnel. Et je sais que c'est le cas.


« L'heure tourne, et j'ai l'impression que le temps accélère. »


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 13:16

Il s'abandonnait. Il s'abandonnait, et je me sentais puissante. Toute puissante. J'avais le pouvoir, entre mes doigts, de le réduire en miette avec mes actes et mes paroles, il acceptait de se livrer au sort que je déciderai pour lui. Parce que j'étais aussi la seule à pouvoir le préserver, en cet instant.

Ma main était prisonnière de son étreinte, et il s'y accrochait comme une bouée de sauvetage, au milieu d'une mer déchainée. Comme si cette simple bouée pouvait le préserver de la tempête. Et finalement, je compris que ce que je pensais être ma puissance n'était rien. Je n'avais aucun pouvoir pour le détruire, je ne contrôlais pas les eaux en furie qui l'engloutissait. Le seul pouvoir que j'avais, était de l'aider à rester en surface, ou il sombrerait, sans que je n'y sois pour rien au final. Et si lui sombrait...

L'heure tournait, oui. Etait-ce vraiment la peine de le préciser ? Ma deuxième main se glissa à son tour au niveau de son visage, et se posa sur ses lèvres, le bâillonnant sans rudesse, mais suffisamment fermement pour qu'il comprenne qu'il devait se taire. Le silence était d'or, parfois. Et je voulais profiter de ces instants, moi aussi. Bientôt, il mourrait. Moi aussi peut-être... L'étau se resserrait, et je savais que si je ne profitais pas de ces moments, je le regretterai lorsque je l'aurais tué. Je n'en venait même pas à maudire le destin d'avoir fait de nous des ennemis, car c'était parce que nous nous faisions la guerre, que nous pouvions apprécier des rares moments de paix. Lamentable histoire de deux êtres ne pouvant s'aimer qu'à travers la haine, et dont l'issue était écrite depuis le début. Au plus, nous avions pu repousser l'échéance durant ces années... Mais cette fois, je savais que les choses ne pourraient plus être remises à plus tard.

L'aube pointerait bientôt. Bientôt, je devrai ressortir, vaquer, et le laisser dans sa solitude, seul et entouré de gardes. Mais pour le moment, tout le monde dormait.
Je me glissai un peu plus proche, et lâchai finalement ses lèvres pour lui soulever la nuque, et lui faire poser la tête sur mes genoux. Je voulais qu'il meure, et en même temps, je ne voulais pas le perdre. Je voulais souvent le piquer au vif, et en même temps, l'apaiser. Égoïste pensée. Je voulais être celle dont il dépendrait, ce Démacien impétueux. Que nos petites querelles soient le centre de son univers. En fait, je l'avais toujours voulu... Et je l'avais obtenu. Mais ça ne me faisait pas plaisir pour autant.
Qu'est ce qu'une vie, quand on a perdu tout ce qui compte...

Peut-être était-ce trop de proximité, d'un coup. Peut-être était-il en train de rougir dans l'obscurité, d'être ainsi allongé sur mes genoux. Mais ça m'était bien égal, tant qu'il ne repousserait pas le contact, je le chercherai.

Je ne voulais pas avoir de regrets.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 17:53

Cette main sur mes lèvres voulait tout dire. Il n'y avait pas besoin de parler. On se comprenait sans communiquer de façon explicite. Le silence était reposant, c'est vrai. Le temps passait, bien trop vite. Je ne sais pas quelle heure il est, mais je sais qu'il est déjà bien tard.. Ou tôt. Tout dépend du point de vue. Me battre contre toi me manquera, Katarina. Je ne suis pas stupide. Du moins, pas au moins de me voiler la face. Je ne ressortirais pas vivant de cette épisode de ma vie. Il s'agit même plutôt de mon épilogue. Et ça me fait sourire.. Je me sens bien malgré tout.. Sa main quitte mes lèvres pour soulever ma tête. Elle se pose ensuite sur ses genoux. Je suis d'abord surpris, mais je me laisse faire sans broncher. J'essaie de relever un peu la tête, mais je ne vois que quelques morceaux de silhouettes, et ses yeux luisants faiblement dans le noir de la nuit. Mais ça me suffit.




La gêne m'avait quitté depuis un bon moment maintenant. Je fermais les yeux de nouveau, attendant patiemment en sa compagnie le moment ou tout prendra fin. Nos combats, notre relation. Mon existence. Ce que j'étais, ce que je suis, ce que je serais. Tout prendra fin bientôt. Mais maintenant, au crépuscule de ma vie, je me sens plus vivant que jamais.. Je n'ai pas envie de quitter ce monde. Mais... A cette simple idée, les remords et les doutes s'évaporent cette fois. Alors voilà tout ce que je voulais, au final ? Il ne manquerait plus qu'une dernière danse. Que tu me fasses l'honneur d'en finir toi même au terme de notre plus grand duel.. Oui, ce serait l'idéal.




J'hésitais un bon moment, et finalement, je me montais un peu, ma tête ne se posant plus sur ses simple genoux, mais remontant pour se caler contre son ventre. Je garde toujours sa main dans la mienne, comme la dernière chose à laq... Non. Il s'agit de la dernière personne à qui je peux me raccrocher, maintenant. Et je ne veux pas la perdre. Même mort, je veux qu'elle se souvienne de moi. Je veux la hanter comme elle m'a toujours hanté. J'ai l'espoir idiot qu'elle m'aime autant que je l'aime. De cette façon malsaine qui nous caractérise. Je rouvre les yeux, brisant le silence, alors que le soleil commence à se lever.


