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 The day I've lost (PV Garen)

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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: The day I've lost (PV Garen)   Mar 2 Déc - 15:39

Des ruines, des morts. De l’acier, un combat.
Plus vite !
Danser sur les ruines, enjamber les morts, et croiser l’acier, et livrer le combat jusqu’au bout de ses forces.
Plus vite !

La sècheresse et la poussière dans ma bouche m’agacent. Je sens la brulure de la sueur dans mes yeux, au milieu de ce champ de ruines. Un champ de bataille, encore un de plus, un autre combat, semblable à tous les autres. Noxus a décidé de passer à l’attaque contre le détachement Démacien présent sur les ruines des champs de Justice, aujourd’hui, pour leur rappeler que la paix imposée par la League est maintenant terminée, et comme toujours, je suis allée à la rencontre du même adversaire. La Lame Sinistre contre la Force de Démacia, une fois de plus. Le même, depuis toutes ces années, que je ne suis jamais parvenue à vaincre. Mais aujourd’hui, ce sera différent !
Ce sera différent. Ce que je pense à chaque combat, qui se termine toujours pourtant toujours de la même façon. Je tournoie, je pars les coups, je les esquive.
C’est une délicieuse valse mortelle, que je livre avec cet homme depuis tant d’années, rythmée par l’acier s’entrechoquant. Il n’a jamais réussi à me toucher, ou plutôt, à faire plus qu’à m’effleurer. Heureusement, car lorsque son épée s’abat, plus grande que moi encore, si elle me touche ne serait-ce qu’une seule fois, elle me tranchera en deux.

Plus vite !

J’accélère encore, ignorant la fatigue et la soif. Voilà plusieurs heures que ce combat s’éternise, sous le soleil de plomb et la chaleur accablante. Autour de nous, tout le monde est mort, ou a battu en retraite, mais ce ne sera pas notre cas, pas tant que nous serons encore capable de soulever une arme. Ma gorge sèche me brule, tout mon corps est douloureux, mais bien serrées dans mes mains, mes lames sont toujours prêtes à frapper. J’ai si souvent combattu avec elles que j’ai souvent l’impression qu’elles font partie de moi, maintenant. Je n’abandonnerai pas, je défendrai mon honneur, jusqu’au bout, je refuse de perdre face à cet homme !
Une rapide pensée m’accable pour les morts éparpillés autour de moi. Beaucoup portent l’uniforme de Noxus… J’ai perdu de nombreux camarades aujourd’hui. Mais la guerre est la guerre, nous n’y pouvons rien, et j’ai l’habitude désormais. Tout en bondissant en hauteur pour esquiver une attaque, je songe un instant à ma jeune sœur. J’espère qu’elle va bien, seule au manoir. J’ai perdu ma mère quand elle a accouché d’elle, et notre père a disparu il y a quelques années. Si je perds aujourd’hui, elle n’aura plus personne, je n’en ai pas le droit. Je dois aller… Plus vite !
C’est ma vitesse, contre sa force. Mon meilleur atout, il ne parvient pas à m’atteindre, alors que j’ai du mal à briser sa garde. Je l’épuise petit à petit je le sens, ses mouvements se font plus lents, plus mous, il est moins réactif. Encore un peu, et je percerai ses défenses, je le sens ! Je dois continuer, ignorer la fatigue, ignorer la douleur, attaquer encore et encore.

Dans un élan de courage, j’accélère encore la cadence, bondissant, jaillissant de tous les côtés, usant de toute ma vitesse pour feinter, tromper, frapper. Il perd le contrôle, je prends le dessus, je domine la danse désormais ! Je le vois dans ses yeux, il est perdu, ne sait plus comment réagir, son épée se fait maladroite, la cadence que je lui impose est bien trop rapide. Je dois persévérer…
Un violent choc m’arrête en plein mouvement, comme un coup de fouet, et me projette au sol. Je ne sais pas ce que j’ai heurté, je suis sonnée, mais je tente de me relever. Mais mes mouvements sont coincés… Une poigne de fer maintient mes poignets au sol.
Dans ma bouche, le gout métallique du sang du sang se mêle à celui de la poussière, et mes yeux près du sol distinguent les fines gravures des dalles de marbre sur lesquelles nous combattons. Malgré les années que j’ai passé à déambuler dans ces grands Halls qu’étaient autrefois ces bâtiments, je ne les avais jamais remarquées. Maintenant à ciel ouvert, je cligne des yeux pour me protéger du soleil et observer la scène, comprendre ce qu’il vient de se passer… Je crois qu’il s’est retourné au moment où je jaillissais dans son dos, et que j’ai heurté sa lourde armure. Et maintenant, son bras puissant me garde plaquée sans que je puisse m’en défaire !

Sa vitesse contre ma force. S’il a réussi à m’attraper... Je n’ai aucune chance de me dégager de son étreinte, je le sais, mais je ne peux pas abandonner comme ça. Je bouge, je me tortille pour tenter de dégager mes poignets maintenus, tordant mes bras dans mon dos en tentant de me relever, en vain, il ne fait aucun effort pour me maintenir, et j’ai beau en faire, il est le plus fort. De son autre main, son épée se lève au-dessus de ma gorge.
Sa lame scintille sous le soleil, prête à abattre sa justice. Non, c’est impossible ! Je ne peux pas perdre ! Je ne veux pas ! Pas maintenant, pas après tout ce temps !
Je lutte de toutes mes forces pour me dégager. Ce ne sera qu’un coup esquivé de plus, au dernier moment, comme il y en a eu de nombreux ! J’ai passé trop d’années à froler cette lame ne m’ayant jamais atteinte pour la laisser s’abattre ainsi maintenant !
En vain. Il est bien trop fort, et me coince immobile, fermement. Cette fois, aucun invocateur ne sera là pour me ramener à la vie. Durant une seconde, un court instant, pour la première fois lors de ces combats, la peur de la mort me noue les tripes. C’est fini, de la façon dont ça devait finir. Je ne combattrai plus jamais… Voici la dernière pensée qui parcoure mon esprit.

Puis, le néant.


Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
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Garen Crownguard
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Jeu 4 Déc - 5:37

Il devait s'agir d'un voyage vers les champs de justice. Une halte à ce qui restait de l'institut, pour statuer sur l'avenir de ce monde, et des enjeux de nouveau présents. Au lieu d'un repos, d'un moment de recueil, c'est l'excitation du combat, le sang, la mort et l'acier qui attendaient Crownguard. Mais surtout elle. Fruit du hasard ? Destin ? Fatalité ? Elle apparaissait d'abord comme un mirage, une source de rêve inextinguible. Ce rêve de combat, de sang et de sueur. De mort et de gloire. Son but, son fantôme qui hantait personnellement ses nuits. Il se demandait si elle existait vraiment, si elle n'était pas un fantôme, irréel, fugace, farceur. Mais non. Elle était bien la. Sur les ruines encore fumantes de l'endroit qui planifiait leurs rencontres, qui n'avaient plus rien de sauvages, de passionnelles, de dangereuses. Sur l'endroit qui avait arrêter leur vie, figer leurs personnes, pour des combats qui étaient stériles et dénués d'adrénaline. Cette même adrénaline qui rendait Garen dépendant à cette Noxienne. Cette simple Noxienne, qui aurait put être banale, comme les autres. Mais non elle ne l'était pas. C'était elle. Katarina. La lame Sinistre. L'espace d'un instant, ils ne se voyaient qu'eux, ignorant totalement leur division de soldats respective, et même celle de l'opposant, comme si le temps s'était arrêté. Sans un mot, avec un simple regard, ils dégainaient leurs armes.


C'est exactement comme cela que je ressens ces retrouvailles. Irréelles, improbables. La nouvelle venait de tomber partout en Runeterra, et tu es la, sous mes yeux. Et au moment ou je te vois, ou tu fais de même, le temps semble s’accélérer, je me sens transporté jusqu'au moment ou nous sommes sur les ruines de l'institut, à nous battre, à nous souhaiter la mort. Mes hommes, les tiens, balayés, soufflés comme des fétus de paille. Il ne sont que décorations, destinés à peindre nos pas de la couleur de tes cheveux. Rouge, comme la passion. Rouge, comme l'hémoglobine. Rouge comme le feu qui dévore le champ de bataille, comme le feu qui me dévore. Un rituel, une habitude. Une danse, mortelle et brutale. Tu attaque la première, et je parre l'attaque, avant de te retrouver dans mon dos pour me sectionne la nuque. J'esquive, de justesse, cette sensation de déjà vue emplissant mon esprit. Et pourtant, maintenant, je retrouve cette sensation que j'avais perdue sur les champs de justice. Tu étais toujours aussi mortelle, mais j'avais plus peur de toi. Comme toi, tu ne me craignais plus. Un plat sans piment, un jeu sans risque. Pendants toutes ces années, je me languissais de te retrouver, comme au premier jour, le jour ou tu m'infligea cette cicatrice. Ce jour la, j'ai failli une mission, mais j'ai trouvé quelque chose de bien plus intéressant, quelque chose qui me fait aller de l'avant.


Toi.


J'ai la gorge sèche, la jambe frêle. Tu m'as frôlé des dizaines de fois. Bien plus que tu ne l'a jamais fais. Je me ramollis? Je cède, peu à peu? Non ! Je refuse! Je ne peux pas perdre contre toi ! Cette douleur dans ma jambe droite.. Le tendon ? J'ai du mal a avancer, mais je n'arrive pas à localiser la souffrance. Qu'importe. Tu étais la, et je pouvais me focaliser sur toi. Avec une jambe en plus ou en moins, cela ne change rien, tu restes bien trop rapide. Je me tourne, je te perds de vue. Je frappe, je rate. Mais ce ne sont pas des coups pour t'abattre, pour la plupart. Je sais que tu vas esquiver, je sais que tu te joues de moi. Nos regards se croisent par moment, et tes yeux légerement amendés, de jade, ils me provoquent, il me narguent. Je le sens. Tu vas toujours plus vite, sans arrêt, tu ne peux donc pas t’empêcher de m'échapper ?! Meurs ! Laisse moi savourer cette victoire !


C'est comme d'habitude. Non. C'est pire. Cette sensation d'impuissance face à toi. C'était lors de notre première rencontre. Cette rencontre, qui me marqua de façon indélébile, montrant mon échec, ma honte face à tous. Mais cette honte devint aussi ma plus grande fierté, Katarina. Cette cicatrice sur ma joue, elle est signe du seul homme réussissant à te tenir tête. Elle est signe, que c'est moi qui te transpercerait, qui mettrait fin a notre rivalité qui semble millénaire. Et ce jour, c'est aujourd'hui. Non, tu ne gagneras pas ! Tu ne m'auras pas ! Maintenant, et tout de suite, c'est moi qui vais en finir. Devant, derrière sur le coté. Tu vas sauter, je le sais. A ma gau.. NON DERRIÈRE ! Je me retourne et charge, épaule en avant, suivant mon instinct. Un choc, une collision. J'ai cassé ton rythme, je vais pouvoir contre attaquer, enfin t'attraper, et t'abattre d'une seule touche ! Cette touche que tu as si souvent esquivé, que tu m'as toujours refusé. Aujourd'hui, la victoire est mienne. Je refuse de perdre. Pas face à toi. Surtout pas contre toi. Tu te débats, mais c'est finit. Tu es rapide, mais tu ne pourras pas t'échapper de mon étreinte. Je le refuse. Ma main gauche bloque tes poignets, je me suis littéralement rué sur toi après t'avoir sonné. Je n'aurais jamais une autre chance, et je compte bien la saisir. Que je sois damné si tu survis cette journée, Katarina.


Tu es la, sous mes yeux. Ma lame en l'air, pointée telle une épée de Damoclès au dessus de ton cou. Tu la vois. Tu sais que c'est la fin. Un sifflement. Ma lame descend, bien décidé à en finir. Cette satisfaction de gagner le combat. Elle est si grande ! Enfin ! Jamais je ne pourrais plus la sentir, mais enfin, je suis libre de dire que j'ai gagné, que je t'ai surpassé, que j'ai honoré ta mémoire en te tuant ! Oui ! Je peux enfin.. Je peux en finir. Alors pourquoi une larme coule-t-elle sur ma joue, et pourquoi ma lame se trouve elle dans le sol, et non dans ton corps ? Pourquoi suis-je incapable de t'abattre? Pourquoi ? POURQUOI ?!


En voyant ton corps inanimé, frappé par la garde de ma lame, la réponse me parait évidente. Malheureusement. Non. Je ne peux pas. Je ne peux pas perdre ! Non ! JE REFUSE ! Mon arme,que j'avais pourtant sortit du sol, fini a nouveau dans ce dernier, après avoir tranché ce rocher. Je ne peux me l'avouer, mais comment puis je le nier, sinon pourquoi es tu toujours vivante ? Je te regarde, toi et tes maudits cheveux écarlates. Je te regarde, toi et tes maudits yeux de jade. Je te maudits, de tout mon être ! Aussi longtemps que je vis, je refuserais de perdre, et jamais je n'avouerais cette défaite cuisante envers moi même. Non. Mais tant que tu seras la, en train de respirer, de penser, de vomir ta défaite personnelle, je serais en train d'avaler la mienne.


Jamais je n'avouerais que je t'aime, de tout ce que je suis, de tout ce que j'étais, de tout ce que je serais jamais.


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Jeu 4 Déc - 13:41

Tout est noir…
Je ne sais pas où je suis, ni comment je suis arrivée ici. Je ne me souviens pas bien… Je crois qu’il y avait ce combat, contre la Force de Démacia, une fois de plus… Que s’est-il passé ?
De vagues images, floues me reviennent, sans que je parvienne à leur donner une cohérence. Mais il y en a une, qui me traverse, plus forte, plus claire que les autres. Je me souviens de son épée levée au-dessus de ma gorge, scintillante sous le soleil. Je me souviens de la peur de la mort… Ai-je été vaincue ? Est-ce à cela que ressemble l’au-delà ?  Personne n’est jamais revenu pour décrire cette sensation, après tout… Mais jamais je n’aurais imaginé que la mort fasse autant mal à la tête…
J’entends un grognement sourd près de moi. Est-il extérieur, ou vient-il de sortir de ma propre gorge ? J’ai la nausée, et la douleur de ma tête ne fait que s’aggraver à chaque seconde. Est-ce à cela que ressemble l’enfer auquel je suis promise ? Coincée dans le noir, dans la douleur ? J’ai chaud, et je me sens si faible, je suis incapable de faire un geste.
Mes idées commencent peu à peu à s’éclaircir, néanmoins. Les images du combat me reviennent, fil retrouvant une cohérence. J’ai fait une erreur, il est parvenu à m’attraper. Je n’ai pas été assez rapide, en fin de compte…

Ce noir m’inquiète. Pourquoi est-ce que je ne vois rien autour de moi ? Pourtant, je perçois d’autres sensations, la chaleur étouffante et lourde, la douleur dans mes tempes, la sensation pâteuse et amère dans ma bouche… Pourquoi mes yeux ne voient-ils plus rien ?
La réponse me vient, si évidente que j’aurais presque envie d’en rire. Mes paupières sont closes, tout simplement. Les ouvrir serait si facile, et pourtant, ce geste me fait peur… Oui, moi, Katarina Du Couteau, j’ai peur d’ouvrir les yeux. Après tout, je viens d’essuyer une cuisante défaite, alors tant qu’à partir dans l’absurde…
Je suis tentée. Je veux savoir ou je suis, mais je n’ose pas. Je ne sais toujours pas si je suis vivante ou non, si tout cela est bien réel… Une fois que j’aurais ouvert les yeux, la réponse me viendra, définitive, immuable, je ne pourrais pas la nier, et je ne sais pas quelle solution je préfère. Etre morte, voilà qui serait logique. A l’inverse, être vivante… Pourquoi le serais-je après cette défaite ? L’humiliation serait si grande… Non, je ne veux pas ouvrir les yeux, j’ai bien trop peur d’être encore en vie, de ne pouvoir  nier ma défaite, que je refuse de tout mon être. Comment ai-je pu perdre face à lui ? La colère m’envahit soudainement. Ce Démacien lent et pataud, dans son armure bien trop lourde ! Comment a-t-il pu me vaincre ? Je refuse, je refuse, je refuse ! Ca ne peut pas être possible… Derrière mes paupières closes, je sens mes yeux se gorger d’eau. Une bonne morsure à l’intérieur de ma joue, non, je ne pleurerai pas !

