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 Les dangers des humains

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Hiroyuki Bihukaï
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MessageSujet: Les dangers des humains   Dim 31 Aoû - 14:05

Avec un grand soulagement, Hiroyuki s'étendit au sol. Il venait enfin de terminer l'onguent à base de Kozuru. Le petit récipient, un crâne de lapin vide, venait de rejoindre son sac si fragile. Il savait que les humains possédaient les talents de confectionner de meilleurs accessoires. Mais, eux voulaient toujours de l'argent en échange. Hiroyuki ne savait pas ce qu'était l'argent, à part que les hommes se déchiraient entre eux pour ça. Sauf Ahri, mais elle n'était qu'à moitié humaine, après tout. Elle avait finalement décidé de le quitter, malgré le lien qu'ils avaient partagé. Cela avait fait un bien fou au petit Doskai, qui se languissait de sa solitude. Il se souvint avec bonheur de ces longues queues magnifiques et pleines de vie. Le Gouverneur se mit à genoux et décida de remercier la contribution de la femme-renarde sur sa chasse de fleur. Grâce à elle, il avait pu créer l'onguent magique. Il espéra qu'elle était en sécurité et qu'elle ne manquait de rien. Le temps était nuageux et légèrement plus frais. Dans cet espace boisé, le Doskai ne pouvait qu'être aux anges. Il n'y avait aucun danger de nature animal ou végétal. Par contre, au vu des nuages, il se demandait s'il était raisonnable de reprendre sa route. Pourquoi ne pas rester dans ses montagnes accueillantes en attendant le retour du soleil ? Puis, il y avait un peu de vent aujourd'hui. Tentant de calmer sa conscience avec des arguments divers et variés, il décida de rester encore cette nuit. Hiroyuki s'inquièterait de sa prochaine destination plus tard. Il prit une grande inspiration et se releva. Il était l'heure de chasser son dîner. Ce fut avec délice qu'il fit un sort à un oiseau à grandes plumes. Allumant un feu en touchant du bout des doigts le rubis du pendentif de son frère, il fit griller sa proie en se léchant les lèvres. Ce qu'il pouvait être gourmand ! Il mangea l'entièreté de la volaille, son ventre se distordant étrangement. Allongé à demi sur le sol moussu, il soupira d'aise. Tout ce qu'il lui restait à faire était de dormir. Il se roula en boule, se servant de sa cape comme couverture, après la prière quotidienne envers sa déesse.

Le lendemain, le Gouverneur fut réveillé par des bruits étranges. Son oreille se tendit avant même que ses petits yeux ne s'ouvrent. Il bâilla sans retenu et leva le museau vers le sentier. Il se cacha derrière un tronc d'arbre, laissant dépasser un œil et une oreille. Des humains ! Que faisaient-ils ? Leurs vêtements et leurs armes reflétaient une ambiance militaire qu'il ne connaissait que dans les cités humaines. Sans aucun doute que ces gens se sentaient "important", à leur étrange façon de marcher. Chez les Doskai, il n'y avait pas autant de hiérarchie que chez les humains. Observant silencieusement le convoi aux marchandises inconnus, il réfléchissait à les aborder ou non. Le costume lui faisait penser à une cité-état plutôt lugubre, Noxus. Mais il ne pouvait l'affirmer avec certitude. Peut-être auraient-ils un sac plus résistant à lui offrir ? Ou une ceinture pratique ? Il chassa ses questions futiles. Sans argent, les humains ne donnaient rien. Ils avaient une différente conception de la générosité et de l'entraide. Tout de même curieux, il les suivit sur le côté du sentier, se cachant derrière chaque obstacle possible. Le bruit régulier des bottes le faisait rire. Comme des automates de Piltover ! Puis il posa les yeux sur un vieil homme lugubre. Le corbeau sur son épaule possédait six yeux, dont trois braqués sur lui ! Le Doskai enroula sa queue autour de sa taille, symbole de sa peur. L'impression de malveillance qui se dégageait de cet oiseau était intense. L'homme en lui-même semblait ne pas l'avoir remarqué. Hiroyuki se dissimula derrière un arbre, sans émettre de son. Il allait laisser passer les humains. Il ne fallait pas les suivre de la sorte. Patientant dans son coin, il attendait que le bruit de marche des hommes s’estompe au loin.


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Dim 31 Aoû - 15:44

Béatrice croassa. La matinée était fraîche, l'air des montagnes, même à cette altitude changeait de l'ambiance presque étouffante de la cité. L'oiseau s'impatientait. Il était resté posé sur l'épaule de son maître depuis la veille au soir, lorsque la petite délégation s'était éloignée sans bruit des murs de Noxus, alors endormie. Swain sentait l'impatience de son "amie", mais il lui communiqua silencieusement le même ordre que la veille. Pas de vol. Pas maintenant. Cette opération était bien trop importante pour risquer d'être repérés. Ils attendraient d'avoir traversé la chaîne de montagnes. Avec le Maître Tacticien, aucun détail ne serait négligé pour assurer la réussite de la "transaction".

Le convois progressait rapidement. Si les hommes étaient fatigués, ils n'en laissaient rien paraître. A marche forcée depuis près de huit heures consécutives, le détachement gardait toujours le même pas cadencé, la même efficacité toute noxienne. Sous le foulard qui lui masquait le visage, l'expression de Swain était satisfaite. Il suivait le rythme sans marquer d'effort particulier, un brin de magie l'aidant à recouvrer ses forces quand c'était nécessaire. Sa jambe blessée lui donnait une démarche traînante, presque boiteuse, mais son port était droit, son torse bombé, comme celui des soldats qui l'accompagnaient. A Noxus, on apprend à ne pas montrer de faiblesse. Surtout devant ses subordonnés. La colonne de soldats encadrait deux chariots aux roues ferrées, renforcés et armés en prévisions d'une éventuelle attaque. Leur contenu se trouvait masqué par de grandes bâches noires, et surveillé en permanence par des hommes embarqués.