« Promets moi que tu ne mourras pas, et que tu sois qui tu as toujours voulu être. »


Ça sonnait comme un adieu.. Après tout.. S'en était un. On le savait tout les deux.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Dim 22 Fév - 22:42

Tant de temps passé, en guerre, en opposition. En moment de complicité parfois. En moqueries, en piques, mais aussi en sérieux lorsqu’il le fallait. Et surtout, en combats. Les danses mortelles, rythmées par l’envoutante symphonie de lames s’entrechoquant à rythme rapide, inlassable, au fil des saisons. Dans les jours heureux, dans les jours tristes. Dans les jours ensoleillés et pluvieux. Dans le vent ou dans la neige, sous le soleil de plomb ou dans le froid mordant, nous avions partagé tant de moments, à nous chercher, à nous attendre, à nous espérer. Pour qu’au final, je ne réalise qu’aujourd’hui, cette nuit, que ce la route parcourue à deux, sur ce chemin chaotique, dont on n’aurait jamais pensé voir le bout, était bien plus important que le but final, qui signerait la fin de ce parcours. Maintenant, la lumière arrivait, au bout du tunnel noir, de l’obscurité dans laquelle nous étions plongés. Et j’avais envie de faire demi-tour. Je voulais que la nuit dure plus longtemps, et que cette lumière n’arrive jamais.

Mais le soleil se levait. Se moquant bien que je le veuille ou non, il n’attendait pas.
Il remua légèrement, et je pensai qu’il commençait à se détacher de moi, ayant lui aussi aperçu cette lumière, qui signerait la fin de notre route ensemble. Mais non. Il ne fit que sa caler mieux, comme pour profiter au maximum.

« Promets moi que tu ne mourras pas, et que tu sois qui tu as toujours voulu être. »

Je restai silencieuse un instant à ces mots, qui me frappaient comme un adieu. Mais pas de la façon dont j’espérais. On aurait dit qu’il se considérait comme perdant d’avance… Et en un sens il n’avait pas tort. S’il me tuait au combat, j’imaginais mal le reste des Noxiens le laisser partir vivant, même si je l’exigeai avant notre affrontement. Seuls les forts survivent, et on ne reçoit pas d’ordre des faibles. On ne reçoit pas d’ordres des morts.
Et pourtant… Cette lumière au bout du tunnel, me paraissait prendre un tout autre sens à l’idée qu’il puisse me vaincre. Si nous mourrions tous les deux à l’issue de notre dernier combat… Qu’il aurait été doux, de franchir ensemble la barrière vers l’autre monde. En mourant comme nous avions toujours vécu. L’un contre l’autre… Et dans tous les sens du terme.
Je caressai ses cheveux de la main, profitant de ces quelques instants, ou nous avions le droit de ne pas nous haïr. Il fallait peut-être que je lui donne une réponse, un jour.

« Te promettre de vivre ? Tout le monde meurt un jour ou l’autre, Crownguard. C’est une promesse que personne ne peut tenir éternellement. Et si je l’emporte sur toi, si tu te montres faible… Alors ça n’aura plus d’intérêt. »

J’avais bien conscience de contourner la discussion. La réponse. Le problème. Parce que je réalisais une chose une chose très importante.

«  Toi et moi, ça fait des années qu’on tente de se tuer. Mais au final, tous les deux… On veut vivre, pas vrai ? S’accrocher à la vie comme des sangsues, qu’elle continue à nous en faire voir de toutes les couleurs. Et qu’on lui rende bien. »

J’avais volontairement ignoré la deuxième partie de sa phrase. Je ne voulais pas y penser. Être celle que je voulais ?
Être celle que je voulais…
Ces mots résonnaient comme un écho dans mes pensées. Est-ce que j’étais qui je voulais ?
Non.
Je m’imaginai, un instant, à l’âge de 15 ans, lors de ma première rencontre avec l’homme allongé contre moi. Qu’aurait pensé l’adolescente que j’étais de ce que j’étais devenue ? Une chienne aux ordres de son maitre, un maitre ayant détruit sa vie, et ne lui ayant laissé que quelques miettes éparses auxquelles se raccrocher, pour lui donner l’illusion d’être encore quelque chose, et la pousser à obéir. Si ma moi adolescente déboulais dans cette tente à cet instant, son premier réflexe serait sans doute de me gifler. Voir de me tuer. Avant même de s’en prendre à Crownguard.

« Et en plus, après toutes ces années, tu n’as TOUJOURS PAS réussi à le vaincre ?! »

Mes lèvres s’étirèrent en un sourire. Petite sotte. Tu ne te rends pas compte qu’avec ce qu’il se passera dans ta vie, tes combats avec Crownguard seront la seule chose qui restera stable au fil du temps, et ne te trahira pas ? Que les fils conducteurs de ton existence se rompront un à un, jusqu’à ce qu’il ne reste que celui-là ?
Et voilà que j’arrivais au bout de ce fil. Pourquoi ne l’avais-je pas réalisé plus tôt, avant qu’il ne soit trop tard ?
Et lui, il était là. Dans mes bras. Ne se doutant pas du bouillonnement intérieur que ces simples mots avaient créé en moi. Je ne voulais pas qu’il meure, même si je voulais le tuer. Ou du moins, pas sans moi, mais je ne voulais pas mourir non plus, je ne voulais pas perdre. Que l’un de nous perde, ce serait effacer toutes ces années d’affrontement, à égalité. Ce serait déterminer, une fois pour toute, qui est le meilleur entre nous deux, et en oublier tout ce qui nous a construit. Mettre une conclusion finale à un problème qui ne devrait pas en avoir, et devrait rester insolvable, jusqu’au bout.