Le nier est inutile. J’ai perdu. Cette constatation me fait bien plus mal encore que le fouet brulant battant dans mes tempes. J’ai perdu contre Garen Crownguard, il m’a vaincu, après toutes ces années d’acharnement à devenir de plus en plus forte pour ces affrontements, il a finalement eu le dessus.
J’espère que je suis morte, même si au fil des secondes, les sensations de mon corps et la clarté qui revient dans mon esprit me suggèrent tout l’inverse. Mais j’ai perdu, je n’ai plus le droit de prétendre à la vie, ni de prétendre à combattre pour Noxus… Peut-être m’a-t-il ramené au milieu de son armée, pour que je sois officiellement exécutée, comme il l’avait fait avec Sion, il y a tant d’années ? Voilà qui serait bien ironique… Je l’ai affronté la première fois en allant chercher ce dernier en plein territoire ennemi, voudrait-il en finir avec moi en me faisant gouter à ce que j’ai prétendu lui reprendre ce jour-là ? La promesse entre nous de de mourir de la main de l’autre, bien que tacite me paraissait pourtant solide. Mais ce combat ne s’est pas passé comme je l’aurais imaginé, ce n’est pas un coup d’épée mal esquivé qui a eu raison de moi. Il m’a immobilisée, avant de tout bonnement m’exécuter, en prenant son temps, hors de la fièvre de l’action.
L’a-t-il vraiment fait, cependant ? Je ne peux toujours pas y répondre. Mais s’il m’a épargné, mon honneur me forcerait à me condamner à une vie de servitude pour éponger cette dette, et je me le refuse. Je suis un oiseau libre, dans la vie ou dans la mort, et je ne peux vivre avec l’humiliation de savoir que celui qui m’a vaincu, qui aurait pu me tuer, m’a fait cet acte de charité…

Je sens soudainement quelque chose effleurer ma joue. Sans réfléchir, un réflexe met court à mes hésitations, et j’agis sans y penser. J’entrouvre les yeux, pour voir ce qui vient de me toucher, assaillie, aveuglée par la soudaine clarté qui m’entoure.


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Garen Crownguard
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 6 Déc - 13:10

Crownguard Garen
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J'avais quitté la scène de désolation et de mort depuis quelques longues minutes déjà. Loin du chaos, des cendres et du lieu de notre duel. Je doute qu'aucun soldats ne soit encore en vie. L'affrontement avait été particulièrement sanglant aujourd'hui.. personne ne voulait céder. Si bien que lorsque je comptais les cadavres, ce doux sourire, amer et fier, venait sans que je puisse l'en empêcher. Ils étaient tous la. Éloigné des ruines de l'institut, je pu rassembler des provisions et de l'équipement encore intact. Une aubaine, compte tenu de la violence de l'escarmouche, qui ressemblait plus à une vraie bataille. Et pourtant, il s'agissait d'une poignée d'hommes, des deux cotés. Quel gâchis, quand on y pense. Mais voila l'horreur et la vérité de la guerre. On peut aimer se battre, mais aussi apprécier la paix et l'harmonie. Une chimère dans notre monde, et mon choix est fait. Encore un coup de chance. La tente que je réussis à récupérer était celle de commandement, la plus grande. Celle qui devait m'être destiné j'imagine. Je ne l'ai pas utiliser lors de cette semaine de déplacement et de manœuvre. Malgré le froid, je préférais admirer le ciel que m'enfermer entre des murs textiles sans interêt. Mais maintenant, la situation était différente.

La tente possédait un diamètre de six mètres, bien suffisant pour un seul, trop petit pour un conseil de guerre digne de ce nom. Au cantre, un grand trou, laissant s'échapper la fumée du feu mauve et noir que j'avais fais, à partir des ruines flamboyantes de l'institut. De la ou j'étais, je pouvais admirer avec mélancolie ce spectacle. La guerre revenait. De plus belle, avec une soif de vengeance inextinguible. Le feu était en place, le sol tapissé de peaux de bêtes et de fourrure en guise de couverture. Finalement, la tente était bien plus chaude que je ne le pensais. La neige ne tombait pas, le ciel était noir, des kilomètres à la ronde, à cause de ce feu qui était tout sauf naturel et normal. C'est à la lueur de ce dernier que j'enterrais chacun de mes hommes, hors de cet enfer, à la bordure de la forêt qui abritait mon campement. Mes ligaments et mon tendon se reformaient lentement mais surement, mais je laissais derrière moi un mince filet de sang. Il faisait si froid que je cru le voir geler sur place. Une fois terminé, je n'étais néanmoins pas en paix. Je regardais les dépouilles encore présente, et enchainait mon travail mortuaire. Quarante tombes délimitaient la bordure ruine/forêt. Il devrait y en avoir quarante et une. Je rentrais au campement, du bois dans bras, pour passer la nuit qui venait de s'abattre avec fracas. Le combat avait donc duré tant de temps..

Je poussais la toile qui faisait office de porte, et regardait tout autour de moi. Mes yeux me trahissaient, et se fermaient tout seul. La fatigue ? Depuis combien de temps ne l'avais-je pas ressentit après un combat ? Trop longtemps. Bien trop. Je rouvris les yeux, comme un sursaut dans le silence et les craquements du bois au centre de l'abri. Je posais les buches loin du feu, pour alimenter ce dernier de temps ç autres, réchauffant encore un peu plus l'atmosphère. Les provisions sur le coté, des pièces de viande en train de cuire à la broche. Ce feu allait-il au moins rendre mangeable cette viande ? Tant pis. Advienne que pourra. Il est trop tard pour faire un feu soi même.

Je jette un œil sur le coté et regarde cette couche de fortune faites de fourrures et m'y abandonne quelques instants. Puis, je me débarrasse de cette armure qui colle, m’empêche de me mouvoir avec aisance dorénavant. Une tenue de jute pour seul habit, je regarde toutes mes blessures, se muant lentement en cicatrices. Tu n'y es pas allé de mains mortes, aujourd'hui. Peut-être que c'est toi qui aurait dut remporter ce combat. Au moins, nous serions tout les deux dans les termes de notre promesse. Celle que j'ai rompu. Tu es la, emmitouflée dans un tas de peau et de fourrures, respirant, cette expression presque innocente et douce dans ton sommeil, parfois envolée par des mouvements torturés. Tu dors. Du moins je le pense. Cette compresse sur le coin de ton crâne empêche le sang de sortir un peu plus, et ne fait qu'étalage, une fois de plus, de ma faiblesse et de ma stupidité. Je me relève, et m'assit à coté de toi en te regardant, encore. Je remue les braises de la pointe de mon épée, et panse mes plaies, déjà presque envolés. Je m'attarde encore une fois sur ton visage, et m'abandonne a cette idée fugace de faiblesse. Je passe ma main dans tes cheveux, puis sur ta joue. Je me rends compte de ces inepties, et je retire ma main, comme si elle venait de s'enfoncer dans un brasier ardent. Après tout, c'est peut-être ce qu'il venait de se passer. Je me lève, et retourne près du feu, me réchauffant les mains, alors que je n'en ai pas besoin. Je veux juste fuir, et en même temps rester. Un dilemme cruel, mais au vu de la neige commençant a tomber dehors, le choix est facilement faisable.

Je craque mes os, un à un, comme si la rouille qui les avait brider s'était évaporé avec ce combat. Je me lève, légerement trop vite vu la façon dont je titube. Ma jambe n'est pas encore totalement guérie. Je la tiens, en grognant, me rapprochant de l'amas de provision pour en sortir une boule de pain. Triste mais vrai, le rationnement n'avait plus lieu d'être avec deux personnes pour se les partager. Je prenais un autre morceau de pain, et un gourde remplie d'eau, l'autre d'hydromel, pour les poser à coter de toi. En posant le tout, je me rends compte que tu es réveillée, que tu me regardes. De la haine, de l'interrogation ? Je ne sais pas ce que ton regard révèle, car je n'ose pas m'y attarder. Honteux ? Oui. En colère contre moi même ? Assurément. Je ne sais pas quoi dire. J'aurais du en finir, ou je devrais être mort. Rien de plus, rien de moins.

"La neige tombe. Boit et mange. L'hydromel te réchaufferas un peu plus."

Je lui tourne le dos, me remettant face au feu, faisant tourner lentement la brocher, sur laquelle trônait un cochon de lait et deux faisans. Je regardais le brasier, revoyant encore et encore la scène telle qu’elle aurait se dérouler. Puis, elle changeait, petit à petit, pour me rappeler, me ramener à cette réalité. Je l'avais épargné. Et pour quoi ? Pour cette raison digne de fable pour enfant. Nous sommes en guerre. Nous sommes ennemis. Et nous avions fait cette promesse morbide. Que je n'ai pas tenue. L'honneur ? Puis-je encore m'en targuer ?
FICHE PAR FALLEN SWALLOW


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 6 Déc - 14:41

La clarté d’un feu non loin me brule les yeux, je referme les paupières, et les ouvre de nouveau. Ma vision est trouble, dédoublée, mais quelques clignements appuyés la rétablissent peu à peu, et je distingue enfin ce qui m'entoure. Il semblerait bien que je sois vivante en fin de compte…
Crownguard est devant moi, et à ce moment, la colère m’envahit de nouveau. En cet instant, je le hais, plus que jamais. Pourquoi ne m’a-t-il pas tué ? Il m’a vaincu, j’ai perdu face à lui, pourquoi suis-je encore vivante ? Pourquoi suis-je dans cette tente, allongée dans cette chaleur étouffante… Et ce feu qui brule, bien trop fort, comment fait-il pour supporter ça ? Je guette la sensation de mes armes près de moi. Mais non, évidemment, il me les a retirées, il n’est pas fou à ce point. Je l’entends faire craquer les os de son corps, et ce bruit m’agace. J’ai envie de les trancher.

Il me parle, et je dois réunir toute ma volonté pour distinguer ce qu’il me dit, mes oreilles bourdonnant. "La neige tombe". Merci pour l’instant météo, c’est passionnant. La température a dû chuter bien vite, cela dit, car je me souviens que notre combat s’est déroulé sous un temps, certes frais, mais rendu accablant de chaleur par le brasier du champ de bataille et le soleil qui tapait. Qu’est-ce qu’il me dit d’autre ? Manger, et boire, pour me réchauffer. Tu te moques de moi ? On étouffe déjà ici, imbécile. On crève de chaud, et tu continues à alimenter ce brasier infernal, et à y faire roussir une viande à l’odeur écœurante. J’ai la nausée, et je n’ai qu’une envie, c’est de t’insulter de tous les noms. Mais je ne peux pas. Insulter son ennemi, c’est un privilège de vivant, et je ne le suis pas. Ou du moins, je ne devrais pas l’être… Même ça, je ne peux me l’accorder.

C’est étrange, la vie d’un assassin. La plupart des gens pense qu’il ne s’agit que d’arme et de sang, mais il n’y a pas que ça en vérité. Côtoyer la mort en permanence change la vision que nous en avons, et de la même façon que nous n’épargnons pas nos victimes, on ne s’attend pas à ce que ce soit réciproque. Être4 vivant quand on ne devrait pas l’être est inacceptable, question de principes. Si mon cœur bat encore, ce n’est que par sa… charité pitoyable, bien digne de Démacia. Et à cause d’elle, je ne peux me prétendre une identité, une liberté, je n’ai plus le droit à rien, parce que Katarina Du Couteau, la combattante, l’assassine a été vaincue, et a été tuée, voilà tout. Désormais, je n’ai plus le droit de choisir qui je suis, et je n’ai plus le droit de combattre non plus. Les morts ne tuent pas, pure question de logique. Fais de moi ce que tu veux, Crownguard, je n’ai plus mon mot à dire.

A moins que… Mes idées s’embrouillent un peu. Seuls les forts survivent, voilà ce que Noxus en dirait. Si j’ai survécu, est-ce grâce à ma force ? Non, c’est grâce à sa faiblesse. A cause, de sa faiblesse. Je pourrais attendre qu’il dorme, et le tuer dans son sommeil, avant de retourner auprès de mon armée. Il y a eu des survivants de mon côté, je le sais, c’est moi qui leur ai ordonné de battre en retraite après que le dernier uniforme Démacien n’ait été taché de sang. Il ne restait que Crownguard, et je voulais en finir seule avec lui. Je peux encore en finir avec lui, s’il est trop idiot pour survivre. Toute son apparence transpire la fatigue, l’épuisement, je le sens, il ne tiendra pas éveillé longtemps. Et même si je ne sais pas où il a mis mes armes, je peux en faire une suffisamment mortelle, avec un peu n’importe quoi. Personne ne saura que j’ai perdu aujourd’hui, et puis, est-ce vraiment une défaite, si tu es celui de nous deux qui meure ? Non, ce n’en est pas vraiment une, après tout, je ne me bats pas à la loyale. Mais j’ai de l’honneur… Si je tue Crownguard après qu'il m’aie vaincu, je tuerai mon honneur en même temps. Celui de ma famille.
Je referme les yeux, laissant s’échapper un soupir. Mon père n’est plus là pour donner l’exemple, c’est moi qui me charge de maintenir la grandeur de notre nom depuis quelques années, en tant qu’ainée. Si je ne suis pas celle qui maintient notre honneur, alors qui le fera ? Je suis la dernière Du Couteau présente dans l’armée, prête à défendre notre nom. Non, j’étais la dernière, si j’abandonne l’idée d’être en vie, il n’y aura plus personne pour le défendre non plus. Nos parents n’ont eu que des filles, et ma sœur ne pourra jamais avoir d’enfant, je suis la seule à pouvoir transmettre notre nom, ou il disparaitra, et sera vite oublié. Je ne peux l’accepter… Mais que voudrait encore dire notre nom si j’abandonne mes valeurs ? Dois-je le laisser disparaitre en sauvegardant sa noblesse, ou le transmettre en l’empoisonnant du secret d’une défaite non assumée ?

Je dois y réfléchir, je ne suis pas prête à trancher, encore, dans tous les sens du terme. Et puis, pour le moment, il est éveillé, et continue de m’intoxiquer de ses odeurs de viande et d’alcool qui m’écœurent. Mais tant que je n’ai pas pris la décision de profiter de son geste de faiblesse, je me considère comme perdante, et donc comme morte à mes yeux.
Voilà pourquoi je continue de le fixer, sans lâcher un mot, les dents serrées. Je ne dirai rien, je resterai là, à attendre qu’il me dise ce qu’il attendait, ce qu’il espérait en me laissant la vie sauve. J’ai perdu face à lui, et même s'il doit mourir pour m’avoir sauvé la vie, tant que la sienne brule, je n’ai pas le droit d’assumer aucune combativité, aucune rivalité, aucune identité. Autrement dit, tout ce qui me définissait face à lui.
Je le vois me regarder, l'air mi inquiet, mi intrigué. Il doit se demander pourquoi je ne fais pas ce qu'il me dit, pourquoi je ne mange pas. En temps normal, ce serait de la simple défiance qui m'aurait poussé à n'en faire qu'à ma tête, mais même ça, je n'y ai plus droit.

Je te hais, plus que jamais, Crownguard.
Comment as tu pu gagner contre moi, alors que tu es aussi faible ? Aussi lamentable ? Je te pensais fort, je te pensais puissant, mais cette stupide gentillesse dégoulinante dont tu as fait preuve me déçois.
Un instant, la pensée d'une situation inversée me traverse l'esprit. T'aurais-je tuer, si je t'avais ainsi à ma merci ? Question idiote, je ne peux pas te maitriser physiquement. Mes seuls moyens de te tuer sont de te surprendre par un geste trop rapide, qui ne laisse pas le temps à la réflexion. Mais quand même, en imaginant que ça se produise ?
Peut-être bien que je lui aurais laissé la vie après tout, parce que le tuer s'il ne peut pas se défendre ne m'intéresse pas tant que ça. Je préfère le surpasser en plein combat. Et puis, il y a tant d'années que nous nous nous affrontons, sortir de cette routine aurait été étrange, et m'aurait manqué. Qu'est ce que j'aurais fait à ta place ? Je n'en sais rien. J'aurais peut-être hésité, mais je pense que je t'aurais tué. Ma loyauté envers Noxus prime sur mes considérations personnelles.
" Je n'ai pas faim ". Voilà ce que je me contente de lâcher, d'une voix morne, en voyant le regard qu'il me lance. C'est vrai, depuis mon réveil, j'ai l'estomac révulsé, qui n'acceptera sûrement rien. Tu vas sûrement insister. Vouloir que je reprenne des forces, avec ta pitoyable compassion qui me répugne, et charge mon regard de haine. Prends garde, Crownguard, cette nuit pourrait bien être ta dernière.


