lienlien
› Musiques Riot Games
> http://pathofvaloran.forumactif.org/ < Le forum a déménagé ! Retrouvez-nous sur Path of Valoran



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Curieuse rencontre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Curieuse rencontre   Ven 5 Sep - 14:28

C'était un jour comme les autres. Un éclatant soleil illuminait les larges avenues de la cité de Pitlover. Zilean profitait de cette petite éclaircie pour ce rendre dans le quartier des antiquités. Se frayant difficilement un chemin à travers les rues encombrés d'étal en tout genre, il jeta un coup d'œil discret à la marchandise proposé. Des petit ventilateurs portable, des mixeurs automatique, des robots domestiques attendant leur mise en fonctionnement, le choix était varié. Sur le coté, quelques policiers patrouillaient discrètement dans la foule, veillant au maintien de l'ordre et décourageant les éventuels voleurs. Il s'intéressa à un petit groupe d'homme qui était en pleine négociation avec un yordle particulièrement dur en affaire. Il compensait sa petite taille par sa voix sur-aiguë qui couvrait aisément celle de ses clients humains, beaucoup plus grave. Après dix bonnes minutes d'acharnement, les clients repartirent avec leur marchandises sous les bras, un mal de tête en plus, sous le regard satisfait du marchand qui avait fait une excellente affaire. Cette scène était commune ici, la communauté yordle étant très importante suite à la création de l'académie de la découverte par Heimerdinger. Fuyant cette rue trop animé pour lui, il s'engouffra dans les petites ruelles, cherchant un peu le calme après tout ses cris aigüe qui lui avait donné mal à la tête. Il s'enfonça de plus en plus dans le quartier et s'arrêta devant un imposant bâtiment. A l'intérieur se trouvait une grande boutique d'antiquité.

De grande fenêtre richement décoré éclairait la pièce centrale. Les murs étaient recouvert d'un papier peint au ton neutre pour mieux mettre en valeur les peintures accroché en leur centre. Elles représentaient des natures morte, des scènes de bataille ou le portrait de grand hommes que le temps a oublié. De grands et confortables fauteuils étaient à la disposition des clients s'ils souhaitaient se reposer ou encore examiner de plus près leur futures acquisitions. Il y en avait quelques uns qui flânait, des personnes richement vêtues suivie par leur armada de serviteurs et de garde du corps. Dispersé à travers toute la salle, de vielles pièces étaient exposé sur de petit pilier et mis en valeur par des spots lumineux accroché au plafond. Dans un soucis de bon goût, les prix n'étaient pas affichés mais Zilean savait qu'ils coûtait horriblement cher. Mais comme le directeur de la salle des ventes lui demandait quelque fois d'expertiser certaine pièces, il pouvait dans de rare cas ramener celles qui étaient invendus depuis trop longtemps ou qui n'avaient soit disant aucune valeur. Le magicien temporelle ne s'intéressait qu'aux ruines de son ancienne ville natale, Urtistan. Les statues, gravures et mosaïques qui étaient en vente lui rappelait que dans un passé lointain, tout ces objets avait appartenu à quelqu'un qu'il avait peut être connu de son vivant. Il lui rappelait que malgré les siècles passés, sa cité n'est toujours pas tombé dans l'oubli.

Alors qu'il examinait une petite statuette en terre cuite, Zilean remarqua un étrange personnage. L'inconnu ne portait ni vêtement, ni armes, juste un petit sac et un joyau bleu énorme sur le front. Une épaisse fourrure entourait tout son corps et une grosse queue touffus se balançait lentement en l'air, le faisant ressembler à une sorte d'écureuil géant. Un air interrogatif sur le visage, il regardait tout autour de lui, inspectant les antiques pièces de collection exposé.

- Qu'est ce que c'est que ça ? Marmonna Zilean. Ce n'est pas un yordle mais ce n'est pas non plus un animal. Alors qu'est ce donc ?


Il s'en approcha pour en avoir le cœur net mais aussi pour le faire sortir au plus vite de la boutique, les riches clients regardant d'un œil mauvais la pierre précieuse qui ornait son front.
Revenir en haut Aller en bas
Hiroyuki Bihukaï
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 24
Messages : 114

Feuille de Jeu
Réputation :: 3

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t68-hiroyuki-le-gouverneur-de-la-glace

MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Sam 6 Sep - 11:45

Un éclatant soleil illuminait les larges avenues de la cité du progrès. Hiroyuki se tenait à un mur, la tête dans les bras, les bras contre la pierre. Légèrement penché en avant, il souffrait. Les brûlures de ses marques n'étaient pas une douleur à laquelle l'on pouvait s'habituer. Fatigué, il s'obligea à se remettre en mouvement comme si de rien n'était. Sa cape flotta derrière lui alors qu'il reprit son chemin. Il ne put qu'être émerveillé une nouvelle fois par la grandeur et la splendeur de chaque bâtiment et robot. La techmaturgie, comme les habitants l'appelaient, avait permis de construire la plupart des immeubles. Il se sentait si minuscule comparé à tout ce qu'il y avait dans la cité ! N'importe quel étal était au-dessus de sa tête. Les passants lui lançaient des coups d'œil curieux qu'Hiroyuki leur retournait volontiers. Les humains et les yordles sophistiqués habitant la cité étaient si impressionnants ! Tous ses habits, cette mode étrange et ces gadgets qui les accompagnaient ! La première fois qu'il était venu à Piltover, il avait non seulement été encore plus émerveillé et subjugué que maintenant, mais avait appris beaucoup de choses sur l'argent et la façon que les humains avaient de le dépenser. Le Gouverneur ne possédait malheureusement pas grand chose. Son sac, qui menaçait de craquer à chaque instant -et qui avait miraculeusement survécu au voyage -, sa ceinture si peu pratique et sa cape. Le Doskai avait compris que pour gagner de l'argent, il fallait pouvoir vendre des choses. Mais à qui pourrait-il bien vendre ? Et surtout quoi ? Il lui en fallait pour pouvoir mieux s'équiper et trouver de quoi manger. Dans une cité humaine, la chasse était nulle !