Autour de la tente, le campement s’éveillait, et se mettait en mouvement. Beaucoup rentraient à Noxus, maintenant la mission accomplie. Le Nexus était en notre possession, et la troupe rentrerait petit à petit. Je resterai encore un peu… Jusqu’à ce combat. J’avais encore un peu de temps, et l’obscurité de la nuit nous appartenait. Le jour, lui, était dédié à mon devoir.
Les lueurs du jour passant entre les pans de la tente, je me relevai sans prévenir, le dégageant d’un coup sec, avant de lui lancer ma gourde d’eau.

« Tu peux boire », je lâchai simplement.

Je me dirigeai vers la sortie, sans un regard en arrière. Le tissu de la tente écartée, à moitié sortie, je m’arrêtai un instant.
« Ce ne sera pas aujourd’hui, ni demain. Je ne veux pas que tes blessures te gênent. Dans trois jours, Crownguard, les choses se termineront. »

Je savais que sa fierté le pousserait à réclamer un combat plus tôt. Qu'il penserait être largement assez en forme pour combattre avant ça. Mais je m'en fichais. Je fixais les règles, pas lui.
Sans un mot de plus, je m’éloignai, pour aller vaquer à mes occupations militaires. Le médecin reviendrait le voir, et d’autres s’occuperaient de le nourrir. Pour ma part, je ne reviendrai qu’à la nuit tombée.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mar 17 Mar - 23:51

Partie. De nouveau. Une accalmie au milieu de la tourmente, de la tempête. L’œil du cyclone. Et pourtant il allait déjà mieux. Aussi bien physiquement que mentalement. Il se retenait de l'attraper par le poignet, simplement pour ajouter quelques minutes aux longues déjà passées. Longues, mais aussi si courtes. Il pensait à ces mots. Trois jours. Elle lui en laissait trois pour se reposer. Hmpf. Deux seraient suffisants. Mais.. Rien ne serait plus jamais pareil, si il gagnait. Il le savait, et il tentait de réfléchir à une solution, à quelle vie il pourrait mener, après tout cela... Il ne voulait plus se battre. Du moins, il voulait livrer son dernier combat. Elle serait sa dernière adversaire, elle sera la dernière à tomber sous ses coups. Il attend, et redoute le moment. Il s'impatiente, au maudit l'échéance. Il veut la passer au fil de sa lame, mais aussi continuer à vivre dans ce jeu de chasse perpétuel, cet affrontement sans fin. Il veut y mettre fin, et le faire perdurer. Vivre, et mourir.




La gourde était vide, quelques minutes après. Il se redressa, en se craquant chaque os du corps, et finit même par se relever au moment ou deux infirmiers rentraient. Ils lui ordonnèrent de rester coucher. C'était trop tôt. Bien trop tôt. Il les repoussa du revers de la main, de son avant bras, justifiant ses actes par l'envie de prendre un bol d'air. Au moment ou il passait la tente, retirant ses bandages, ses blessures amoindries mais encore écarlate, ils appelaient deux soldats. Il ignorait la menace que ces deux derniers lui jetaient, et serra les poings, les bras écartés, fermant les yeux, prenant une grande inspiration. Il était vivant. Si vivant. Il ne l'a jamais autant été. Il n'a jamais été aussi près du dénouement final, celui de tout sens que sa vie possédait. Peut-être fallait-il maintenant penser à autre chose ? La guerre, les morts... Il en était fatigué. Mais il restait une place pour une âme, dans sa vie. Une seule. Une dernière.




De nouveau sur sa couche, l'infirmier entamait la discussion quand à ses facultés de récupération. Il savait que Crownguard en était doté de fabuleuses, mais il était impressionné et heureux de les voir. Il déblatérrait alors des suppositions sur le fait que si tout les soldats les avaient, il serait bien plus tranquille et que.. Bref. Il ne l'écoutait pas. Il regardait dehors, se laissant faire, guettant les allées et venues. De temps à autres, dans le lointain, il apercevait une mèche rouge, un éclair écarlate. Éphémère. Irréel. Il laissa le Noxien ressortir, en se massant la nuque et les poignets. Il lui avait dit : Repos malgré tout. Tss. Bien évidemment. Du repos. A quelques jours du moment le plus important de sa vie : sa potentielle mort. Dans tout les cas, un dénouement tragique. Du sang. Un cœur qui s'arrête, qui laisse échapper la dernière parcelle de vie, pour le plaisir sadique et morbide de l'autre. Mais aussi pour son plus grand malheur.




Le survivant devra vivre avec l'honneur de la victoire, cette sensation de suprématie, de puissance, mais aussi ce vide que personne ne pourra comprendre. Il sera condamné à errer sans but, dans un monde qui n'aura plus rien à lui offrir. Un enfer paradisiaque. Un idylle chaotique, ou la sensation amer-sucrée de la mort viendra frapper comme la foudre. Inévitable, fatale. C'est une constatation. Un fait. Ils le savaient tout les deux. Le monde s'effondrera, et de ses ruines, subsisteront les fantômes d'un passé perdu et torturé. Le futur ne sera pas plus reluisant que le passé. Le présent, sera le moment de gloire et de douleur, le moment ou basculeront deux existences. Les deux dans un état de mort bien distinctes, retirant dans un cas la vie, et dans l'autre le sens. Et lui, il préparait sa mort imminente.