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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Lun 8 Déc - 22:03

The Day I've Lost
Un combat. Des retrouvailles. Mais aussi un affront. Aucune victoire, seulement deux défaites. Elle, dans son honneur, lui, sans son cœur. Trop fier pour l'admettre, mais pas assez pour en finir. Ils respirent tout deux, mais pour combien de temps encore ?
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"Tant que tu seras la en train de vomir ta défaite, je serais ici, avalant la mienne."

"Garen Crownguard"

"Katarina Du Couteau"

L'honneur. Une chimère ? Une illusion derrière laquelle je cachais mes faiblesses et mes envies ? Non. Ce ne peut pas être faux. Tout ce pour quoi je me battais jusque la, tout ce qui me faisait aller de l'avant.. Ce ne serait que mensonges? Impossible. Absurde. Alors pourquoi n'en ai-je pas fini ? Pourquoi respire-t-elle encore ?  Ces tombes que j'ai moi même creusé, tout ces frères d'armes, camarades que j'ai perdu. Je ne peux pas les venger ? Donner un but à leur mort ? En refusant de tuer, je crache sur l'honneur des défunts. Quelle ironie. Et quelle idiotie. Je ne savais plus quoi penser de moi, ni d'elle. Est ce que j'avais seulement le droit de l'aimer ? Je suis un Demacien. C'est une Noxienne. Le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres. Tout nous oppose. Je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de me laisser aller, alors qu'une nation entière compte sur moi. J'ai un Roi, un Prince. Un pays. Une famille. Et si je me laisse aller à ces fantasmes sans lendemain, je risque de tout perdre.

Pourquoi n'ai je pas pensé à cela avant ? Et surtout, pourquoi est ce que je sais que même en ayant conscience de tout cela, rien n'aurait changé? Je regardais les flammes sans sourciller. Elle n’avait pas faim? Tant pis. Ma tente était lourde et mes yeux se fermaient tout seul, à moitié. Je sursaute brièvement et secoue la tête. Si je dors, il y a de grandes chance que ce sommeil soit mon dernier. Mais après tout, j'ai manqué à notre promesse. Ce ne devrait être que justice qu'elle en fasse autant et se venge. A sa place, je chercherais à savoir pourquoi. Mais elle, elle doit s'en moquer totalement. Ma tête sur une pique en revanche, beaucoup moins. C'est la première fois que je souris à cette idée. La mort peut-être une sanction juste, et définitive, qui ne laisse aucune place au regret pour le condamné.

Mes yeux se ferment doucement, et je cligne de ces derniers en les rouvrant encore, respirant profondément. Elle me tuerait surement si je dormais. Elle retournerait à Noxus, pleine de gloire et de satisfaction. Au final, c'est ce que nous voulions tout les deux. L'honneur de la mort de l'autre. Seul l'un de nous deux peut faire partie de ce combat. Personne ne doit s'interposer entre nous. Personne. C'est peut-être pour cela que je n'ai pas peur de mourir de par sa main, que je n'aurais aucun regret. Le problème, c'est bien qu'aucun autre ne doit s'interposer. Mais elle, elle s'y oppose sans le vouloir. J'hésite. J'ai la bouche pâteuse, les membres douloureux. J'ose lui parler, comme une ultime demande, des mots qui signent une fin qui n'arrivera peut-être pas. Mais je n'hésite pas. Ce qui doit arriver arrivera. Je lui dois une faveur. Plus même.

"Fais ce que tu as à faire."

Mes yeux se ferment doucement, et ma tête s'incline pour ne pas se relever, ma main quittant la broche, mon avant bras se posant sur mon genoux, à l'instar de son homologue gauche. Elle me tuerait surement si je dormais.

Je sais que je dors, j'en ai conscience. Dans une plaine, le vent berçant mes pensées, attirées par ce ciel sans aucun nuage, de nuit, dévoilant étoiles, constellations, galaxies. Et en cherchant des réponses qui seraient fausses, venant de mon esprit corrompue, je me demande, j'ai peur. Et si même les étoiles me mentaient? C'est idiot n'est ce pas... Chercher des réponses dans l'infiniment vide, dans ce qui ne recèle rien de concret, rien de vrai. En pensant à tout cela, j'imagine une dague me trancher la gorge, et j'ouvre les yeux pour me retrouver dans une salle d'un blanc immaculé, simplement bercé par un vent frais venant de la fenêtre à moitié ouverte. Je m'y dirige, je passe ce portail entouré de lumière et de paix pour arriver sur Demacia en flamme. Puis je me retourne, comme si j'avais entendu un appel, et je voix Noxus en ruine. Des voix m'attirent, me demandent. Je me retourne encore et encore, et je vois toutes les cités que je connais à feu et à sang. Et au milieu de toutes ces dernières, deux silhouettes familières. Moi et elle. Moi levant mon arme, l'épargnant. Comme si n'importe quel champ de bataille aurait mené à la même finalité, au même dénouement. Que dois-je comprendre ? Que je ne pourrais jamais la tuer? Que je ne pourrais jamais venir à bout de mes démons ?

Je lève les yeux au ciel, et les ferme en inspirant et expirant longuement. Je m'imagine la scène inverse. Ce serait si simple, que ma gorge soit sectionner, mon cœur arraché, mes poumons éventrés. Je n'aurais aucune question à me poser, plus aucun remord. Je serais resté innocent, dans ma propre vérité crée à partir d'illusions et de lâcheté. Un secret que j'aurais emporté dans ma tombe, sans en avoir conscience. Ce serait si simple. Je suis faible, voila la vérité. J'ai choisi la simplicité, et je ne le supporte pas. Ces combats, ces duels étaient innocents quelque part. Un but simple et clair, la mort de l'autre dans l'honneur et l'humilité. Maintenant, cet âge est révolu. L'âge de l'innocence arrive à son terme. Si l'un de nous survit, ce ne sera plus pareil. Ni pour elle ni pour moi. Elle, combattra avec plus de haine que jamais, tandis que moi, je me battrais en sachant pertinemment que je ne pourrais jamais la vaincre, et elle prendra le dessus un jour, et en finira comme j'aurais du le faire.

Attendre? Pourquoi faire.. Autant y aller maintenant. Je ne sais plus si je rêve, mais cette sensation semble réelle. Mais je ne saurais la décrire clairement, et c'est ce qui me tira de mes rêveries. Une sensation que je ne connaissais pas. Et ce n'était pas dut à mon imagination. Katarina. Allait-elle en finir? Je n'en savais rien. J'attends juste qu'elle le fasse.

Si je dors, elle en finira surement..






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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 9 Déc - 1:33

Je patiente, guettant chacun de ses gestes, avec vigilance. Il ne s’en rend peut-être pas compte, mais ma vie d’assassine m’a rendu extrêmement observatrice et vigilante, et j’ai appris à repérer ses mimiques, ses expression, à le comprendre au fil des années. « Fais ce que tu as à faire ». Tu regrettes ton geste, Crownguard ? Ne compte pas sur moi pour te libérer de la culpabilité. Cette humiliation que tu me fais subir en me laissant envie avec le gout amer de la défaite… Je te la rendrai. Mille fois. Tu vas regretter cette erreur pour le restant de ta misérable vie, Démacien !

Sa tête dodeline, et ses membres tombent, comme une poupée de chiffon. Non, il ne m’aura pas à ce petit jeu, je suis certaine qu’il fait semblant. Personne n’est assez fou pour s’endormir ainsi à côté d’une assassine en colère, sans aucune précaution, même lui. Pourtant, malgré les minutes passant, il ne bouge pas… Si, un peu, de légers mouvements de doigts, des frémissements à peine. J’hésite… Mais après tout, qu’est-ce que je risque ?

Lentement, je me redresse. Ma tête tourne un peu, et un voile noir couvre ma vision durant quelques secondes, mais disparait vite, et pour la première fois, ma perplexité et ma colère laissent place à un questionnement tout simple : comment suis-je arrivée ici ? Sans doute un coup à la tête qui m’a assommée, c’est pour ça que je me sens nauséeuse, que j’ai la migraine, et que je ne me souviens de rien. Mais il en faut plus que ça pour me décourager.
A pas de loup, avec toute la discrétion d’une assassine professionnelle, je m’approche de lui, et je le contourne. Ses yeux sont fermés, sa tête penchée vers le sol… Après une courte hésitation, je tends la main vers son oreille, et fait claquer mes doigts à côté. Un léger sursaut de sa part, sans qu’il n’ouvre les yeux. Technique de base pour savoir si quelqu’un dort ou non : s’il ne réagit pas sous le son surprenant, c’est qu’il dort profondément. S’il réagit, je les claque de nouveau, et s’il ne sursaute plus la seconde fois, c’est qu’il est réveillé. Si au contraire, il a de nouveau une réaction, c’est que le sommeil l’empêche de s’habituer à ce son surprenant. Je m’exécute, nouveau sursaut. Il dort.

Mes pensées tournent à toute vitesse. M’enfuir ? Le poids de la honte et de la culpabilité m’empoisonneraient l’existence pour le restant de mes jours. Le tuer ? Non, je ne peux pas, même si je le hais pour son geste, l’honneur d’un assassin m’empêche de prendre la vie de celui qui a épargné la mienne. Rester ? Non, non, et non, cette situation me sort par toutes les pores, me hérisse et me met hors de moi. Je ne veux pas affronter son regard, je ne veux pas affronter sa gêne face à son geste, ni la mienne. Mais s’il reste en vie, je n’aurais pas le choix, je devrai vivre avec cette… défaite qui ne m’a même pas donné l’honneur de tomber à la bataille. Il ne reste plus qu’une solution : te faire payer pour ça, et t’humilier autant que tu m’as humiliée.
Le plus discrètement du monde, je fouille dans la tente, à la recherche de mes ceintures d’armes. Elles ne sont pas très dures à trouver, dissimulées sous une peau de bête… Vraiment, Crownguard, tu es un imbécile bien trop prévisible. Je te hais. Tu comprends, ça ? Je t’exècre !
Dans l’une des petites poches suspendues se trouve ce que je cherche. Ce dont je me sers quand je dois faire des prisonniers : une petite fiole contenant un poison. Il n’est pas mortel, mais affaiblissant, et entravant les mouvements. Et douloureux, songe-je avec un sourire cruel.

D’un coup d’œil, je vérifie que qu’il n’a pas bougé. Non, il est toujours aussi immobile. Donne-moi encore quelques instants, Crownguard, et tu seras en mon pouvoir. Je m’empare de l’un de mes poignards, à la lame très fine et aiguisée. Celui-là ne me sert jamais en combat, bien trop fragile, mais pénètre dans la chair comme dans du beurre frais. Précautionneusement, j’enfuie la pointe d’un peu du précieux liquide, avant de refermer la fiole et de la ranger. Une très petite quantité suffit, et je n’aurais pas à le blesser beaucoup, il ne faudrait pas qu’il meure d’hémorragie trop tôt. Une petite entaille dans le bras sera suffisante. Mais une fois le précieux venin dans son sang…

Je souris à férocement à cette idée. Quelques minutes à peine, et il ne serait pas en état de se défendre, ni même de réfléchir, son corps meurtri et ses idées embrouillées. J’aurais pu, depuis le début, enduire mes lames de ce poison lorsque je le combattais, mais je ne l’ai jamais fait. D’abord, parce qu’il coûte cher, et ne doit pas être gaspillé. Ensuite, et surtout, pour une stupide question d’honneur dans le combat, je voulais mesurer mes talents d’escrimeuse aux siens, jusqu’au bout, et prouver que je pouvais le surpasser, sans avoir besoin de l’affaiblir avec ce genre de méthode. Mais puisqu’il n’est pas allé au bout de ce combat, je n’ai plus aucune raison de retenir ma déloyauté.
Je m’approche de lui, sans un bruit, le poignard dans la main gauche. Dans la droite, l’une de mes longues lames courbes, que je place sous sa gorge, l’effleurant juste assez pour qu'il puisse sentir la menace, avant de lancer d’une voix dure, et cruelle.

« Debout, Crownguard »

Au même instant, ma main s’abat, plongeant profondément le poignard empoisonné dans son épaule.








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Dernière édition par Katarina Du Couteau le Mar 24 Fév - 17:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 9 Déc - 17:41

The Day I've Lost
Le temps est long dans l'attente de ce que l'on désire. La mort ? La délivrance ? Il ne sait pas lui même. Ce serait sans doute préférable de ne pas se réveiller de ce sommeil, pour ne pas affronter la honte qu'il rumine, et la haine de celle qu'il a épargné. Il serait préférable, mais le destin est facétieux, avec ses petits plaisirs sadiques.
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Je n'arrivais pas à en sortir, de cette torpeur. Quelque chose me le refusait. Le choc n'était pas assez violent, le cauchemar n'était pas encore assez puissant. Je me retrouvais encore dans cette salle blanche, mais cette fois sans fenêtre pour me permettre d'en sortir. Je cligne des yeux rapidement, une fois, puis deux, et je me retrouve allongé dans de la terre sèche, de maigres rayons de lumière lunaire passant au travers du rideau nuageux, lugubre et anormal. Je me relève et regarde tout autour de moi. Des tombes, à pertes de vue. Des noms familiers. Je marche au hasard, je hante l'endroit sans réel but, et je m'arrête sur deux cercueils ouverts, détruits, essuyant la mousse et la poussière cachant les inscriptions. Ces tombes appartiennent à Sion et Urgot. Deux de mes erreurs. J'aurais du faire en sorte que leurs corps soit inutilisable, définitivement. Je crache au sol en repensant à ces deux combats, et je continue mon errance.

Je passe un portail, grinçant de la façon la plus lugubre possible, pour continuer ma route au milieu de centaines de tombes. Oui. Je me souviens. Tout ceux que j'ai tués. Qui sont mort par ma main, par ma faute. Je termine ma route sur une tombe, perdu au milieu des autres, mais pourtant entretenue. Point de fleurs, d'inutile accessoires. Une stèle, portant son nom, Katarina, et de la terre. Je m'assois, puis me laisse tomber en arrière, le sol tremblant légerement, comme si quelque chose travailler la terre. Puis, a coté de moi, un squelette doté d'une chevelure rousse me plante une lame dans l'épaule, ses orbites vident me fixant, sa mâchoire d'os m'interpellant, m'intimant cet ordre.

"Debout Crownguard !"

J'ouvre les yeux en criant de douleur et de surprise, tombant en arrière ma main gauche me retenant en se posant derrière moi. Premier réflexe, attraper la lame qui me perce l'épaule, comme si mon rêve avait une continuité malsaine avec la réalité. Je la lâche et sers les dents avec force, faisant le point en quelques secondes. Je me souviens d’où je suis, de ce que je fais la. Je balaie la pièce du regard, transpirant, le souffle rapide et fort, puis regarde mon épaule. Si je dormais, elle n'en finirait pas, non. Elle se vengerai. Et je le savais. Je la cherche du regard, et la voie, ramasser la lame ensanglantée. Mais il n'y a pas que mon liquide vital dessus, un espèce de mélange verdâtre suinte. Du poison ? Elle veut me tuer à petit feu ? Trop tard pour regretter. Cette fois, j'allais devoir assumer mes actes. Je reste silencieux, elle aussi. Qu'est ce qu'elle attends? Que le poison face effet ? Peu-être. Surement. Je me redressais, en me tenant l'épaule. La lame quelle utilisait... Elle n'était pas destiner à tuer ou a torturer. Achever tout au plus.. Je sentais mes muscles chauffer lentement, ainsi que mes vaines et mes artères. Le poison qui commence à réagir? Je réalise qu'elle n'était pas si loin que ça, et que sa deuxième main empoignait une arme elle aussi, sous ma gorge. Allez, finissons-en. Mets fin à ce simulacre de torture.