Une femme était accrochée au bras de son mari. Habillée à la dernière mode de la cité, bardée de bijoux et d'accessoires onéreux, elle posa le regard sur le diadème d'Hiroyuki. Ayant une réaction très primaire face à la taille du saphir ornant le bijou, elle lâcha le bras de l'homme et poussa un cri hystérique. Il lui fallait à tout prix ce diadème pour rendre jalouse la femme de ce crétin friqué d'O'Malley ! Oh ! Puis ce magnifique rubis ! MON DIEU ! Elle plaqua les mains aux ongles manucurées sur les joues de son mari, lui répétant qu'il fallait sortir son portefeuille. Ce yordle DEVAIT lui céder. Elle ne tolérerait pas qu'une autre personne qu'elle porte des bijoux plus chers que les siens. Le mari fut légèrement désarçonné mais ne prit pas le risque de tenir tête à sa femme. Avec une main sur son chapeau haut-de-forme, il s'approcha du Doskai qui clignait des yeux. Le pauvre ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. A bien y réfléchir, il devait venir de loin pour avoir l'air si dépenaillé. Si peu vêtu en plus ! L'homme ne put retenir un bref regard vers l'entrejambe de la créature, intrigué. Mince, était-il eunuque ? Oh le pauvre bougre ! Prenant pitié de cette figure enfantine, il engagea gentiment la conversation.

"Hey, petit. Tu n'as pas l'air d'aller bien."

Le ton de l'humain était plaisant à entendre. Le Doskai ne put que répondre de la même façon, avec sa douceur habituelle.

"Merci de vous en inquiéter, monsieur ! Est-ce que je peux vous aider ?" proposa-t-il avec un sourire.

L'homme ne cacha pas sa surprise et son monocle sauta de son visage. Le petit être ne put retenir un rire innocent. La femme à l'arrière s'impatientait. Elle souffla à son mari d'aller droit au but et de donner une pièce à ce gueux en échange des bijoux rapidement. L'autre rétorqua d'une voix neutre qu'elle devait le laisser faire.

"Dis-moi petit, aurais-tu besoin d'argent ?"

Il hocha la tête, attendant qu'il poursuive.

"Est-ce que tu pourrais te séparer de tes bijoux ? Ma femme voudrait beaucoup les avoir. Je t'en donnerai beaucoup."

Le mari fit un grand sourire engageant mais le Doskai refusa catégoriquement. Il expliqua que cela avait une valeur bien au-delà de toutes les possessions matérielles. L'humain chercha à négocier, sa femme sautillant furieusement. Ce fut une perte de temps. La femme perdit patience et tenta de lui arracher le diadème avec un ongle. Le Doskai esquiva sans mal l'attaque et le mari arrêta sa moitié.

"Cela suffit chérie. Ce doit être du toc !"

Le mensonge secoua violemment la femme. Du toc ? De la camelote ? Il fallait partir d'ici au plus vite avant que quiconque les aperçoivent en compagnie de cet animal étrange. Elle tourna les talons s'en attendre. Le mari accorda un sourire bienveillant au Doskai.

"Excuse-la. Elle est assez superficielle."

"Ce n'est pas grave. Merci beaucoup." répondit-il.

Le mari lui glissa une pièce d'or dans la paume. Le petit bonhomme s'étonna de cette générosité. Il était si peu habitué à ce genre de gestes chez les humains qu’il ne les espérait même plus. La gratitude sincère qu'il éprouvait à cet instant se traduit sur son visage alors qu'il le remerciait.

"Si tu as vraiment besoin d'argent, tu devrais aller plutôt dans les rues près d'ici, dans le quartier des antiquités. Je suis sûr que ton sac pourrait intéresser un collectionneur."

Sur ces mots, il rejoignit sa femme qui tapait du pied furieusement sur le sol. Ils s'éloignèrent d'un pas pressé, laissant seul le Doskai. Finalement, certains humains pouvaient faire preuve de compassion et de générosité de manière spontanée ! Quelle révélation superbe ! Cette nouvelle réchauffait le cœur d'Hiroyuki. Il se dirigea sans hésiter vers les rues que l'homme lui avait pointées du doigt. Les pattes nues sur les pavés éclatants de la cité, il avançait avec confiance. Des étals, tous aussi différents les uns que les autres, se comptaient par dizaine, tenus principalement par des yordles. Ces petits êtres avaient de grandes similitudes avec le peuple Doskai. La voix un peu plus aigüe, la taille plus petite, et une fourrure. La grande différence résidait dans leur absence de queue et les accoutrements. Aussi, les femmes semblaient avoir la peau lisse à la place d'une fourrure. Les marchandises proposées étaient farfelues et plutôt amusantes ! Pourtant, aucun sac digne de ce nom n'était vendu dans le coin. Haussant les épaules, il continua son exploration. Adorant l'animation des rues et l'ambiance attestant de la vie de la cité, Hiroyuki se dirigea droit sur un imposant bâtiment. Perplexe, il décida de pousser la porte. La luminosité et l'apparat de la pièce était remarquable. De l'art humain était accroché sur tous les murs, représentant plus ou moins des images de leur histoire. Egalement, de vieux objets étaient exposés sur des piliers dédiés, parsemés dans la pièce. Des humains à l'allure aussi riche que le couple qu'il avait croisé un peu plus tôt déambulaient dans la salle, accompagnés d'un nombre impressionnant d'autres humains. Comment les hommes les appelaient-ils, déjà ? Ah oui. Des "domestiques". Un travail qui n'existait pas chez les Doskai. Ceux armés, par contre, devait être membre de la garde. Une place très respectable.