Béatrice, les serres solidement fermées sur l'épaule de son maître s'agita. Les plumes ébouriffées, elle scrutait le bord du chemin avec insistance. Elle pivota brusquement la tête de droite à gauche, tout en claquant du bec, comme pour happer un morceau de chair au vol. Swain compris le message et braqua son regard loin devant, feignant l'ignorance. Il n'est pas donné à tous le monde d'avoir quatre paires d'yeux pour scruter son environnement, celui qui les espionnait n'aurait pas assez d'une seule pour voir arriver le danger. Avec lenteur, il se laissa rattraper par la queue du convoi, cela fait, il s'approcha du garde qui fermait la marche et lui chuchota quelques instructions. L'homme acquiesça, rattrapa le léger retard qui s'était fait entre eux et les autres soldats et repris sa marche cadencée. Swain quand à lui s'était arrêté tout à fait. Ils avaient parcourus une centaine de mètres depuis que Béatrice lui avait signalé l'importun, assez pour que le bruit de la marche s'estompe -en tout cas pour une oreille humaine- mais lui et son corbeau se trouvaient assez proches encore pour rattraper l'inconnu. Un espion, car il ne faisait aucun doute que celui qui les avait épié prenait ces informations pour quelqu'un d'autre. Restait à mettre la main sur le fouineur et à savoir pour qui. En silence, le corbeau décolla, restant à basse altitude au dessus du chemin tandis que l'homme s'enfonçait sans un bruit sous les frondaisons.

Si il n'était pas un grand pisteur, son expérience personnelle lui permettait de dire que s'aventurer seul dans les buissons était toujours une mauvaise idée, aussi il avait toujours sur lui un petit dispositif bien pratique... Il lança la balise, qui se déploya en un instant, et vient se ficher dans le sol à quelques pas de lui. En un éclair, toute la zone fut illuminée, révélant une foule de petits animaux, et découvrant l'espion, caché derrière un arbre. Swain marqua un temps d'arrêt, un yordle, ici ?
La créature, probablement surprise par la brusque luminosité avait bondit de sa cachette. Il considéra alors sa queue touffue, le joyau qui ornait son front et le manque flagrant d'armes et de vêtements. Un espion aurait sûrement choisi moins voyant qu'une gemme bleue en plein milieu du front. Et il se serait probablement équipé d'au moins une dague. Ni yordle, ni espion donc. Mais quoi ?

Béatrice vint se poser sur un tronc abattu, coupant la route d'une éventuelle fuite. Swain quand à lui s'approchait avec nonchalance, déterminé à en savoir plus. La créature n'aurait d'autre choix que de répondre à ses questions. Fuir ou combattre aurait été très mal avisé, mais il se garda bien de lui communiquer cette règle tacite. Le corbeau n'est pas connu pour sa bienveillance.

"Alors... petit, savais tu qu'à Noxus l'espionnage est passible de mort ?"
susurra-t-il.
"Néanmoins, je saurais me montrer clément, si tu me dis ce que je souhaite savoir..."
Swain s'amusait bien. Il avait reconnu un champion de la League, un "nouveau" qu'il avait vite cessé de surveiller à cause de son air naïf et inoffensif. Avec la disparition de l'Institut de la Guerre, il n'avait gardé un œil que sur les plus dangereux, ou les plus notables d'entre eux. Mais peut être avait il eu tort.

"Avant toutes choses, ton nom, et la raison de ta présence ici ?"
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Hiroyuki Bihukaï
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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Ven 5 Sep - 19:16

Hiroyuki sursauta. Un objet magique venait d'illuminer toute la zone et de le révéler aux yeux des humains. Il bondit de sa cachette et se retrouva nez à nez avec un grand homme. Son visage couvert de rides attestaient du poids des années, bien qu'il cache le reste de sa face derrière un foulard. Son allure si lugubre et funeste, étoffée par son armure imposante, hérissa les poils de la queue du Gouverneur. Sa canne et ses pas boîteux lui donnait également l'air de souffrir - bien qu'aucune souffrance ne soit lisible dans des yeux aussi noirs. Il ne s'attarda pas plus longtemps à le contempler : un battement d'aile attira son attention dans son dos. Le grand corbeau, d'où provenait peut-être le plus de malveillance, lui barrait la route de l'autre côté. La peur menaçait de s'emparer des mouvements d'Hiroyuki. Il ne fallait pas. Le pendentif de Kasaïji émit une petite lueur alors qu'il l'attrapa d'une main. Gardant contenance, il leva les yeux vers l'humain qui le menaçait de sa voix si rauque. Des noxiens ? Ils venaient de cette cité-état tournée vers la force brute. Lui-même n'avait jamais essayé de pénétrer dans la cité, la jugeant assez peu accueillante, d'après les dires des gens. L'homme lui promit la clémence s'il répondait à ses questions. Voilà quelque chose qui distinguait énormément ce vieil homme et Ahri. Cette dernière avait eu le pouvoir de l'achever, de lui faire du mal, de lui demander des centaines de choses pour l'avoir sauver. Mais elle ne l'avait pas menacé. Ou en tout cas, il ne s'en était pas rendu compte. L'autre asseyait sa force sur Hiroyuki, avec de l'arrogance et un sourire narquois. Sans nul doute, cet humain était le chef du détachement un peu plus loin. Comment un chef d'équipe pouvait-il parler comme ça ? Les humains étaient si différents dans leur manière d'agir ! Jamais un Gouverneur n'aurait été si arrogant. Ni un des Capitaines de la garde. A la fois offusqué que cet homme menace sa vie de la sorte et intrigué par son attitude nonchalante, Hiroyuki venait de comprendre une chose. Il ne le considérait pas comme un danger de toutes façons, de par sa petite taille et son allure mignonne. Tout comme la plupart des invocateurs à l'Institut de la Guerre. La gentillesse inée et la joie de vivre du Doskai avait apporté de l'eau à ce moulin. Pourtant, il savait se battre. Il n'aimait pas en venir à cet usage brutal de la magie, mais il y avait été forcé pour rester à l'Institut. Hiroyuki perdit tout signe d'appréhension et sa queue ne serra plus sa taille. Il s'exprima d'une voix calme qui ne trahissait nulle peur : selon son rang de Gouverneur. La douceur qu'il employait habituellement ne s'appliqua pas dans son ton.