Je me rassois dans la même position, m'habituant à la douleur. Elle ne m'avais jamais blessé à ce point avant. Pas au point de rendre inutile un membre. Je la regarde, la douleur marquant mon visage indéniablement, et repose mon regard sur le feu mauve, et je me demande à quoi ressemble la mort. Je revois toutes ces tombes. Je n'en serais qu'une de plus, dans cet immense cimetière. J'avais gardé une place pour Katarina, mais elle restera vacante. Un vide qui ne sera jamais rempli, de même que si je la tuais. Les faibles doivent payer et souffrir des plus forts. C'est ce que j'ai compris de Noxus. Ainsi, aujourd'hui, c'est moi qui devait me plier à ses règles. J'étais faible. Je suis faible. La mort sur le champ d'honneur ne sera pas mienne, je ne la mérite plus. Me faire saigner jusqu'à la mort me parait n"néanmoins une bien douce solution. La solution finale, la même résultante, la mort. Je la regarde, encore une fois, sans la lâcher des yeux. Une goutte perle de ma gorge. Mon sang. J'appuie mon cou contre la lame, le regard empli de haine, mais demandant une seule chose. "Fais le."

Cette lame dont je rêvais parfois, qui devait en finir, elle doit le faire. Tu le veux, je le veux. Fais ce que je n'ai pas réussi à faire. Fais le. Délivre moi de mes remords, de ce fardeau. Fais le ! Libère toi de ta haine, et de ton ressentiment. Fais le ! Tu veux servir ta cité, et je n'ai plus aucune envie et plus aucun devoir vis à vis de la mienne, après ce manquement à l'honneur. Fais le ! Fais le !

"Fais le !"

J'hurle, à m'en casser la voix. Les muscles se crispent, mes poings se serrent, mes ongles entaillant la paume de ma main droite. Ma chair se déchire doucement sous la colère, comme une punition auto infligée. La douleur grandit, et je sens le poison faire son effet. Je brûle de l'intérieur. Ma vue se brouille quelques secondes, et je finis par craquer, quelques secondes après, vomissant de la bile en tombant sur le coté, me rattrapant avec mes avants bras avant de toucher le sol. C'est comme si mes veines explosaient, comme si mon cerveau amplifiait chaque point pouvant reconnaitre la sensation de douleur. Je brûlais, je voulais mourir. Mais ce n'était pas que le poison.



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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 9 Déc - 21:13

« Fais le ».
C’est bien ça qu’il attendait, en prenant le risque de s’endormir ainsi près de moi. Que je le libère de la culpabilité, d’un geste qu’il n’arrives pas à assumer. Mais ne compte pas sur moi pour te donner cette délivrance, pauvre fou. Tu m’as privé de la mort au combat que nous nous étions promis, par ta propre main, tu as failli à cette promesse ! Tu as trahi la confiance que je t’accordais !
Aussi, tu ne mérites pas que je te tue en retour. Tu connaitras une mort misérable, trainé dans la boue, humilié, meurtris, le même sort que celui auquel tu m’as condamné en me laissant en vie malgré ma défaite !  Mais avant… souffre ! Tu le sens, le poison qui se répand dans tes veines ? Tu sens la brulure, la morsure, la douleur ? Tant mieux !
D'un geste, j'essuie mon poignard, à la lame si fine, sur laquelle se mêle le mélange de sang et de poison, avant de la ranger en sécurité.
Il crie de nouveau cette même phrase, son corps tendu sous ma lame qui reste bloquée sous sa gorge. Vas-y, Crownguard, supplie-moi d’en finir, de t’achever, de mettre fin à ta souffrance. Tu sais parfaitement à qui tu parles, tu sais que les suppliques sonnent comme une douce mélodie à mes oreilles. Non, je ne le tuerai pas, l’entendre m’implorer ainsi est trop bon, tellement que je sens un sourire cruel se dessiner malgré moi sur mes lèvres. Ça y est, le poison fait effet, il est si faible que c’en est pathétique, penché au sol, ou il y répand le contenu de ton estomac. Cette viande a l’odeur écœurante, qui m’a donné la nausée, même ce repas, je lui fais payer cher !

Ses muscles sont raides, je le sens, mais il peut toujours bouger, il peut toujours marcher, ce poison n’est qu’un affaiblissant, l’outil idéal pour ramener des captifs, rendus bien dociles par leurs idées embrouillées. Lorsque le poison torture la chair et l’esprit, une seule chose anime la victime : l’instinct de survie. Ils ne recherchent que la conservation, et l’apaisement du mal. Promettez-leur la survie, et l’antidote, et ils obéiront sans se poser de questions, dans l’espoir de cette délivrance. D’un geste rageur, je lui envoie un coup dans les côtes, avant de l’empoigner par le col et de tirer ses bras dans son dos. L’une de mes ceintures d’armes, débarrassée des couteaux qu’elle porte, devient vite l’outil idéal pour ligoter ses poignets, et je ne me gêne pas, je prends un malin plaisir à resserrer la boucle un peu plus que nécessaire.

« J’ai dit, DEBOUT ! »

Il obéit, et se relève, les membres tremblants légèrement. Bien. Évidemment, il est trop grand pour que je garde ma lame sous sa gorge, une fois debout, et je suis obligée de la laisser descendre pour la pointer dans son dos. Que cela ne tienne, la pointe sur sa colonne vertébrale est un message bien assez clair : avance. Pourtant, il n’a pas l’air de le saisir…

« Avance, et je te libèrerai de la douleur. Marche, ou crève, Crownguard ! »


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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 9 Déc - 21:45

The Day I've Lost
Un poison qui pourrit tout ce que le Demacien est. Voila ce qui coulait dans ses veines, et qui était cette rousse. Elle l'a corrompue malgré lui, et finit maintenant par le torturer. Une souffrance méritée, selon l’intéressé, qui durera le temps qu'il faudra.
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Je suis debout, ligoté, tel un prisonnier de guerre. Je n'arrive plus à penser, à réfléchir. Une seule envie, que ce poison arrête de me ronger les veines. Je me lève, je fais ce qu'elle me dit. La lame quitte ma gorge pour menacer mon dos. J'avance. Je m’exécute. Je ferme les yeux et je sers les dents avec rage. Après seulement deux pas je m’arrête, hésitant, et j'abats brusquement mes genoux au sol. Non, je ne dois pas suivre ce maudit poison, je dois rester moi même. Je regrette ce choix fais auparavant, celui de m'écouter, avec mes idées idiotes. Je suis faible, au point de la laisser vivre. Je suis faible, à cause de ce poison qui brouille mon esprit et m’affaiblit physiquement. Mais je résisterais, je ne le laisserais pas mener de cette façon. Je mourrais, torturé si il le faut, mais je veux le choisir. Que ce poison me tue à petit feu, des jours durant, je m'en fou, mais c'est la mort que j'aurais choisis. Je ne la suivrait pas, je n'implorerai pas. J'attendrais. Que ce poison me rende fou ou non.

Et pourtant je fonds. Mes veines brûlent. Ma jambe se lève toute seule, et je serre les dents, encore et encore. Elle tremble, elle suit mon instinct. Au fond, je ne veux qu'une chose, en finir vite. Je profite de quelques moments de lucidité, pour lui cracher verbalement au visage.

"Prends ton temps. Tu dois apprécier, après t'être retenue tout ce temps, alors fais toi plaisir, tu le mérites."

Mes côtes me font mal, mais ce n'est rien comparé a mes poignets meurtris, tellement serré par ces liens improvisés de cuir que ma peau me brûle. Le poison amplifie cette sensation désagréable. Ma peau semble s'effriter, m'arracher la chair. C'est cette douleur que je mérite. C'en serait presque du masochisme, mais je n'y éprouve aucun plaisir physique. Une juste punition mentale, morale. Voila ce que je voulais. Montre moi à quel point tu m'en veux, et lorsque tu m'auras pardonné, tue moi. C'est ce que je veux, ce que je te dois. Je me relève, à contrecœur, et je suis tes "ordres", mais pas à cause du poison. Je le fais de moi même, avec ce qu'il me reste de moi même.

"Marche ou crève, ou Marche ET crève ?"

Au final, la même chose. Le même dénouement. A moisn qu'elle aussi me laisse vivre avec ce sentiment amer. Je le ressentirais aussi, remarque. Je saurais ce que j'ai fais, pourquoi elle me déteste. Soudain, une autre perspective me sourit. Si je survis à cette journée, nous ressentirons tout les deux cette haine impossible à décrire. Et alors, peut-être pourrons nous recommencer, et sans écarts cette fois. Mais ce n'est qu'une chimère en devenir. Je n'ai pas réussi une première fois, pourquoi la deuxième y arriverais-je?  Non. C'est la fin. La fin de tout. De mon monde.

Au moins maintenant, malgré la douleur, j'avance sans hésitation. Je suis prisonnier, et je craquerais d'un moment à l'autre. Je suis tes indications, après tout, c'est ta torture. Ta méthode. Et je sens que cette douleur allait durer, pour un long moment, et que la délivrance de la mort sera la bienvenue. Je n'ai plus aucune raison de me battre contre toi, plus aucune raison d’espérer le faire encore comme avant. Alors aujourd'hui, tout finira.





Dernière édition par Garen Crownguard le Mar 9 Déc - 23:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 9 Déc - 22:39

Il est obéissant. Très bien.
Malgré quelques hésitations, quelques titubations, il se relève, et avance, sous la menace ma lame appuyant dans son dos, et nous sortons tous les deux hors de cette tente. Après la fournaise qui régnait à l’intérieur, le froid mordant de la neige me saisit brutalement, et je frissonne. Je ne sais pas bien ou on est… Ah, si, au loin, je peux apercevoir les décombres de l’Institut de guerre. Tout en avançant, je croise des tombes fraichement creusées… J’ai dû rester inconsciente un moment, s’il a eu le temps de faire tout ça. Toutes ces vies que j’ai pris, et pourtant, il m’a épargnée. Tss, c’est pathétique.

« Marche ou crève, ou marche ET crève ? »

En guise de réponse, j’appuie un peu plus fort ma lame pour le faire avancer plus vite. Je me moque que ses mouvements soient gênés par le poison, il n’a qu’à faire un effort, je ne tiens pas à m’éterniser sous ce froid. Seuls le crissement de nos pas dans la neige se fait entendre, entre nous, le silence est de mort. Un instant, sous ce paysage blanchi et ces flocons qui tombent, des souvenirs d’enfance me reviennent, et je ferme les yeux un instant, m’y perdant. Ne pourrais-je pas simplement oublier ? Ce n’est pas si grave, après tout, et puis je suis bien contente d’être encore en vie, au final. De pouvoir admirer de nouveau la beauté du monde, encore un peu plus longtemps… Je ne suis pas du genre à infliger de la douleur pour le plaisir en général, suis-je en train de perdre encore un peu plus mes valeurs ?
Je secoue la tête pour me reprendre. Ce n’est pas le moment de me perdre dans ce genre de palabre, il a trahi le serment tacite entre nous, c’est de sa faute si je ne suis plus en mesure d’assumer mes valeurs personnelles. Il doit payer pour ça. Je ne montrerai pas la même faiblesse que lui, je suis forte. Je suis Noxienne !

A force de marcher, nous ne sommes plus bien loin du lieu de notre combat, et je détourne le regard, emplie de honte à nouveau. Il n’a pas intérêt à faire le moindre commentaire, ou je l’égorge, je le saigne comme un porc. Je sais que certains des soldats qui étaient là lors de ce combat ont survécu, mais que l’officier qui nous supervisait tous à péri. En son absence, je suis la plus haute gradée, et sans doute attendent-ils mon retour, puisque mon cadavre ne traine pas au milieu des autres, que la neige commence à recouvrir. Je vais me faire pardonner de ce retard auprès d’eux, en leur ramenant une petite surprise : un prisonnier responsable de la mort de beaucoup de nos camarades. Oh, mais ils ne toucheront pas un cheveu de sa tête bien entendu, je me réserve ce droit. Mais ils prendront sûrement plaisir à me regarder le tourmenter, ça je n’en doute pas.

« Un conseil, Crownguard ».

Ce début de phrase brise le silence. Je lui laisse quelques secondes pour réaliser le poids de la menace dans ma voix mielleuse.

« Si tu veux éviter d’agoniser pendant des jours sous ma torture, je te suggère de ne rien dire de ce combat. De toute façon, personne ne te croira. »

Après tout, il été faible. Il est mon captif, et aux yeux de Noxus, ça ne veut dire qu’une chose : il y a une gagnante évidente, et un perdant évident. Rien d’autre ne compte, et le goût de cette défaite sera bien amer dans sa bouche.
Il titube et trébuche, engourdi par le froid, et le poison, mais je m’en moque, je le force à avancer jusqu’à rejoindre le campement Noxien. Comme prévu, les soldats survivants m’accueillent, avec soulagement et surprise, et insultent Crownguard. Sans que je sache pourquoi, leurs paroles me mettent encore un peu plus en rogne, mais je ronge mon frein et ne dit rien, me contentant de donner mes ordres. Je suis la plus haute gradée, je prends le commandement, voilà quelque chose de tout à fait naturel.

Qu’on plante un pieu dans une tente, et qu’on l’y attache, assis par terre, dans une tente, les poignets liés dans le dos. De façon à ce qu’il ne puisse pas se relever, qu’il lui soit impossible de prendre appui sur ses jambes pour tenter de se libérer. Pour le moment, le poison va l’embrouiller, et sans doute l’endormir un moment, d’autant plus qu’il est épuisé par le combat.
Je surveille les opérations du coin de l’œil, et vérifie la solidité. Même pour lui, malgré sa force, impossible de s’échapper ainsi. La nuit est noire, et je suis fatiguée, il est temps que je me repose. Une fois le jour levé, lorsque les effets du poison se seront dissipés, j’aviserai.
Couchée sur un lit de fortune, les yeux fermés, je laisse mes pensées dériver, cherchant le sommeil.

La vengeance. Est-ce que c’est la seule raison, qui m’anime ? Non, je ne crois pas, si je prends un peu de recul, il y en a une autre. S’il m’avait épargné pour faire de moi une captive, je n’aurais pas ressenti cette haine, ç’aurait été une raison légitime de me maintenir en vie. Si les choses s’étaient passées de la sorte, je n’aurais fait que me rebeller, rester une combattante, et tenter de m’enfuir, profitant de leur erreur de m’avoir sous-estimée en me gardant en vie. Mais il ne l’a pas fait parce qu’il me sous estimait, il a juste été trop faible, trop hésitant, trop… attaché ?
Oui, je pense que c’est ça, et je sais que même à sa place, j’aurais hésité, hésité à perdre le combattant qui fait le point central de ma vie, celui qui me motive, chaque jour, à m’entrainer pour devenir meilleure et enfin le vaincre. Mais je l’aurais fait, parce que c’est ainsi que les choses devaient se passer. En m’épargnant, en me demandant d’en finir, il ne s’est pas comporté comme il devait l’être. Ca n’est pas la Force de Démacia, ça, c’est un être faible, et méprisable. Et ce que je veux fond, c’est le retrouver…

Un seul être me manque. Le vrai lui. Le combattant à la hauteur, mon ennemi juré, la force et la puissance de Démacia qui s’oppose à moi en tous points. Au fond, j’espère bien que le soumettre à l’humiliation d’une capture par Noxus le fera revenir à sa volonté d’acier, sa combativité, son opposition. Et surtout, quand le maltraitant suffisamment, il me haïra assez pour ne plus jamais avoir d’hésitation sur un champ de bataille !

Je refuse qu’il y ait autre chose que de la haine et de l’aversion entre nous. Du respect, à la limite, pour nos talents. Mais pas de la pitié. Une fois que tous ces mauvais penchants qui l’ont conduit à m’épargner auront disparus, quand je lui aurais fait tant subir pour qu’il ne souhaite plus que ma mort, plus que tout au monde, à ce moment, je le défierai de nouveau. Et cette fois, l’un de nous mourra.


