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 Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]

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Garen Crownguard
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MessageSujet: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Ven 5 Déc - 11:08




Le guerrier et la muette faisaient route vers l'institut de la guerre. Le voyage était certes rythmé par les cahots et les sons de la nature, mais c'est la musique joué par la jeune femme qui accompagnait le duo. Le gradé Demacien se demandait encore comme elle pouvait faire pour produire tout ces sons. Elle semblait posséder plusieurs instruments, jouant une pièce à elle seule, ou qu'elle puisse se trouver. Les cordes vibraient, et alors que cela semblait être visuellement la même chose pour un néophyte tel que Crownguard, ses tympans vibraient, son audition en éveil, émerveillé il l'était, mais il ne le laissait pas paraître. Les démonstrations, les effusions sentimentales n'étaient pas son quotidien, mais il n'avait pas besoin de cela pour montrer à Sona qu'il appréciait sa musique et sa présence.


Il était assis, tenant les rennes des deux chevaux qui les menaient sur les routes brutes, sans pavés, sans trace humaine ou de quelconque civilisation. Il aime ce genre de route. Il faisait chaud, le soleil était à son zénith, et passer sous un bosquet en suivant le chemin était une délivrance, profitant d'un peu d'ombre, le soleil filtré par les feuilles et les branches. Ils voyageaient depuis maintenant cinq jours. Les pensées de Garen étaient de temps à autre tournée vers son foyer, vers sa soeur, sa famille, mais aussi son roi et sa division. Le détachement hardi. Plus qu'un groupe de l'armée, une seconde famille. Mais ce voyage était pour trouver des réponses. Des réponses qui, si elles n'étaient pas trouvés, menaceraient son monde, son univers. C'est armé de cette conviction, de ces inquiétudes, qu'il regardait toujours au loin, l'asphalte déformant sa vision, mais pas sa détermination. Il était resté trop longtemps dans sa ville, sa cité, et il devait agir. Et il agissait. Son voyage ne faisait que commencer, mais cette fois, dans cette mission, il ne serait pas seul. En y pensant, il tourna la tête, pour regarder la musicienne, en souriant, sans dire un mot, il n'en avait pas besoin.


Elle continuait de jouer, les yeux fermés, toujours ce même sourire aux lèvres. En paix, sereine, profitant du cadre et de son Etwahl. Il semblait être comme son plus grand confident, un ami qui ne la quitterait jamais. Il comprenait qu'il avait de la valeur, au delà du physique pour elle. Mais il savait qu'il ne comprenait pas à quel point. Assise sur un tas de peaux et de fourrures, elle s’arrêtait parfois de jouer pour accorder, entretenir son ami inerte, ou encore dormir, profitant de quelques moments de repos. Cette femme est une passionnée, dans tout ce qu'elle entreprend. La musique, mais aussi lorsqu’elle était sur les champ de justice, avec, ou contre lui. Sans la connaitre, il était difficile d'imaginer qu'elle était capable de véritable prouesses, musicales ou magiques. Elle semblait n'être qu'une femme normale, aspirant à la tranquillité et la simplicité de la vie. A vrai dire, elle était comme cela, mais elle n'était pas passive. Et il en avait la confirmation, en la voyant derrière lui, l'accompagnant dans ce périple qui pouvait aussi bien les amener à la ruine.


Il n'eut pas le temps de s'enfoncer plus loin dans ses pensées. Comme pour rappeler que le temps passait, pour le sortir de ses songes, un son familier et fort, rythmé fit son apparition. Il le reconnaissait facilement, un sourire aux lèvres. Le rythme de la marche Demacienne. Il tourna la tête sur sa droite, et, en sortant de cette forêt, il vit arriver droit vers lui un détachement modeste de sa cité. A sa tête, son ami, son frère, son prince. Il ne put retenir un sourire et un visage ravit, en repensant à la façon dont il le quitta, après qu'il ai convaincu le conseil de laisser la Force de Demacia poursuivre sa mission d'investigation. La troupe était maquillée, déguisée, mais il connaissait trop bien l'armée et son Prince pour se laisser tromper. Ils n'était plus qu'à quelques mètres, et Garen stoppa la charrette, pour descendre de cette dernière et se rapprocher de Jarvan, qui fit de même. A la grande surprise de certains hommes de l'armée, une accolade, puissante et révélatrice d'un fort lien, avait lieu sous leurs yeux entre les deux hommes. Dans l'enceinte de la ville, ils se comportaient comme Prince et sujet. Dans l'intimité, en dehors des murs, loin des yeux du peuple, ils se comportaient en amis. Garen le tutoyait, certes, mais on pouvait toujours sentir ce respect présent, doublé d'amitié et de loyauté.

"Ainsi donc, toi aussi tu ne pouvais plus rester sans rien faire? Heureux de te revoir dans ces circonstances, mon Prince."

Il était temps de faire une pause, à l'ombre de cette forêt. Il pointa du doigt la forêt en regardant le détachement, l'idée d'une halte satisfaisant visiblement l'héritier des Lightshield. Garen plaça la charrette sous les arbres, à la limite de la forêt, voyant les regards dubitatif et interrogeant le fils Crownguard de ce dernier. Que fait Miss Buvelle avec lui? C'est bien simple.


"Miss Buvelle m'accompagne dans ma quête de vérité et de justice. Ou plutôt devrais-je dire, nous accompagne."

Oui, nous accompagne. Car ils n'étaient pas seuls, à chercher vérité et justice. Ils n'étaient pas seul dans cette quête. Simplement, que Garen était prêt à tout, à découvrir et investir les plus sombres secret de Runeterra, à voyager, suivre sa route, qui serait différente de son Prince, même si il servait le même but, avait le même objectif. L'institut n'était plus très loin, il venait de le remarquer. Plissant des yeux, il toisa la fumée du regard. Plus d'une semaine que la league était détruite, et pourtant, la feu était encore présent ? La colonne de cendre, de flamme et de fumée paraissait éternelle. La magie était à l’œuvre, c'était une chose sûre. Il détacha un cheval de la charrette, et le monta en saluant son Prince.

"Le repos ne me sied guerre, Jarvan, tu le sais bien. Je pars devant, en éclaireur. Faites halte, reposez les bêtes et les hommes, et rejoignez moi. Je vais préparer le terrain."

Il salua son Prince, les soldats et Sona, puis prit la route sans attendre. Il avait pensé au repos, quelques instants, mais voir au loin ce de quoi il voulait être témoin oculaire le fit changer d'avis. Il fit route, le plus rapidement possible et arriva, au bout de trois quarts d'heures de course effréné, au centre ce qui semblait être une fournaise digne des pires enfers. Un aurait dit un champ de bataille. Parsemé de flammèches mauves et noires, un brasier géant de ces mêmes couleurs brulait au centre de la scène. Le feu était plus grand que tout ce qu'il avait vu, des dizaines de mètres de hauteur, un véritable mur de feu. Des corps calcinés, des vestiges physiques de ce qu'était l'institut gisent au sol. Alors ce n'était pas une erreur. Il levait la tête en cherchant des réponses, mais ce ciel qu'il aimait temps, ce ciel bleu et pur, honnête, était caché par la fumée irréelle de la scène, occultant tout lumière, toute trace bleuté du ciel à des kilomètres, comme si le ciel du monde en était changé. Il restait la, devant le brasier, les poings serrés. Quelque chose était en branle. Quelque chose de gigantesque.


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Ven 5 Déc - 18:06

Perchée sur sa monture, Katarina écoutait distraitement le bruit des sabots sur le sol. Clip, clop, clip, clop, les sabots des chevaux se posaient au sol en rythme, cadencés, organisés, leur démarche parfaitement alignée. Ils avançaient ainsi à un rythme soutenu, tels des oiseaux migrateurs, formant un V parfait dont l’assassine était la pointe, ouvrant la marche en tête de groupe, du petit détachement d’hommes qui l’accompagnait. Un passant peu habitué à ces démonstrations de rigueur typiquement Noxienne aurait sans doute été impressionné par la synchronie des bêtes, avançant comme dans un défilé, sans qu’une seule fraction de seconde de décalage sur la cadence des autres ne soit tolérée, mais Katarina y était si habituée qu’elle ne le remarquait même plus, cette discipline de fer qu’inspirait l’armée de Noxus, dans laquelle elle avait toujours été baignée.

Voilà plusieurs jour qu’ils avançaient ainsi, quittant Noxus pour se diriger vers l’Institut de guerre, ou plutôt, ce qu’il en restait, d’après les rumeurs. Si c’était vrai, alors elle voulait constater ce spectacle de ses propres yeux.
Ce voyage lui donnait aussi une bonne occasion de s’éloigner de Noxus quelques temps, et la raison, lui revenant à l’esprit une fois de plus, lui fit grincer un peu plus les dents qu’elle n’avait pas desserrées depuis son départ. Elle ne supportait pas qu’on remette en question sa loyauté, comme le Haut Commandant, Jéricho Swain, l’avait fait. Il voulait l’avoir à ses côtés, comme de nombreuses autres personnes importantes à Noxus, pour « libérer Noxus de son carcan, embrasser l’avenir du côté des forts », et tout un tas de belles paroles destinés à la convaincre sans vraiment laisser comprendre quelles seraient réellement ces actions à venir. Bien sûr, elle était loyale à Noxus, mais ce parchemin à signer de son propre sang pour prouver cette loyauté lui faisait froid dans le dos, et tout son instinct lui hurlait de s’en méfier.
Constatant que ses pensées sombres lui étaient une fois de plus revenues, elle tenta de nouveau de les chasser, comme elle le faisait bien souvent ces derniers jours. Un temps de réflexion lui avait été accordé, durant lequel elle avait reçu pour mission d’aller faire un rapport détaillé de l’état de l’Institut de Guerre. Même si cette nouvelle la réjouissait, son humeur sombre incitait son escorte à garder ses distances avec elle, la Lame Sinistre n’étant déjà pas connue pour son amabilité ou sa patience en temps normal, et les rares à avoir tenté de l’aborder durant ce voyage avaient vite été dissuadés par le regard noir assassin qu’elle leur avait jeté.
Pourtant, toutes ses noires pensées furent d’un seul coup balayées avec sa mauvaise humeur en apercevant quelque chose au loin. Tandis qu’elle approchait de là ou se trouvait l’Institut de Guerre, une large colonne de fumée se dessinait, s’élevant haut dans le ciel. Avec le temps qu’avait duré le voyage, depuis qu’on lui avait annoncé que l’Institut avait brulé, l’incendie n’était toujours pas éteint ? Cette question la traversa un instant, mais sans qu’elle n’y accorde réellement d’importance. Elle avait trop hâte de voir d’elle-même, de s’imprégner de la destruction et du chaos de ces lieux qu’elle avait maudit durant tant d’années !

«  Formation, rythme quatre », ordonna-t-elle, premiers mots qu’elle prononçait de la journée.

Cet ordre indiquait quelle vitesse devait être soutenu par chaque monture, afin qu’elles restent toujours parfaitement coordonnées. La première était un pas, puis venait le petit trot, le trot rapide. La quatrième correspondait à un galop, accélérant la cadence mais d’une allure pouvant être soutenue durant quelques temps, dernier rythme autorisé hors de situation d’urgence. Au-delà, la cadence parfaite et disciplinée pouvait être rompue, pour faire primer l’urgence.
Nulle urgence, à ce moment-là, mais Katarina était pressée d’approcher. Au fur et à mesure de leur avancée, soudainement bien plus rapide, sans briser d’un pouce la coordination des chevaux posant chaque sabot au sol en même temps que ses congénères, l’assassine pouvait distinguer de grandes colonnes de flammes, de couleurs étranges, mauves et noires, qui se dessinaient sous ses yeux. Bien vite, ils atteignirent la grande arche, porte d’entrée vers l’Institut, qui, ironiquement, était toujours debout et en parfait état, malgré qu’elle n’ouvre plus que sur un champ de ruines à ciel ouvert.