"Je me nomme Hiroyuki Bihukaï et je suis ici pour trouver des ingrédients. Je vous ai simplement entendu vous déplacer. Puis-je savoir qui vous êtes ?"

Il savait que s'il faisait un mouvement trop brusque, l'humain allait réagir. S'il fuyait, il aurait le corbeau impressionnant pour le retarder. De plus, Hiroyuki ne voulait absolument pas se battre. Pourtant, il se sentait légèrement mal à l'aise intérieurement. Même avec tout son courage, il espérait que ces humains le laisseraient simplement partir sans le retenir d'avantage. Peut-être qu'il n'aurait pas du rester dans les Monts Pic-de-fer une nuit de plus. Sa paresse lui coûterait-elle cher ?

"Que transportez-vous, au juste ?" fit-il d'une curiosité polie.

Toujours peu rassuré dans son for intérieur mais n'en laissant rien paraître, il attendit les réponses ou les attaques de ces gens.


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Sam 6 Sep - 16:45

Le visage du noxien se tordit sous l'étoffe qui le masquait. Grimace ou sourire, il aurait été le seul à pouvoir le dire. Cependant, la réaction du petit fouineur lui semblait... inappropriée. Un espion aurait cherché à fuir, ou tout du moins aurait inventé un meilleur mensonge qu'une soi-disant recherche d'ingrédients. Et un simple habitant de la région se serait sûrement estimé heureux de ne pas se faire exécuter sur place, sans en plus demander la nature de la "cargaison".

Swain reprit une contenance, se demandant quel sort réserver au minuscule champion. Le tuer aurait été un acte de cruauté gratuit, bien que plaisant, il en convenait. Mais il avait souvenir que Béatrice digérait fort mal les rongeurs de toute sorte, et il souhaitait éviter de laisser des traces derrière lui. Il avait soigneusement planifié sa petite escapade vers le nord, tout en la cachant au reste du Haut Commandement, et mieux valait ne prendre aucun risque, ne laisser aucun témoin...

D'une voix basse et tranquille, il s'adressa de nouveau au doskaï en ces termes :
"Humm, considère ta présence en ces lieux comme inopportune, pour toi, comme pour moi, et ma petite mission. Cette cargaison que tu as eu le temps d'apercevoir ne te concerne en rien, cependant, tant que nous serons à moins d'un jour de marche de Noxus, chaque témoin de notre passage devient... gênant."

Il avait appuyé sur ce mot en frappant le sol de sa cane. Sur le tronc, le grand corbeau s'agita, piquant de son bec dans le bois mort.

"Ne reste dans notre intérêt commun qu'une seule solution. Tu vas devoir m'accompagner, en tant qu'"invité" exceptionnel d'une excursion noxienne. Notre périple ne durera pas plus de trois jours, en comptant le temps de bivouaquer une fois ces montagnes derrière nous. A l'instant où nous serons rendus à destination, -si entre temps tu n'as rien tenté de déplaisant- il va de soi que tu seras libre comme l'air."

Le Grand Général fixait maintenant Hiroyuki, attendant une réponse. Son apparente magnanimité venait plus de son envie d'éluder au plus vite le problème que lui posait le doskaï que d'un véritable élan de sympathie, mais il avait l'intention d'honorer sa promesse une fois à Piltover. Du moins si le petit être cessait de se montrer curieux vis-à-vis du chargement du convoi.
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Hiroyuki Bihukaï
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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Dim 7 Sep - 12:31

La malveillance qui émanait du corbeau et du grand homme n'était pas feinte. Il n'avait pas daigné se présenter, éludant totalement la question. C'était une marque d'irrespect total envers le Gouverneur. Ce dernier serra les dents, préférant penser qu'il ne fallait rien attendre de respectueux ou le moindre savoir-vivre de la part du vieil homme. En tout cas, il lui "proposait" de l'accompagner. Le Doskai n'avait qu'une réponse possible à donner. Il ne connaissait pas la destination, le chargement de la cargaison, ni l'identité de ce noxien. Pourtant, il ne pouvait refuser; il en avait le cœur net. De plus, il lui promettait de lui rendre sa liberté dès l'arrivée. Hiroyuki n'avait pas confiance en cet homme mais il décida d'y croire. Il y avait toujours un espoir. Le Gouverneur avait de moins en moins foi en l'humanité, mais il avait encore de l'espoir pour eux. Au-delà de leur cupidité, leur égoïsme et leur orgueil, il pouvait se trouver un cœur blessé, abandonné et ne souhaitait qu'une chose : être réparé.

Hiroyuki accepta la "proposition" en hochant la tête. Il suivit l'homme au corbeau qui rejoignait le convoi, impassible. Le Gouverneur ne baissait pas le regard et gardait la tête haute, observant les accoutrements des soldats. Ces derniers avaient des yeux mauvais. Leur cœur était plein de haine. Tout pour le mettre mal à l'aise. Au milieu de ces gens si peu amicaux et animés d'intentions peu pures, le Doskai ne se sentait pas à sa place. Mais que transportaient-ils ? Le grand corbeau n'avait pas voulu répondre, prétextant que cela ne le regardait pas. Etait-ce dangereux ? L'allure lugubre et sérieuse de ce détachement ne pouvait qu'attester cette hypothèse. Hiroyuki ne comprenait pas la politique, ni la guerre. Pour lui, les armes servaient à se défendre contre les animaux et les plantes dangereuses des jungles. Pour les humains, néanmoins, les armes servaient à s'entretuer. Il avait lu beaucoup de livres sur les guerres ayant ravagés le monde. Des millions d'êtres humains avaient péri, pour servir la cause d'un humain "supérieur" qui les dirigeait tous. Au nom d'étendre les frontières de leur territoire. C'était...incompréhensible. Beaucoup des invocateurs de l'Institut de la Guerre lui avait fait avouer qu'il était "plus important" qu'un doskai ordinaire. Qu'il avait du pouvoir, qu'il pourrait très bien diriger son peuple. En effet, c'était vrai. Il avait du pouvoir et il guidait son peuple. Hiroyuki se servait de son pouvoir pour l'enseigner aux enfants, qu'ils puissent se défendre contre les dangers de l'environnement et sauver leurs proches. Il se servait de son influence pour prôner la tolérance et la solidarité. Comme tous les autres Gouverneurs et ceux avant lui. Ils n'étaient pas au nombre de huit pour rien. Mais le pouvoir montait à la tête des humains. Souvent seul, ou en duo, ils faisaient des plans destructeurs et maléfiques ne servant que leur propre intérêt. C'était une grave dérive pour un dirigeant.