Appuyant sur ses poings, il s’entraînait malgré tout, refusant de se reposer. Des soldats tentèrent en vain de l'arrêter. L'un des deux finis avec un œil au beurre noir et un poignet cassé. Le deuxième gagné une anecdote, celle d'un noxien se cassant le poignet en frappant trop fort d'un direct le commandant du détachement hardi. S'ensuivit le même châtiment, en rétribution, bien plus violente pour le noxien.. Un léger filet de sang au coin des lèvres, il reprit son exécution musculaire, après le repas, et que ses blessures se soient soignées un peu plus. Beaucoup plus. Une sensation nouvelle grandissait. Vivre. Il voulait vivre. Il redoubla d'effort, un bras dans le dos, regardant dehors, les dents serrés, transpirant, suant. Il ne lui céderait aucun pouce de terrain. Tu veux lui laisser du temps ? Tu le regretteras. Mais en même temps, tu auras fais le bon choix. Car elle veut que ce combat sois le plus grand, le plus dur, le plus mortel qu'elle n'ai jamais vécu. Et il le sera. Garen se plaît même à penser qu'il sera le dernier pour eux deux... Il aimerait qu'ils meurent ensemble, une lame dans son corps, alors qu'il l'embroche. Ou bien, qu'elle, survive, si il venait à trépasser, qu'elle vive une vie sans remord. Oui... sans remord. Qu'elle soit libre de ses obligations. Si elle le tuait, elle n'aurait plus de soucis à se faire, pensait-il.. Si elle non plus, n'avait plus rien à perdre à l'issue de ce combat. Lui ? Il n'aurait plus rien.




La nuit vint. Rapidement. Il ne vit pas le temps passé, et alors que le soleil commencé à se coucher, il se posa, assis sur sa couche, buvant un grand litre d'eau, regardant ses blessures se refermer. Les soins étaient plus rapide que d'habitude... bien plus … efficaces. Il avait hâte, et son corps traduisait son esprit par manifestation physique. Ses muscles étaient prêt, son esprit aussi.. Il ne supportait plus d'attendre, et à la fois, il voulait que cela ne termine jamais. Reviendrait-elle ce soir ? Il se le demandait. Il l'espérait. Il se mit en tailleur, fermant les yeux, se massant les épaules. Il laissât son corps récupérer, rentabiliser cette journée entière, ayant subit la préparation ultime et fatidique...


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mar 17 Mar - 23:57

Aube du premier jour.
Le soleil s’étirait, paresseusement, dans le ciel, au-dessus du campement Noxien, qui fourmillait déjà d’activité. Des hommes partaient en éclaireurs, pour surveiller l’éventuelle approche d’ennemis qui pourraient venir tenter de percer notre position. D’autres s’occupaient de l’entretien du camp, des nombreux feux qui servaient à la fois à réchauffer les alentours et à communiquer avec l’extérieur. Les soignés étaient blessés dans les tentes d’infirmerie, et se reposaient. Pour ma part, après que le médecin m’ait examiné, et n’ait conclu qu’à des blessures assez légères, j’avais tout de même, par précaution, été astreinte à rester sur place au campement, plutôt que de vadrouiller seule à l’aventure, et ce pour deux jours. Tout ça à cause d’un léger choc à la tête, qui demandait une certaine surveillance, jusqu’à être certain qu’il n’aurait pas de conséquence.

J’avais horreur de jouer les tire-au-flanc, surtout que je me sentais parfaitement bien. Mais n’ayant pas vraiment dormi de la nuit, et n’ayant visiblement rien de très indispensable à faire, je prétextai une migraine, pour m’accorder quelques heures de sommeil, jusqu’à ce que le soleil soit à son zénith, et que la distribution des repas se mette en route.
Avec des yeux assassins envers tous ceux qui croisaient mon chemin, je grillai toute la file d’attente, sans aucune gêne, jusqu’à rejoindre le peloton des suffisamment haut gradés pour que je ne puisse pas me permettre de continuer. Non pas que je sois pressée, mais j’avais horreur de faire la queue. Alors je m’arrangeais pour ne pas la faire. Pourquoi ? Parce que je le peux.

En me brulant la langue avec ma ration de patates chaudes, j’observais autour de moi, pour trouver mes activités de l’après-midi. Des ordres me viendraient sûrement si je me présentais à des supérieurs, mais le mieux restait de me trouver spontanément une activité qui me plairait sans doute plus qu’éplucher encore d’autres patates. Alors que j’aurais pu être sur le chemin de retour de Noxus. Tout ça à cause cet imbécile qui était encore bien trop blessé pour m’affronter. Et de ma stupide manie de vouloir absolument l’affronter, aussi…
Il fallait qu’il mange, lui aussi. Mes supérieurs m’avaient dit de me débrouiller avec lui, ils ne s’en mêlaient pas. Autrement dit, tous les soldats de rangs inférieurs à moi étaient corvéables à merci, mais je savais que si j’envoyais l’un d’entre eux le nourrir, il me reviendrait bredouille, avec des pommes de terre incrustées sur le visage. Et je ne pouvais pas non plus aller m’occuper de lui moi-même, au risque d’alimenter des rumeurs, et de passer pour une fainéante. Il ne devait pas empiéter sur mon travail dans le campement, et ma sieste matinale était déjà bien trop évidente. Je ne devais pas pousser le vice plus loin.

En me relevant, pour aller déposer mon assiette dans les grandes bassines de lavement, je posai mes yeux sur les servants qui s’occupaient des tâches ménagères. Ils étaient quelques-uns sur le campement, à n’être ni des soldats, ni même des Noxiens. Simplement des servants qui étaient libres de circuler pour travailler, mais savaient que s’ils tentaient de s’enfuir, seraient exécutés. Ils étaient condamnés à servir l’armée, pour le restant de leur jour probablement, s’ils voulaient rester en vie.