Les chevaux s’immobilisèrent soudain, renâclant, hennissant, refusant d’avancer d’avantage, malgré les réprimandes de leurs cavaliers. D’un geste de la main, Katarina les arrêta : quelque chose d’étrange était à l’œuvre ici, et son instinct la prévenait d’être prudente. Descendant de sa monture, elle ordonna à sa troupe de rester en retrait, tandis qu’elle s’aventurait, pas à pas, dans les ruines et les cendres encore chaudes, ou de légères flammèches de ces mêmes couleurs étranges pouvaient être aperçues. Plus loin se tenait cette immense colonne de flamme qu’elle avait aperçue de loin, gigantesque brasier qui asséchait l’air, et le rendait brulant. Sa gorge et ses yeux la piquaient sous le manque d’humidité des lieux, tandis que chacun de ses pas résonnait au milieu des ruines, et des restes calcinés.
Un léger bruit attira soudain son attention, une faible toux, accompagnée d’un mouvement. Quelqu’un était la, la jambe coincée sous un pan de bâtiment effondré, et tendait la main vers elle.

« Katarina, Lame Sinistre ! »

La voix était faible, mais l’assassine s’approcha, toisant l’inconnu du regard. Il avait visiblement besoin d’aide.

« Je suis Naej, un invocateur, on se connait bien. Je vous ai souvent invoquée, Lame Sinistre. Pourriez-vous… »

Elle accorda un sourire et se pencha vers lui, posant sa main sur l’épaule de l’homme.

« On se connait, en effet. Que de souvenir avec vous, Naej, de très bonnes parties. ».

L’homme sourit à son tour. Il avait trouvé de l’aide, quelqu’un pour l’aider à se tirer de là. C’est sûrement cette conviction qu’il devait avoir, songea l’assassine en lui enfonçant soudainement sa lame dans la gorge. Le doux bruit de succion quand elle la retira dessina un sourire sadique sur ses lèvres, tandis qu’elle admirait le sang chaud se répandre, et se mêler à la poussière sur le sol.

« Tu fais partie de ces prétentieux imbus d’eux même qui m’ont traité comme un pantin à leur service durant toutes ces années », lâcha-t-elle à l’homme agonisant.

Elle savait comment procurer une mort douce, et éviter à ses victimes de se noyer dans leur propre sang. Elle pouvait le faire, oui, mais celui-là ne le méritait pas. Qu’il souffre, qu’il panique, qu’il étouffe ! En cet instant, cet invocateur représentait tout ce que Katarina haïssait de la League, qui l’avait réduite à une simple marionnette, l’avait privé de la guerre, du sang, du combat ! La Lame Sinistre, par leur faute, n’était plus qu’une championne parmi d’autre, source d’amusement de de distraction pour les classes moyennes, qui l’observaient bien au chaud chez eux, devant leur écran à cristaux… Mais cette fois, songea-t-elle avec cruauté en regardant le corps se trémoussant encore légèrement à ses pieds, personne ne viendrait plus ramener à la vie ses victimes. Son surnom allait enfin de nouveau inspirer crainte et respect, et plus rien ne serait là pour la brider sur les champs de bataille. Il y avait bien trop longtemps qu’elle se contentait de meurtres qui n’en étaient pas vraiment, aussi fade et amers que le goût de poussière qui emplissait ces lieux.

Déplaçant rapidement son regard sur les restes de l’Institut de guerre, en ruine, incarnation du chaos et de la destruction de tout ce qu’elle avait haï, elle éclata soudainement de rire. Pas un simple rire, pas un simple amusement… C’était toute la frustration accumulée durant des années qui se libérait soudainement, dans un rire dément, impossible à interrompre. Adossée derrière une colonne encore debout, elle était pliée en deux, les côtes douloureuses, incapable d’interrompre ce rire mortel, qui s’échappait de sa gorge, se répandant par écho à travers les ruines, s’allongeant, s’étirant, s’éternisant de minutes en minutes, résonnant aux alentours dans un son sinistre et inquiétant.

Non, décidément, elle n’aurait manqué ce spectacle pour rien au monde.


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mar 9 Déc - 15:55

Il n'avait pas mis longtemps à rattraper son ami. Quittant Démacia, sur ordre du Roi, le prince Jarvan, accompagné d'une poignée d'hommes, galopa à toute allure, évitant les routes.
Il put ainsi rejoindre la charrette de Garen Crownguard. Il était lui-même accompagné d'une autre personne que le prince crut reconnaitre. Garen lui indiqua l'orée d'une forêt pour faire une halte. Ce n'était pas une mauvaise idée, surtout pour les cheveux et les hommes qui avaient besoin de reprendre des forces. Ils n'avaient cessé de galoper, et ne s'étaient arrêtés qu'à la vue de cette charrette sur la route.
Alors que les hommes commençaient à descendre de leurs cheveux et à les attacher, les autres aidèrent Garen à placer la charrette. Quelques un posèrent enfin la question que tout le monde ici se posait. Pourquoi cette jeune femme était-elle présente ? En entendant son nom, Jarvan se souvint parfaitement de qui il s'agissait, autant tout doutes de l'esprit :
- C'est un grand honneur de vous savoir avec nous, Sona Buvelle, sourit-il s'inclinant devant elle. Si vous souhaitez nous aider de cette quête, qu'il en soit ainsi, je n'irais pas contre votre volonté.

Elle avait vingt-trois démaciens pour la protéger, même si l'héritier du trône espérait qu'ils n'auront pas besoin d'en arriver aux mains dans cette quête. Il ne savait pas ce qu'il allait trouver sur place, mais à l'époque l'Institut de guerre n'était pas un lieu hostile, ni dangereux. Bien au contraire : La bâtisse était lourdement gardée par des sentinelles et les sortilèges magiques empêchaient toutes magies destructrices extérieures de passer. A l'intérieur, la milice veillait que tout soit en ordre, tandis que les Juges, grands sorciers, s'occupaient des allés et venus, ainsi que des Champions de la League. Enfin, les Invocateurs ne manquaient pas de ressources, et savaient très bien se défendre... Du moins, c'était ce qu'il se disait. Comment pouvait-on être capable de matérialiser un corps dans un autre monde et ne pas savoir se défendre ? C'était incompatible. Mais Jarvan devait se l'avouer, il n'avait jamais pousser la curiosité au point de leur poser la question sur leurs compétences magiques...

En parlant de l'Institut, on pouvait voir des ruines, de là où ils se trouvaient. Ceci troubla profondément Jarvan, qui s'accroupit tout en observant la fumée opaque qui s'émanait. Désolation, perdition, totale chaos dans cet endroit autrefois vivant et vibrant de monde... Que s'était-il passé ? Comment un endroit comme celui-ci a pu partir en fumé ?
Inquiet, le prince se tourna vers Garen qui le saluait déjà de la main. Il souhaitait partir en éclaireur pour aller voir de plus prêt... La mine sombre de Jarvan montrait qu'il n'était pas forcément d'accord, mais la possibilité d'avoir une première approche du terrain n'était pas à négliger. C'était ce qu'il fallait faire avant d'amener le plus gros du groupe au devant... Le prince finit par acquiescer :
- C'est d'accord, mais soit prudent. Au moindre problème, tu nous attends, nous ne serons pas long à te rejoindre. Ne prends pas des décisions hâtives...

Il suivit du regard la progression de son camarade, de son ami, l'inquiétude montante... Il ferma un instant les yeux, et lorsqu'il les rouvrit, Garen n'était déjà plus dans son champ de vision. Le prince se releva et se tourna vers ses hommes. Quelques un profitèrent de la halte pour se restaurer. Certains posèrent des regards déterminés vers leur prince, prêt à le suivre dans cet enfer qui s'élevait sous leurs yeux. D'autres discutèrent entre eux, se demandant ce qui à bien pu se produire et surtout où étaient passés les Invocateurs et les Juges ? Où étaient passés tout ces gens qui vivaient là ?
Leurs inquiétudes augmentèrent ceux du prince... Ce dernier chassa le doute dans son cœur en posant son regard sur Sona Buvelle, et il lui sourit amicalement.
- Vous êtes certaine de vouloir venir ? , demanda-t-il soucieux. Ce qui se trouve là-bas n'a plus rien à voir avec ce que nous avons connu à l'époque où nous marchions aux côtés des Champions de la League...

Il ne voulait pas qu'elle voit certaines choses... Un peu comme pour la protéger peut-être ? Il ne devait pas oublier qu'elle avait déjà combattu sur les Champs de Justice, tout comme lui. Il haussa les épaules, mal à l'aise, face à son excès de protecteur. Après tout, il avait dit qu'il n'irait pas contre sa volonté de les accompagner.
- Vos talents de guérisseuses seront toutefois les bienvenus. Peut-être y a t-il des survivants sur place...
- J'en doute mon prince... , se permit un soldat perplexe. A la vue de cette fumée, un feu immense est toujours à l'œuvre malgré tout ce temps qui est déjà passé... Une semaine me parait long, surtout pour des survivants d'une explosion de cette ampleur.
- Tu as peut-être raison, mais je préfère espérer. Si nous pouvions trouver au moins un survivant, il pourrait tout nous dire sur ce qui c'est passé...

Le silence revint, et le regard du prince s'égara à nouveau vers les ruines. A son tour, son envie d'agir pris le dessus et il en oublia tout repos et restauration. Il se tourna une seconde fois vers Sona, déterminé :
- Êtes-vous prête à y aller ? Je n'aime pas savoir Garen au milieu de tout ça, seul. Nous ne devons pas perdre de temps.

A ses mots, les démaciens commencèrent à se lever, se préparant aux futurs ordres du prince. Ce dernier grimpa déjà sur son cheval et se tourna vers Sona pour l'aider à monter en scelle avec lui, un sourire avenant aux lèvres.