Le Gouverneur chassa toutes ses pensées. Le convoi reprit son chemin. Il n'osait plus parler ni faire autre chose que d'avancer. Il ne souhaitait pas mourir ici et il ne tenterait rien. Il s'accrocherait à l'infime espoir que le grand homme tienne sa promesse. Hiroyuki vérifia que l'onguent de Kozuru était encore dans son sac de fortune. Rassuré, il regarda autour de lui le paysage défiler. Quelques heures passèrent. Avant de pouvoir passer le col, il faudrait sûrement la journée. Hiroyuki se remémora la carte de Runeterra qu'il avait consulté. Il se souvenait de deux cité-états majeures au Nord des Monts Pic-de-fer : Zaun et Piltover. A moins que la cargaison soit destinée à une ville moins imposante, il y avait de grandes chances pour que ce soit leur destination. Hiroyuki avait déjà visité Piltover une fois, mais jamais Zaun. La route, dans tous les cas, serait longue. Il y avait sûrement plus de trois jours pour traverser toute la carte et rejoindre les bords de l'océan, où était basé les cité-états.

"Puis-je connaître notre destination finale ?" s'enquit le doskai calmement.

Il n'attendait pas forcément une réponse de la part de l'homme au corbeau. Hiroyuki se garda bien de le regarder en avançant. Affronter ses yeux noirs et brillants d'une malice étrange le mettait mal à l'aise. Il avait l'impression que le volatile ne cessait de le fixer.
Finalement, le soleil atteignit le zénith. La chaleur ne cessa d'augmenter et il avait pitié des soldats en armure. Le ventre du doskai émit un bruit caractéristique : il avait faim. Pourrait-il seulement chasser dans ces conditions ? Il en doutait clairement. Peut-être bien que le chef du convoi allait stopper la marche et faire une halte ?


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Mer 17 Sep - 16:00

Swain escorta donc son "invité" jusqu'au convoi, où il le remit à ses hommes qui avaient stoppé la marche conformément à ses directives, à quelques centaines de mètres de là. Il ne jugea pas nécessaire de le menotter ou de l'entraver de quelque façon que ce soit. Bien que trop curieux, le petit Gouverneur avait accepté sans rechigner son offre, montrant par là qu'il était malin, ou pour le moins peu pressé de mourir. Aucune raison donc de le brutaliser, et aucune raison de ralentir plus longtemps leur marche.

Le convoi s'ébranla de nouveau, deux hommes encadrèrent Hiroyuki et Swain qui marchaient à présent côte à côte. Un capitaine qui avait mené l'escorte pendant l’absence du Maître Tacticien quitta la tête de colonne pour les rejoindre. La main sur la garde de sa lame, il considéra froidement Hiroyuki, mais ne fit aucune question à son supérieur sur le soudain ajout d'un yordle à sa garde rapprochée. Il fit néanmoins remarquer que le temps devenait lourd, et que les hommes fatiguaient. Swain en convint. Aussi grande que soit la puissance militaire de Noxus, elle n'avait aucun impact sur la capacité de ses soldats à garder cette allure plus longtemps. Il autorisa une pause.

On défit promptement les sacs de provision, et chaque hommes eut droit à un fruit et à une ration de viande séchée. Le repas se fit en silence, le convoi s'était arrêté sur un versant un peu plus ombragé que les autres, mais la chaleur restait présente. Le capitaine dépêcha deux hommes pour remplir les gourdes à la source la plus proche, pendant que les autres récupéraient un peu du périple qui s'était effectué dans la nuit et depuis ce matin.
Hiroyuki fut gratifié de deux pommes, les soldats ignorant visiblement si il était omnivore ou s'il se nourissait uniquement d'herbes et de plantes.

Swain se contenta d'un morceau de viande extrêmement sec, qu'il partagea avec son oiseau, lui jetant de temps à autre un morceau, vite happé par le grand bec noir. L'actuel dirigeant de Noxus semblait perdu dans ses pensées. Il avait sciement refusé de répondre aux questions d'Hiroyuki, estimant que cela n'aurait aucun effet bénéfique pour l'expédition ou lui même. Avec lui, chaque parole et chaque acte était mesuré, pesé, comparé avec des centaines d'autres. Dans son esprit, les rouages de nouveaux plans, et de futures manipulations s'agencaient en permanence, avec une efficacité presque mathématique. Ne restait que peu de place pour les sentiments, les babillages futiles et les actes irréfléchis. Pourtant, une fois la viande avalée, il se redressa et adressa la parole au doskaï :

"Notre monde change..." sa voix n'était ni cassante ni menaçante. Il semblait presque troublé. "Tu dois bien t'en être rendu compte, la disparition de ce qui fut longtemps l'endroit où l'on réglait ses comptes a apporté une certaine tension sur les terres valorannes."