Hiroyuki fit quelques pas à son tour, ayant la soudaine envie d'en apprendre plus sur ce que les humains savaient faire de leur temps libre. Il s'intéressa à une statue aussi grande que lui, qui possédait des yeux en émeraude. Une bien jolie pierre ! Tout comme le bracelet de Shiruji. Il jeta un coup d'œil à son poignet gauche avec un sourire. Le Gouverneur avançait sans se presser, sa cape bruissant dans le silence relatif de la salle. A la fois curieux et émerveillé par la beauté de certaines réalisations, il ne se rendit pas compte du regard mauvais que certains humains lui lançaient. En effet, la femme hystérique dans la rue n'avait pas été la seule à lui demander d'acheter ses bijoux depuis le début de son voyage. Les grands êtres pouvaient se montrer avides. Puis le Doskai se retourna, son oreille ayant capté qu'une personne se rapprochait de lui. Il s'agissait d'un homme à la grande barbe et plutôt bien vêtu. Hiroyuki ne détecta aucune aura de malfaisance se dégager de lui, à contrario de sa première rencontre avec Swain. Il sentait même une magie familière. Quelque chose d'ancien, qu'il avait senti auparavant. Le Gouverneur lui lança un regard interrogateur et le barbu ne répondit pas. Il se contenta de lui faire un signe et de le raccompagner à la sortie. Il le suivit, très intrigué. De nouveau dehors, le Doskai leva le museau vers ce personnage mystérieux, lui lançant un regard innocent de ses yeux bleu. Il se courba légèrement et se présenta avec un ton amical et doux.

"Je me nomme Hiroyuki. Puis-je m'enquérir du nom d'un homme si grand ?"

Aux contraires des noxiens, les habitants de Piltover étaient amicaux. Enfin, de temps en temps. Il espérait que ce serait le cas pour lui.

"Peut-être pourriez-vous me dire où je pourrais vendre ce sac et où en acheter un autre ?"

D'un mouvement, il pointa le petit sac en peau de lapin qui semblait bien fragile. Peut-être même que cet homme voudrait lui acheter ?


[Fiction]Dans l'ombre de la League
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Dim 7 Sep - 14:55

Ainsi contrairement à sa première impression, il était bien humain et possédait même un nom. Hiroyuki, Hiroyuki... Malgré son exotisme certain, ce nom lui était étrangement familier. Il se mit à réfléchir intensément, fixant le mur devant lui. Quand on a vécu plusieurs siècle, rechercher un souvenir précis peut devenir très vite compliqué et nécessiter énormément de temps. Après une dizaine de minute de réflexion, il se rappela soudain de l'arrivée d'un nouveau champion peu avant la destruction de la League. Il ne l'avait jamais vu en personne mais avait entendu dire qu'il venait de très loin dans le sud, au delà de Kumungou. Cela l'avait impressionné car le voyage jusqu'à l'institut était long et très dangereux. Mais il ne ne put en apprendre plus à son sujet, n'ayant pas eu l'occasion de le rencontrer directement à l'Institut de la Guerre ni combattu avec ou contre lui dans la Faille de l'invocateur. Et pourtant, il le retrouvait là, à Pitlover. Cette curieuse coïncidence lui tira un sourire, amusé par ce petit tour du destin. Ces yeux bleu reflétaient une innocence et une pureté qu'il n' avait vus que trop rarement chez ses concitoyens, qu'il soit humain ou yordle d'ailleurs. Mais Zilean ne doutait pas qu'en cas d'ennuis, ce petit bonhomme saurait parfaitement se défendre car n'était pas nommé champion à la League n'importe qui, du moins quand elle existait encore. De plus, son diadème dégageait des étranges résidus magique qu'il n'arrivait pas à identifier, mélange d'énergie primaire et chaotique.
Il détailla le petit être. Sa cape poussiéreuse était délavé par le soleil et les intempéries, son petit sac en peau de lapin avait aussi bien souffert et semblait à deux doigts de tomber en lambeaux. Il avait dû voyager pendant plusieurs semaines avec le même équipement. En soit, c'était quasiment un miracle d'être parvenu jusque là sans argent avec aussi peu de matériel. Mais si le petit être voulait continuer son périple, de petits achats allaient être nécessaire.

- Je m'appelle Zilean répondit-il calmement. D'après votre accoutrement, vous avez l'air de beaucoup voyager. Si vous voulez continuer, je vous conseille de vous acheter deux ou trois choses, histoire de ne pas trop attirer attention sur vous et de pouvoir continuer dans de meilleurs condition. Pour votre sac, je crains que vous ne trouviez preneur chez un tanneur ordinaire, sans vouloir vous offensez il ne vaut pas grand chose. Mais en rusant un petit peu, je pense que vous pourrez en tirer un bon prix. Suivez moi.

Le magicien quitta le quartier et se rapprocha du centre ville, son compagnon le suivant de prés. Il prit soin d'éviter soigneusement les boulevards, beaucoup trop fréquenté à cette heure-ci, et fit un grand détour pour arriver dans le quartier yordle, déserté pour l'heure du déjeuner. Continuant son avancée, il arriva devant un petit musée. Accroché au dessus de la porte était écrit sur une grande banderole rouge : « Exposition d'art préhistorique yordle. Redécouvrez vos origines ! ».

- Nous allons allé à l'intérieur et rencontrer le conservateur. Puis nous lui dirons que nous avons trouvé ton sac lors de fouilles et qu'il a plusieurs centaines d'années. C'est un collectionneur avide qui désire avoir une meilleure galerie d'art que celle de ses voisins. Il n'hésitera pas à te l'acheter, quelque soit le prix demandé.

L'idée lui semblait bonne, très bonne. Étant donné l'état de délabrement du sac, personne ne découvrirait la supercherie, qui n'en était qu'une demi par ailleurs car Hiroyuki appartenait effectivement à un très ancien peuple. Pour autant, il se demandait si son compagnon accepterait de le suivre dans ce genre de ruse. Jouer de l'avidité d'un autre pourrait peut être lui poser un cas de conscience. Il pourrait même réprouver fortement l'acte et chercher une autre façon de se débarrasser de son sac.