______

''Il n'existe qu'une seule vérité et vous la trouverez à la pointe de ma lance."
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Dim 14 Déc - 12:01

Et elle qui pensait qu'ils n'allaient être que deux. Elle se trompait bien lourdement. Non seulement ils étaient désormais bien plus d'une vingtaine, mais en plus voilà que le roi se joignait à eux. Cela l'intimidait quelque peu. Oh, bien entendu, elle l'avait déjà vu à de bien nombreuses reprises - sur le champs de bataille, alors qu'ils devaient encore se battre, défendant les couleurs de leur cher royaume, ou tout simplement lors des représentations qu'elle avait effectué au palais, grands moments où la jeune femme avait joué avec brio afin de ne pas décevoir la royale famille - mais enquêter en sa compagnie... Jamais elle ne s'y aurait attendu. C'était presque un honneur de côtoyer ainsi une telle personne. Garen semblait heureux de cette rencontre, et bien moins intimidé que la demoiselle, et cela se comprenait. Ils n'allaient pas être de trop afin de voir ce qui était arrivé à la League... Les ruines fumantes ne paraissaient pas de bon augure, et ils n'en voyaient qu'une partie pour le moment. Cela inquiéta un peu la musicienne, qui serra son instrument contre elle, soulagée de l'avoir en ce sombre instant. Elle aurait aimé jouer quelque chose, une petite balade joyeuse par exemple, comme elle l'avait fait à de nombreuses reprises lors de ces cinq jours de voyage, mais l'occasion ne s'y prêtait guère.
Voyant son acolyte partir en direction des ruines après une petite discussion avec le prince, Sona fit un petit signe de la main dans sa direction, se demandant si le laisser partir seul ainsi était une bonne idée. Non pas qu'elle doute de sa force - il avait prouvé à de nombreuses reprises qu'il pouvait se débrouiller seul aisément - mais personne ne savait ce qu'il pouvait y avoir là-bas. Les discussions des soldats environnant n'étaient guère rassurantes, et Jarvan IV finit par se tourner vers elle, lui demandant si elle était certaine de sa décision, tout en étant heureux de ces talents de guérisseuse. Même si, comme le fit si bien signaler l'un des soldats, la probabilité qu'il reste des survivants était bien faible. Sona à vrai dire ne savait trop si elle serait bien utile dans cette aventure. Elle n'était pas comme Jarvan et Garen, véritable guerriers, ayant déjà affrontés bien des ennemis. Mis à part à la League, la muse ne s'était jamais battue, préférant apaiser les autres grâce à sa musique et les aider à se remettre des batailles. Peut-être que son don lui serait utile par la suite ? En tout cas, elle refusait de n'être qu'un poids mort gênant ses compagnons. Certes, elle n'avait pas leur talent pour l'art de la guerre, mais elle ferait de son mieux pour leur apporter toute l'aide dont elle en était capable. Son etwahl sembla vibrer sous sa résolution, ce qui fit sourire la jeune femme. Jamais elle ne serait seule avec pareil ami.

S'inquiétant sans doute pour son ami, le prince finit par monter à cheval, proposant à la jeune femme de l'accompagner afin de partir à la recherche de Garen. La demoiselle jeta un coup d'oeil aux ruines, toujours anxieuse à l'idée de ce qui pourrait s'y trouver, mais résolue à s'y rendre. Et puis, avec le prince et ses nombreux soldats, que risquait-elle ? Elle répondit à son sourire en prenant son instrument, serrant brièvement ses cordes, produisant une petite mélodie barbare et héroïque. Oui, elle était prête à suivre Jarvan et à retrouver son compagnon. La musique sembla apaiser un peu les inquiétudes de son entourage, les soldats paraissant un peu plus confiants, prêts à partir à l'exploration. Sona caressa d'un doigt l'instrument, le remerciant silencieusement pour le soutient qu'il venait de donner à leur troupe, puis grimpa avec le prince. Elle se promit de trouver par la suite des pantalons, ou quoi que se soit qui serait plus utile que des robes pour grimper à cheval - ils allaient sans doute devoir par la suite effectuer de nombreuses chevauchées. Et elle qui ne savait même pas monter l'une de ces bêtes. Cruelle erreur, encore quelque chose qu'elle allait devoir apprendre. Serrant son etwahl contre elle, prête à le protéger du moindre choc, elle se tourna vers Jarvan, un sourire aux lèvres, et hocha la tête, pour signifier qu'elle était prête à y aller. Même si elle avait toujours un peu peur.


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Garen Crownguard
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mar 16 Déc - 22:44

Au milieu de ces ruines, je contemplais la désolation. Quelle force avait pu causer ce chaos ? S'agissait-il du prélude, de quelque chose nous dépassant tous ? Ce fut ma première crainte. Aucune trace de survivant, bien sur. Cela fais des jours que la nouvelle est tombée. En même temps que la destruction de ce garde fou, c'est la tristesse qui se remet à chanter, en tout Runeterra. Mais ce ne serait qu'hypocrisie de dire que je fais partit des tristes et des mélancoliques. La paix est éphémère. Je le sais. Je ne suis pas un idéaliste, un optimiste ou un pessimiste, non. Je suis réaliste. Et la guerre, en un sens, me manque, même si ce monde connaissait la paix pour la première fois, depuis des temps oubliés. Mais cette fois, il fallait en finir. J’étais bien décidé, à mettre fin pour de bon à la guerre, à son existence même. Les flammes de cette dernière sont devant moi. C'est un message. Une déclaration. Une provocation.

Me tirant de mes pensées, un rire résonne au milieu des craquements de la colonne de flamme. Un rire dément, teinté du passage de la folie. Une folie meurtrière. Je connaissais ce rire. Il m'est familier, mais pourtant me paraît si lointain. Comme oublié, perdu dans les méandres du temps. Le temps. Une notion que je retrouvais, après toutes ces années passé dans la league. Je marche en direction de ce son macabre. Il résonne, et je me perds, avant de trouver le bon chemin. Je marche toujours plus loin dans les ruines, le ciel bleu n'étant plus qu'un simple souvenir, tout comme l'herbe  adoucit par la rosée, et les sons d'une nature vivante. Ici, nous n'avons droit qu'au son des os calcinés qui craquent sous mes pas, et des pierres qui roulent.

Le son, le rire se fait plus fort, plus distinct. Et, adossé contre ce qu'il reste d'un pilier, je la voie. Elle non plus, elle n'a pas perdu son temps. Elle voulait voir de ses yeux les ruines de ce qui la bridait, comme jamais. Je ne sais pas si c'est le bruit des os et des pierres, mais elle se tourne vers moi. Malgré mon accoutrement, elle me reconnaît, et je revois quelque chose que j'avais oublié. Cette flamme dans son regard. L'appelle du combat. Mon sang ne fait qu'un tour. Je frissonne. C'est quelque chose que je n'avais plus ressentis depuis tellement de temps. Depuis que la league est debout.

Cette sensation de combattre sans risque. Au final, subjectivement... C'était écœurant. Sans intérêt. Sans un mot aucun, nous nous parlons, et je dégaine mon arme. Sans attendre, elle fait de même. Elle tourne le regard, faisant un signe à un Noxien. Elle n'était pas venu seule, elle non plus. Qu'importe. Même au milieu de la bataille, au milieu d'une escarmouche, il n'y a toujours eu que nous deux. Elle devait sûrement leur donner pour ordre de ne pas intervenir. Soit. De mon coté, je n'aurais qu'à en finir avant que Jarvan et Sona arrivent avec la troupe. Et puis, même si il venait, il donnerait l'ordre de ne pas intervenir. Il sait ce qu'il se passe, lorsque je la rencontre. Plus encore maintenant. Je peux enfin retrouver cette excitation au combat, cet enjeu mortel. Je peux enfin la retrouver, et me retrouver.

Depuis le premier échange, la danse, comme elle le disait, était endiablée. Depuis combien de temps n'avais pas combattu de cette manière ? Depuis combien de temps attendais-je ce moment sans en avoir conscience ? Je ne sais pas. Mais cette sensation me brûlait, me dévorait. Mes yeux brillaient de cette même lueur, mon sang chaud pulsant, gonflant mes veines, comme pour me pousser. Me pousser ? A quoi ? Tout donner. Du début à la fin. Les souvenirs reviennent, c'est comme à chaque fois. Je ne peux pas te toucher, une seule fois, et toi, tes lames ricochent sur mon armure, ou parviennent seulement à me frôler, me volant une cicatrice future. Comme celle sur sa ma joue. A cette pensée, je plonge mon épée en avant, et tu l'esquives d'un shunpô défensif, et voilà que vient ta plus mortelle des attaques. Des dizaines, presque des centaines de dagues, mortelles, précises. Je prend mes appuies et encaisse, l'épaule en avant, ma chair se faisant découpé en surface, de temps à autres, lorsque elles passent l'armure.

La tempête est passée, et c'est maintenant mon tour. Je fonce en avant, ne lui laissant pas le temps de reprendre son propre rythme. C'est extrêmement rare que ce soit moi qui mène la danse, je dois l'admettre. Mais c'est un brin de fierté et un léger sourire qui m'habillent, lorsque je le fais. Je tourne deux fois en diagonale sur moi même, en accélérant à chaque fois à l'impact, pour donner ma cadence. Elle est plus lente, certes, mais aussi plus puissante, plus lourde. Elle recule, et une impulsion en avant me donne l 'élan nécessaire pour asséner un coup décisif. En théorie. Elle esquive encore, de la même façon, mais elle est essoufflée, autant que moi. Je ne le vois pas, mais mon Roi et Mon amie sont derrière, à portée de vue. De la ou ils sont, ils ont du me voir invoquer la Justice de Demacia sur ma cible. Elle esquive, encore une fois, mais de justesse, surprise. Je jure, et fonce de nouveau, mais je me sens trébucher, je sens le sol se dérober sous mes pas.

Quand j'ouvre les yeux, je suis dans une pièce sombre, recouvert de gravats et de poussière. Enfin, la pièce est sombre, même obscur, impossible de voir plus loin que ce halo lumineux en cercle parfais qui m'éclaire. Je suis... tombé ? Je lève la tête, pour voir le plafond, quelques mètres au dessus de moi, avec un trou béant dans ce dernier. Si je suis la, elle ne doit pas être loin. Je me retourne violemment, et titube, posant un genoux au sol, la tête tournante. Devant moi, un tas plus grand, plus massif, et une une main, ainsi que quelques mèches rouges dépassant. Tss.. Ce n'est pas une victoire. De cette manière. Je pose ma lame, et me dépêché de la dégager de la. Une fois sortie, je la porte et la pose contre ce que je pense être une colonne, un mur, ou quelque chose de solide, tout du moins.

« Debout, Lame Sinistre. Ce n'est pas encore l'heure de mourir. »


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mer 17 Déc - 14:52


Memories of a time to come

Que s'est-il passé ?



Le sol se dérobe... Le vide sous mes pieds... Un shunpo ? Non, je n’y parviens pas… Rien pour me retenir…  


Absorbée par le vide. Elle ne savait pas ce qui venait de se passer, mais une seule certitude, c’est qu’il n’y avait plus de sol ferme sous ses pieds. Crownguard, voilà qui n’a rien de loyal… Elle avait l’impression que sa tête allait exploser sous la douleur, privée de toute lumière du jour, sans qu’elle ne cesse de chuter, encore, et encore, dans le vide infini qui la happait. Autour d’elle, comme un étau, qui l’enserrait, la compressait, l’empêchait de respirer, et au loin, un point lumineux diminuait rapidement d’intensité au fur et à mesure que sa chute l’en éloignait. Elle tendit les bras, comme pour essayer de le rattraper, de retenir cette lumière qui disparaissait rapidement… Mais était-ce elle qui chutait, ou ce point qui s’éloignait ? Katarina regarda tout autour d’elle. Dans le vide infini, y avait-il un haut, un bas, pour savoir qui tombait ? Tout ce qu’elle voyait, c’est que ce point s’éloignait, et allait bientôt disparaitre. C’était mauvais, très mauvais. Elle ne savait pas ce que cette lumière représentait, mais elle était importante, il ne fallait pas la perdre… pas la perdre…

Ne pas perdre quoi ? Il n’y avait plus rien, ici. Plus rien que le noir, le vide, qui l’entourait, dans lequel elle flottait, sans qu’elle n’attende plus rien. La réalité n’avait plus de sens, et si elle ne savait pas comment elle avait atterri là, il ne lui venait même pas a l’idée de se poser la question. Le temps lui-même semblait figé dans cet espace vide, à moins au contraire qu’il ne défile plus vite… Quelle importance ? Seule l’angoisse l’habitait, l’angoisse du vide, extérieur, et intérieur, qui l’habitait. Et puis, soudainement, l’étau qui l’enserrait et l’étouffait disparut.
« Debout, Lame Sinistre »

Debout. Pouvait-elle se lever ? Elle ne savait pas dans quelle position se trouvait. Pas de haut, pas de bas.