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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mer 10 Déc - 22:47

The Day I've Lost
Enchainé, après un combat qu'il aurait du gagner. Blessé, meurtri, incapable de penser normalement, l'esprit embrouillé et torturé. Que faire ? Rien. Il n'est plus maître de son destin, c'est son choix. Le choix de ne plus pouvoir en faire.
FICHE PAR FALLEN SWALLOW

"Tant que tu seras la en train de vomir ta défaite, je serais ici, avalant la mienne."

"Garen Crownguard"

"Katarina Du Couteau"

Il fait noir. Je suis mort ? Ou est ce que je dors encore? Je pense que je dors. Je suis encore dans ce cimetière. mais cette fois, c'est ma tombe que j'ai en face de moi. Une tombe ou j'aimerais rentrer, me reposer. Mais quelque chose me retient. Je ne sais quoi. Je suis à genoux, les mains liés. Pourquoi ?

Je me souviens.. peu à peu.. Je marchais dans la neige. Les flocons tombaient doucement, la tempête se calmant. Le froid, le poison. cet étrange cocktail morbide, étrangement, me faisait sentir vivant. Plus que je ne devrais. Ou est ce qu'elle m'emmenait ? Son campement? Oh. Il y avait des survivants. Oui... Je me souviens.. Les insultes, les jets de salives bruyants au visage. Je ne m'en offusquait même pas. Je suis un ennemi. La haine est monnaie courante dans ce monde. Elle voulait m’exécuter? Me torturer ? Pour le plaisir ? Laver son honneur ? Aucune idée. J'ouvrais les yeux. Le sommeil allait et venait. Certains insidieux se permettaient de venir dans la tente en pleine nuit. Les coups, les insultes, les bravades. Toujours simple lorsque l'ennemi est enchainé, incapable de riposter. Un coup à la gorge , puis un autre, me broyant les cordes vocales. Le sang coulait de mes lèvres, un sourire bravache se dessinant dessus. Cette provocation passive me couronna des lauriers des coups gratuits, tout simplement. Mais cela ne me faisait rien.

Je me rendors, rejoignant le royaume du repos pour retrouver cette salle blanche, et ce squelette roux. Il tourne la tête. Et je crois le voir sourire. Puis je reviens à moi, et vomis encore de la pure bile, le poison entamant une croissance fulgurante au sein de mon organisme. Ce ne sont plus les veines, mais les organes qui me brûlent. Les poumons, le cœur, le foie. Puis une douleur fulgurante et pulsante, délimitant les contours de ma cervelle. Je serre les dents, me refusant à un cri de douleur devant ces noxiens vulgaires et sans mérite. Ils savent que je souffre. Certains sont encore la, à me regarder, mais je n'en tiens pas compte. Je sers les poings et les dents. Elles crissent, craquent presque sous la pression, mais j'y accommode. Je ferme les yeux. Le sommeil arrive, puis un choc sur le crâne et un sceau d'eau glacé me ramènent au monde des vivants, bien éveillés. Le sang coule sur ma tempe et goute sur ma cuisse, les bras endoloris, travaillés, torturés par les crampes.

Puis le jour se lève. Ce petit jeu à duré toute la nuit, ce sourire ne quittant pas mes lèvres, un œil tuméfié et m’empêchant de voir clairement. Dans ma tête, une seule chose. "Premier Jour". Je m'attends à une descente aux enfers longue et douloureuse, je m'y prépare. Ce n'était qu'un avant gout, car je la vois. Ce n'est qu'une silhouette, mais je la reconnais. Je parle, la voix cassé, rauque, raclant ma gorge endolorie et broyée. Mais au moins, on pouvait me comprendre.

"Premier jour d'une longue série, hein? Une semaine? Deux? Je pense qu'il te faudra plus de temps pour te lasser."




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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mer 10 Déc - 23:15

C’est d’un sommeil plat et sans rêve que je dors, cette nuit-là. J’ai appris il y a bien longtemps à ne laisser aucune pensée venir perturber mon repos, sinon, l’assassin que je suis aurait bien souvent les yeux gonflés de cernes. Et pourtant, lorsque je m’éveille, mon instinct m’alerte de quelque chose. Une furieuse envie d’aller observer là ou Crownguard est gardé, pour… voir ce qu’il s’y passe. Je me redresse d’un bond, et m’harnache rapidement de mes ceintures de lames, avant de me glisser au dehors. L’air est glacial, et le vent mordant, la neige crisse sous mes pas.
D’un geste, j’écarte le pan de la tente ou il est retenu prisonnier, laissant le froid s’y engouffrer. Immédiatement, je sens la colère m’envahir, et mes yeux s’embraser de cette lueur mortelle, crainte de tous, alliés comme ennemis. Il y a un Noxien, ici, qui est en train de s’amuser avec Crownguard. De me prendre mon privilège. Je le vois à l’eau qui le recouvre et se mêle au sang frais qui coule de sa tempe, de ses lèvres, se répandant par-dessus des hématomes récents. Il a été torturé durant la nuit, malgré que j’aie exigé que personne ne porte la main sur lui.
Un moins de temps qu’il ne faut pour qu’un souffle ne s’échappe, les pans de la tente retombent, plus rien ne les retenant. Et pour cause : je suis maintenant dans le dos de ce soldat, une lame plaquée sous sa gorge.

" J’ai donné des ordres. "

Ma voix est plus froide encore que la glace, et je sens qu’elle le transperce de peur. Ses suppliques m’amusent, au moment où ma dague lui tranche la gorge, laissant son cadavre retomber misérablement au sol dans un gargouillis satisfaisant. Il a désobéit aux ordres d’un supérieur hiérarchique, et comme chacun sait, je suis plutôt zélée lorsqu’il s’agit d’appliquer une sentence. D’autres se chargeront de trainer son cadavre dehors, et de l’enterrer. Voilà qui servira d’exemple aux prochains qui voudront désobéir.
Je jette un coup d’œil à Crownguard. La scène s’est déroulée depuis son dos, et visiblement, il n’a rien remarqué, ce qui m’amuse. Je repasse devant lui, et lui lève le menton d’un geste.

"Premier jour d'une longue série, hein? Une semaine? Deux? Je pense qu'il te faudra plus de temps pour te lasser."

Sa voix est rauque, mais vu le bleu de sa gorge, je comprends aisément pourquoi. Un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres.

" Ça dépendra de toi, Crownguard. Combien de temps te faudra-t-il pour me haïr suffisamment et ne plus jamais refaire ce genre d’erreur ? "

Au moment où il ouvre la bouche pour répondre, je bloque sa mâchoire d’un geste pour y enfourner le haut d’une fiole qui cogne contre ses dents, et y déverse son contenu. Le liquide est particulièrement amer, et il va probablement le recracher, mais même un rapide contact sur liquide sur sa langue suffira à dissiper rapidement les effets du poison. Je veux qu’il soit pleinement conscient des évènements, à partir de maintenant, et qu’ils se gravent dans son esprit à jamais. Qu’il me déteste, plus que tout au monde, et que sa motivation à me combattre n’en soit que redoublée. Que plus jamais, il ne fasse preuve d’hésitation sur le champ de bataille face à moi. Que jamais, jamais plus, il ne puisse se prétendre de m’aim…
Je me mords violemment la langue pour empêcher ma propre pensée d’aboutir, et m’éloigne. Pendant que l’antidote agit, je charge deux hommes de s’occuper du cadavre dans la tente, dont le sang a souillé le sol. D’ici une heure, quand tu auras de nouveau les idées claires, je reviendrai Crownguard. Et crois-moi, c’est à ce moment-là que la « longue série » commencera vraiment.


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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Jeu 11 Déc - 21:20

The Day I've Lost
Immobile, dans la boue et le sang. Perdu dans ses pensées, perdu dans sa propre confusion. Que vouloir et que faire ? Même ces idées de bases le dépasse, et il jette les armes, de ce combat qu'il a à peine réellement engagé.
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"citation"

"Garen Crownguard"

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Le dernier coup que j'ai reçu laissait place à une pause étrange et longue. Mais résultant de cette frappe, un bruit, un son aiguë et puissant me vrillant les tympans. Si j'étais débout, je ne l'aurais pas été très longtemps. Mon oreille interne subit le contrecoup, me faisant perdre toute notion de haut, de bas, de gauche et de droite. Je ne bouge pas, et pourtant, j'ai l'impression que ma tête se trouve au milieu d'une tempête, qu'elle se fait balancer dans tout les sens en alternance, avec lenteur. Le poison n'aide pas. Mon cœur accélère, permettant à ce dernier de finir sa besogne morbide, et contamine chacune des cellules de mon corps. J'ai chaud, froid, mon sang me paraît comme des gouttes tantôt glacées, tantôt brûlantes, continuant la torture passive sur mon épiderme, bien que plus rien ni personne ne m'attaque vraiment directement. J'entends des mots. Indéchiffrables. Une voix qui me paraissait familière me vrillait les tympans au milieu des suppliques de celui qui, j'en déduis, avait désobéit aux ordres. Dernier moment de lucidité avant que tout les sons me vrillent les tympans, mais je ne crie pas. Je n'émets aucun son. D'abord à cause du peu de fierté qu'il me reste, et surtout car je ne peux pas ouvrir mes lèvres. Mon cerveau m'autorise simplement à penser, pas à agir, même si c'est de façon bien pauvre.

J'entrouvre les yeux, la tête tournée vers le sol, pour y voir un mince file rouge s'épaissir à coté de moi. Ce n'est pas mon sang... Celui de mon tortionnaire passager ? Si il avait désobéit, sûrement. Les sanctions étaient bien rudes, et exercées avec zèle dans l'armée Noxienne. Les quelques secondes qui s'ensuivirent me parurent une éternité. Je revoyais le squelette m'ordonner de me mettre debout, toutes ces tombes, et la mienne se remplir peu à peu de terre, en reculant dans un long couloir noir. Il fait si noir.. Je ne vois rien. Je ne peux plus penser correctement. Je brûle. J'enrage. J'ai l'impression que mes phalanges vont exploser, mes cuisses m'apparaissent comme des sources de douleur indescriptibles, comme si de multitudes d'explosions miniature me travaillaient sans relâche dans la chair.

Il fait si noir, je n'arrive plus à penser... Et si... J'ouvre les yeux, mais ces sensations ne cessent pas. Au même moment, une main douce mais ferme et décidée me lève le visage. Mon sang ne fait qu'un tour, et j'ai les idées claire. La douleur continue mais je n'y pense plus. J'avais oublié que je l'avais laissé vivre. Je serre les dents à sa voix, et rêve de me trancher la gorge moi même en repensant à ma faiblesse. Je cligne des yeux et je suis de nouveau la tête basse, les bras bloqué dans mon dos. Ou est elle ? Pourquoi ? Que voulait-elle ? Je cherche autour de moi, le cœur malade et les entrailles s’entre déchirant. J'ai rêvé ? Pas des coups. Je sens mon corps entier brisé et fatigué. D'elle ? Je regarde au sol la flaque écarlate, me reflétant dedans. Non. Tout est vrai. Alors pourquoi je n'arrive pas à... Une minute. Je pense ? J'ai retrouvé de quoi faire le point ?

Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne tourne pas rond.Je fais claquer ma langue dans ma bouche, un signe de dégoût sur le visage. Je crache au sol, puis tousse. Ma gorge brûle, pas seulement à cause des coups. J'ai avalé quelque chose ? Le poison ? Avalé cette fois ? Non. L'effet était rapide, et je ne serais pas dans cet état mental si clair et fluide. Non. L'effet est passé ? Un antidote ? Mais pourquoi ? Pourquoi m'en donner un ? Combien de temps ai-je dormi ? Je n'en sais rien. Bordel. Bordel ! Je serre les dents. Je ne tiens déjà plus. Mes os semblent figés dans la pierre, tel des fossiles attendant d'être découvert par un quelconque scientifique péteux. Je sais. Je me souviens. Je ferme les yeux et crache encore une fois. Elle m'avait relevé le visage, et.. M'a demandé quelque chose. Non. Une affirmation, plus pour me répondre. Oui. Oui oui. La première nuit d'une longue série. Et tout dépendait de... de quoi déjà ?

Je grogne et ne cherche pas plus longtemps. J'ai l'impression qu'elle n'allait pas mettre beaucoup de temps à revenir. Je cherche autour de moi, et tente de regarder dans mon dos. Ils m'ont bien lié les poignets. Bande de chiens. Ce ne sont pas des liens qu'il faut pour me retenir attaché. Je ne sais pas si ce regain de vitalité est du à l'antidote ou elle, mais je me meus de bien meilleur façon maintenant. Je me redresse, toujours attaché, la jambe tremblante, un craquement se faisant entendre. Finalement, je vais rester encore un peu ici. Le précédent homme avait attaqué le genoux. Tss.. Une autre source de douleur, et pourtant, avant de me lever, je n'en avais même pas prit conscience de celle la. Bravo Crownguard, tu es un génie. Mais bon. Essayons de se sortir de la. Pourquoi t'es tu laissé entraîner ici, franchement ? Espèce d'idiot. Je serre les dents, et commence à forcer sur le lien de mon bras droit. Peine perdue. Et pourtant, je continue, des deux bras. Je grogne, je continue, encore et encore. Mes bras craquent et ne peuvent plus fournir d'effort. La seule résultante, mes poignets meurtris et ensanglantés. Bien joué mon gars. Encore un échec.

Pourquoi tu veux t'échapper, hein ? C'est revoir ces yeux de jade en amande qui te perturbe et donne espoir ? Ces mêmes yeux que tu n'as pas pu regarder en la tuant ? Putain. Je ne bouge plus pendant un moment, et je n'ai plus envie de m'enfuir. Je me résigne en repensant à la raison de ma présence ici. Je le mérite. Et je revois ce qui s'est passé plus tôt. Elle m'a fait boire quelque chose. L'antidote sûrement, vu mon état. Puis, un vent frais entre dans la tente. Je tourne la tête, sur les genoux, droit, en bien meilleur état que précédemment. Et pourtant avec encore plus de sang sur le corps. Elle est de retour, encore une fois. Et cette fois, la spectacle allait commencer. Je me souviens de ce qu'elle veut. Que je la déteste. Que je la haïsse. Mais la personne que je hais ici, c'est moi. Pas toi. Je me hais. Je me hais parce que je t'aime. Voila tout. Je ne peux pas m'en empêcher, je ne peux pas arrêter. Je tire sur les liens en y pensant, je serre les dents et ne veut qu'une chose. Que tu me tortures non pas pour ta raison irréalisable, mais pour quoi je finisse par en crever comme je dois.

C'est moi, qui aurait dût tomber tout à l'heure. On en a la preuve ici, Katarina. Je n'ai pas la force pour t'abattre. Toi, oui. C'est toi qui a gagné. Alors prend ton prix. Amuse toi avec le bout de viande que je suis devenue, et abat moi. Nous gagnerons du temps.

Je me demande quel genre de torture tu me réserves. Tu sais bien que la torture physique, j'en ai subis des dizaines de fois. Mentalement, comment pourrait tu me faire perdre la tête plus que tu ne l'as déjà fais par ta simple survie ? J'ai mis le doigt dans l'engrenage d'une machine inarrêtable. Et je suis résigné. Si je dois souffrir jusqu'à ce que tu comprennes que je ne peux me résoudre à devenir ce que tu veux que je sois, alors ainsi soit-il.

Tu restes devant moi les bras croisés, une gourde à la taille et quelque chose dans les mains. Hmpf. Tu vas me donner à boire et m'empoisonner de nouveau ? Quelle perte de temps. A moins que tu ne me donne de l'eau simplement pour que je souffre plus longtemps. Me maintenir en vie pour me tuer plus tard, ce n'est pas un peu con, Katarina ? Tue moi maintenant. Tu le feras tôt ou tard, par impatience, par haine, par devoir. Tu le feras que tu le veuilles ou non, tu l'as déjà fais. Je suis déjà mort, et c'est toi qui ne le sait pas encore.