- Qui vivra verra pensa t-il en attendant la réponse du petit être.
Revenir en haut Aller en bas
Hiroyuki Bihukaï
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 24
Messages : 114

Feuille de Jeu
Réputation :: 3

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t68-hiroyuki-le-gouverneur-de-la-glace

MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Dim 7 Sep - 17:11

Zilean avait été franc, courtois et serviable. Enfin un humain qui semblait connaître la politesse. Hiroyuki ne put se retenir de sourire comme à son habitude. La remarque sur son accoutrement ne lui fit ni chaud ni froid. Après tout, ce n'était que la tenue ordinaire doskai d'un utilisateur de magie. Forcément que cela allait s'user en voyageant. En effet, son sac ne valait pas grand chose. Le Gouverneur en avait bien conscience, c'était loin d'être le meilleur dans cette discipline compliquée qu'était la confection d'accessoire. Sa ceinture en attestait également. Sans hésiter, le doskai suivit Zilean à travers les innombrables rues. Le trajet fut long mais ils arrivèrent finalement à un petit bâtiment. "Redécouvrez vos origines !" fut la phrase qui intrigua le plus Hiroyuki sur l'enseigne rouge. Etait-ce un endroit où les yordles venaient étudier les vieilles légendes de leur peuple ? Il ne faut pas oublier les histoires et les vieux contes qui ne se transmettent que de bouche à oreille. Les Doskai n'avaient pas besoin d'endroits de la sorte pour étudier les légendes. Tout les enfants, ou en tout cas, ceux qui en avaient la chance, pouvaient les écouter et les mémoriser en sécurité entre les murs des Temples d'Isaka. Ah, que son temple lui manquait. Les sons des enfants qui s'entraînaient en s'amusant, les chants sacrés du matin,...Son sourire s'effaça. Tout ça était menacé. Il ne laisserait pas le destin détruire son peuple.

Zilean lui expliqua son plan. En effet, c'était rusé mais un brin malhonnête. Le Doskai se refusait à mentir sur la provenance de son sac. D'un autre côté, il avait besoin d'argent pour faire du troc chez les humains. Il eut un conflit intérieur. Sa conscience ne souhaitait pas bafouer toutes les valeurs pour lesquelles il se battait, simplement pour s'emparer d'un objet. Sa raison lui soufflait que ce ne fût pas vraiment condamnable, si c'était pour le bien de tous. Hiroyuki ferma les yeux et toucha du bout des doigts la pierre d'émeraude de son bracelet. Il ne fallait pas mentir. Il ne devait pas s'éloigner du droit chemin. S'il mentait aujourd'hui pour un objet, demain, il pourrait bien recommencer en évoquant à sa conscience la même raison. Et ainsi de suite. Le Gouverneur avait déjà remis sur le droit chemin des doskais menteurs et voleurs. Par expérience et après écoutes de leurs raisons, il avait compris ce qui les poussait à faire cela. Puis Hiroyuki leur apprenait ensuite qu'il existait toujours une autre solution. Sûrement moins rapide, sûrement moins fructueuse, mais avec le plaisir d'y être arrivé sans faire du tort à qui que ce soit et de n'avoir rien sur la conscience.

"Je suis désolé, Zilean. Mentir n'est pas une solution. C'est très gentil de mettre en jeu votre crédibilité et votre intégrité pour m'aider, mais je ne souhaite pas vous tâcher de la sorte. Par contre je veux bien tenter de rencontrer ce conservateur et marchander avec lui !" ajouta Hiroyuki avec un grand sourire.

Peut-être qu'aux yeux de l'humain, il paraissait pitoyable et idiot de refuser une telle offre. Pourtant, il sentait que Zilean pouvait comprendre sa décision. Confiant, le doskai poussa la porte, curieux de découvrir les lieux d'apprentissage de Piltover.

La pièce était très exotique pour les yeux de l'étranger. Quelles décorations atypiques ! Des crânes, des écriteaux bourrés de mots, des piliers, des spots lumineux, des affiches plein de schémas compliqués...Le bâtiment semblait grand et composé de beaucoup plus de pièces. Lumineux à souhait et climatisé, le contexte était agréable. De part et d'autres, des caméras de sécurité étaient dissimulées dans les coins. Hiroyuki ne savait pas ce que pouvait bien être l'utilité de telles choses et n'en fit pas cas. Plusieurs humains et quelques yordles déambulaient dans les grands couloirs intriguant, chuchotant des commentaires. Le doskai s'approcha du comptoir pour aborder la femme qui s'occupait de l'accueil. Du fait de sa petite taille, il se mit sur la pointe des pattes pour que son museau dépasse du meuble de bois. L'hôtesse maudit une nouvelle fois le conservateur de ne pas avoir fait baisser le niveau du comptoir, malgré ses demandes répétées. Habituée à voir des yordles visiter les lieux, elle resta un instant interloquée devant l'allure du petit être. Lorsque ce dernier lui demanda de manière très polie un rendez-vous avec le conservateur, elle ne sut que répondre tout d'abord. La femme leva les yeux et reconnu Zilean instantanément. Elle hocha la tête et demanda aux deux compères de bien vouloir patienter. Elle s'éclipsa par la porte dans son dos. Hiroyuki espérait que le conservateur accepterait le rendez-vous et qu'il serait favorable à lui acheter son sac fait main pas du tout fiable. Il lança un regard amical à l'homme près de lui, décochant un nouveau sourire.


[Fiction]Dans l'ombre de la League
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Lun 8 Sep - 21:45