«  Ce n'est pas encore l'heure de mourir. »

Etait-ce ça qui lui arrivait ? Etait-elle en train de mourir ? Elle ne parvenait même pas à se souvenir de ce que cela signifiait… Mais même sans savoir pourquoi, ces mots lui insufflèrent de la volonté. Pas encore l’heure… Lentement, Katarina se redressa.

Elle était debout sur une eau calme, dans un espace de lumière blanche, ou l’horizon se confondait avec l’océan. Le vent fouettait ses cheveux, mais seul le bruit de ses pas, qui répandaient quelques ondes autour d’elle, venait percer le silence dans ce désert entre ciel et mer, hors de l’espace et du temps. Elle  pouvait apercevoir son image dans l’eau, un reflet pur et lumineux, lavé de toutes traces, comme à son premier jour de vie. Depuis combien de temps s’était-elle perdue ici ? Peut-être une seconde, peut-être des années, elle n’avait aucune notion du temps, mais la paix et le calme qui y régnait étaient si reposants qu’elle ne s’en souciait pas.

Parfois, des murmures lui parvenaient, très lointains. Elle devait tendre l’oreille pour les entendre, les comprendre, parvenir à percevoir ce souffle venu d’un autre monde, d’une autre dimension, des sons produits auprès de son corps dont elle n’avait plus conscience.
Lentement, une douce musique s’éleva. D’abord faible, lointaine, à peine perceptible… Mais ce son prenait de l’ampleur, les notes l’atteignant avec délice, vibrant dans son corps, son cœur, son âme. Une mélodie de courage, de force, et d’apaisement. C’était comme être transportée, s’élever au-dessus de la brume, dans un champ de force envoutant, aux vibrations à la fois douce et puissante. D’où venait cette musique ? Katarina l’avait déjà entendue, mais elle n’aurait su dire où, ni comment. Mais en cet instant, elle lui parlait, son écho lui parvenait, et ces notes lui parlaient, elle les comprenait. « Lève-toi, ta vie t’attends. Tu peux le faire, tu peux te redresser, et continuer à lutter. Courage ».
Une symphonie du courage, c’était exactement ça. Elle l’écouta, les yeux fermés, durant quelques instants, se sentant remplie d’une énergie nouvelle.

Lorsqu’elle les rouvrit, une lumière vive lui brula les rétines. Elle cligna des yeux quelques instants, pour s’y habituer, n’apercevant près d’elle que de longs cheveux bleus, et un étrange instrument. Elle avait une atroce migraine, et sentait un liquide chaud qui se répandait à l’arrière de sa tête.
Ou était-elle ? Des gens étaient penchés près d’elle, qu’elle ne reconnaissait pas. Une épaisse fumée recouvrait le ciel, ils étaient sur un champ de ruine. Que s’était-il passé ?
Elle ne savait plus. Elle ne se souvenait plus.  Lentement, elle réalisa qu’elle ne se souvenait plus de… rien.




Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme


Dernière édition par Katarina Du Couteau le Mar 2 Juin - 7:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mar 23 Déc - 1:28

Jarvan sourit devant pareille volonté de la part de la charmante musicienne. Sona Buvelle avait de nombreuses fois prouver ce dont elle était capable. Ses talents, en musique et en guérison, étaient mille fois plus impressionnants qu'une escarmouche entre démacien et noxiens. Et pourtant, il en aura vue passé des batailles, ce prince... Aujourd'hui, il ne se trouvait pas des ennemis, là-bas, vers les ruines de l'Institut. Quoi que, sait-on jamais... Si Demacia enquêtait, il se pourrait qu'ils ne trouvent pas que des cadavres sur place. D'autres devaient vouloir en savoir plus sur les événements. L'héritier au trône redoutait qui ils risquaient de croiser...
Mais une mélodie puissante, se voulant brave, retentit de l'etwahl. Le prince sourit à nouveau, et ordonna le galop suite à ces notes. Les soldats suivirent, en silence mais autant déterminé que Sona. Il avait vue dans le regard de cette dernière autant de détermination que de peur... Il comprenait parfaitement ce qu'elle pouvait ressentir. Lui également n'avait que des doutes sur le coeur, que des questions sans réponses... Il ne savait pas ce qui c'était passé, qui avait pu faire une chose pareille. Il ne pourrait donc jamais la rassurer sur ce point. Mais...
- Restes bien près de moi, Sona, sourit-il. Je te protégerais contre tout.

Tout et n'importe. Même si c'était la tempête, il le ferait. Car pour avoir détruit totalement l'Institut de guerre, et avoir fait porter disparu les Invocateurs, il fallait au moins cela... Une tempête. Jarvan fit accélérer son cheval, les démaciens le suivaient aux pas. Ils atteignirent en quelques minutes le champ de ruines...

*Une bâtisse blanche. Les portes de l'édifice accueillaient tous les Champions de la League, venant de tous les horizons. Des étendards flottaient, des gens se rassemblaient pour voir les spectacles. Des combats titanesques où les champions, se battant chacun pour une cause, se disputaient la victoire. A l'aide de la magie puissante des Invocateurs, ils étaient téléportés dans un endroit vaste, avec une forêt où se cachait de nombreux monstres, dont le célèbre Baron Nashor et cette grande bête majestueuse qui faisait partie de la race draconique. L'Institut, à côté de tout ça, était gigantesque. Un hall, des couloirs, des appartements, et même une salle de repos où les Champions pouvaient attendre tout en se restaurant sous la surveillance des grandes Juges.*

- Plus rien... , murmura tristement le prince à la vue de ce désastre.

En effet, leurs pires craintes étaient bien fondées. L'Institut de guerre, sa grandeur, sa beauté et tout ce qu'elle représentait avait totalement disparue et avait laissé derrière elle un champ de désolation. Il n'y avait plus aucun piliers debout, des anciens drapeaux brûlaient encore, on y reconnaissait plus rien à part quelque pierre de l'édifice qui n'ont pas encore grillé... D'ailleurs, ce feu était vraiment étrange. Il dégageait quelque chose qui n'était pas naturelle.
Jarvan descendait de son cheval et aida Sona à faire de même. Il demanda à quelques soldats de garder les cheveux, tandis qu'il prendrait l'autre partie pour explorer les ruines. L'un d'entre eux répéta tristement qu'ils ne trouveraient personne dans ces ruines, à part des corps calcinés. Au vue de cette malheureuse scène, c'était une violente explosion qui avait annihilé l'Institut. Le prince secoua la tête. Non, ils ne reculeraient pas maintenant. Même si cela prendrait du temps, ils ne repartiront pas sans être certains que ces craintes étaient fondées et approuvées. Accompagné d'une dizaine d'hommes et de Sona, Jarvan avança au milieu de ce désordre. Détruite, à feu et à sang, l'endroit qui les accueillait pour les mener sur les champs de Justice n'existait plus. Ils fouillèrent pour trouver des traces, quelque chose qui indiquerait qui a pu faire ça. Ils cherchèrent en vain des survivants. Car, comme ils le redoutaient tous, il s'y trouvait des cadavres, et pas une seule âme qui vie.
De plus près, Jarvan reconnut quelque chose de familier dans ces flammes étranges... Il était certain d'avoir déjà vue cela quelque part. Elles semblaient venus d'une magie. Une terrible, effroyable et puissante magie...
Le prince soupira, sa tête dans ses mains. C'était carrément fou, toute cette histoire. Et le pire restait à venir... S'ils ne retrouvaient aucun Juges ni Invocateurs, eux qui avaient réussi à rayer la guerre avec des traités pendant quelques temps, plus rien n'empêchera de faire tomber cette frêle paix entre les nations. Jarvan le savait parfaitement.
- Mon prince ? , s'enquit un des soldats, inquiet.
- Tout va bien, ne t'inquiètes pas. Du nouveau de ton côté ?
- Non, mon prince. Des ruines, des morts, mais rien d'autres...

Le regard du prince se perdit vers l'horizon, qui n'était fait que de poussières et fumés récentes. La chaleur de la braise s'élevait, et sous leurs pieds le sol était de plus en plus recouvert de pierre de l'ancienne édifice. Plus ils avançaient plus ils entraient dans un enfer cauchemardesque. A part le crépitement du feu, le silence était sur le trône dans ces lieux. Mais soudain, quelque chose troublait cet endroit...
- Vous avez entendu ? , fit Jarvan ne bougeant plus.

Ses soldats firent de même, à l'écoute. Ils n'étaient pas sûr, mais lorsqu'ils croisèrent le regard du prince qui en disait long, le doute n'était plus permis.
- Des épées, mon prince ?
- Oui... J'en ai bien peur. Vous tous, restez proche de Sona, et vous trois avec moi.

Les démaciens exécutèrent les ordres et suivirent leur prince. Ce dernier n'allait pas passer par quatre chemins. Il allait suivre la piste. Les entrechoques des lames firent des échos dans ces lieux, ce qui rendit le pistage un peu plus difficile. Mais au final, ils parvinrent à trouver le chemin. Il faut dire que l'éboulement avait permis au prince et à ses hommes de mieux trouver leur destination. Jarvan accéléra son pas, au point de distancer ses compagnons. Il avait soudainement une crainte, une peur grandissante pour son ami, son frère d'arme. Il arriva dans un plus grand espace, où les pierres d'un ancien plafond recouvrait toute la surface. Il le devinait, car il crut reconnaître la sculpture qui avait servit au toit. Au vue de la taille de l'endroit, on pourrait croire que c'était le "hall", mais rien n'était certain. Les démaciens s'empressèrent de rejoindre leur prince, mécontent que ce dernier prenne des risques en s'éloignant. Jarvan ne répondit rien, cherchant des yeux la Force de Demacia...
Il trouva au milieu de ces ruines un trou noir où s'y dégageait une légère fumé de poussière. C'était sans doute là que l'éboulement c'est fait. Jarvan fit signe à ses trois hommes de le suivre, et demanda aux autres de rester à l'écart pour le moment. Avec prudence, ils avancèrent. Levant les yeux par delà les pans rocheux en équilibre, le prince crut voir des personnes... Il s'arrêta net.
- Prince Jarvan, ce sont... Ceux qu'on cherche ?
- Non... , répondit l'héritier.
- Qui ils sont alors ?
- Je crois savoir. Gardons un oeil sur eux, ils n'ont pas l'air de vouloir s'avancer pour le moment et c'est tant mieux.
- Pourquoi donc, mon prince ?
- Parce que je n'ai pas envie d'engager un combat sur ces ruines instables...

Les hommes avec lui ouvrirent de grands yeux, mais ne répondirent plus rien. Ils se contentèrent de suivre le prince qui alla jusqu'au trou. Il ne s'arrêta pas avant de pouvoir poser son regard là-dedans. Malgré la pénombre, il ne lui fallut pas longtemps avant de reconnaître Garen, debout au milieu des décombres, penché au dessus de... D'une autre personne. Mais, qui ? ... Le prince plissa les yeux. Une fois qu'ils étaient parfaitement habitués à ce noir, aidés par l'entourages fumants et donc très gris, il finit par comprendre ce qu'il voyait : Des cheveux rouges, le corps d'une femme vêtus de cuirs noirs comme l'ébène, des couteaux, des dagues sans aucun doute. Il avait de l'imagination ou c'était parce que Jarvan IV connaissait très bien cette femme. Katarina du Couteau.
Les sourcils froncés, les bras croisés, le regard foudroyant, le prince fixait son ami. Il en aurait pu dire des remontrances, des paroles qui n'auraient mené nulle part, faire le boulot du chef très en colère en sommes. Mais il savait ce qui c'était passé, il comprenait très bien la situation. Ces deux là ne changeront jamais. Ces deux là se battraient pour toujours si l'éternité pouvait exister, dans un autre monde. Katarina et Garen...
Finalement, la colère passa et le prince ne fit que soupirer, secouant la tête à la négative. Un des soldats, inquiet du manque de réactivité du prince, proposa de sortir leur compatriote de là. Jarvan avait failli répondre "non, il est très bien dans sa....." Hmm... Mais la blagues fut mise de côté pour le moment, car la situation était assez tendue.
- Es-tu blessé ? , Demanda-t-il finalement à son ami. J'ai l'impression que c'est le cas pour... Elle. Je te propose qu'on la sorte de là, et des hommes descendront pour t'aider à remonter.
- Nous allons aider cette femme ? Vraiment ?
- Oui.
- Mais...
- C'est un ordre, soldats.