« Aïsha. Viens là. »

Ma voix était autoritaire, mais sans méchanceté, en m’adressant à une jeune fille, qui s’activait à la vaisselle. Les cheveux roux et bouclés, des taches de rousseur ornaient ses joues, ainsi qu’une tâche de naissance dans son cou. A quinze ans, la jeune démacienne d’origine servait ainsi depuis près de sept ans déjà, après que sa famille ait été tuée dans une attaque. Son jeune âge lui avait sauvé la vie, mais le prix à payer était de devenir une bonne à tout faire pour les soldats de l’armée. Son caractère bien trempé plaisait aux soldats, qui la traitaient comme une sorte de mascotte, même si depuis peu, les formes qui se développaient sur elle commençaient à lui attirer d’autres formes de regard.

Elle obéit, s’approchant de moi, en me risquant un regard dans les yeux, avant de se forcer à les baisser en signe d’humilité. Mieux valait ne pas désobéir, ou se faire trop remarquer, ici, et elle le savait, mais elle ne montrait aucun signe de crainte à mon appel. Plutôt de la défiance, et ça me plaisait. Malgré son caractère, elle avait tout de même appris à être docile, de façon suffisamment dosée pour ne pas s’attirer les foudres. Cette gamine avait bien compris le fonctionnement de la mentalité Noxienne, et était loin d’être idiote. A mon sens, elle méritait mieux que ce à quoi elle était condamnée.

« Va apporter à manger au prisonnier. »

Je lui indiquai la direction, en lui affectant cette tâche midi et soir pour les trois jours à venir, avant de la regarder s’éloigner au petit trot, ses boucles dansant sur ses épaules. Un léger sourire étira mes lèvres.
Quinze ans. L’âge auquel j’avais pour la première fois affronté Crownguard, ce qui prouvait que même jeune, chacun pouvait avoir de la réserve. Egalement l’âge de sa petite sœur, qui l’attendait à Démacia. Non, ce n’était pas par hasard que je l’avais choisie pour remplir cette tâche.

Sans plus me soucier de lui pour le moment, je m’affairai aux écuries, m’occupant des chevaux. Une bonne façon de travailler, en se détendant. L’odeur du foin et des bêtes me plaisait, et je prenais plaisir à les nourrir, vérifier leurs fers, et les inspecter pour détecter d’éventuelles blessures. Certains avaient souffert pendant le déferlement armé sur le mont Targon, et ceux souffrant des blessures les plus visibles et graves avaient été abattus. Il fallait désormais passer plus en détail, pour vérifier les blessures légères risquant de s’infecter, qui n’avaient pas été repérées au premier coup d’œil. Eviter la perte d’une monture par quelques gestes simples, valait bien le temps qu’elle y consacrait.

Puis, entretenir les feux. Puis, laver son uniforme. Puis, déplacer des barils. Puis, mettre de l’eau à chauffer.
Je vis cette dernière tâche arriver avec soulagement. Elle sonnait la fin des travaux de la journée, et alimentait les systèmes de douches installés, d’une eau tiède, mais réconfortante. Prenant mon temps pour me laver en compagnie des rares autres femmes présentes sur les lieux, du côté féminin de la palissade nous séparant du reste de la troupe, je soupirais de plaisir en frottant mes cheveux poussiéreux, et en leur redonnant leur éclat, avant de me sécher, et de revêtir mon uniforme fraichement lavé.

L’heure du repas était revenue, et j’espérais que la jeune fille à qui j’avais confié la mission de s’occuper de celui de Crownguard se tenait à sa tâche. Pour ma part, même si les sempiternelles patates – accompagnées de viande caoutchouteuse ce soir, une véritable fête – ne me faisaient pas vraiment envie, je mangeais de bon appétit après m’être activée toute l’après-midi. Le bloc chaud dans mon estomac me préservait de la fraicheur se levant avec la nuit. Les yeux fixés vers l’Ouest, dans la direction de Démacia, je regardai les dernières lueurs du jour disparaitre au loin, tandis que l’activité du camp commençait à diminuer. Je restai assise, contemplant le soir se lever, tandis que les autres rejoignaient les tentes pour y passer la nuit.

Une fois le fourmillement entièrement disparu, remplacé par le doux chant des grillons, je me relevai, pour prendre la direction de la tente ou Crownguard restait, et en écartai les pans, pénétrant à l’intérieur. Les pierres chaudes y gardaient toujours cette atmosphère tiède.
La nuit était de retour, et nous appartenait.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mer 18 Mar - 11:33

« C'est toi, le coup de la gamine ? »


Il souriait à moitié en disant cela. La petite rousse qui lui avait apporté son repas.. Il s'agissait d'une prisonnière de guerre. Elle était tout sauf Noxienne, et encore moins de son plein grès ici. Combien de fois avait-il tenté de monter des missions de sauvetages, suite à des razzias noxiennes ou à des défaites ? Combien de fois le conseil à refuser, décrétant cela comme une perte de temps et une idiotie ? Trop de fois.




La nuit était la, encore une fois. Il retrouvait ce moment de calme, de sérénité. Il aimait, le soir, regarder ce ciel mis à nu, en pleine nature. La voûte céleste du Mont Rakor devait être magnifique, mais il n'eut pas le temps de l'observer plus que ça. Et, même si la nuit était maintenant reine, il ne voulait pas sortir pour observer le ciel. Il voulait rester à l'intérieur de cette tente, enceinte protectrice, lieu détaché du reste du monde et de la réalité, le protégeant de ce qu'il savait, présent, et bientôt inévitable.