Il marqua une pause, baissant le ton pour n'être entendu que d'Hiroyuki.
"Noxus doit profiter de ce revirement, et ce avant que d'autres cités n'entreprennent quelque chose. Autrefois, il suffisait de maintenir une grande armée mobilisée, de forger assez d'armes et d'être le meilleur stratège pour remporter n'importe quelle bataille, et par là même devenir invincible, en tant qu'homme et en tant que nation."
Il poursuivait son monologue, le regard absent.
"Mais les guerres runiques, les abominations venues d'autres mondes, le réveil d'anciennes puissance en Freljord, ou à Shurima, les avancées magiques et technologiques... Seul un fou pourait prétendre que l'équilibre des forces n'est pas en train de changer. Je n'agit donc que par devoir envers Noxus, pour maintenir encore et toujours notre puissance au dessus des autres peuples."

Il se mit à caresser distraitement le plumage lisse de Béatrice, qui semblait aussi songeuse que son maître. "Tu demandais tout à l'heure quelle est notre destination... Je dirais simplement que nous faisons route vers le futur, celui de Noxus."

Il quitta son état contemplatif et lança quelques ordres brefs. On s'activa et la colonne de soldat reprit bientôt sa marche à travers les montagnes.
Sous la bâche d'un chariot, quelque chose remua après un cahot un peu plus violent que les autres.


Dernière édition par Jericho Swain le Sam 20 Sep - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Sam 20 Sep - 16:38

Les pommes avaient un goût passable. Elles n'étaient pas de la première fraîcheur, mais elles croquaient tout de même agréablement sous la dent du Gouverneur. Il les engloutit rapidement et regretta de ne pas avoir plus. Néanmoins, il se garda de faire le moindre commentaire. Ces humains avaient daigné lui donner à manger, chose que beaucoup d'autres ne faisaient pas. Alors que la petite bouille d'Hiroyuki se levait vers le ciel, l'homme au corbeau ouvrit la bouche. Ce dernier évoqua la destruction de l'Institut de la Guerre. C'était vrai que cette disparition était très gênante. A présent, le doskai allait devoir parcourir le monde à la recherche d'informations et d'ingrédients - tout ça basé sur la simple chance. A force d'y étudier, il avait fini par comprendre que les invocateurs étaient des arbitres politiques. Mais, à la politique, il ne comprenait rien. Frontières, guerres, conspirations, trahisons, espionnages, escarmouches,...Quelle bouillie de florésiane(*) ! Toutefois, il devait se cacher un très grand mystère dans la destruction de la League. Les invocateurs étaient puissants et redoutables. Hiroyuki se demanda soudainement si tout Runeterra n'était pas en danger. Il secoua la tête imperceptiblement : sa priorité était de trouver le remède pour les siens qui souffraient jour après jour. Il s'en inquiéterait lorsque le problème se poserait.

Le chef du détachement reprit la parole, mais avec un volume très bas. Arck. Quelle horreur. Pour être respecté par les humains, il fallait montrer les dents sans cesse ? La taille de leurs armes et de leurs armées n'étaient donc que la seule mesure de leur valeur ? Tout les humains avaient peur de leur prochain. Ils n'avaient confiance qu'en la seule puissance de leurs armes. Leur culture était si différente de celle des doskais ! Le Gouverneur savait qu'il n'avait pas le droit de juger leur façon d'agir ni leurs valeurs, mais il ne pouvait s'empêcher de condamner de telles pratiques. A moins que les humains adorent vivre dans la peur constante de leurs voisins, Hiroyuki ne comprenait pas. L'homme au corbeau reprit son monologue, sous les yeux intrigués mais éteints de son interlocuteur. Il assura qu'il ferait tout pour que Noxus soit la plus puissante des cités. Mais pour quelle raison ? Protéger les habitants de la dite cité ou pour asservir les cités voisines ? Le Gouverneur, de nature optimiste, espéra pour la première solution. Malgré la malveillance qui émanait du corbeau et de son maître, peut-être y'avait-il un espoir. Puis, le convoi reprit sa route à travers les montagnes. Le silence du Gouverneur durait. Ce dernier s'interdisait d'ouvrir la bouche, gardant les doigts de sa main droite sur le bracelet de Shiruji. Son visage habituellement souriant restait figé dans une expression sérieuse. Il ne se sentait vraiment pas à l'aise au milieu du convoi noxien.

Les petits chemins de terre étaient accidentés. Les nids de poule provoquaient un cahot constant. Sur le bord des chemins, des arbres gigantesque permettaient la fuite des petits animaux -plutôt délicieux, d'ailleurs-, sous l'indifférence totale des humains. L'air était habituellement vivifiant dans cette zone, mais toutes ces armures et ces soulèvements de poussière rendait l'atmosphère désagréable. Un cahot plus brusque que les autres fit remuer quelque chose sous la bâche d'un chariot. L'oreille d'Hiroyuki se leva à l'instant et il osa tourner la tête vers l'arrière. Qu'était-ce ? Un être vivant sans nul doute. Une bête dangereuse et entraînée au combat par les humains. Cela ne pouvait attester que d'un sombre but. Tant de choses négatives à la fois tuaient la bonne humeur et la joie de vivre du doskai. Un soldat lui lança un regard empreint de méchanceté. Hiroyuki retourna son museau vers l'horizon, toujours silencieux. Le paysage changeait doucement et les pentes se faisaient plus abruptes. Le groupe quittait les montagnes et découvrait les vastes plaines de la région de Zaun. Contrairement à la cité-état, le territoire de Zaun n'était pas pollué ni corrompu. Le sol était simplement légèrement moins fertile et plus rocheux. Le Gouverneur soupira en levant le museau vers le ciel bleu. Il ne fallait pas s'inquiéter. La réponse existait quelque part. La compagnie qu'il avait aujourd'hui n'était peut-être pas de premier choix, mais au moins, s'il se tenait tranquille, il ne semblait pas risquer grand chose.
La journée passait et la marche ne ralentissait pas. Le Gouverneur commençait déjà à fatiguer mais tenta de le cacher. Il restait la tête et le dos droit. Les forces d'Hiroyuki ne seraient jamais pleinement reconstituées, il le savait. Même s'il dormait des jours et mangeait à sa faim, cela lui était impossible. Le soleil commençait de disparaître derrière les montagnes et la lumière se réduisait progressivement. Les soldats ne tardèrent pas à choisir un lieu sans danger pour monter le camp. Avec une vitesse militaire, ils installèrent tout le nécessaire pour monter la garde, pour se reposer et se restaurer. Le doskai ne bougeait pas et restait près de l'homme au corbeau, qui donnait des ordres. Il regardait tout ces humains travailler de concert, sous la férule d'un seul chef. D'un côté, cela restait impressionnant à voir. Les manoeuvres de groupes étaient parfois compliquées - mais dans leur cas, elle semblait cent fois répétée. Hiroyuki s'assit à même le sol, alors que certains guerriers mettaient les chariots légèrement à l'écart. L'odeur de la nourriture emplit soudainement l'air. Son museau se leva sans attendre : il avait faim. Les plats cuisinés des humains étaient beaucoup plus goûtues que la plupart de la cuisine doskai. Sûrement parce-qu'ils avaient accès à un grand nombre d'ustensiles, d'ingrédients et de temps pour mettre au point leurs recettes. Le Gouverneur n'avait absolument aucun talent pour la cuisine. Tout ce qu'il aimait faire dans la cuisine, c'était manger ! Il lança un regard au chef du détachement - qui n'avait toujours pas daigné se présenter et restait constamment derrière un foulard.