Éclairé avec seulement cette torche dans le coin de la tente, les ombres semblent danser autour de nous. Je te regarde, dans les yeux, et tu me dépasses. Première fois que je te vois me surplombant. Cette contre-plongée m’horripile. Je suis impuissant. Mais au final, je l'ai toujours été, alors pourquoi est ce que ce moment me gêne plus que la réalisation de toutes mes faiblesses passées ? Pourquoi ? Car ces ombres qui dansent me rappellent nos tourbillons d'acier et de sueur, nos tangos de lames et de sang. La sauvagerie dont je faisais preuve n'a plus lieu d'être, Nos slows mortels et en quelque sorte passionnés, qui me permettaient de ne pas penser à toutes ces inepties qui m'envahissent maintenant... Ils me manquent. Et une fois mort, je n'aurais plus conscience de cette souffrance que je m'inflige. Fais moi oublier celle ci par une autre. Saigne moi. Éventre moi, et laisse moi pourrir dans cette tente sans même me donner de sépulture. Je n'en ai que faire.

Un seul remord en revanche. Une seule question. Je ne mérite pas de connaître la réponse. Je ferme les yeux. Je soupire. Te la poser ? Pour quoi faire ? Un rire diabolique et un coup de dague. Je n'ai que ça comme réponse. Toi, que penses tu de moi ? Le même sourire que j'arborais avant de m'endormir refait surface. J'ouvre les yeux et la regarde, ou plutôt je regarde dans sa direction, la traversant.

« Avoir envie de vivre pour se sentir mourir. Quelle connerie hein ? J'aimerais ne pas abandonner sans combattre, mais il me reste qu'une putain de chose. Ta lame dans ma gorge, comme on aurait du en finir, c'est toi qui a gagné. Et pour preuve, c'est moi qui vais mourir des suites de ce petit jeu morbide. C'est moi que je hais, pas toi. Je me hais de ne pas pouvoir remplir nos propres exigences, dans ce qui aurait du être notre baroud d'honneur. C'est ce qui te donne le droit de continuer, et moi de pourrir. Alors vas-y, te tuer était mon seul et unique échappatoire vers la vie. J'ai choisis la mort. Alors donne la moi. Même si cela doit te prendre des semaines, des mois. Je n'ai plus rien à perdre. Plus rien n'a d'importance. Plus rien n'a de valeur. Fais le. »

Ce monologue finit, je me laissais retomber, les poignets toujours liés. Je m'assois, les jambes devant moi , trempant dans la boue et le sang. Je ramène légèrement ma jambe droite, plié, le pied posé au sol. Et j'attends. J'attends une réponse, une torture, une mort, un rire, un événement qui pourrait me donner tord, qui me dirait que j'ai raison, qui me donnerait une raison d'avancer, de m’arrêter, de penser, d'abandonner, d'y croire. De croire que je peux revenir en arrière pour ne pas refaire la même erreur. Mais ce n'était pas une erreur. C'est ce que je voulais. Alors comment espérer changer quelque chose que je ne conçois pas moi même comme mal fait ? Je pense trop. Je divague. Je me détends. Je ferme les yeux, soupirant doucement, relâchant mes muscles et abandonnant mon corps aux résidus de douleurs. Fais ce que tu veux. J'abandonne.



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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Jeu 11 Déc - 22:36



Un seul être vous manque.

La Lame Sinistre, et la Force de Démacia



" Avoir envie de vivre pour se sentir mourir. Quelle connerie hein ? J'aimerais ne pas abandonner sans combattre, mais il me reste qu'une putain de chose. Ta lame dans ma gorge, comme on aurait dû en finir, c'est toi qui as gagné. Et pour preuve, c'est moi qui vais mourir des suites de ce petit jeu morbide. C'est moi que je hais, pas toi. Je me hais de ne pas pouvoir remplir nos propres exigences, dans ce qui aurait dû être notre baroud d'honneur. C'est ce qui te donne le droit de continuer, et moi de pourrir. Alors vas-y, te tuer était mon seul et unique échappatoire vers la vie. J'ai choisis la mort. Alors donne-la-moi. Même si cela doit te prendre des semaines, des mois. Je n'ai plus rien à perdre. Plus rien n'a d'importance. Plus rien n'a de valeur. Fais-le. "

Je le laisse faire ce monologue, les dents serrées. Il m’avait donné un espoir, lorsque je l’avais retrouvé debout, en train de tirer sur ses liens, et voilà qu’il se laisse retomber au sol comme un sac de patate, comme une vieille loque, un vieux chien résigné à la mort.
Mon pied vole, et atterri dans ses côtes. Un geste de pure colère. Parce que depuis ce combat, il ne cesse de me prendre des choses, des choses importantes, sans me les rendre. Il m’a pris la mort qu’il aurait dû me donner, et maintenant, il me retire mon rival, le combattant, le Démacien qui ne renonce pas, qui ne se rend pas, tout ce qui incarnait l’être que je voulais combattre jusqu’à cette mort dont il m’a privée. Réveille-toi, Crownguard ! Cesse de t’apitoyer sur ton sort, ou tu vas en mourir ! Tu comprends ça ? Ou bien il faudra que j’aille fouiller profondément en toi pour t’extirper cette colère que je cherche ? Si je ne la trouve pas, si tu ne peux pas redevenir celui pour qui j'ai un tant soit peu de respect, je vais te tuer, Crownguard ! Je vais juste te tuer !

Mais tu me lances ce défi, de réussir à faire sortir ta colère et à ramener ta combativité, et je le relèverai. Je suis patiente à ce genre de jeu. Mais tant que tu ne seras plus toi-même, tu resteras un sac de frappe accroché à un pilier Noxien. Jusqu’à ce que la fureur et la haine et ramène à celui que tu n’aurais jamais dû ne plus être.
Et ces imbéciles à qui j’ai donné des ordres, qu’est-ce qu’ils font ? On n’a pas tout notre temps. Bientôt, il faudra se remettre en route, pour éviter que des représailles Démaciennes nous tombent dessus, et n’achèvent ceux qui restent. Tant pis pour ceux qui seront encore trop blessés pour se déplacer, d’ici deux jours maximum, il faudra lever le camp. Et je n’ai pas encore décidé de ce que je ferais de Crownguard à ce moment-là.
J’entends les pans de la tente se soulever. Pas trop tôt ! Deux hommes arrivent, en portant des vêtements de rechange, et une bassine d’eau savonneuse. Et chaude, dans ma grande bonté. Mais là, il empeste tellement la sueur, la bile, et le sang séché, le sien mêlé à celui de l’homme que j’ai exécuté, que c’est moi-même que je torture en entrant dans cette tente.
Ils l’encadrent, et lui détache les poignets, les ramenant devant lui, et les rattachant rapidement, sans lui laisser l’occasion de se débattre. Le nœud est moins serré, et lui laisse un champ de mouvement suffisant pour se laver, se contentant d’entraver ses mouvements.

" Lave-toi. "

Deux mots, un ordre, prononcé sur une voix totalement dénuée d'émotion. Par pudeur, je me détourne et ressors, laissant mes hommes déchirer ses vêtements souillés pour les lui retirer. Peu m’importe l’humiliation qu’il doit ressentir en ce moment-même, au contraire, si elle peut le mettre en colère, c’est tant mieux. S’il refuse de se laver, ils le feront pour lui, comme à un infirme. S’il tente de se débattre, ils rendront coup pour coup, ni plus, ni moins. Et quand il sera propre et rhabillé, ils le rattacheront dans la même position. Voilà les ordres que j’ai donnés. Avec la petite piqure de rappel de ce qu’il se passe lorsqu’ils désobéissent, j’espère bien qu’ils ne vont plus se croire permis de faire ce qu’ils veulent.
Et pourtant… Au fond de moi, je ne peux m’empêcher d’espérer que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu. Je n’attends qu’une chose, qu’il me rappelle pourquoi il est la Force de Démacia. Si ce n’est pas maintenant, ce sera plus tard, ou qu’il soit, j’irai le chercher, pour le ramener à lui-même. Ou bien je le tuerai, pour lui éviter à lui même de souiller un peu plus son nom et son honneur par cette attitude méprisable.




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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 13 Déc - 1:32

The Day I've Lost
Indécision, instabilité, questionnement. Voila comment résumer l'état d'esprit du Demacien. Mais il va reprendre en main ses pensées, et son destin. Du moins, dans la mesure possible actuelle.
FICHE PAR FALLEN SWALLOW

"citation"

"Garen Crownguard"

"Katarina Du Couteau"
Et maintenant, je devais me laver. Hmpf. C'est elle ou moi qui subit la torture? J'ai un rictus mauvais, qui ne cesse de grandir en voyant ces Noxiens s'approcher, voyant que je ne me lave pas moi même. Le premier approche et prend l'éponge, et, lorsqu'il s'approche, je finis par lui asséner le plus violent coup de tête de ma vie. Ce "CRAC" sonore m'arrache un ricanement, en voyant son nez dans le pire état possible. Un de ses camarades m’assène un coup, en représailles, mais je me relève et fais de même pour lui, sur le front cette fois. Déjà qu'elle se moque de moi, se joue de moi, vous, vous n'aurez jamais ce privilège !

"Ne me touchez pas bande de pourceaux ! Vous ferez que me salir davantage !"

Les trois étaient debout, et bien en rognent. Parfais. J'avais besoin de donner des coups a défaut d'uniquement les recevoir. Évidemment, menotté et en infériorité numérique, j'allais prendre. Oh putain que oui j'allais prendre, mais j'allais donner. C'est comme sa toute la frustration que j'avais pu emmagasiner depuis hier faisait surface. Toute la haine, toute la rage qui avait laissé place au calme et a l'abandon revenait à la charge. Des bruits de coups sourds, des cris, des injures volaient, et alors qu'un des trois essayait de m'étrangler par derrière, j'en virais un de la tente à coup de pied, et basculait en avant pour faire tomber le bâtard dans mon dos. Il en restait un, et je me tournais vers lui en crachant du sang, un sourir bravache aux lèvres.

"Alors gamin, t'en a assez? Le trois contre un c'est trop dur ? Je suis attaché ! Casse toi ! Je frappe la merde, ça éclabousse !"

Visiblement, ces insultes avaient fais leur effet, il attaque, répondant a mes provocations. Je prends quelques coups, puis j'arrive a le bloquer, les menottes sous sa gorge, et le pousse dehors, ma jambe bien en évidence, rajoutant un coup totalement gratuit, une dernière insulte sortant de mes lèvres, encore plus fleuris.

"Rebuts de la mutanité ! Revient me voir dans dix ans !"

Il fait chaud dans cette tente. Bien trop. Je me nettoie le visage rapidement, sans m'attarder, et me laisse tomber assis au sol, cet effort intense m'ayant réveillé, certes, mais épuisé encore plus. Mais au moins, je me suis passé les nerfs. Je ferme les yeux et respire rapidement, crachant encore un peu de sang.



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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 13 Déc - 2:46


De la satisfaction ? Aucune

La Lame Sinistre et la Force de Démacia



Debout dehors, appuyée sur ma jambe droite, les bras croisés, j’attends dans le froid et la neige, en écoutant ce qu’il se passe là-dedans. Il semblerait qu’il se soit enfin réveillé, à entendre les cris, les coups, les insultes.
Ah, tiens, en voilà un projeté hors de la tente, le nez en compote, qui se choie lamentablement à terre. Encore quelques bruits… Et un deuxième, qui sort, jeté par terre, inconscient celui là. Il atterri sur le premier, qui était en train d’essayer de se relever… comique. Une jambe qui sort, et qui pousse le troisième et dernier, le faisant littéralement voler au dehors, et retomber un peu plus loin. C-C-Combo. Triplé ennemi. Pas mal, Crowguard, pas mal. Je n’en attendais pas moins de toi.

" Vous êtes ridicules… "

Sans même être agressif, mon ton est juste désespéré en m’adressant au tas d’homme qui orne l’entrée de la tente. Les deux encore conscients ramassent leur camarade assommé, et vont se présenter à l’infirmerie, honteux. Comme si on n’avait pas déjà assez de blessés à traiter, avec le récent affrontement…

D’un geste, j’écarte les pans de la tente, et vérifie du coin de l’œil l’état d’habillement de Crownguard. Torse nu, mais le reste est en place. Mais visiblement, vu l’odeur, il ne s’est pas lavé, il n’a fait que transpirer un peu plus. Et là, il… Somnole ? En tout cas, il s’est assis, adossé à son poteau, les yeux fermés… Il attend que je m’approche pour m’étrangler ? Je suis bien trop méfiante de nature pour me risquer à approcher.

D’un coup de pied, je pousse la bassine, et en déverse son contenu par terre, l’éclaboussant, détrempant le sol tout atour. Je t’ai laissé ce privilège parce que j’ai un minimum de respect pour la dignité humaine, Crowguard, mais si tu y tiens, autant que tu patauges dans la boue !
Pourtant, je ne peux m’empêcher un sourire satisfait. Il a enfin réagi, et cessé de se comporter comme un enfant à qui on viendrait d’apprendre que la petite souris n’existe pas, pour se conduire en vrai guerrier. Ne reste plus qu’à m’arranger pour qu’il me haïsse autant qu’il hais tous les autres soldats de Noxus.
La première étape est simple. Puisque tu es incapable de te conduire docilement lorsqu’on te détache, alors tu vas rester enchainé à ton poteau toute la sainte journée, sans aucune occasion de te dégourdir les membres, peu importe la douleur et les crampes. Et je lui ferai bien savoir que c’est ma décision, sans que personne n’ait son mot à dire là-dessus, si jamais il se permet de réclamer ne serait-ce qu’une seule fois un peu de liberté de mouvements.
D’un ordre, je fais venir d’autres hommes, pour le rattacher. Ils seront six, cette fois, pour le maitriser, et s’assurer qu’il ne puisse pas faire un geste.

" Serrez fort les sangles, je susurre d’une voix cruelle. Et attachez les le plus bas possible, je veux que le poteau cogne contre ses omoplates. "

Tu vas vite apprendre à me détester, Crownwugard, de tout ton cœur. Je ne peux accepter que tu m’aimes, et même si tu ne l’as pas dit à voix haute, tout dans ton attitude me le fait sentir. Cette façon de m’avoir épargnée, ramenée, soigné. Cette caresse sur la joue lorsque je me suis réveillée, cette façon que tu as de me regarder, puis de te détourner, tes paroles… Tout transpire de cette faiblesse que tu as laissé t’envahir, et je ne peux accepter que le combattant que tu es ne devienne faible. Pour ton propre bien.
Et puis, personne ne peut t’aimer avec sincérité, de toute façon. D’un coup de dents dans mes joues, je chasse cette petite voix dans ma tête, qui essaye de me perturber. Comme si j’attachais une importance à ce qu’il peut ressentir pour moi. Comme s’il y avait la moindre chance que ce soit réciproque…

Cette pensée m’énerve. Me met en colère. Pas contre lui, mais contre moi-même. Mais puisqu’il en est la cause, c’est sur lui que je me vengerai !
D’un geste, je décroche la gourde d’eau pendue à ma ceinture, et m’approche de lui, en observant son regard. Il doit en mourir d’envie. La journée est bien avancée, et il n’a rien bu depuis la veille au soir, d’autant plus que ses nausées dues au poison ont dû le déshydrater sévèrement. Sans compter le combat qu’il vient de livrer.

" Tu as soif, Crownguard ? "

Ma voix n’a rien d’amicale, ni d’avenante. Elle transpire le piège, le traquenard, à plein nez, mais je ne cherche pas à m’en cacher. Tout ce que je veux, c’est que ses yeux voient l’eau glacée se répandre devant lui, coulant dans un long filet, hors de portée de ses lèvres, détrempant juste un peu plus encore ses vêtements. En plus d’être assoiffé, probablement affamé, et d’avoir mal, le froid va vite le rattraper, quand l’effort sera retombé. Ses vêtements mouillés lui colleront à la peau, et feront pénétrer le froid mordant jusqu’à sa chair. Est-ce que le savoir tourmenté ainsi m’apporte de la satisfaction ? Aucune. Tout ce que je veux, c’est l’affronter de nouveau, pour laver mon honneur, ou mourir dignement, cette fois. Et ça ne sera possible que lorsque la haine aura repris sa place dans son cœur contaminé par un sentiment interdit entre nous.
Avant de disparaitre et de le laisser seul avec lui-même, je me retourne, et le dévisage.