Aucun démaciens n'allaient discuter un ordre du prince, mais ils se demandaient bien pourquoi ils feraient cela à l'ennemi. Même si des traités ont été signé, les deux camps ne se vouaient toujours pas un grand amour. Les tensions étaient toujours là... Et désormais avec la disparition de l'Institut, elles allaient empirer.
- Ne rendons pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà, surenchérit le prince.

Il finit par se retourner vers Garen. Il tenta de se mettre en appuis sur les pierres les plus solides et stables. A bras tendus, les deux hommes pourront faire glisser Katarina jusqu'à la surface.
- Tu es prêt ? On fait ça vite et bien. Nous te ferons sortir avec des cordes, en espérant que le sol ne bougera plus.

Garen était tombé dans les étages inférieurs. Ce qui signifiait qu'ils pourraient très bien faire effondrer d'autres endroits qui mèneraient à d'autres pièces comme celle-ci. Et il fallait absolument éviter cela. Il fallait sortir la jeune femme de là, et s'éloigner rapidement. Jarvan espérait juste que le groupe, qui avait surement accompagné Katarina, ne tentera pas quelque chose de stupide. Cela rendrait les choses nettement plus complexes.


______

''Il n'existe qu'une seule vérité et vous la trouverez à la pointe de ma lance."
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Jeu 1 Jan - 20:04

Sauvée, mais inconsciente. Ses mèches écarlates ne virevoltaient plus au rythme de la danse comme il y a encore peu. Prisonniers des ombres, un court moment. Prisonnier de mes pensées, pour un long instant. Quelques minutes passèrent. Jarvan, Sona et la troupe envoyaient de quoi nous hisser hors d'ici. Je ne savais pas ou nous étions... Dans l'enceinte de la league, chose sûre. Mais je n'étais jamais venu ici.. Une atmosphère mystique pesait, qui occultait totalement le chaos ambiant à la surface. Une sensation étrange. Des mystères et des secrets innombrables se tapissaient dans ces couloirs. Mes yeux s'habituent progressivement à l'obscurité.. Le besoin d'un torche se fait moins nécessaire pour y voir quelque chose, mais je ne suis pas encore nyctalope, loin de la même. Une civière et quelques cordes se posent derrière moi. Je la pose dessus, et la fixe solidement, vérifiant le cordage trois fois avant de relever la tête.


« Tirez ! Jarvan, il y a quelque chose d'étrange ici ! Laissez moi quelques minutes, je vais mettre ça au clair.  Inutile de te préciser quoi faire maintenant.  Envoyez moi de quoi voir en bas, je vais en avoir besoin !»


Oui il y avait quelque chose. Je ne savais pas quoi. Au milieux de cette atmosphère, une sensation de mal être irrépressible. Il fallait que je sache... Je me sentais attiré. Plus que de la simple curiosité. Je voulais savoir , mais mon instinct me disait de trouver la sortie. Une torche enflammée envoyée par en haut, ainsi que quelques morceaux de tissu secs et une gourde d'alcool inflammable, me sortaient de mes pensées. Me voilà prêt pour explorer les environs, et peut-être découvrir les origines de ce chaos.


Premier réflexe, regarder autour de moi. L'endroit est intact, si ce n'est le plafond. La salle est immense. Je dirais cinquante mètres de long, pour une vingtaine de large, après l'avoir arpenté. Je me frotte le haut du crâne, et me retourne, et dégainant mon arme. J'ai rêvé, ou.. Oui, sûrement. Je suis seul ici. L'endroit est complètement



« Vide »


Cette fois je n'ai pas rêvé. Il y a quelqu'un. Quelque chose, ou alors oui, je deviens bien fou. Je continue d'explorer la pièce immense, sur mes gardes. Les ombres des piédestaux et des vitrines dansent au rythme de la flamme de ma torche. La salle est étrangement poussiéreuse, et je remarque une plaque au sol, devant un des portes armures imposant. La forme me rappelle quelque chose... Je pose un genoux au sol, et ramasse la plaque pour souffler dessus et l'essuyer. Mes yeux s'ouvrent, je reste figé, et je la laisse tomber.


« Warmog, L'armure vivante. »


Tout devint claire. Cette salle, était LA salle. Celle ou était entreposé tout les artefacts, armes et armures qu'ils utilisaient sur les champs de justice. Et tout avait disparu. Tout. La poussière était désormais le seul ornement, le seul spectacle dans les ténèbres, formant un vide dans un lieu qui devait inspirer la gloire et la puissance. Au dessus, contre le mur, je jurerais reconnaître... Oui. Il s'agit bien de son empreinte. L'empaleur d'Atma. Hmpf. Je tombais devant mes deux artefacts favoris... ou du moins, la ou ils devaient être. Quelle ironie.


En faisant le tour, j'ai remarqué deux portes. J'ai ouvert le deux. Pour la première, un long couloir qui débouche sur un escalier montant. Les ténèbres, rien de plus, mais une légère brise me laisse supposer que la sortie se trouve dans cette direction. De l'autre coté, un escalier démarre juste après la porte, pour cette fois s'engouffrer dans les boyaux des couloirs de l'institut. Pas de doux filet d'air frais, pas cette fois. Cette sensation mauvaise en revanche, s'amplifiait...


J'hésitais. Mais pas pour m'enfuir. Devais-je prévenir et attendre des renforts, ou bien y aller seul ? Je n'ai même pas eu le temps de me répondre que je m'aventurais déjà plis profondément dans les mystères de l'institut de la guerre. Mon armure était le seul bruit, le seul son perceptible. J'entourais ma torche d'une bout de tissu que je venais d'imbiber d'alcool, et le feu retrouva son amplitude et sa puissance précédente. Environs dix secondes de plus, et je commençais à apercevoir une lueur mauve étrange, qui semblait pulser. Sans attendre, je descendais. Une fois descendu, je me stoppais. Les escaliers ne laissait pas le couloir continuer, et me faisait débarquer directement devant... Une monstruosité. Cette sensation... Je l'avais déjà ressentis auparavant. Sur les champs de justice.. Quand je faisais face à Malzahar, Cho'gath ou encore.. Non. Impossible. Ce n'était pas comparable. Beaucoup plus puissant. Beaucoup plus...


Une faille. Un portail.


Je tombais à genoux, et ne pouvait m’empêcher de vomir en sentant la puissance du vide. Cette voix. Elle venait d'ici. Je me relevais le plus vite possible en titubant, le moment de faiblesse, de surprise et de choc passé. Le portail tourbillonnait, pulsait... Et il faisait facilement trois mètres de diamètres. A par quelques voix et des mouvements, rien de plus... Il semblait... passif. Sur les murs, des étagères, des meubles. Ma lame sortie, ma torche dans l'autre main, je m'aventurais lentement autour du portail, en regardant tout élément pouvant m'éclairer. Qu'est ce que cette abomination faisait ici? En face, derrière la faille, un autel, avec des piles de feuilles, des schémas, et un carnet en cuir regroupant annotation et observations. Je m'emparais de ce dernier pour le mettre dans mon armure. Au même moment, il faisait plus que pulser. Cette sensation se faisait plus intense. Et une forme sortait, semblait se faire cracher du vortex du vide.. dans ma direction.


« Faim... »


Je n'ai pas mis longtemps, pour abattre mon arme sur la forme encore incomplète. Elle reculait ensuite, en couinant comme une bête. Après tout, ce n'était qu'une bête. Manger. Le seul besoin de cette engeance. La faille réagissait à ma présence ? Elle cherchait... à se défendre. Si plusieurs en sortait, je ne pourrais pas tous les abattre. Je me dépêchais de remonter, de fuir, et en jetant un dernier coup d’œil, je voyais que les cadences de pulsations diminuaient. J'avais peut-être raison. Si je m'en éloigne, j'espère que rien ne sortira d'ici..


Environ une demi heure après, je réussis à trouver la sortie. Des ruines bouchaient en partie la porte, qui menait directement sur l'extérieur. Après quelques coups d'épaules de plus en plus violents, je réussis à faire s'écrouler les restes de la colonne, et je ressortais derrière les troupes. Je me pressais vers Jarvan, essoufflé, encore sous le choc et le malaise. Je devais être bien pâle, et le souffle court n'aidait pas..


« On a un problème. Un très gros problème. Tout les artefacts ont disparu, envolés, et à juste titre ou plus certainement volé, justement. Des pillards, le commanditaire, aucune idée. Mais le pire, c'est ce qu'il y a en bas. L'institut faisait des expériences sur le Void. Et maintenant qu'il n'y a plus rien ni personne pour contrôle cette abomination, je te laisse imaginer l'éventualité de la chose.»


Je lui jetais le carnet en cuir entre les mains, me laissant tomber par terre, cherchant Katarina du regard.


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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Lun 5 Jan - 20:01

Katarina, la Lame Sinistre, mais légère comme une plume. Jarvan n’eut aucun mal à la tirer d’affaire. Ses hommes l’aidèrent pour la forme à la porter plus loin, en sécurité. Il fallait éviter de rester trop longtemps proche de ce trou, surtout qu’il pouvait y avoir d’autres salles en dessous qui menaçaient de refaire des effondrements. Garen voulait rester pour voir quelque chose de plus près, et le prince acquiesça. Après tout, il devait encore trouver le moyen de le faire sortir, il pouvait explorer à sa guise. Mais…
- Fais attention, c’est tout ce que je te demande. Nous ne serons pas longs.

Sur ses mots, le prince donna les ordres. Des hommes sillonneront les alentours et feront un périmètre de sécurité, pendant que deux d’entres eux iront retrouver les cheveux à l’extérieur pour récupérer cordes, torches et draps. Il demanda à quelques hommes de rester auprès de Sona, pendant que celle-ci soignait l’assassine. Cette dernière étant pour le moment inconsciente, on ne pouvait pas savoir dans quel état elle serait... Heureusement que la talentueuse musicienne avait des pouvoirs de guérison, sans ça Katarina aurait pu y rester.
Il sentait que certains démaciens étaient réticents à l’idée de la sauver… Ils savaient qui elle était, de vue ou de nom. Les autres qui ignoraient l’identité de Katarina du Couteau grimaçaient à aider une noxienne. Mais les ordres étaient les ordres, et Jarvan avait ordonné. Ce dernier motiva ses troupes avec quelques mots. Les doutes et réticences s’envolèrent, balayés par un élan de confiance envers leur chef. Il restait à gérer les noxiens, embusqués, cachés aux yeux de tous plus loin dans les ruines.
Après un moment de réflexion, Jarvan IV fit appel à un de ses hommes. Il optait pour une approche diplomatique… Malgré la situation déjà catastrophique.
- Tu vas aller à leur rencontre, fit le prince à son messager. Tu vas essayer de faire le premier contact. Nous ne voulons ni effusion de sangs, ni un nouvel effondrement des lieux… Qu’ils comprennent que tout se passera bien s’ils coopèrent.
- Bien mon prince.