Un diamant. Sa conscience et son sens moral étaient semblable à un diamant. L'image qui se matérialisa dans son esprit lui semblait d'une parfaite exactitude. Dur, inflexible, refusant toute déformation de sa ligne de conduite même si cela lui vaut des ennuis. Mais aussi pure, d'une pureté cristalline car ayant une foi inaltérable en l'âme humaine, imaginant que son prochain était toujours capable du meilleur. Cela confinait presque à la naïveté. Ou peut être était-ce lui qui était devenu un peu trop cynique ? Après tout il avait vécu l'équivalent de plusieurs centaines de vie d'homme et avait rencontré des millions de personne, qui n'étaient pas animés de bonnes intention pour la plupart. Leur recherche toujours insatiable de richesse et de pouvoir les avait conduit à se massacrer les uns les autres, quitte à risquer leur propre destruction comme lors des dernières guerre runique. Et le pire, et ça Zilean le savait, c'était que cela n'avait aucune raison de changer, même après tout ces carnages. Il ne se faisait plus aucune illusion sur la noblesse d'âme de quiconque. Le conservateur en face d'eux corroborait ses dires. Court sur pattes, même selon les standards en vigueur chez les yordles, il arborait avec arrogance une grosse chemise bouffante d'un rouge écrevisse avec des dorures cousus sur les manches. Sa grosse bedaine tendait au maximum le tissus, qui semblait prêt à se déchirer au moindre mouvement trop brusque. Le vêtement n'était plus de première jeunesse et était rapiécé discrètement par endroit, détruisant dans l'œuf l'impression de respect et d'admiration recherchés par le porteur. De petites bottes noirs aux semelles compensées essayaient vainement d'effacer la différence de taille. Il parlait du nez et roulait les « r » avec insistance, ce qui avait le don d'énerver profondément le magicien pourtant d'un genre calme. L'individu lui était en un mot totalement antipathique et dégageait une aura détestable de cupidité. L'impression qu'en avait son compagnon lui était inconnu, se contentant de garder son éternel sourire et les yeux grands ouverts débordant de gentillesse.
Zilean expliqua le motif de leur visite et laissa Hiroyuki se chargeait du reste, restant néanmoins prêt à intervenir si il montrait des signes de tromperies ou d'hostilités. Les yeux du conservateurs s'agrandirent comme des soucoupes, le teint rouge de colère et d'indignation. Comment osaient-ils Lui demander d'acheter cette vieille loque en lambeaux! Pour qui le prenaient-ils ? Il était propriétaire du plus grand musée yordle de la ville, il était quelqu'un d'important dans la communauté, il avait des relations haut placé ! Il se devait de garder un certain standing ! Il n'acceptait pas n'importe quoi comme objet dans son ILLUSTRE COLLECTION !

La suite de ses plaintes continuèrent, continuèrent, continuèrent. Après avoir vociféré son indignation et craché tout son mépris à l'égard de ces visiteurs irrespectueux pendant 15 bonnes minutes, il s'assit lourdement sur sa chaise, et repris son souffle. Son compagnon l'écouta poliment puis réitéra sa demande, gardant toujours la même voix douce et son habituel visage innocent. Cette gentillesse ébranla le petit yordle, visiblement peu habitué à ce genre de chose. Il regarda une nouvelle fois le sac en peau de lapin. Il était déchiré en plusieurs endroit et de grossières réparations étaient encore visible. De son origine, on ne pouvait la déterminer qu'en examinant à la loupe les minuscules variations de couleurs de la fourrure dont quelques poils pendaient mollement. Elle était invendable, bonne pour la poubelle. D'un autre coté....il pourrait prétendre qu'il s'agit d'une pièce unique, vieille de plusieurs millénaires, retrouvé dans un excellent état de conservation dans une grotte quelconque. Son crétin de cousin d'Indinaï Scones disait bien avoir retrouvé un yordle préhistorique dans les glaces et tout le monde le croyait. Alors pourquoi pas lui ?
Il ouvrit sa bourse, prêt à lui donner une dizaine de pièces de cuivres quand quelque chose qu'il ne connaissait pas le tirailla intérieurement. C'était... sa conscience ? Pour une raison qui lui échappa, il sentait au plus profond de lui même qu'il ne pouvait pas duper un être aussi sensible. Se faisant violence et au prix d'un combat intérieur titanesque, il lui donna d'une main tremblante 35 pièces d'argent pour le sac, somme bien supérieur à ce qu'il donnait normalement, et rentra rapide comme l'éclair dans son bureau, sa nouvelle acquisition en main.

Même une fois dans la rue, Zilean n'en revenait toujours pas. Comment avait-il fait son coup pour changer quelqu'un aussi vite et aussi profondément ? Si il n'était pas aussi détaché des choses matériels, le doskaï pourrait faire aisément un vendeur redoutable. Mais un gros gargouillement le fit sursauter. Il était 14h passé et il n'avait toujours rien mangé. Quand à son ami, il avait du mal à tenir debout et semblait au bord de l'inanition.

- Allons manger un peu avant de reprendre nos activités. Une fois que tu te seras restauré, j'aimerai bien savoir pour quel raison tu es venu à Pitlover demanda le magicien.
Revenir en haut Aller en bas
Hiroyuki Bihukaï
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 24
Messages : 114

Feuille de Jeu
Réputation :: 3

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t68-hiroyuki-le-gouverneur-de-la-glace

MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Mar 9 Sep - 19:45

Hiroyuki se retint de rire devant l'allure du conservateur. Pour les doskais, les vêtements étaient destinés à la protection ou, dans de rare cas, pour ne pas avoir froid. Ici, il n'y avait qu'une chose à dire : ses vêtements ne le protégeaient pas du ridicule. Un petit rire innocent faillit s'échapper de ses lèvres, mais il le retint à temps. Se moquer des coutumes des autres peuples était vain et loin d'être bénéfique. Lui-même était parfois railler en se baladant avec une simple cape sur le dos. Si lui n'aimait pas ça, les autres ne devaient pas y goûter non plus. Alors qu'il se disait tout ça, Zilean avait introduit les négociations. Ce fut à peine si le yordle ne les agressa pas. Le Gouverneur papillonnait des yeux à mesure que les plaintes pleuvaient en masse. Ce yordle semblait être très fier de ce qu'il avait accompli et des personnes qu'il connaissait. Dans tout ça, Hiroyuki crut comprendre que son sac était en piteux état. Le conservateur ressemblait plus à une tomate trop mûre et prête à éclater qu'à un yordle. Le doskai ne retint pas son sourire, écoutant attentivement tout ce qu'il disait. Lorsqu'il s'essouffla enfin, il se laissa tomber lourdement sur une chaise. Le Gouverneur n'avait pas tout compris, avec un accent aussi prononcé. Il n'avait d'ailleurs pas compris du tout s'il voulait ou non acheter son sac miteux. Pour être sûr de la réponse, il n'y avait qu'une solution. Restant très courtois et tentant d'être le plus respectueux possible, il réitéra sa demande sur sa voix habituellement douce. Il fut surpris qu'après un cours très intéressant sur l'importance de sa propre personne, le conservateur mette la main à la bourse et lui achète son sac. Quelle générosité ! Plein de pièces ! Bon, il ne savait pas vraiment leur valeur, mais Hiroyuki était sûr que c'était parfait. Il récupéra l'onguent de Kozuru dans son sac avant de le tendre au yordle qui s'enfuit dès l'objet en main. Le Gouverneur était maintenant bien chargé et ne possédait rien pour le transporter facilement. Il confia ainsi toutes les pièces à Zilean, en comptant la pièce d'or du généreux passant. Il le remercia avec un grand sourire, heureux de rencontrer tous ces gens si amicaux et serviables.