"Puis-je m'enquérir du menu ? Cela semble appétissant, rien qu'à l'odeur." dit-il, beaucoup plus enjoué que durant le trajet.

Il ne s'attendait pas à partager son repas avec quiconque, mais il pourrait toujours penser à sa famille en dégustant un succulent plat. Le Gouverneur affichait un sourire innocent et ses yeux bleu ne trahissaient aucune crainte. Des gens qui cuisinaient si bien ne pouvaient pas être foncièrement mauvais !

_________________
(*) La florésiane est une variété de plante très répandue dans les jungles pestiférées. De la taille d'un doskai à un doskai et demi, cette plante carnivore arbore des couleurs très différentes selon les zones d'habitation. L'odeur libérée lors de la crevaison du bulbe est également aléatoire et la bouillie en découlant peut-être à la fois infâme ou exquise. Cette expression signifie donc qu'il y a une confusion possible. Personne, sauf de très grands experts, ne pourrait distinguer les bonnes plantes des mauvaises.
Ouais, c'était le point culture, et alors ?


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Mar 21 Oct - 13:43

Dans la semi-pénombre du soir naissant, la poussière des plaines s'élevait en volutes paresseuses, se mêlant au brouhaha du camp qui s'était installé en un temps record. Swain parcourut rapidement les rangs de soldats exténués, rudoyant ceux qui se laissaient aller et gratifiant d'un signe de tête ceux qui faisaient encore du zèle malgré les heures de marche forcée. Il tint un bref conciliabule avec le capitaine et l'un des hommes qui gardaient les chariots, tandis que les autres peaufinaient l'installation. Les hommes pouvaient enfin défaire leurs lourdes cuirasses et se reposer quelques instants avant l'heure tant attendue du repas. Seuls trois guerriers durent se maintenir en alerte, ceux qui avaient le plus flâné pendant le trajet, qui éprouvaient ainsi la dure loi du système militaire de Noxus. Si à chaque instant vous n'êtes pas droit, déterminé, et prêt à l'action, alors vous n'avez pas votre place dans une formation noxienne. Béatrice put enfin déployer ses ailes, et partir pour un vol prolongé. Dans la fraîcheur du soir, l'oiseau lâcha un profond et joyeux croassement, si tant est que ce son put donner une impression de joie.

Le premier tour de garde étant assuré, et Béatrice partie -même si il s'agissait juste d'une ballade aérienne, elle surveillerait les environs pour déceler d'éventuels ennemis depuis les cieux, Swain fit signe au Gouverneur de s'approcher. Il désigna un rocher plat et relativement large, où des hommes avaient dressé un semblant de table. Une lanterne éclairait trois écuelles en étain, des gobelets de bois et quelques couverts disparates.
Le capitaine avait déjà pris place et ruminait d'un air sombre.

"Si vous souhaitez vous joindre à nous, Gouverneur."
Ce n'était pas un vouvoiement poli, le ton de la voix était bien trop sec pour faire illusion, mais au moins avait il cessé d'appeler Hiroyuki "petit".

Swain s'installa sans attendre de réponse, en face du capitaine et se servit un plein verre d'eau. "La route est encore longue, prenons quelques force autours d'un repas, qui, s'il n'est pas somptueux saura je l’espère au moins nous sustenter."
Un soldat apporta un petit plat dans lequel reposait de la viande cuite à point, spécialement amenée de Noxus sur les ordre du capitaine qui détestait se restreindre au menu de la piétaille. Chaque morceau avait été finement épicé, quelques herbes parsemant les tranches épaisses et juteuses. Suivait de la soupe qui fut servie aux hommes avant d'arriver à leur "table". Elle était chaude, et fumante, à défaut d'être aussi relevée que la viande. Arrivèrent enfin quelques fruit secs, à la saveur doucereuse, sucrée presque écœurante. Le capitaine semblait en raffoler.
Tout le temps du repas, le Maître Tacticien était resté silencieux. Il avait dû retirer son foulard pour se nourrir, révélant une mâchoire carrée, et un visage couturé de fine cicatrices. Cependant lorsque les écuelles furent vides, il sortit de ses amples manches deux petite boites. Il posa la première sur le rocher, et l'ouvrit, révélant de petits emballages colorés, contenant chacun une friandise en forme de crâne noxien. Il s'adressa alors à Hiroyuki :

"Souhaitez vous terminer le repas sur une surprise, cher invité ?" Son sourire si particulier déforma ses traits une fois de plus.
"J'ai ici les sucreries les plus chères et les plus spéciales de tout le quartier souterrain. Leur goût dépend de celui qui les avale. Du moins d'après les dires de ce charlatan de confiseur. Il prétend que ces bonbons prennent la saveur de ce que nous avons le plus mangé dans notre vie. Tenté ?"