Assis en tailleur, il massa ses doigts, les faisant craquer à intervalles irréguliers. Il était reposé, étonnement, près à en découdre maintenant si elle le désirait. Mais elle ne le voulait pas. Ou du moins, elle était comme lui. Ils le voulaient, mais le plus tard possible. Repoussant l'échéance, mais se préparant pour, aussi bien physiquement que mentalement, pendant cette journée maintenant terminée, mais aussi les deux autres, les deux dernières de sa vie. Littéralement, ou bien tel qu'il la connaissait.




Il n'avait pas peur de ce changement, mais son estomac se nouait, à chaque fois qu'il y pensait. Pas un trac, pas un mal-être, pas un soulagement. C'était indescriptible.



« Tu as dis hier que l'on voulait tout les deux vivres. Mais c'est quand l'un de mourra dans deux jours, que l'on se sentira plus vivant que jamais, une toute dernière fois. On finira enfin de flirter avec la mort. Du moins pour un moment. Ça nous collera à la peau, à l'âme.»




*Nous resterons des combattants, des donneurs de morts, des preneurs de vie. Quel que soient les motivations qui nous animeront, quel que soit celles qui nous animaient, nous sommes et resteront des combattants. Mais maintenant, il était temps de ne plus y penser. Il était temps, après cette tempête, après avoir attrapée cette bouée que tu m'as lancée, de s'arrêter sur la radeau de la méduse.. Avant qu'une vague fracasse l'un d'entre nous, fatalement, sans retour possible.*


Il a presque failli penser à voix haute, le bougre. Et il souriait en y pensant. Il se demandait comment elle aurait réagit. Il repensait à hier, ou plutôt ce matin. Cette nuit si étrange et unique. Ou ce n'est pas par les lames mais le contact, qu'ils parlaient sans un mot.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mer 18 Mar - 12:13

" Le coup de la gamine ? J'vois pas de quoi tu parles. "


Je lui avais juste dit de lui apporter à manger, après tout. Rien de plus. Et visiblement, j'avais bien fait de ne pas laisser des soldats s'en charger, vu la façon dont il s'était comporté aujourd'hui, de ce qu'on m'avait rapporté. J'étais exaspérée, et son petit discours sur la vie et la mort n'arrangeait pas les choses. Que pouvait-il bien savoir de ce que mon âme damnée pouvait ressentir ? L'un de nous ne ferait que précéder l'autre en enfer. Il ne s'agissait que d'une danse de funambule, sur un fil, tentant de renverser l'autre dans le gouffre avant qu'il ne nous y fasse plonger. Et ensuite, continuer a avancer, en attendant de trouver un adversaire qui finirait par nous y plonger à notre tour. Rien d'autre que ça.  Empoignant l'une de mes lames jumelles, je la pointais sur lui, déposant la pointe sur sa gorge.

" Tu as été ramené des griffes de la mort, et soigné par les Noxiens. Ton attitude est une étrange façon de les remercier pour ça, Crownguard. Et elle retombe sur moi. "


Je portai la responsabilité de ses gestes. Des blessures qu'il causait. C'est moi qui avait fait en sorte qu'il soit ramené, et laissé en vie, et pas achevé comme un chien, et laissé au milieu des cadavres pourrissants. Et résultat, deux hommes de plus avaient été envoyés aux soins en urgence, alors que nous n'avions presque plus de soigneur sur place. Un sacré savon m'attendait pour ça, et j'aurais toutes les peines du monde à tenir les arguments pour qu'il soit laissé en vie. Il allait sans doute se faire exécuter, et je n'y pourrais plus grand chose.

" Tiens toi tranquille si tu veux vivre. Profil bas. Je ne veux aucun autre incident, ou je t'attache à un piquet et je te donne à bouffer aux corbeaux "

C'est sur ces mots que je quittais la tente. Qu'il réflechisse un peu à ses actes. Aux conséquences qu'elles pouvaient avoir. Peut-être que Démacia était laxiste, et que les soldats pouvaient agir à leur guise sans trop de crainte des conséquences, mais ce n'était pas le cas de la stricte et rigoureuse armée de Noxus. Et puis, j'avais besoin de dormir.


Aube du 2ième jour.

Les mains calleuses, abîmées par les tâches qu'elle effectuait à longueur de journée, la jeune fille traversait le camp d'un pas vif, pour se réchauffer. Ses vêtements étaient humides, et malgré le dur travail qu'elle réalisait, ils lui glaçaient les membres. Elle avait hâte de pouvoir quitter cet endroit de montagnes, ou le froid lui collait à la peau et aux os à longueur de journée. Même si elle haïssait Noxus, le climat y était bien plus doux, et le travail en intérieur moins désagréable.

Pas de soleil pour réchauffer un peu l'atmosphère, aujourd'hui. Les nuages voilaient le ciel, plongeant les alentours dans une grisaille déprimante. C'est en voyant les soldats cesser leur travail pour aller s’aligner en rang d'oignons comme des chien chien devant leur bol de soupe qu'elle se souvint qu'elle était supposée apporter son repas au survivant Démacien, de la troupe qui s'était laissée prendre dans un piège évident. Une belle bande d'idiots, inutiles, voilà ce qu'ils étaient. Et il allait sans doute, comme la veille, l'ignorer, et traiter le repas qu'on lui apportait avec mépris, poussé par sa fierté. Sans se douter qu'elle-même avait le ventre plus vide que la boite crânienne de Sion, et ne rêvait que de pouvoir s'arrêter un instant, et manger un repas chaud. Au diable la fierté, elle avait faim. Et en tant que servante, évidemment, elle passait après tout le monde. Elle avait droit aux restes, froids, après que les meilleures parts aient été prises. Ce prisonnier était mieux traité qu'elle, et il ne s'en rendait même pas compte.