L'humain lui lança un regard étrange, une fois dans la rue. Etait-il en train de se poser des questions ? Pensait-il que le doskai se servait de lui comme d'un sac géant ? Il espérait que non. Le ventre de Zilean émit un bruit caractéristique qu'Hiroyuki connaissait bien. A l'évocation de prendre un repas, le Gouverneur ne put qu'hocher la tête. Lui aussi avait faim. Il ne pourrait pas tenir beaucoup plus longtemps sans manger quelque chose, d'ailleurs. Alors qu'il sondait son corps mentalement, les marques blanches de son dos le brûlèrent. Le doskai tressaillit mais garda un visage impassible. Il emboîta le pas au magicien qui le menait dans un restaurant non loin d'ici. Loin d'être d'un luxe sans précédent, les meubles affichaient une qualité classique et modeste. C'était pourtant déjà beaucoup selon le Gouverneur. Après tout, seul les Temples étaient un peu meublés. Quand il avait vu que chaque humain possédait des dizaines de meubles chacun, il n'en avait pas cru ses yeux. Quelle opulence, quel confort ! Ils s'installèrent et il laissa Zilean prendre les commandes.

"En réalité, je suis venu à Piltover pour acheter de l'équipement plus solide que celui que je sais créer. Je passais dans la région, j'en ai profité. Vous êtes un habitant, pas vrai ?" demanda-t-il poliment avec un sourire empreint de sympathie.

L'humain en face de lui ne répondit pas tout de suite. De lui émanait une force étrange - quelque chose qu'il avait déjà ressentie auparavant. Hiroyuki fouilla sa mémoire en vain. Il dévora avec appétit tout les plats qui défilèrent sous son museau. Il complimentait la cuisine du chef à chaque bouchée ou presque. Enfin rassasié, il se cala au fond de sa chaise, la fatigue se faisant déjà sentir. Mais il ne devait pas se reposer maintenant. Il y avait encore tant de choses à faire ! Après avoir réglé la note - Zilean s'en chargea, prenant pitié du doskai -, ils repartirent dans les rues. Avec un grand sourire, il remercia l'humain pour toute son aide. Il se courba légèrement en signe de respect.

"Je ne voudrais pas avoir l'air d'abuser de votre bonté, néanmoins, pourriez-vous m'aider une dernière fois ? Je souhaite trouver une besace résistante et pourquoi pas une ceinture de bonne facture, comme seuls les humains savent faire, mais je ne sais où aller dans cette cité immense..."

Qu'il accepte de lui indiquer le chemin ou de l'accompagner ferait son bonheur, mais il s'estimait déjà très heureux d'avoir reçu autant d'aide de sa part. Il ne fallait pas exagérer : Zilean avait sûrement des choses à faire lui aussi. Le Gouverneur attendit patiemment la réponse, plein d'espoir.


[Fiction]Dans l'ombre de la League
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Sam 13 Sep - 17:51

Le restaurant qu'il choisit n'était pas le plus luxueux de la ville mais était des plus correct. Le tenancier, un homme en tablier à l’œil rigolard et à la bedaine proéminente, les conduisirent à leur table. Comme il l'avait deviné, l'établissement était plein à craquer, des hordes de yordle affamés avalaient goulument leur plat dans le plus grand vacarme. Zilean commanda un simple plat de nouille accompagné de morceau de poulet grillé. Son compagnon commença par un petit poulet à la broche avec des légumes à la vapeur. Ses yeux s'illuminèrent à la dégustation de son plat et il le dévora de bon cœur en quelques minutes. Ne souhaitant visiblement pas s'arrêter en si bon chemin, Hiroyuki commanda un plat de poisson pannée suivie d'une oie farcie aux marrons. Le doskaï avait une faim de loup, comme si son dernier repas remontait à plusieurs jours. Et il appréciait grandement ce qu'on lui apportait, remerciant presque à chaque bouchée le cuisinier d'avoir préparé des plats aussi bon. Zilean se demanda bien qu'elle devait être sa nourriture quotidienne dans son pays pour qu'il apprécia à ce point la leur. Il était trop fasciné par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux : son compagnon en était à quatre plats et ne semblait pas repu. Où pouvait bien aller toute cette nourriture dans ce corps si svelte ? Le cuisinier était d'excellente humeur, disant entre ses nombreux aller-retour entre la table et la cuisine qu'il pouvait rester en ville autant qu'il le souhaiter, son cousin tenant une petite auberge non loin d'ici. Après huit copieux plats suivie d'une tarte aux pommes entière et de trois pêches melba, Hiroyuki s'affala dans son fauteuil, une expression de béatitude totale sur son visage. Il luttait contre la fatigue, s'efforçant de garder les yeux ouverts et de sombrer dans une petite sieste réparatrice. Vint alors le moment tant redouté de l'addition : le tenancier leur présenta la note et Zilean manqua de s'étrangler. Faire un paiement séparé aurait enfreint les lois les plus basique de l'hospitalité aussi paya t-il pour eux deux et ils sortirent du restaurant, la bourse plus légère. Il regarda sa petite montre portative : il était dans les alentours de 16 heures, cela lui donnait encore trois heures avant la révision du clocher dans le quartier des ambassade, ce qui était amplement suffisant pour trouver un magasin de maroquinerie. Dans le pire des cas, un peu ralentissement temporelle résoudrait son problème d'heure. Mais la tâche semblait un peu plus ardue que prévus. Car même si il habitait à Pitlover comme Hiroyuki le rappela, il connaissait en revanche très mal la ville, la faute à un sens de l'orientation déplorable et à la fréquentation des même rues et des même quartiers depuis plusieurs années. Zilean sortit du quartier yordle, rattrapa la grande rue et se résolut à prendre un chemin au hasard. Toute les routes finissent par déboucher quelque part non ? C'est avec cette pensée positive qu'il chercha péniblement un magasin de maroquinerie. Son compagnon à fourrure le suivait docilement mais sentit bien qu'il se posait des questions sur la capacité de son guide à le mener à bon port. Il essaya bien de demander son chemin à des passants mais pour une raison qui lui échappa, personne ne daigna s'arrêter. Après une heure de recherche infructueuse, il se rendit à l'évidence :

- Je crois que nous sommes perdu. Je ne reconnais pas les bâtiments ni les environs déclara le magicien

Il faut dire que le paysage urbain avait radicalement changé : la rue était mal pavé et des détritus parsemait la voie. Sur les vieux murs était tagués des phrases incompréhensible et les lanternes publiques datait d'une autre époque.