Lui même s'abstint de goûter. Il n'avait que trop conscience de ce que ses papilles avaient le plus savouré dans sa vie. Le pain infect des bas quartiers, la maigre pitance des soldats, le goût amer des potions du temps où il se battait à la League. Et surtout celui du sang. Chaque fois que lui ou Béatrice avaient tué.
Il n'avait jamais pris le temps de faire bonne chère en dehors de ses obligations de dirigeant noxien, lorsqu'il se rendait aux diners où tout n'était qu'apparences et simulation. Oui, il ne connaissait que trop bien le goût de sa vie.
Dans la nuit à présent tombée, il ouvrit la seconde boite, révélant un petit mécanisme extrêmement complexe. Il effleura de l'index les rouages qui se mirent aussitôt en mouvement. Il en sortit alors un petit air de la plus grande musicienne de Valoran. Un morceau méconnu intitulé "Sona au clair de lune".

Les notes s'égrenèrent lentement dans l'air frais, sous la voute étoilée.
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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Sam 25 Oct - 12:12

Avec un hochement de tête, Hiroyuki se laissa tenter par l'invitation nuancée de l'homme au corbeau. Il ne fit pas cas de son ton sec, ayant compris qu'il n'était pas d'un naturel avenant. Quel repas en perspective ! De la bonne viande assaisonnée de manière goûteuse, voilà qui rendait joyeux le Gouverneur. Les plats de Valoran étaient à tout point de vue meilleurs que ceux des jungles pestiférées. Même cette soupe simple était un délice. Le doskai se régala en silence, le sourire aux lèvres. Le foulard de l'homme au corbeau tomba durant le repas et révéla des cicatrices en tout genre. Le Gouverneur aurai souhaité pouvoir le soigner, mais il devait se rendre à l'évidence : l'humain n'accepterait pas. Surtout si la guérison prenait des jours et des jours ! Hiroyuki se retint de faire une remarque et termina son repas.

Alors que le doskai pensait qu'il n' y aurait plus rien au menu, le chef du détachement lui proposa une surprise pour terminer. Ce dernier en parla comme d'une friandise rare et lui tendit un bonbon en forme de crâne noxien. Intrigué, le Gouverneur le prit entre ses doigts et le considéra un instant. Sans se soucier s'il pouvait y avoir du poison ou non, il l'avala. Par chance, les intentions du Grand Général n'étaient pas de se débarrasser de lui. Hiroyuki sentit alors l'effet surprise de la gourmandise qu'il avait en bouche. Le goût de la florésiane amère le saisit, produit des zones proches de son lieu de naissance. Mais cela ne s'arrêta pas là : il goûta à nouveau la chair de gultorp, une viande à la couleur violette et à la saveur brûlante. Sa chair toxique de prime abord, il fallait toujours purifier le plat avant de mordre dedans. Enfin, le bonbon prit une note horrible d'écorce de bulbard. Pouah ! Cet arbre pouvait bien être le plus comestible, il n'en restait pas savoureux. Le Gouverneur savait qu'il n'avait pas mangé tant de baies que ça dans sa vie, mais il avait espéré pouvoir y sentir un maigre goût. Ce brusque retour aux spécialités doskais put se lire sans mal sur le visage d'Hiroyuki.

Le mot "cuisiner" avait un sens chez eux qui était bien différent de celui des humains et yordles. "Cuisiner" un plat, c'était le rendre comestible. Parfois, des doskais doués et ayant accès à des bons ingrédients pouvaient régaler les palais les plus fatigués, mais ce n'était pas son cas. Les baies de torsades, les herbes aromatiques,...Tout ça était rare et les zones où ces plantes poussaient étaient trop rares malheureusement.

Hiroyuki revint au moment présent tandis qu'une douce musique retentissait dans la nuit. Ses oreilles se dressèrent. Attentif à la moindre note envoûtante sortant d'une petite boîte pas plus grande que la main, il sentit la tristesse de cette mélodie le traverser. Par Isaka, le pouvoir de la musique n'était pas à sous-estimer pour toucher le cœur des âmes blessées. Il se souvint des sentiments qui l'avaient parcouru les jours les plus funestes de sa vie. Il se souvint de ses purs moments de mélancolie, seul, à regarder le ciel violacé à travers la fenêtre du Temple. L'homme au corbeau était impressionnant. Le repas avait ravi le Gouverneur - lui redonnant le sourire. Et juste après cela, il mettait de la tristesse et de la mélancolie dans ses yeux. Hiroyuki leva le museau vers le dirigeant noxien pour l'observer mais il ne parvint pas à lire l'expression de son visage. Lorsque les dernières notent tombèrent, le retour au silence fut perçu comme un vide...Avec un remerciement pour cette soirée, le doskai prit congé, gardant une main sur le pendentif de son frère.

Le jour se leva à nouveau sur les abords des Monts Pic-de-Fer. Il était tôt, mais le clairon ne manqua pas de sortir le Gouverneur de sa torpeur. Il se gratta derrière les oreilles et s'étira avant de remettre ses seuls atours : sa cape et ses bijoux. Le détachement noxien reprit sans tarder la route vers leur destination finale. Hiroyuki avait mal jugé l'homme au corbeau. Était-il vraiment aussi maléfique que son aura semblait l'indiquer ? Sous son apparente dureté et sécheresse, il cachait peut-être des blessures profondes. Pour autant, il ne lui poserait pas la question. Les humains ne se confient pas. Ils ne veulent faire confiance à quiconque, car cela ouvre un chemin vers leur cœur. Ils se craignaient trop les uns les autres pour s'y risquer. Ou en tout cas, le Gouverneur le ressentait ainsi depuis les quelques mois qu'il avait passé à Valoran. Alors il se tut et continua sa marche, regardant le paysage avec un petit sourire.