Il ne lâcha pas son messager des yeux, jusqu’au moment où il sortit de son champ de vision. Il entendit ses hommes dans son dos s’inquiéter pour le sort de leur compagnon, ce que Jarvan fit taire en disant qu’il s’en tirerait. Les personnes qui l’inquiétaient le plus, en se moment, étaient Garen et Katarina.
Parti dans les souterrains depuis plus d’une quinzaine de minutes, Jarvan trouvait déjà le temps trop long, n’ayant aucune nouvelle. Il s’accroupit pour voir dans le trou d’où il avait vue son ami pour la dernière fois, essayant de scruter dans la pénombre. Il avait un mauvais pressentiment…
Malgré le noir total, Jarvan aperçut des éléments qui lui faisaient penser à une des nombreuses pièces de la League. Il se souvint avoir traversé ce palais de long en large, visité tous ses recoins. Il avait fini par apprécier cet endroit, même si la plupart de ses habitants étaient peu digne de confiance. Il n’avait aucun moyen de savoir quelle était cette pièce avec exactitude. Cependant, si Garen avait trouvé un chemin, c’est que les lieux en dessous étaient encore intacts… Mais pendant combien de temps pourraient-ils marcher dessus ? C’était beaucoup trop dangereux. Le palais tout entier s’était écroulé dessus, et le feu continuait de grignoter du terrain…
Cela restait étrange, d’ailleurs, quand on y voyait de plus près, de voir un feu violet virevolter comme s’il était « vivant »… Et qu’il… appelait à venir… vers lui. Le regard de Jarvan s’y perdait, quelques secondes, puis un bruit attira son attention.

Qu’est-ce que c’était ?
- Garen ?

Aucune réponse. Trente minutes étaient passées. Il était pourtant certain d’avoir entendu du bruit. Le temps était beaucoup trop long... On appela le prince qui se releva et accourut vers ses hommes, qui avaient apporté cordes et torches. Jarvan voulut descendre immédiatement, sans tarder, retenu par la prudence de ses hommes. Puis, il se passa quelque chose d’inattendu.
Ils entendirent tous un bruit sourd. Il se répétait plusieurs fois. Puis, sans crier gare, un pilier, non loin dans leurs dos, s’écroula de tout son long, s’éparpillant en mille morceaux. Jarvan soupira de soulagement lorsqu’il vit Garen en sortir. Il fut toutefois beaucoup moins rassuré en analysant le visage fatigué et paniqué de son ami. Il semblait même, et il ne crut jamais voir cela un jour de sa part, paniqué. Paniqué ?! La pâleur de son visage n’était guère rassurante, en tout cas. Le prince écouta attentivement ce qu’il avait à dire, les sourcils froncés. Garen parlait vite, mais il put retenir le plus important. Les artefacts légendaires avaient tous disparus ? C’était gênant, mais s’ils n’ont pas été détruit dans l’explosion, comme le supposait le démacien, alors ils pouvaient entamer des recherches pour les retrouver. Mais ce n’était pas le plus important… Il fallait également retrouver des survivants : Invocateurs, juges, serviteurs, gardes… Avaient-ils tous péris ? Garen n’en parla pas, ce qui laissa le coeur du prince au désespoir. Ce dernier se crispa d’horreur lorsque son ami lui parla « du pire ». En effet c’était… Très grave.
Le prince n’était pas ignorant de ce que les mages cachaient ici. Les expériences sur le Void, sur des créatures d’horreurs, la magie du Vide, toutes ces choses interdites… Son père le Roi avait mis en garde plusieurs fois les Invocateurs contre ces dangers, et à défaut d’être écouté, il avait demandé à ce que les expériences ne sortent jamais de cet endroit, au nom de la protection de Valoran. C’était pour cette raison que le prophète Malzahar était étroitement surveillé par les mages. Ces derniers redoutaient que sa magie fasse venir trop de bêtes. Ces mêmes bestioles qu’ils étudiaient… Peu de retour avait été fait sur les résultats et aboutissements de ces expériences. Et désormais, les mages disparus, ils n’avaient plus personne et aucun moyen d’arrêter un mal qu’ils connaissaient à peine et qui grandissait sous leurs pieds.

Garen vint toutefois donner un peu d’espoir en donnant un carnet au prince.
Jarvan laissa Garen souffler pendant qu’il feuilletait rapidement. Il survolait chaque pages, qui renfermaient des informations sur les expériences, notamment celle de Cho’Gath et d’une faille qui ouvrait sur le Void. Par tous les cieux… Ils en étaient arrivés à ouvrir des failles ?
Le prince referma vite le carnet.
- Ce que tu as découvert doit pour le moment rester entre nous, fit le prince, pâle à son tour. Nous devons en informer le Roi et amener ce carnet à des chercheurs capables de l’étudier… Il est peut-être notre seul moyen de gérer ces "choses" là.

Il ne fallait pas céder à la panique. Même s’il savait la chose sous leurs pieds terriblement dangereuse, ils devaient rester soudés.
- Nous ne pourrons pas bouger tout de suite…, nota le prince à Garen, avec une pointe de reproche. Katarina est dans un sale état. Veille à ce que rien ne sorte. Rien, ni quoi que se soit ne doit sortir de ce trou…

Il demanda à quelques hommes de le suivre pour l’aider à condamner la sortie de secours d’où s’était extirpé Garen. Ils ne devaient prendre aucun risque. Il sera aisé d'ouvrir à nouveau la voie de l'extérieur, du moment que cela reste impossible en sens inverse. Une fois fait, le prince entendit la musique de la belle Sona. Il s’approcha, faisant signe à Garen de venir, vers le corps allongé et inerte de Katarina.
Quelques secondes d’attentes… Et des paupières s’agitèrent. Jarvan s’accroupit à côté d’elle, cachant le carnet dans son armure. D’un ton calme, qu’il réussit à récupérer après que l’angoisse soit passée, il se pencha vers elle :
- Katarina ? Tu m’entends ?


______

''Il n'existe qu'une seule vérité et vous la trouverez à la pointe de ma lance."
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mar 6 Jan - 1:01


Memories of a time to come

Du brouillard, sur du vide



Sa gorge était sèche, brulante, et sa tête lui faisait mal. Il lui semblait qu’un troupeau de buffles l’avait piétinée, ou qu’une falaise lui était tombée sur le crâne. Aveuglée par l’éblouissante lumière, elle clignait des paupières, tentant de reconnaitre les images floues et dédoublées qui l’entourait.

« Katarina ? Tu m’entends ? »

Instinctivement, elle tourna le regard vers l’origine de la voix, tentant distinguer celui qui en était à l’origine. Etait-ce à elle qu’il s’adressait ? Si oui, pourquoi ne l’appelait-il pas par son nom ?
Son nom… Qu’est-ce que c’était, déjà ? Elle était incapable de s’en souvenir. Pourquoi ce bourdon ne pouvait-il cesser de s’agiter à l’intérieur de ses oreilles ? Il l’empêchait de distinguer les voix lointaines des gens pourtant si proches, à son chevet, comme s’ils parlaient depuis le fond d’une grotte. Elle n’arrivait pas à réfléchir, pas à penser. Ni à se concentrer sur les voix autour d’elle. D’un geste, elle passa sa main à l’arrière de son crâne, geste étrangement douloureux. Cette sensation tiède… Ramenant sa main devant ses yeux, elle sursauta. Ses doigts étaient couverts de sang. Que s’était-il passé ?
Elle formula la question à haute voix. Ou plutôt, d’une voix faible, étranglée, la bouche pâteuse, titillant douloureusement l’irritation de sa gorge.

« Tu as fait une sacrée chute mais Sona va te soigner »

Une chute. C’était donc ça. Elle s’était… cogné la tête ?
S’appuyant sur ses coudes, elle tenta de se redresser. Elle n’aimait pas être ainsi allongée sur le sol, en position de faiblesse, face à des inconnus.
Une main sur l’épaule l’en empêcha, la maintenant au sol. Il n’était pas nécessaire de forcer, la légère pression suffit à l’empêcher de mouvoir ses muscles tremblants de faiblesse.

« Vas-y doucement, Katarina, tu n'es pas en état de te redresser »


La même voix de nouveau. Cette fois, elle parvint à comprendre ce qu’on lui disait. Le même nom, encore, « Katarina »…
Etait-ce le sien ? Pourtant, cela ne lui disait strictement rien. Faisant un énorme effort pour fixer son regard sur un point, elle put distinguer un homme penchée vers elle, en armure dorée, particulièrement travaillée. Un magnifique métal, orné de joyaux, sur tout son corps, jusqu’à la couronne qui ornait son front. Au-dessus, dans le ciel, des cendres volaient, dans une lueur étrange… Un brasier. Il faisait très chaud, mais pourtant, elle avait froid.

« Ou sommes-nous ? »

L’homme se redressa, et croisa les bras, son visage dissimulé par le contre-jour.

« L'institut de la guerre. Enfin, ce qu'il en reste. »

L’institut de guerre ? Elle n’était pas vraiment plus avancée… Mais à vrai dire, sa tête lui faisait si mal qu’elle s’en moquait pour le moment.

« Tu es bizarre, Katarina. »

Une voix différente avait parlé, cette fois. Le regard de Katarina se déplaça vers l’origine du son. Un autre homme était là, penché vers elle.

« Qui est Katarina ? »

L’homme parut aussi confus qu’elle-même l’était, durant un instant. Il la regarda, en tiquant légèrement.

« Ne me dis pas que tu es amnésique. Pitié… »

Amnésique. Etait-ce ça, la réalité ? Elle n’avait aucune idée de qui elle était. D’où elle était. De pourquoi elle était ici. Sa tête n’était qu’une grande pièce vide, dans laquelle régnait un épais brouillard. Tentant de se concentrer pour rassembler ses souvenirs, elle cessa de concentrer son attention sur ce qui l’entourait. Lorsqu’elle se tira de ses pensées, les deux hommes n’étaient plus dans son champ de vision. Seule la femme aux longs cheveux bleus qu’elle avait aperçu en se réveillant se tenait près d’elle, jouant avec douceur, une mélodie qui la berçait, l’apaisait. Plus que de la musique, c’était son corps entier qui se régénérait au fil des notes, elle pouvait le sentir. Peu à peu, les minutes passant, elle sentait ses idées s’éclaircir, sa migraine s’apaiser, et la fumée dans son esprit de dissiper. Se sentant mieux, elle put se redresser en position assise, appuyant son dos contre un reste d’édifice, et parcourir les lieux du regard tout en essayant de rassembler ses idées.

Elle s’appelait bien Katarina, ça lui revenait. Voilà tout ce dont elle se souvenait pour le moment. Qui était les gens autour d’elle ? Pas la moindre idée. D’où venait-elle, qui était sa famille ? Pas plus. Ou était-elle, que faisait-elle ici ? Mystère.
Un homme en armure bleue et dorée vient s’asseoir près d’elle. Il fallut quelques instants à Katarina pour se remettre en mémoire qu’il s’agissait de l’un de ceux qui étaient venus lui parler plus tôt.

« Tu ne te souviens de rien alors ? »

L’autre homme, celui en armure toute dorée et couronné, s’approcha également, et se posa non loin. Katarina secoua négativement la tête.