- Nous sommes peut être atterrit dans le coin mal famé de la ville. Rebroussons chemin avant qu'ils nous arrivent quelque chose.

Ils firent un pas en arrière et tombèrent en face de deux ados maigres comme des clous. Le couteau en main, ils leur demandaient en argot argent et objets de valeur. Ces deux là ferait mieux de retourner à leur études pensa le barbu. Ils ne représentaient pas un réel danger si la situation dégénérerait aussi pensa t-il les contourner en accélérant le temps sur lui et son ami. Une solution pacifique et rapide à ce petit contretemps. Mais alors qu'il canalisait son mana, la rue disparut d'un seul coup, laissant la place à un grand désert. Surprit il tourna la tête, cherchant le doskaï et ses adversaires, mais n'aperçut qu'un campement de tente avec quelques chameaux allongé sous un palmier. Il était partit à la dérive au pire moment possible : son esprit était retournée plusieurs centaines d'années en arrière, à l'époque où Urtistan n'était encore qu'une oasis dans le désert. Étant dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit, il s'assit et attendit la fin de la dérive. Son sort était entièrement dans les mains de Hiroyuki.
Revenir en haut Aller en bas
Hiroyuki Bihukaï
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 24
Messages : 114

Feuille de Jeu
Réputation :: 3

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t68-hiroyuki-le-gouverneur-de-la-glace

MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Sam 13 Sep - 20:02

Zilean était quelqu'un de généreux et serviable mais n'avait pas l'air de posséder le moindre sens de l'orientation. Les deux compères traversaient les rues, les unes après les autres, errant au hasard. Ils espéraient trouver une maroquinerie qui ne pointait pas le bout de son nez. Hiroyuki observait chaque avenue de ses yeux émerveillés. L'architecture, les rues, les robots, la technologie,...tout ça lui était inconnu ! Les plus grands bâtiments Doskai se résumaient aux Temples d'Isaka. Leur technologie s'arrêtait à l'inventivité du Gouverneur de la Précision. Le gouffre qui séparait son peuple des humains était sans fond. Peut-être qu'une fois qu'il aurait trouvé le remède, Hiroyuki pourrait demander l'assistance des humains ? Le quotidien de son peuple était dangereux et loin d'être aussi luxueux ! Ce ne fut que lorsque que le magicien les déclara perdu pour de bon qu'il se reconcentra sur les alentours. Mince ! Ce n'était pas aussi lumineux que les rues précédentes. Les pavés mal entretenus et les détritus au sol attestaient d'un endroit moins accueillant. L'une des oreilles du Gouverneur se leva subitement : ils n'étaient plus seuls. Les compagnons se retournèrent d'un même mouvement. Des adolescents humains, couteaux en main, demandaient tout leur objets de valeur. Par Isaka, qu'ils étaient maigre ! Ils réclamaient à manger, c'était certain. Les pauvres affamés. Puis, Hiroyuki regarda mieux l'expression sur leur visage. Des sourires mauvais et un brin de surestime de leur force. Ils affichaient tous deux un piercing sur le nez, sur les oreilles et même sur une arcade. Des vêtements déchirés par endroits témoignaient de leur style rebelle. Enfin, à part que le doskai n'aimait pas beaucoup leurs accessoires et leur allure peu engageante, il ne se méfia pas.

Les deux ados s'approchèrent, réitérant leur demande. Hiroyuki répondit qu'ils ne possédaient pas de nourriture sur eux. Peut-être pourrait-il simplement les guider vers un restaurant ou un étal, comme les deux compères avaient croisé plusieurs fois ? Les agresseurs se lancèrent un regard puis fixèrent les bijoux du Gouverneur, un rictus moqueur sur les lèvres. Ils avançaient doucement, faisant changer leur arme blanche de main rapidement. Le doskai commençait à douter de leurs réelles intentions : ils étaient maigres, les traits émaciés et ils refusaient la proposition d'un repas ? Quelque chose n'était pas clair. Il leva le museau vers Zilean, sentant un flux magique émaner de lui. Puis il s'écroula sur lui-même comme une poupée de chiffon, sans crier gare.

"Zilean !" s'écria le Gouverneur en s'agenouillant directement près de lui.

Il posa une main sur son visage et sentit le lien battre, bien que vide. Un lien vide ?! Même pour un humain, c'était plus qu'étrange. Le Gouverneur n'eut pas le temps de pousser plus loin ses réflexions. Les deux ados approchaient de plus en plus près et pourraient bientôt les attaquer sans mal. Car, ils étaient hostiles. Hiroyuki avait mis un temps fou à le comprendre - ce n'était pourtant pas la première fois que de telles choses lui arrivaient. Il se leva et se plaça devant son compagnon inconscient. Il les somma de s'éloigner tout de suite : le magicien avait besoin d'aide. Les ennemis assurèrent qu'ils ne souhaitaient que les "soulager" de ses possessions trop lourdes. L'un deux pointa du doigt le diadème et se l'appropria d'une phrase autoritaire.

"Donne-le moi ou je tue le vieux."