Elle contourna la file qui se dessinait devant la distribution des repas, pour aller se planter à côté de celui qui faisait le service. Un autre esclave, comme elle. Tous deux savaient très bien que lorsqu'ils voulaient des choses pour eux-même, ils devaient attendre que tout le monde soit servi auparavant, et que si Aïsha se présentait ainsi en passant devant les autres, c'était pour une autre raison. Qu'elle lui avait déjà expliqué la veille. Il ne posa pas de question, se contentant de lui servir une ration de nourriture chaude, qui ne lui était pas destinée. Un bol de riz, accompagné de tranches de boeuf séchées. Elle en avait l'eau à la bouche...

Repartant aussitôt vers la tente ou se reposait Garen Crownguard, la "Force de Démacia" à ce qu'on disait, elle traversa ainsi le campement en regardant droit devant elle. Le regard qui veut dire "je suis déjà occupée, ne me demandez rien". Au moins, ça fonctionnait, personne ne l'interpellait lorsqu'elle traçait comme une flèche sans accorder d'attention aux gens. Après un signe de tête d'un garde l'autorisant à entrer, elle écarta les pans de la tente. Il faisait si bon, si tiède à l'intérieur. Bon, d'accord, c'était un blessé qui avait besoin de récupérer, qui avait failli mourir... Mais elle n'avait pas le droit à ce genre de chauffage. Juste une tente commune pour tous les serviteurs, enroulés dans des couvertures usées, à se réchauffer les uns les autres.

Elle lui lança un regard froid. Méprisant, même, comme elle avait fait la veille, et déposa le bol à côté de lui sans prononcer un mot, avant de tourner le dos, et de reprendre la direction de la sortie de la tente.


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mer 18 Mar - 16:26

En la voyant partir, il ne pouvait s'empêcher de rire. Il avait frapper le second, après tout.. Il n'avait rien dit, ils les a seulement ignoré.. Enfin. La simple visite, la simple preuve de son existence était suffisante. Elle était toujours la, et elle le serait jusqu'à... bientôt. Très bientôt. Il devait rester tranquille? Il l'est. Qu'on le laisse ainsi. Le temps est long, si long dans l'attente de ce que l'on désire... Et ce qu'il veut, c'est la délivrance. Savoir comment, ou plutôt si tout cela va continuer, ou se terminer pour de bon. Il était fatigué.. Et plus décidé que jamais.




Le jour pointa. Le même manège reprit. Après avoir dormi, il se leva avant même que le soleil ne dépasse les montagnes, baignant le camp de sa lumière. Au final, pas beaucoup de cette dernière, beaucoup d'ombres, les nuages passant encore et encore lentement, insouciants, libres. Mais il ne les voyait pas. Il s'en moquait. Il reprenait sa remise en forme personnifiée. Les blessures n'étaient plus que cicatrices, et il s'en donnait à cœur joie, tirant dessus , tiraillant ses muscles. Une pause ? Brève, ou tout du moins qu'il imaginait tel quel. La petite rousse pointa de nouveau le bout de son nez. Cette fois, il la regarda, il fit attention à elle. Il ne sait pas pourquoi, le jour précédent, il l'avait ignoré royalement, jetant un simili de regard.




Elle posait le plateau fumant, et, assis, une jambe posé au sol, l'autre relevée, le bras sur son genoux, il la toisa avant de la voir tourner le dos. Il avait bien vu comment elle regardait le plateau. En reprenant encore un peu son souffle, il finit par ouvrir les lèvres pour quelqu'un d'autres que son bourreau, ou sa future victime.



« Attends gamine. Je n'aurais pas du t'ignorer hier. Je suis désolé. Quel est ton nom ? »


Avec le recul, il n'était même pas lui même hier. Il regarda le plateau, puis de nouveau la fillette. Il se demande comment il a pu être aussi sourd auprès de lui même. Il hésite, et se relève, s'étirant les bras longuement.


« Je ne sais pas ce que je t'ai fais, pour que tu me regardes comme ça, mais j'aimerais bien en tout cas. Tu n'es pas Noxienne, à moins que je me trompe. Dit moi, d’où viens tu ? »



Il s'approcha légèrement, pour ensuite s'accroupir, cherchant son regard, si, elle se retournait.Si il avait raison, elle était une esclave ici. A son âge.. Et si elle était une de ses gamines qu'il aurait voulu sauver ? Une de celles qu'il ai du laisser derrière, avec les autres ? Encore des mauvais choix.. plus jeune, il suivait les ordres sans broncher. Sans réfléchir. Avec l'âge, il avait apprit que les ordres devaient être contesté si ils entraient en conflit avec ses propres idéaux. Les ordres, il les donnait en grande partie maintenant. Mais il devait en suivre. Mais...




Maintenant..


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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Mer 18 Mar - 16:44

Elle s'arrêta en entendant l'homme s'adresser à elle, et le regarda, avec une certaine froideur.