« Tu es Katarina du couteau. De Noxus. Rien de familier dans ses noms ? »

Se frottant les tempes, elle tenta de se concentrer. Katarina, oui. Du Couteau… Ca ne lui disait rien. Noxus… Oui, peut-être bien. Ce nom lui évoquait quelque chose, de lointain. Un sentiment de familiarité. Elle se massa les tempes.

« Noxus… C’est de là que je viens, c’est ça ? »

Les deux hommes acquiescèrent.

« Et nous, de Démacia »

« Tu te rappelles ? »

Les entendre parler en même temps commençait à lui redonner la migraine. Elle ferma les yeux, pour se concentrer sur ce mot. Démacia. Une nouvelle fois, une évocation très lointaine. Lorsqu’elle posa les yeux sur le visage de l’homme le plus proche d’elle, celui en armure bleue et dorée, elle l’associa naturellement à ce nom. Comme une braise tentant de rallumer un brasier, quelques souvenirs essayaient de se frayer un chemin jusqu’à la surface, mais sans y parvenir.

Elle demanda si Noxus et Démacia étaient des ennemis. Une fois de plus, ils acquiescèrent. Ils lui posèrent ensuite plusieurs autres questions. Si elle savait pourquoi elle était ici. Si elle se souvenait de sa famille. A son grand désarroi, elle ne put que hocher négativement la tête à ces questions, sans cesser de regarder le visage de l’homme qui les posait. Lui, elle s’en souvenait, elle en était certaine. Son cœur battait plus vite, en sa présence, et elle se surprit à imaginer le contact de ses lèvres sur les siennes. Mais étrangement, elle rêvait également de lui transpercer le cœur sur le champ. Le mieux était peut-être de demander directement à l’intéressé, après tout.

« Ton visage… Il m’évoque quelque chose. Tu n’es pas… mon amant, ou quelque chose comme ça ? »

Sans qu’elle sache pourquoi, cette question provoqué une véritable tempête sur le visage des deux hommes. Le couronné se retenait visiblement de rire en se masquant dans une fausse toux, tandis que l’autre rougissait, balbutiait, et foudroyait l’autre du regard, en se défendant avec véhémence de cette idée. Après qu’elle lui ait demandé des explications, il lui fit comprendre qu’ils étaient rivaux, et non amants. Voilà qui expliquait pourquoi elle avait autant envie de le tuer…

Elle n’avait cependant pas à s’inquiéter de sa présence, la rassura-t-il. Sa chute avait été causée par un duel qu’ils avaient eu, et qui avait résulté en l’effondrement du bâtiment. L’autre homme le foudroya du regard au moment de ces explications. Il évoqua « les Noxiens », qui ne réagiraient pas vraiment bien. Katarina ferma les yeux, tentant de rassembler ses idées.

Ces deux hommes étaient Démaciens. Elle était Noxienne. Noxus et Démacia étaient ennemis. Elle avait été blessée lors d’un duel avec un Démacien, et des alliés à elle, des Noxiens, étaient dans les parages, et verraient ces évènements d’un mauvais œil.
Ce n’était pas grand-chose, mais pouvoir remettre un peu d’ordre et de cohérence dans le vide absolu qu’était son esprit la rassurait, en un sens. Restait une question importante.

« Pourquoi est-ce que je suis ici ? »

Ils discutèrent un moment entre eux, avant que l’amant-qui-était-en-fait-un-rival ne prenne la parole, pour lui faire un résumé des évènements, dont elle ne comprit pas le quart. L’Institut de Guerre ? Les invocateurs ? Les champions ? Tout cela ne lui évoquait rien. Elle parvint cependant à comprendre qu’elle était ici suite à l’effondrement de ces bâtiments, pour mener l’enquête. Du moins, il le supposait, laissa-t-il entendre.

Se prenant la tête entre les mains, elle respira profondément. Tout cela était bien compliqué, et elle était épuisée. Elle voulait rentrer chez elle. Mais encore fallait-il qu’elle sache où habitait, et à quoi ressemblait ce lieu, qui elle pourrait y retrouver. Rien.
Ils discutaient, entre eux, et avec un autre homme, fraichement arrivé. Plongée dans ses pensées, Katarina ne percevait que quelques bribes de leur conversation. Ils parlaient d’hommes, de Noxiens, voulant la récupérer. Si ceux-là pouvaient la ramener chez elle, alors elle devait les trouver. Chancelante, elle se redressa, s’appuyant contre le morceau de bâtiment auquel elle était adossée, pour se relever. L’homme en armure bleue vint l’aider, proposant de l’accompagner jusqu’à sa division. Tout en la soutenant dans sa marche, il lui murmura :

« Tu n'as pas que des alliés, à Noxus. Es-tu prête à me croire et m'écouter, avant de rentrer ? »

N’était-il pas son rival, lui ? Pourquoi l’aiderait-il ? Il était en train de le faire, à vrai dire. Comme si rassembler ses idées n’étaient pas déjà assez compliqué pour elle.
Il lui expliqua que de nombreux complots internes avaient cours à Noxus, et que, venant d’une famille importante, elle devrait rester sur ses gardes, car une personne amnésique était une proie facile pour des personnes qui pourraient vouloir l’utiliser, pour de mauvaises intentions. On s’en était déjà pris à la famille Du Couteau, et il lui faudrait donc être très prudente, d’ici qu’elle ait retrouvé la mémoire.
Elle hocha la tête. Il n’y avait besoin d’aucun souvenir pour comprendre ce que l’homme lui expliquait, et n’avait pas de mal à saisir le sens.

Arrivant devant un petit groupe d’hommes, aux uniformes noir et rouge sombre, de la même couleur que le sien, Katarina se senti baignée dans un environnement, bien que ne lui évoquant rien directement, qui lui laissait un arrière-goût de familiarité. L’un d’eux lui tendit la main avec courtoisie, pour prendre le relai dans le soutien qu’on lui accordait. Katarina l’accepta, en soupirant légèrement. Elle n’aimait pas se faire assister de la sorte.

Il lança quelques ordres aux autres hommes, et aida Katarina à grimper sur un cheval libre. Sans doute celui avec qui elle était arrivée ici. Les autres cavaliers se placèrent en cercle autour d’elle, de façon à pouvoir la rattraper si elle tombait. Mais elle n’avait pas oublié comment chevaucher, et ses gestes se firent tout naturellement. Seule les épisodes de sa vie avaient été touchés, et non les gestes de la vie quotidienne.
Après avoir échangé quelques mots avec les Démaciens, l’homme qui prenait le commandement grimpa à son tour sur sa monture et donna le signal du départ. Katarina fit un léger geste d’au revoir aux deux Démaciens, avant de se mettre en route. Ainsi débutait le voyage de retour vers Noxus.





Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Mar 27 Jan - 22:57

Elle part sans se retourner, et l'automne, feuille à feuille s'écoule.
Le sceau de l'oubli, s'est brisé, en fuyant un innocent amour.
A l'aube de notre naissance, le monde semble d’espérance.
Les rêves s'emplissent de chimère, la vérité se terre.

Mais la nuit à son heure, apporte la douleur.

__________

Elle part, sans se retourner. Mais elle laisse sa marque. Sa marque mortelle. Oui, on pouvait dire qu'il se sentait mort au fond de lui. Le radeau de la méduse à survécut à la tempête, pour offrir l'espoir aux survivants. Mais ici, la tempête n'épargne pas. Le radeau s'est brisé, dès que le déluge fit son apparition. Il avait découvert sa plus grande peur, lui qui n'en avait aucune. Il avait compris ce qu'il redoutait, lui qui n'avait aucun démon. Se faire oublier. Qu'elle, l'oublie. Comment, pourquoi ? Il ne croit pas au destin. Alors il cherche une raison. La fatalité ? Le hasard ? Peut-être. Le fracas de leurs armes résonnait encore dans sa tête, et il se surprit à s'imaginer combattre jusqu'à la fin des temps contre elle, sur un lever de soleil salvateur et annonciateur d'une fin imminente. Il rêvait éveillé, et souhaitait en secret qu'il avait tord. Se mentir, voilà le meilleur moyen de ne pas avoir quelque chose à cacher aux autres..


Le détachement Noxien n'était plus en vue. Il était loin. Et pourtant, le Capitaine du Détachement Hardi restait la, les bras croisés, le vent fouettant son visage figé. Qu'est ce qu'il regardait ? Rien de réel en tout cas. A quoi pensait-il ? Bis Repetita. Une éventualité qui n'as pas eu lieu. Perdre aurait été cent fois plus doux, bien qu'amer. La sensation du sang dans la bouche, il la connaissait, et il la préférait cent fois à ce goût... D'absence. De vide. De rien. Des papilles factices. Aucun goût à sentir. Tout ses sens étaient en pause. Il ne regardait rien, ne se préocuppait d'aucun son. Le vent fort et froid ne lui faisait aucun effet, l’atmosphère encore brûlante des ruines ne l'indisposant même pas. Le toucher ? Aucune arme à tenir, aucun coup à parer, aucune matière à serrer contre lui, à effleurer. Seul l'odorat fonctionnait. Ou plutôt, il ressentait les odeurs de l'endroit, car il restait forcé de respirer, mais ses lèvres restaient scellés. Closes. Condamnés.


De courtes minutes pour les autres, une éternité pour le Démacien. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait ce vide et ce dégoût. Il se repassait la scène. Et il sourit. « Tu n'es pas mon amant, ou quelque chose du genre ? ». Non, il ne l 'était pas ! Quelle idée. Si il souriait à ces mots maintenant, c'est parce qu'il avait l'espoir qu'elle le reconnaisse.. Même si ce n'est rien.. Qu'il éxiste pour elle. Il ne voulait pas être aimé, il voulait exister. Il voulait compter, peut importe la façon, la manière. Il voulait être le but, la fin de cette femme. Son sourire tomba . Il se retourna, décroisant les bras, pour retourner au milieu du groupe Démacien. Certains examinaient les ruines, d'autres discutaient. Certains se reposaient, d'autres ne faisaient rien... Sona le regardait, d'un air triste e interrogateur. Pour seule réponse, il lui souri. Un sourire forcé. Il ne le cachait pas. Mélancolique, douloureux. C'est comme ça que l'on pouvait qualifier Garen.

Il s'approcha ensuite de Jarvan, en regardant l'endroit par ou il est sortit. L'effroi prenait la place de la souffrance. L'horreur prenait le rôle du souvenir : celui d'occuper l'esprit du Démacien. Il revoyait cette créature encore difforme et immatérielle sortir de ce portail. Il entendait l'écho des voix l’appelant. Une telle proximité avec le Void.. Il pensait devenir fou, et son esprit se dirigea vers Malzahar et Kassadin. Ces deux hommes.. Non. Ce ne sont plus, des hommes. Il comprenait enfin les mises en gardes du Voidstalker, et les propos incohérents du prophète. Un frisson, et un mal être. Son cœur se retournait. Plus il repensait à la scène, plus il avait de vomir. Mais il était l'heure d'être fort. Il était l'heure de savoir ce qui se passait. Une fois devant son Prince, il prit une grande inspiration, comme pour remettre son rythme cardiaque à zéro. Son sang froid reprit le dessus.


« Je vais faire simple. Je vais te dire en détail tout ce que j'ai vu. Lorsque l'on est tombé, on a attérit dans la salle qui entreposait les objets de la league. Les reliques Doran, Warmog, la Lame d'Infini. Tout a disparu, mais, aucune marque d’effraction, de violence. C'est comme si les objets avaient disparu, ou avaient été prit sans force. Aucune trace de vivants, ni de morts. Mais le plus grave, c'est ce que j'ai vu en descendant. »


Il pointa du doigt ce carnet de notes.