Ce fut le déclic pour le doskai. Personne ne menaçait un Gouverneur, ni ses amis. Il allait les remettre sur le droit chemin. Sa cape se souleva sous l'impulsion de magie qui le traversa. Un bloc de glace sortit de son doigt et se fit propulser sur le bras d'un ennemi. L'exécution du sort était rapide : le Gouverneur n'était pas à sa place pour rien. La cible lâcha son couteau et fut mise à genoux. Ce dernier essaya de récupérer son arme, mais il semblait que tout son corps avançait au ralenti, empli d'un froid terrible. L'autre resta saisi un instant quant à la découverte du pouvoir de ce qu'il pensait être un yordle. Les yordles n'avaient pas de pouvoir magique, tout le monde le savait. Suite à cette réflexion, il se jeta sur la bestiole à fourrure, poussant un petit râle. Vif et précis, Hiroyuki utilisa son vêtement comme protection : comme Maître Kalyo lui avait enseigné. Il plaça sa cape entre lui et le couteau puis fit un tour sur lui même. L'arme blanche tomba avec fracas par terre, s'échappant des mains du jeune homme. Le Gouverneur frappa le buste de son agresseur malhabile d'un nouveau bloc de glace magique et le repoussa. Le premier adolescent récupéra enfin son couteau et courut pour protéger son ami. Ce fut sûrement la pire erreur. Hiroyuki profita sans attendre de leur alignement parfait pour tirer un Trait de Givre au sol, immobile et joignant ses mains dans un claquement brutal. Cela cloua sur place les deux individus. D'un coup net et rapide, le Gouverneur désarma le pauvre adolescent une seconde fois. La lame rejoignit l'autre sur le pavage.

"Voler c'est mal et je pense que vous le savez. Pourquoi agissez-vous de la sorte ?" demanda-t-il d'une voix où se lisait la pitié et la douceur.

Ils restèrent sans voix un instant. Ce petit truc venait de les affronter à deux contre un. Effrayé par les pouvoirs insoupçonnables de la bestiole, l'un des ados demanda pardon.

"Par pitié, laissez-nous partir ! Nous ne voulons plus rien !"

Le Gouverneur inclina la tête à gauche, leur lançant un regard compréhensif. Il leur adressa un petit sourire. Le second adolescent fut touché.

"N-Nous avions juste besoin d'argent...nous vivons dans la rue...et c'est dur." avoua-t-il d'une voix faible.

Visiblement, il était gêné. Ils baissèrent tout deux la tête, peu fier de leur condition et de leurs actes. Hiroyuki les comprenait parfaitement. Les doskais étaient plutôt fiers de leur propre autonomie. Savoir s'occuper de soi et de sa famille était l'un des ciments de la confiance en soi. Ces pauvres âmes s'étaient égarées sur le chemin de la tromperie, de la violence et du vol, tout ça pour pouvoir se répéter qu'ils s'en sortaient. Ce n'était pas la bonne solution, mais le Gouverneur pouvait comprendre ce choix. Il ne tenait qu'à lui de faire hésiter leur cœur vers le choix le plus juste mais non le plus facile.

"Je comprends votre gêne. Cela ne tient qu'à vous de chercher les bonnes solutions et de faire les bons choix. Cherchez des gens plus chanceux que vous et demandez-leur, non pas de quoi vivre pour un jour, mais plutôt comment vous pourriez gagner votre vie. Parfois, il est nécessaire de mettre sa fierté de côté, pour son propre bien et celui de sa famille, en reconnaissant que pour l'instant, vous avez besoin d'aide et que vous avez envie de vous en sortir. Vous n'êtes pas des mauvaises personnes. Simplement déboussolées."

Le sort prit fin en même temps que le discours du Gouverneur. Ils retrouvèrent la liberté de mouvement mais ne bougèrent pas instantanément. Tout trois s'échangèrent un regard, puis les ados détalèrent sans demander leurs armes. Peut-être les avait-il aidés ? Il l'espérait. Il prierait pour eux ce soir. Hiroyuki récupéra les deux armes et les jeta dans une poubelle. Le doskai se retourna vers Zilean, qui s'était réveillé. Depuis combien de temps, Hiroyuki n'aurait pu le dire. Il lui toucha la main sans crier gare et sentit son lien battre et certaines de ses émotions passer à travers. Son ami était à nouveau normal et ne semblait ni blessé ni malade. Il ne put que demander confirmation, lâchant sa main. S'il se sentait mal, le Gouverneur pourrait toujours utiliser ses pouvoirs curatifs.

Les deux compères reprirent le chemin, le magicien toujours en tant que guide. Le doskai faisait à présent attention à ses mouvements, ne voulant surtout pas qu'il ait une nouvelle attaque ou Isaka savait quoi. D'ailleurs, peut-être que ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait ? Il n'avait pas eu l'air surpris.

"Zilean, comment va votre santé, habituellement ?" demanda poliment le Gouverneur.

Il attendit la réponse alors qu'ils arrivaient dans un quartier beaucoup plus lumineux. C'était une grande rue marchande, en plus. Les boutiques, entassées de deux côtés de la rue, affichaient moult articles divers. Hiroyuki se précipita en avant comme un enfant, tout excité. Toute cette vie, toutes ces merveilles ! Il allait trouver ce dont il avait besoin ici, il en était convaincu. Il se stoppa un instant puis patienta pour que son guide le rejoigne. Avec un sourire énorme sur le visage, il regardait le ciel bleu.


[Fiction]Dans l'ombre de la League
Revenir en haut Aller en bas
Hiroyuki Bihukaï
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
› LE GOUVERNEUR DE LA GLACE
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

Masculin Age : 24
Messages : 114

Feuille de Jeu
Réputation :: 3

Sujets Roleplay ::

Grimoire :: http://tales-of-runeterra.forumactif.fr/t68-hiroyuki-le-gouverneur-de-la-glace

MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   Lun 8 Déc - 21:13

HRP :
Terminé.
Zilean se sera perdu de nouveau en route et Hiroyuki s’inquiétera un bref instant avant de reprendre ses achats.

A lock plz ! =3


[Fiction]Dans l'ombre de la League
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Curieuse rencontre   

Revenir en haut Aller en bas
 

Curieuse rencontre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Curieuse, mais...[liiiibre]
» curieuse ? machiavélique ? vicieuse ? pv Jake
» De quel côté... {Abandonné}
» Des animaux très curieux .
» Une petite blague [ Take ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Valoran :: North East :: Piltover-