" Si tu veux que tout ça s’arrête, Crownguard, que je te laisse tranquille, et peut-être même que tu puisses rentrer chez toi, il n’y a rien de plus simple. Tu auras juste à me dire : « Je regrette de ne pas t’avoir tuée, j’aurai dû le faire quand j’en avais l’occasion ». Dis-le, et je te laisserai partir. "




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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 13 Déc - 19:09

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"Dire quoi? Pardon? J'ai les oreilles occupées par le souvenir de tes hommes en train de me supplier d'arrêter.."

Ce sourie provoquant et hautain. Bizarre. Je l'avais oublié lui aussi. J'avais oublié que je pouvais l'arborer. Elle attendait que j'abandonne, et que je le clame haut et fort ? Va te faire voire. Pour rester poli. Si j'ai soif? Oui que j'ai soif putain. mais je ne me laisserais pas te supplier pour quelques gouttes aussi facilement. Je bouge mes épaules pour me remettre droit, et ce maudit poteau me ronge les omoplates. Bien joués la rousse. Le plus irritant ce n'est pas la torture direct, ce sont ces petits détails, ces petits désagréments qui te pourrissent la vie tout au long de ta captivité. Du moins, c'est ce qui me gêne plus. Me faire passer à tabac, transpercé, torturer de façon classique, je connais, je réussi à passer outre. Mais ces petits détails comme j'ai dis plus tôt... Si tu veux me faire craquer de rage, tu vas y arriver, on le sait tout les deux. Mais tu vas attendre, la rousse. Oui tu vas attendre. Longtemps. Parce que moi, du temps, visiblement j'en ai. Beaucoup. Mais toi ?

Il fait froid. Bordel qu'il fait froid ! Elle a bien réussi son coup, sa c'est sûre. Je me lève avec difficulté, les jambes engourdis. Mes omoplates me maudissent à cause de la friction contre le poteau, mais il faut que je bouge ou j'ai l'impression que je vais perdre des membres. Je bouge mes jambes comme je le peux, pour me réchauffer. Ça marche à moitié. mais juste assez pour pas que je devienne fou.

"Je regrette pas de t'avoir laissé en vie. C'est pas une exécution que je voulais. Et t'es pas idiote au point de savoir ce que, malheureusement, je veux à ce sujet maintenant. Maintenant, a toi de voir si tu me gardes ici, si tu m'achèves, ou si tu me laisse partir."

Je rit brièvement. me laisser partit ?Pas comme çà. Une belle chimère. Putain, que j'ai soif... J'ai l'impression que je croupis ici depuis déjà des semaines. Le temps est long. Trop long. Et les crampes commencent à me guetter comme des vautours... Quand je pense que ce n'est que le premier jour. J'aurais du la laisser dans les décombres, elle en serait pas morte, et je serais déjà sur le chemin du retour.. Quel idiot je vous jure.



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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Sam 13 Déc - 23:09


Si on t’en donnait l’occasion…

La Lame Sinistre et la Force de Démacia




" Dire quoi? Pardon? J'ai les oreilles occupées par le souvenir de tes hommes en train de me supplier d'arrêter "


Je ne peux retenir un sourire en entendant ces mots. Narquois, mais satisfait, surtout. J’ai enfin l’impression de le retrouver. Pas trop tôt, j’ai failli attendre !
Il se redresse, ses membres frissonnant de froid. Pas étonnant, même moi qui suis bien mieux couverte, et pas trempée d’eau glacée, je n’ai pas bien chaud. Une pointe de culpabilité. Maintenant que le combattant qu’il est semblé de retour, mon respect pour lui est revenu avec, et je n’aime pas voir quelqu’un que je respecte dans ce genre de position. Dommage qu’il ait fallu passer par là pour le ramener. J’entame un geste pour me rapprocher, et aller le détacher.

" Je regrette pas de t'avoir laissé en vie. "

Je me fige. Non, Crownguard,  je pensais que tu avais compris la leçon, ce n’est pas ça que j’attendais ! Il continue :

" C'est pas une exécution que je voulais. Et t'es pas idiote au point de savoir ce que, malheureusement, je veux à ce sujet maintenant. Maintenant, a toi de voir si tu me gardes ici, si tu m'achèves, ou si tu me laisse partir. "


C’était donc ça la raison, parce que ça sonnait comme une exécution ? C’est vrai j’avais perdu du moment que j’étais immobilisée dans ton étreinte. Mais il n’espère quand même pas m’avoir de vitesse en plein combat, sans passer par là ?
Ce qu’il voudrait maintenant. Je vois dans ses yeux quelque chose qui me fait sourire. Je reconnais bien cette lueur, il est en ce moment même en train de m’imaginer morte, d’une façon ou d’une autre. Je suis curieuse. A quoi pense-t-il ? A une manière de me tuer, ou un regret de ne pas avoir terminé son geste ? Ou bien peut-être bien celui de m’avoir ensuite ramenée avec lui et soignée. Mais dans tous les cas, j’aime cette petite lueur. Est-ce qu’il me hait suffisamment, maintenant ? Je pense que oui. Mais je vais laisser un peu plus de temps se passer, pour en être vraiment certaine.

" A demain, Crownguard ", je lance avec un petit sourire en coin. " D’ici là, je te laisse réfléchir à cette question : si on t’en donnait l’occasion maintenant, est ce que tu me tuerais ? "

Sans lui laisser le temps de répondre, je sors de la tente. Si la journée est froide, la nuit sera glaciale, et il ne risque pas de l’oublier. Surtout quand l’eau de ses vêtements se changera en glace. Ça ne me plait pas, de faire ça, mais il n’avait qu’à pas se montrer aussi idiot. Ces sentiments stupides… Ils corrompent l’esprit, et changent le plus fier des guerriers en une loque misérable et pathétique ! Comment pourrais-je laisser faire une chose pareille ? Jamais je ne laisserai ce genre de chose m’atteindre. Jamais !

Pourquoi est-ce que je m’énerve ainsi par une simple pensée ? Je commence à ne plus savoir ou j’en suis, moi. Un peu d’entrainement physique ne me fera pas de mal, pour me réchauffer. Mais lui pendant ce temps, il se les gèle, à ne pas pouvoir bouger… Non, je ne dois pas penser comme ça. Il l’a bien mérité !

Et voilà que je recommence. Fermer les yeux, respirer profondément. Se vider la tête. J’ai des sentiments contradictoires, concernant Crownguard, et je les ai toujours eus, rien ne sert de les nier. Je veux le vaincre, je veux le surpasser, mais je ne souhaite pas le voir souffrir pour autant. Il mérite le respect, malgré qu’il soit mon ennemi. Mais ce qu’il a fait n’était pas digne de lui, et le faire passer par là pour réveiller sa colère et le ramener à lui-même est nécessaire pour le débarrasser de cette corruption du cœur qui l’a envahi. En refaire un vrai guerrier. Dès demain, j’arrêterai ce petit jeu, et je le défierai au combat de nouveau. C’est la seule façon de laver le déshonneur qu’il m’a infligé en m’épargnant après la défaite. Si je le vaincs, cette défaite sera effacée, en revenant à une égalité entre nous deux. S’il gagne de nouveau, alors il me tuera. Il aura suffisamment de haine pour me tuer, voilà ce que je cherche en le gardant ainsi. Et je ne dois pas moi-même laisser des sentiments de faible me dicter ma conduite.

Je vaque à mes occupations. De l’entrainement. Aider à préparer la levée de camp, qui viendra bientôt. Envoyer des hommes récupérer l’armure et l’arme de Crownguard, en prévision du combat à venir. Aider à soigner les blessés… Et à m’occuper de ceux qui ne peuvent pas être sauvés.
Le travail d’un assassin n’est pas que de tuer ses ennemis. Apprenez comment achever quelqu’un rapidement, proprement, sans douleur, et les infirmiers vous délégueront ce sale boulot… Tuer des soldats de Noxus qui ont été gravement blessés au combat n’est pas une chose facile, ce n’est pas une mort méritée. Mais parfois, lorsqu’ils sont condamnés, mettre fin à leur souffrance rapidement et avec dignité est le meilleur des remerciements que la cité-Etat puisse leur offrir, et je suis la mieux placée pour accomplir ce travail ici.
Discrétion. Précision. Et surtout, cacher ce spectacle morbide aux yeux des autres blessés, ceux qui ont encore une chance de s’en sortir.

Si un soupçon de tristesse lié à ce geste m’effleure durant cette nuit à me tourner et me retourner sur ma couchette, ce n’est pas cette pensée qui m’accable et m’empêche de dormir. Je pensais pourtant être en paix avec moi-même vis-à-vis de Crownguard, mais ce n’est pas le cas. J’imagine son calvaire, ce qu’il subit en ce moment même, et je ne peux m’empêcher de culpabiliser. Qu’est-ce que mon père aurait fait à ma place ?
Difficile à dire. Il m’a appris à ne faire preuve d’aucune pitié ni compassion envers mes ennemis. Mais il m’a aussi toujours appris à respecter la dignité humaine, que ce soit des amis, des ennemis, des morts, des vivants, et à ne jamais oublier que les vies que je prends ne sont pas limitées aux raisons qui me poussent à l’assassinat, mais que je supprime un individu dans sa globalité, avec ses désirs, ses peurs, ses peines, ses joies, ses souvenirs, sa vie. Je soupire, et me retourne une fois de plus. Si je change d’avis maintenant, je perdrai toute crédibilité auprès de la poignée d’homme encore vivants sur laquelle je dois veiller jusqu’à notre retour à Noxus. Mais je ne continuerai pas ce petit jeu plus longtemps qu’après l’aube, si sa réponse est toujours mauvaise, je le tuerai. Il ne mérite pas qu’on bafoue sa dignité plus longtemps.

L’aube finie par pointer. Je n’ai pas vraiment dormi, mais tant pis, lui certainement non plus après tout. Une fois levée et recouverte de toutes mes ceintures d’armes, je retourne le voir dans sa tente.

" Bien dormi, Crownguard ? "

Ma voix est sarcastique. Ultime provocation, dernière piqure de rappel pour le faire me haïr. N’écoutant sa réponse que d’une oreille, je tire ma lame et la pointe vers lui, en tournant pas à pas autour du pilier, jusqu’à me retrouver derrière lui.
D’un geste, je tranche les liens qui le retiennent.




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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Lun 15 Déc - 16:07

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Si je te tuerais, si on m'en donnait l'occasion ? Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas. Ce serait presque facile de répondre maintenant. Aussi facile que de t'achever, comme la dernière fois. Et pourtant. Encore une soirée dans le doute, le froid, et... et avec ce maudit poteau qui me bouffe les omoplates. Encore une nuit à réfléchir, et attendre. Sauf que cette fois en prime, je gèle. Littéralement. J'ai l'impression de devenir un glaçon. Et toi pendant ce temps, surement dans un sac de couchage avec minimum de chaleur. Mais pire encore pour moi. Je lève la tête, et je ne vois que cette misérable toile de tente. Si au moins il y avait un trou, que je puisse voir le ciel.. Je peux entendre des noxiens discuter. Rien de bien intéressant, si ce n'est de savoir que des soldats ne sortiront pas vivant d'ici, suite à l'escarmouche d'il y a deux jours.

J'ai l'impression de pourrir ici depuis trois jours déjà. Au moins, je sais quel jour nous sommes.. Quoi que. Je ne sais pas. Mais au moins je peux situer temporellement cette folie dans laquelle je me suis laissé embarqué. Je trouve le sommeil par alternance. Je m'endors puis me réveille. Ce soir, ce sont des sommeils sans rêve ni cauchemar. Cette fois, je n'ai plus réellement d'hésitation. Au prochain combat, l'un de nous doit mourir. Je ne peux plus me cacher derrière de fausses excuses, notamment celle de cette pseudo exécution. Le combat reprendra. Jusqu'à ce que l'un de nous deux vomissent ses tripes, et rende son dernier souffle. Je tire sur mes liens en serrant les dents, et j'arrive à gagner un peu de jeu entre ces derniers et mes poignets. Très léger, mais suffisant pour m'apporter une légère satisfaction. Sur les genoux, je me laisse tomber en avant pour m'étirer les bras, mêlant douleur et soulagement. Mes épaules me maudissent, mais tant pis. Maintenant, je réfléchis. Je n'ai plus vraiment envie de mourir ici. Mais Malheureusement, pour me détacher... il me faudra de l'aide. Je n'y arriverais jamais seul. Bon.. au moins me défendrais-je comme je le peux, attaché à ce poteau.

La nuit passe. Je somnole, m'endort, me réveille, en boucle, encore et encore. Seule chose brisant ce cycle, Katarina.

"Il est déjà l'heure? Encore un peut, une petite grasse matinée au chaud.."

Le sarcasme est de bon ton. Évidemment que j'ai passé une excellente nuit ! Le genre de nuit que tout le monde souhaite. Je tire un peu plus sur mes liens en me redressant, et je me sens tomber en avant, je me rattrape de justesse en avançant mon pied, et je ramène mes bras devant moi. Je me rends compte que je sens à nouveau mes bras, qui craquent de partout, qui me lancinent. Les crampes dans mes jambes, que je ne sentais plus jusqu'à maintenant, et dans mes bras se réveillent au même rythme que moi, et je tente de métirer lentement, remettant mes épaules en place. Légèrement déboitées, mais grâce au froid, je ne le sentais même plus. Je devais vraiment tirer rageusement sur mes liens pour me mettre dans un état pareil. Alors elle m'a détaché. Plusieurs options. Passage en force ? Seul contre une vingtaine et elle, évidemment. Écouter ce qu'elle à a dire et faire ce qu'elle demande pour le moment? plus crédible comme plan, si on peut dire qu'il s'agit bien d'un plan. J'ai les jambes gelées, vraiment. J'ai l'impression que des couches de glace se sont formés sur ces dernières. J'ai si froid et je suis trempé, et pourtant la soif me tiraille.

Elle sort de la tente, sans un mot, et trois noxiens prennent sa place, pour me jeter mon équipement aux pieds. Je vois. Première chose. Voir trois de ces gringalets pour une armure et une épée me fait rire. Ensuite, tout est clair. L'un de nous ne ressortirait pas du camp en vie. J'hésite, j'attends. Puis j'attrape mon armure pour l'enfiler. Je n'ai plus chaud, au contraire. Mais c'est déjà bien plus supportable. C'est quand j'empoigne mon arme que mon corps s'emplit d'une vague de chaleur, d'une source inconnue. Je lève mes yeux, et je la vois en train d'engueuler trois subordonnés, alors que les pans de la tente ne se referment pas. Une invitation visiblement. Je sors, et je cache mes yeux d'une main, en me dépliant, mes os craquant une seconde fois dans une cacophonie presque morbide, quand on se dit qu'il s'agit d'os.

Je mets une minute -qui me semble être une éternité- à adapter mes yeux. Et encore, je les plisse pour observer autour de moi. Le camp à l'air d'être levé. Ou peut-être rêve juste encore.

"Tu n'as pas le temps de jouer avec moi alors tu préfères mettre les choses au clair maintenant? Dommage, j'aimais bien tu sais."

J'aimerais cracher, ce gout de sang ne pouvant s'en aller, mais j'ai tellement soif que j'avale la moindre goutte de salive que je peux faire. je fais rouler mes épaules, m'adaptant rapidement à ma vieille amie, mon armure, et pose la main sur la garde de mon épée, la tapote, sans la quitter des yeux, les soldats faisant une ronde, petit à petit, autour de moi, comme pour me barrer la route. Je fronce les sourcils, et m'avance d'un geste brusque, en faisant reculer plusieurs, et tomber quelques uns sur leurs amis.

"Barrez vous, menu fretin. Ce n'est pas vous que je veux, et vous ne m’arrêteriez pas, même après cette séance de luxe dans votre camp."

C'est étrange. je devrais être fatigué, exténué. Et je n'ai qu'une envie. Me battre. Étrange.. Je me sens prêt à repartir dans un combat d'une heure, deux, trois. Une journée entière si il le fallait. Ce n'est pas de la haine. C'est de l'adrénaline. Elle me manque. Me battre me manque. J'ai été idiot. Tellement idiot. Je l'ai insulté en la laissant en vie, je le sais. Et pourtant, finalement, alors que le combat peut-être imminent, je doute encore. J'hésiterais. Encore. Peut-être que cette fois encore, si je gagne, ce qui n'est même pas sûre, je l'épargnerais. Je me hais pour cette faiblesse dont je peux faire preuve. Et gagner... Tellement subjectif. Pour moi, j'ai perdu. Et je perdrais encore. Je finis d'hésiter, et j'empoigne mon arme, pour la pointer vers La Rousse. Sans trembler, ferme, ma poigne est assurée. Des cernes sous les yeux. Les seules marques de fatiguent que je laisse. Et si je pouvais, je les effacerais.