" Je n'ai pas le droit de parler aux prisonniers ", lacha-t-elle simplement. Pas le droit, et elle n'en avait pas vraiment l'envie non plus. Sauf celle de l'insulter pour la façon dont il l'appelait. " Gamine "... La gamine avait vu sa famille se faire massacrer sous ses yeux à l'âge de sept ans, avant d'être ramenée de force chez ses bourreaux, et d'y être employée comme une esclave, marquée au fer rouge, et devant apprendre à se la fermer et obéir. Même si son visage pouvait encore faire assez enfantin, ses yeux n'avaient plus rien à dire. Ils n'étaient plus ceux d'une enfant depuis longtemps.

Il insista. Il ne se rendait pas compte que c'était elle qui serait punie, pas lui, si on la prenait en train de tirer au flanc et de discuter ainsi ? Ou bien il s'en fichait. Comme tous ceux qui se fichaient bien de son sort. La cité des justes, à ce qu'il parait. Tous les mêmes.

Elle se contenta de descendre sa manche sur son épaule, et de lui laisser apercevoir la marque bien visible sur sa peau, marquée du sceau de l'esclavage, quelques années auparavant.

" J'ai l'air Noxienne ? " cracha-t-elle avec mépris, avant de remonter son vêtement d'un coup sec, et de s'éloigner. Si elle restait trop longtemps là dedans, le garde se poserait des questions, dehors.

Le fond des gamelles de riz, froid, et brulé. Collant aux doigts. Quelques minutes pour manger un peu, et une après midi de travail, de nouveau. A se faire charrier, ébouriffer les cheveux par les soldats de Noxus... Au moins, elle n'était pas la plus à plaindre, ils la traitaient plutôt bien. Et le soir revint, avec le même manège. Venir apporter sa soupe à son seigneur.

Elle déposa de nouveau le plateau à côté de lui, sans un mot. Si, à midi, elle avait encore l'énergie d'être agressive et méprisante, ce n'était plus le cas le soir. Elle était épuisée, et ne rêvait plus qu'à retrouver sa couchette, et laisser son corps fatigué prendre quelques heures de repos.

" Aïsha ", marmonna-t-elle avant même qu'il ait pu ouvrir la bouche. " Et ce n'est pas la peine de vouloir prévenir de la famille que je suis ici, ils sont tous morts il y a des années. Et n'espère même pas me demander de t'aider à t'échapper d'ici. Je n'ai plus personne nul part, mais au moins, j'ai encore la tête sur les épaules, et je ne vais pas la risquer pour quelqu'un qui n'a jamais levé le petit doigt pour les gens comme moi. "



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Dernière édition par Katarina Du Couteau le Jeu 19 Mar - 11:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The Angel Of Mercy is Tainted of Blood [PV Katarina]   Jeu 19 Mar - 11:26

Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit de plus qu'elle était partit. Lui, fermait les yeux et les gardait ainsi un moment. Elle était donc bien une esclave. Et elle avait l'air de lui en vouloir. Il prit son repas, et le soir vint de nouveau. Cette fois, elle lui donna son nom. Elle avait l'air épuisé. Non. Elle l'était. Mais cette fois, elle parlait un peu plus longtemps, et restait, surtout. Il la laissa, dans son petit discours, ses explications. Vu sa façon de parler, ce qu'elle dit, elle serait bien Démacienne.. Elle lui en voulait de ne pas l'avoir sortit d'ici? Ce serait ce qu'elle lui reprochait. Ce qu'il avait toujours voulu faire, pour les gens comme elle justement. Pendant un temps, rien n'importait plus que cela, pour lui. Mais, les ordres sont les ordres. En repensant à cette idiotie de loyauté aveugle qui parfis allait contre ses principes, il serra les poings sur ses genoux, alors qu'il était assis en tailleur. Un mélange de haine et de remord jailli en lui, puis il finit par se radoucir, sans jamais rien laisser paraitre.


"Je ne tiens pas à partir d'ici, moi. Du moins, pas en m'enfuyant. Je dois finir quelque chose. Toi en revanche.."

Il regarda le plateau, puis la gamine. Elle n'avait plus rien de tel, au final. Elle avait enduré bien plus que pas mal d'adultes, à un si jeune âge. Elle était tout sauf une simple gamine. Mais elle restait une enfant. Il finit par pousser le plateau du bout des doigts, devant elle.

"Mange Aïsha. Ce que j'aimerais, ce n'est pas ton aide. C'est t'aider toi. Comme tu l'as dis, je n'ai rien fais pour aider les gens comme toi. J'ai essayer, mais je n'ai jamais pu rien faire. Si j'ai pris une décision, si je sors d'ici un jour, c'est bien d'envoyer au diable les ordres, et faire ce pour quoi j'ai toujours vécu. Aider ceux qui en ont besoin. Alors, maintenant, il est surement trop tard pour que tu entendes ces belles paroles, elles ne t'atteindront peut-être pas, comme mes excuses qui ne servent à rien. Mais quoi qu'il arrive, que je sorte ou non d'ici vivant, toi, tu sortiras. Je te le promets."


De belles paroles qui pouvaient sonner vide, comme un simple prisonnier prêt à raconter n'importe quoi. Ce n'était pas une vie, esclave. Ce n'était pas à ça qu'elle était destinée. La guerre, et ses aléas, ses atrocités. Il serra les poings de nouveau, parvenant à s'imaginer sortir d'ici vivant. Des raisons de se battre, il n'avait que ça. Mais si il arrivait à survivre, il perdrait la raison la plus importante de toutes, mais aussi la plus égoïste, la plus douloureuse, la plus douce, la plus motivante..

"Tu as le choix. Me laisser t'aider, bien que trop tard, ou me voir mourir l'arme à la main contre la lame sinistre. Ta destinée t'appartient, Aïsha. La mienne m'attend, quelques heures dans le futur."


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