« La league faisait des tests. Ils essayaient d'invoquer des créatures du vide. Après Cho'gath et Kog'maw... J'ai peur que ces abominations ne viennent en Runeterra qu'à cause d'eux. Kha'Zix, Vel'koz.. Et il y a peut, des rapports ont fait cas d'une bête en Shurima, qui possède la même signature magique que les « Voidiens ». Ils l’appellent Rek'sai. Ils utilisaient sûrement Malzahar. Mais maintenant que la league est détruite. Il y a un problème.


Premier problème. Ce portail. Comment le refermer ? Quand je suis descendu, quelque chose en sortait. Je ne sais pas si j'ai réussi, mais j'ai tenter de tuer ce monstre. Je doute d'avoir pu. J'ai pu lire rapidement quelques lignes de ce carnet. Ils ont notés que lorsque les monstres du Void meurent, ils retournent la ba pour reprendre des forces... Autrement dit, il faut fermer ce portail, et très vite.. Et qui sait si il n'y en a pas d'autres ?

Deuxième problème. Malzahar est en liberté. Il doit... Ressentir, ces failles. Il était sûrement au courant. Je crains le pire. Et enfin, dernier problème... et le plus important..

Il laissa une pause. Il serra le poing, appuyé contre un mur. Il craignait une chose de plus, maintenant que la league n'était plus.

« L'institut bridait les pouvoirs, tu le sais. Mais tu sais aussi qui, ou plutôt quelle créature avait été classé comme la plus puissante et potentiellement dangereuse pour le monde... Cho'gath.. Ils ont une étude sur lui. Ils l'ont appelé le Dévoreur de Monde dans leurs expérimentations.. Suite à des questions posés à Malzahar... J'imagine que tu comprends ce que ça veut dire. »


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Jarvan Lightshield IV
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MessageSujet: Re: Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]   Ven 20 Fév - 15:17

Elle s'en allait. Tout simplement...
Sona avait fini par soigner les blessures ouvertes de Katarina, et même le plus importante situé sur le crâne. Mais elle n'avait pas pu soigner une blessure bien plus profonde qui touchait son esprit... Katarina Du Couteau était devenue amnésique, et ils ne pouvaient rien faire contre ça. Constater cela fut difficile à digérer. Par le simple fait qu'elle avait oublié tous ses souvenirs, elle devenait une coquille vide que n'importe qui pourra remplir à sa guise. C'était ce que le prince craignait le plus... Car oui, certes, Katarina était une ennemie, mais Katarina fut une alliée d'un temps, aussi. Il ne l'avait pas oublié, même si cinq ans plus tôt, il aurait nié tout en bloc par fierté. La voir dans un tel état était tout simplement insupportable. Il aurait ressenti cela pour n'importe qui, mais puisqu'il connaissait la personne touchée, il savait qu'elle risquait de ne plus être comme avant.
En tout cas il y avait peur d'espoirs, mais encore une fois, l'héritier se montrait peut-être trop pessimiste. Avec l'aide de Garen, ils posèrent des questions à Katarina, mesurant l'ampleur des dégâts. Elle se souvenait de son prénom, pas de son nom, de sa nation, pas de la leurs, qu'il y avait une guerre, sans vraiment situer le temps, et elle ne se souvenait ni de l'Institut, ni de sa mission actuelle. Bon sang...
En résumée, elle allait rentrer à Noxus et risquait de se faire manipuler. Par Swain et ses alliés..., ces personnes dans l'ombre. La troupe noxienne attendait, et très vite les deux démaciens durent la laisser partir. Mais Garen lui laissa l'avertissement, un bon conseil de faire très attention. Les complots, on en trouvait partout, mais surtout à Noxus, oui... Jarvan avait pu le constater, sur l'affaire Kalamanda.
Les noxiens s'en allèrent, avec Katarina. Ils la regardèrent partir et disparaître dans l'horizon, loin de ces ruines fumantes, loin d'un enfer qui restait encore à déterminer dans les détails...

Jarvan regarda le carnet avec appréhension. Dans quoi ils allaient, eux, et le reste du monde ? ...
Le prince de Demacia posa ensuite ses yeux sur Garen, qui ne bougeait plus. Le capitaine du détachement hardi affichait un visage qu'il lui connaissait à peine. Il faisait peine à voir... Sans pour autant comprendre ce qu'il pouvait ressentir, son ami compatissait à ce qu'il pouvait avoir comme sentiment au fond de lui. Garen savait qu'il pouvait lui parler, au besoin, et inversement. Mais pour le moment, l'heure n'était pas aux discussions. Sauf pour parler "d'ensuite". Il était temps de rentrer à Demacia.
Jarvan posa une main ferme sur l'épaule de son ami, l'encourageant à venir. Il lui laissa du temps, où le prince s'approcha de ses troupes. Les démaciens étudiaient encore les lieux, et ils avaient notamment sillonner le trou d'où était tombé la Force de Demacia et la Lame Sinistre, sans pour autant s'aventurer dans le lieu où se situer la faille. Autant ne pas rentrer en contact avec cette chose le plus possible, pas avant de s'être armé pour la combattre. Si Garen disait vrai, ils avaient en face d'eux un problème majeur, le pire qu'ils auront à affronter...
Le prince s'assied sur une pierre au milieu des ruines pour étudier à nouveau le carnet.

La plupart des textes étaient écris dans un langage qu'il pensait être celle des mages... Ils ne comprenaient que des légers détails sur l'apparence, les caractéristiques et le mode de vie de chaque voidiens -pour la plupart des Champions. Une bonne partie du carnet était consacré à Cho'Gath et aux différentes expériences que les invocateurs avaient fait sur lui, mais également à Malzahar... Des détails sur sa façon d'être, d'agir, une partie sur les visions qu'ils avaient pu avoir au sein de l'Institut... Un invocateur en particulier le suivait et détaillait dans ce carnet que la personnalité du prophète était rongée par le Vide depuis le jour où il se vouait corps et âme à sa Cause.
Une page vers la fin -qui n'était pas la fin vue qu'apparemment il devait y avoir une suite- était consacré à Kassadin... Mais on apprenait que très peu de choses, juste des détails qu'ils avaient pu observer pendant ses combats sur les Champs de Justice.

Jarvan cessa de lire lorsqu'il entendit Garen approcher. Il lui lança un regard inquiet et ouvrit la bouche pour lui demander s'il allait bien. Mais il la referma en voyant que son ami allait prendre la parole : Il lui révéla en détail tout ce qu'il avait vue en bas. Toutes les reliques magiques qui servaient pour les combats dans la faille avaient été dérobé. Il n'avait aucune idée de comment, car aucune effraction, pas de traces, rien... Etrange... Mais le plus troublant restait la suite. Jarvan acquiesça :
- Ce carnet évoque tout ça. Les expériences sur Cho'gath et les autres... Ils étudiaient aussi Malzahar. Ils ont retranscris tout ce qu'ils pensaient être utile pour l'avancement des expériences et dans l'étude du monde parallèle du Void. Je ne sais pas si les autres voidiens sont venus en Runeterra à cause des invocateurs mais ces derniers savaient de sources sûres que Malzahar avait les capacités pour les "attirer". Un peu comme une lumière, un guide...

Le prince montra le passage sur le carnet :
- ... C'est notamment comme ça qu'il pouvait invoquer ces petites créatures sur le Champs de bataille... Peut-être même qu'il peut le faire sur Valoran, n'importe où, n'importe quand.

Le prince regarda Garen d'un air navré concernant la fermeture des failles.
- Comment faire ? Aucune idée... Ce carnet est en grande partie dans une langue que je ne comprends pas et seuls les mages doivent pouvoir la lire. Concernant la régénération des monstres... Kassadin avait fait savoir aux invocateurs, en guide d'avertissement, que les voidiens étaient dangereux, mais en particulier parce qu'ils "revenaient" ... J'ai peur que nous devons faire face à un ennemi très puissant.

Le Void. Comme l'avait dit Kassadin, comme l'avait prédit Malzahar. Ils viendront envahir Runeterra. Ils n'allaient pas se laisser faire... S'il y avait bien un moyen de fermer les failles, ils devaient le trouver le plus vite possible et faire en sorte qu'elles ne puissent plus s'ouvrir. Du moins aussi longtemps que possible. Il était vrai que de savoir le prophète du Void en liberté pouvait compliquer les choses. C'était fâcheux...
Mais le pire que tout, ce que Garen venait de dire en dernier problème et de loin le plus important... C'était de prendre conscience que la League bridait les pouvoirs et que la disparition de l'Institut ainsi que des invocateurs allaient laisser la place aux pouvoirs à l'état brute. Comme elles devaient être, dans ce monde...
- Cho'gath... , murmura Jarvan avec crainte. Le Dévoreur de Monde... Oui. Ils en parlent... -Il remit le carnet en sécurité sur lui- Je sais qu'il est quasi impossible de le convaincre, mais si nous pouvions retrouver Malzahar avant d'autres personnes mal intentionnées pour tenter de lui soutirer des informations ? Essayer de lui faire comprendre l'ampleur du désastre... Si ce monde venait à être détruit et réellement dévoré par Cho'gath, qu'est-ce qu'il aura gagné ? ... Rien du tout. Du moins j'imagine... Difficile à dire. Mais au pire des cas, s'il refuse, on l'embarque de force pour lui faire cracher le morceau sur comment refermer ces failles.
Si nous pouvions retrouver Kassadin, il serait un allié précieux contre cet ennemi qui grandit sous nos pieds.


Il ressentit un malaise similaire à celui de Garen en imaginant cette faille ouverte sous les ruines de l'Institut.
- Bon sang... Dans quoi sommes-nous tombé ? ... Nous devons redoubler de prudence, et partir rapidement pour retourner à Demacia. Si ce que tu dis est vrai, il sera difficile d'affronter plusieurs de ces créatures si elles viennent à sortir de la faille...

Il jeta un oeil aux barricades improvisées que les démaciens avaient fait pour recoucher la sortie de secours d'où était sortie Garen. Il se sentait qu'ils ne leurs restaient déjà plus beaucoup de temps. Cette impression que tout s'accélérait, car l'inconnu approchait, une chose puissante et destructrice qui menaçait sa patrie, mais également ce monde. Ils étaient tous concernés par ça. Car personne n'échappera à cette Fin que le prophète avait tant prédis avec force...
Peut-être qu'ils auraient dû l'écouter. Ils auraient pu voir ce que faisaient les invocateurs, ici, et les empêchaient de continuer les expériences. Ces mages avaient peut-être accélérer un processus du Void ? Qu'elle avait gagné en puissance à force d'invocation dans le monde ou sur les Champs de Justice ? ...
Peu importe, aujourd'hui, il était trop tard pour reculer. Pas de place aux regrets, mais à celle de l'action. Ils devaient agir...
- Garen... Prépares les troupes. Nous retournons à Demacia, prévenir le Roi, prévenir tout le monde de ce qui se passe.

Sur ses mots, son ami acquiesça et donna les ordres. Tous suivirent le mouvement...
Mais soudain, un tremblement intense, suivit d'une explosion magique les balaya. Le prince s'écroula sur le sol comme s'il avait été une brindille face à ce vent, ce ras-de-marré d'énergie violine qui brûla ses sens pendant un court instant. Il perdit momentanément le fil du temps...
Toussant la poussière, recouvrant péniblement ses esprits, le prince sentit une main sur son épaule...



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Memories of a time to come. [PV Sona / Jarvan IV / Katarina]

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