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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Lun 15 Déc - 17:13


Une toute dernière danse.

La Lame Sinistre et la Force de Démacia



« Déjà en train de montrer les dents, Crownguard ? Peut-être que j’ai montré un peu trop de zèle, finalement. »

Un sourire carnassier se dessine sur mon visage en voyant l’arme qu’il pointe vers moi, tandis que je le regarde, sans sourciller. Son visage est fatigué. Une petite journée de mauvais traitements suffit à te faire flancher, vieux machin ?
Ma propre mauvaise foi me fait sourire un peu plus. Après l’empoisonnement, l’affaiblissement, le froid, la position inconfortable, il ne manque pas d’air d’oser m’affronter ouvertement. C’est bien lui, le vrai lui, cette fois. Mais, il m’a interrompu pendant que j’aidais à soigner les blessés qui ne sont pas encore en état de voyager. Quelle que soit l’issue de mon duel avec Crownguard, les autres devront partir, rentrer à Noxus, au plus vite, et il devient urgent de permettre à un maximum de prendre la route. Et puis, je n’aurais aucun mal à le vaincre s’il est fatigué avant même d’engager le combat, et aucun honneur.
D’un geste, je décroche une gourde d’eau suspendue à ma ceinture, et lui lance. Le temps de de titiller sa colère est passé, désormais, je veux juste qu’il soit apte à me livrer un vrai combat.

«  Je suis occupée pour le moment, Crownguard. Je te laisse une heure pour te reposer, récupérer, et ne t’avise pas de te faire remarquer pendant ce temps. Ensuite, tu auras ce que nous voulons tous les deux. »

Sans un mot de plus, je m’éloigne, chargeant quelques hommes de le surveiller, sans s’approcher de lui, et de me prévenir s’il commence à poser problème. J’en charge un – que je sais un peu moins peureux, et un peu plus mature  que les autres – d’aller lui proposer une partie du repas qu’ils sont en train de se partager, en lui précisant bien d’être courtois, et respectueux avec Crownguard, qu’il l’accepte ou non. Du pain, et de la viande. Il nous en reste peu, une bonne raison de plus de rentrer, et c’est ma propre part que je dois lui céder, si je veux que mes hommes ne manquent pas de nourriture. Peu importe, de toute façon côtoyer les souffrances de ceux qui ont été blessés pour défendre Noxus me coupe l’appétit. J’espère quand même qu’il ne l’apprendra jamais.

J’assiste du mieux que je peux le seul médecin présent sur place, qui ne s’en sort pas seul. Mes connaissances en anatomies sont précieuses, dans ce genre de cas, et je suis ses directives avec attention, recousant les plaies à vif, cautérisant, et même un bras à amputer. Au moins, ça, je sais le faire avec précision. Pour la plupart, je dois me contenter de quelques mots d’encouragements, ou de félicitations pour les combats menés, afin de les apaiser un tant soit peu. Seuls les forts survivent, et s’ils sont forts, ils survivront. S’ils parviennent à survivre, c’est qu’ils sont forts. Ces simples mots suffisent en général à leur redonner courage.

Je me moque bien de savoir si l’heure que j’ai promise à Crownguard est passée, si je suis en avance, ou en retard. De toute façon, il n’a pas de montre, pas vrai ? Alors je termine ce que j’ai à faire, avant d’aller le retrouver, toujours dans cette même tente, dont j’écarte les pans d’un geste. Il n’est plus à ma merci, cette fois, il m’attend pour tenter de me tuer. Du moins, j’espère qu’il ne montrera pas d’hésitation s’il en a l’occasion cette fois, car tous mes hommes assisteront au spectacle de notre combat. Peut-être qu’il réalisera, avec ces témoins, à quel point m’épargner serait insultant. Mais je n’ai pas l’intention de lui laisser arriver à ce dilemme : j’ai un honneur à reprendre, et cette fois, c’est moi qui triompherai.

« Crownguard »

D’un geste, je lui fais signe de sortir, et de me rejoindre au dehors, ou un cercle de soldats Noxiens se forme, à bonne distance, pour regarder le spectacle qui vient. Evidemment, il n’y guère de doute sur qui sera encouragé, et qui sera insulté, du moins au début. Mais Noxus a toujours eu le respect pour les combattants féroces, et je sais qu’il ne faudra qu’une poignée de secondes de démonstration de la force de Crownguard pour que les insultes et les sifflements cessent de fuser. Dans un vrai duel, digne de ce nom, il n’y a que le talent qui compte, et plus l’origine de celui qui le montre.
Une fois placée avec lui au centre de cet arène formée par le cercle humain, je me retourne, et lui fait face, à quelques mètres de distance. Mes yeux passent sur les hommes qui nous regardent.

« J’ordonne à tous les hommes ici présents de n’intervenir en aucun cas dans ce combat, quoi qu’il se passe. Si Crownguard l’emporte, vous le laisserez partir, sans le retenir, tant que lui ne décide pas de s’en prendre à vous »

Mon regard se repose sur Crownguard, et je le fixe dans les yeux, en écartant d’un geste une mèche de cheveux rouges qui balaye mon visage, avant de m'emparer de mes lames, et de les pointer vers lui.

« Crownguard, si j’ai ta parole de ne pas t’en prendre à eux du moment qu’ils te laissent partir, et de ne pas… m’insulter, si tu l’emportes, alors on peut entamer cette toute dernière danse. »




Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Lun 15 Déc - 23:56

Tout le monde me regardait. Je n'en avais que faire. Je ne voyais qu'elle, et cette chance de me racheter. A mes yeux, aux siens. Racheter un honneur commun, rattraper une promesse. Je ne voyais pas, ou plutôt n'accordait aucune importance aux messes basses, et à toute l'agitation dans le campement. Aucune attention, plus aucune pendant un court instant, à cette faim et surtout cette soif qui me tiraillaient. La fatigue ? Elle était bien présente, mais surclassé de loin par l'envie d'en découdre. Mais je comprenais cette priorité. Je te laisse passer ton message, et je te vois partir. Je range mon arme, hésitant. Je tapais du pied, serrait le poing, mes membres se réchauffant peu à peu. Je vais m'asseoir légèrement à l’extérieur du campement. J'aurais aimé pouvoir refuser ce repas et cette gourde, par pur orgueil, par pure fierté. Mais l'instinct et les besoins primaires ont été plus fort. J'ai l'impression que cette eau et cette nourriture sont les meilleurs que je n'ai jamais goûté. Je ne sais pas pourquoi. Sûrement le temps passé sans manger ni boire. Oui, ce ne peut-être que ça, car il ne s'agit que de simples rations militaires, sèches et faites à la chaîne. Pourtant, je m'en suis accommodé, après toutes ces années de service.

Je mange, et je regarde toute l'activité du camp. Une fois fini, je reste assis sur cette vieille souche, mon arme plantée dans le sol, les bras sur la garde de cette dernière, ma bouche posé contre mes membres supérieurs, pour cacher la moitié de mon visage, pensif. Je regardais dans la direction du camp, mais je ne prêtais attention à rien, encore une fois. J'attendais. Simplement. Et le moment arriva. Après ces soirées attachés, cette heure -ou plus?- me parut une fraction de seconde. Mais depuis quand j'étais revenu dans cette maudite tente ? Ah oui. C'est vrai. Je me suis dit qu'elle me chercherait. Autant rendre cela plus rapide. J'ai dis plus tôt que le temps est long dans l'attente de ce que l'on désire. Finalement, je crois m'être bien trompé.

Je sors de la tente, l'arme à la main, sans la quitter du regard. J'écoute ses conditions. Acceptées, d'un simple hochement de tête bien sur. Ses armes pointées vers moi, je ressens un doux frisson, mais aussi une crainte, vite balayée par mes pensées. Cette fois, j'y arriverais, pour elle, pour moi. Surtout pour notre honneur commun que j'ai craché moi même. Comme d'habitude, j'attends que ce soit elle qui entame les hostilités. La vengeance. Elle l'anime. Je le sens. Elle m'en veut. Bien. Parfais. Donne tout, car je ferais de même, et cette fois, pas de pitié.

Les dagues me frôlent les joues, et moi je te ratte, tu esquives, comme d'habitude. Mais aujourd'hui, c'est la dernière. Autant la savourer. Toi, ou moi. Je n’accepterais pas que l'un de nous s'en sorte aujourd'hui. Je ne ferais pas cette erreur. Plus jamais ! JAMAIS ! C'est à cette pensée que tout tes soldats se reculent, pour éviter ma lame qui balaye l'air devant eux. Le cercle était désorganisé suite à cette passe d'arme de quelques secondes, un tourbillon d'acier, un vacarme de fer brisant les tympans de tout les spectateurs. Mais cela ne nous gène pas. Nous en avons l'habitude. Nous aimons ce bruit, cette sensation. Et pour parler, dans ces moments, nous n'avons pas besoin d'utiliser notre voix. Le regard suffit. Il veut tout dire. Ne cache rien. C'est pour ça que j'aime tes yeux de jade. Même si mens, ils restent francs. Je cligne des yeux. Ma lame allait balayer devant moi, mais j'hésite en réalisant ce que je pense, ralentissant. Erreur fatale. Je le sais. Je me mords la langue à sang.

Tu tombes au sol, ou plutôt esquives et me passe entre les jambes. Mauvais appuies. Une ouverture trop évidente. Une dague dans le mollet me fais poser un genoux au sol. Non. NON ! PAS MAINTENANT ! Je lève mon épée et l'abat dans mon dos à l'aveugle, jurant que tu es derrière. Trop tard. Tu es devant moi, et me pousse du pied, violemment, après m'avoir planté une dague dans la jointure de l'armure, me bloquant l'épaule. Je tente de me la retire, mais à peine je pose la main sur l'arme, plantée dans ma chair, que tu poses une troisième lame sous ma gorge. Celle ci, celle de ta famille. Je la reconnais bien. Et aujourd'hui, c'est cette lame qui mettra fin à ma vie.

" Bien joué. "

Rien de plus, rien de moins. Le son du combat s'arrête, comme les acclamations, et les messes basses. Silencieux. Tout l'était. Je regard le soleil, à m'en bruler les yeux quelques secondes.

" A toi l'honneur."


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Katarina Du Couteau
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MessageSujet: Re: The day I've lost (PV Garen)   Mar 16 Déc - 10:07


Je t'en devais une

La Lame Sinistre et la Force de Démacia




De la terre battue, des hommes autour. De l’acier, un combat.
Plus vite !
Danser sur la terre, éviter les hommes, croiser l’acier, et livrer le combat jusqu’au bout de ses forces.
Plus vite !
M’en voilà revenue à mon point de départ. Toujours cet éternel combat, toujours la même valse, qui nous anime, le frisson de l’affrontement. C’est comme faire le funambule sur un fil suspendu en équilibre entre la vie et la mort. La Lame Sinistre contre la Force de Démacia, encore une fois de plus. Mais aujourd’hui, ce sera différent !
Plus vite !
J’accélère encore. Autour de nous, les cris des hommes qui nous regardent, et nous encouragent. Oui, ils NOUS encouragent maintenant, tu as montré ta force, tu as droit aux mêmes acclamations lorsque tu réussis à parer un coup difficile. Noxus aime contempler des duels entre adversaires de valeur, et ils nous poussent, toujours plus loin, toujours plus fort à continuer sans nous interrompre jusqu’à ce que l’un de nous l’emporte.

Ce sera différent, pensais-je. Toujours cette même pensée, qui revient à chacun de nos affrontements. Si le combat s’éternise pendant des heures, les hommes finiront par se lasser, partir, et une fois de plus, nous terminerons seuls. Encore une égalité ? Non, je ne peux m’y résoudre, cette fois, j’ai un honneur à rattraper si je veux continuer à vivre… Sans ça, je préfère mourir.
Plus vite, encore ! J’ai perdu l’équilibre un instant, et mes genoux s’écorchent sur le sol, mais cette erreur peut devenir une aubaine, si je me rattrape à temps ! Depuis le sol, il ne peut m’atteindre, il est trop grand. A peine j’ai effleuré le sol que mes chevilles me projettent en avant pour passer entre ses jambes, et esquiver l’épée qui me vise. C’est douloureux pour mes articulations, mais peu m’importe, je peux lui faire bien plus mal ! D’un geste, je plante une dague en plein dans son mollet, faisant jaillir le sang. Cette lame qui s’accroche, m’interrompt dans mon élan qui me projetait vers l’arrière de son dos, et je me sers de cette impulsion pour faire un arc de cercle et repasser devant lui, tranchant le tendon au passage. La blessure lui fait poser le genou à terre, et je le vois abattre son épée dans son dos. La douleur t’aveugle, Crownguard ? Je n’y suis plus, je suis devant… Et ton épée n’est plus entre nous deux !
L’ouverture dont je rêve depuis des années. Je me redresse d’un bond, et lui plante une dague dans le creux entre les plaques de son armure, sur son épaule, pour gêner ses mouvements. Ma lame se brisera surement au premier mouvement de sa part, mais la pointe restera fichée dans sa chair. D’un coup de pied, je l’envoie choir au sol, et bondit, l’une de mes lames courbes à la main, que je plaque contre sa gorge. Il est à moi. Il a perdu. Il a perdu !

" Bien joué. "

Son épée n’est plus dans sa main, et ma lame est sous sa gorge. D’un seul geste, je pourrais mettre fin à des années de rivalité interminable.
Mais est ce que je veux vraiment y mettre fin ?

" A toi l’honneur "

Ma lame appuie un peu, et commence à bouger, entaillant légèrement sa peau. Cette proximité entre lui et moi… Je peux sentir son odeur, mêlée à celle du sang, et je vois quelques mèches de mes cheveux effleurer son visage. Physiquement, nous n’avons jamais été aussi proches. Si, une fois, et le souvenir me revient subitement.
A Démacia. Je m’étais alliée, temporairement, au prince Jarvan IV, pour une quête de vérité, sur les évènements survenus à Kalamanda, et les tensions montées par l’Institut de Guerre entre Noxus et Démacia. Ce jour-là, lorsque je suis apparue aux côtés du prince, le détachement hardi m’a immédiatement pris pour cible.

En voyant tout le groupe de soldats surentrainés m’attaquer, j’ai bien cru que ma fin était venue, sur un simple malentendu idiot. Mais Crownguard, qui – je ne sais pas pourquoi – semblait être au courant que je n’étais pas ici en ennemis, a eu le réflexe suffisamment rapide ce jour-là, de me tirer hors de danger et de s’interposer en me protégeant, derrière son épée. Instant gênant, s’il en était, nous avons connu cette même promiscuité physique qu’au moment présent. Et il m’a sauvé la vie, je dois le reconnaitre…

Autour de nous, un silence de plomb règne. Ils savent que j’ai gagné, ils attendent que je le tue. Mais…
Je retire ma lame de sa gorge, et me relève, en posant le pied sur la lame de son épée. Geste purement symbolique, il aurait bien entendu la force de la reprendre s’il le voulait, mais il ne le fera pas, je sais. Il a perdu ce combat. Il m’a sauvé la vie, et il m’a aussi insulté en m’épargnant lors de notre dernier combat. En lui rendant la pareille, c’est de ces deux dettes que je me lave.

" Je t’en devais une, pour ce jour à Démacia, ou tu m’as aidée. Et je paye toujours mes dettes. Désormais, je ne te dois plus rien, Crownguard. Va-t’en. "

Il n’a aucun droit de protester, je suis en droit de lui rendre la pareille pour ce qu’il m’a fait.  Et nous devons partir, maintenant. Voilà ce que je fais comprendre à mes hommes d’un signe de tête, en m’éloignant de lui.
Au bout de quelques mètres, je me retourne. Il s’est relevé, et me regarde. Je pose deux doigts sur mes lèvres, et les tends vers lui en guise d’au revoir.

" A la prochaine, Crownguard… "




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