Aucun problème ne semblait se poser au détachement noxien. La route était dégagée, le ciel bleu et la chaleur du soleil idéal. La journée avançait doucement jusqu'à ce qu'une chose remue de nouveau dans une des caisses de la cargaison. Cela n'avait pas échappé à l'ouïe fine du doskai qui se retourna directement. De plus en plus intrigué, il donna un coup d’œil interrogateur à l'homme au corbeau. C'était sûrement un animal. Pourquoi transportaient-ils une bête ? Qu'avait-elle de spéciale ?

"Qu'est-ce, au juste ? Qu'allez-vous en faire ?" demanda le Gouverneur à brûle-pourpoint.

Il jugeait avoir le droit de savoir pourquoi les noxiens gardaient en captivité une telle chose, surtout qu'ils voyageaient ensemble. Mais était-ce l'opinion du dirigeant ?


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Sam 1 Nov - 15:04

La question du doskai était légitime, mais impromptue. Swain s'apprêtait à répondre, mais ce fut finalement un des soldats postés sur les chariots qui prit la parole :

"Des bêtes, capturées dans les contrées sauvages de Freljord, ou plus au sud, à proximité de la Grande Barrière. Oh, et des prisonniers aussi. Quand à ce qu'on veut en faire, je t'invite à te joindre à eux pour la fin du voyage, comme ça tu pourras toi aussi goûter à la joie de porter des fers dans un espace restreint et surpeuplé. Me semble pas qu'on ait de yordle déjà accroché là dedans !"

Ses camarades s'esclaffèrent un moment, mais le regard de leur chef ramena le silence dans le convoi. Swain rappela même à l'ordre celui qui avait parlé.

"Il ne me semble pas vous avoir demandé d'expliquer en détail cette mission à notre invité, sergent. Dois je vous rappelez que les hommes et les femmes du Haut Commandement eux même ignorent notre petite entreprise. Je vous avais sélectionné pour votre discrétion et votre efficacité, mais il me paraît de plus en plus judicieux de trancher la langue de ceux qui l'ont trop bien pendue. Pour assurer un semblant de secret."

Il marqua un bref temps d'arrêt, pour que tous digèrent cette menace non voilée.
"Quand à votre proposition, elle n'a pas l'air de tenter notre ami. Peut être voulez vous prendre sa place, il ne me semble pas qu'on ait de noxien accroché là dedans !"

Le silence se fit plus lourd. On entendait plus que le crissement des essieux, le raclement des roues et le martèlement sourd des bottes sur le sol. Béatrice, qui planait à basse altitude vint se poser sur l'épaule de son maître. Le foulard remua, et l'oiseau sembla tendre l'oreille, dans une mimique de comportement humain. Finalement, elle décolla de nouveau, décrivant des cercles rapprochés au dessus des rangs de soldats, avant de filer à tire d'aile vers le nord.

Swain reporta son attention sur le doskai, qui n'avait au final pas reçu de véritable réponse.

"Notre marche nous conduit en direction de Zaun. Nous allons... entretenir nos rapports diplomatiques avec cette cité. Nous irons parler affaire, notamment."
Puis il reprit son air figé, et regarda résolument vers l'horizon, signifiant que son invité devrait se contenter de cette version des faits.

On fit une nouvelle halte, très brève, pour se désaltérer. Un des soldats fut chargé d'entrouvrir les bâches et de distribuer des quartiers de viandes ou des rations sommaires à l'intérieur des chariots. Il en sortit plusieurs grognements, sifflements et suppliques, mais le guerrier garda un regard dur pendant toute la distibution et se dépêcha de refermer lorsqu'il eut fini.

Le convoi reprit une fois de plus sa marche, le soleil avait blêmi et les esprits s'étaient eux aussi assombris.
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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Sam 1 Nov - 18:22

Hiroyuki prit un air choqué après la réponse du sergent. Ils transportaient des humains également ! Ils enchaînaient et enfermaient des membres de leur propre race dans des caisses insalubres. Une abomination sans nom ! Jamais un doskai n'avait été traité avec un tel irrespect par un autre. Ce n'était même pas de l'irrespect dirigé vers une personne mais envers la vie humaine elle-même. Effaré par les révélations du sergent, il écouta sa proposition sans y croire. Il plaisantait ? Il jubilait d'être dans cette position dominante ? Cette position de bourreau, de tortionnaire ? La cruauté de ces gens était donc infinie ? Au fond du cœur du Gouverneur s'alluma l'étincelle d'une colère légitime.

Plus irrespectueux encore, le sergent lui proposa une place dans la cargaison. Cela n'étonna même plus le doskai. L'arrogance et l'assurance dont il faisait preuve dénotait d'un comportement habituel et naturel. Pour eux, il était sûrement parfaitement normal de traiter des êtres vivants comme des moins que rien. Alors que Hiroyuki allait répondre, Swain remit à sa place le noxien. Là encore, des menaces. Un dominant et un dominé. Le Gouverneur ferma les yeux un instant, puis le pire arriva. Le Grand Général laissa entendre qu'ils allaient en direction de Zaun, pour des affaires. Le doskai ne put qu'écarquiller les yeux et fixer un point très loin. Des humains payaient d'autres humains pour capturer des humains, les empaqueter comme un tas de feuilles mortes et les leur apporter. Pour en faire quoi ? Il préféra ne pas y penser, sachant à présent que la cruauté des humains n'avait que peu de limite. Il était en présence d'un trafic d'être vivant, une chose inconcevable à ses yeux. Il continua de marcher, mais sans aucune envie. Son seul souhait à présent était de fausser compagnie aux noxiens. Il était hors de question de les suivre jusqu'à la cité la plus polluée de Valoran.

Ses méninges se connectèrent entre eux. Après plusieurs mois à fréquenter les gens de Valoran, Hiroyuki avait fini par comprendre quelques petites choses sur leur mode de vie et leurs coutumes. Tout à l'heure, l'homme au corbeau avait précisé qu'ils étaient en mission "secrète". Il venait de menacer la vie du sergent, un homme qui travaillait pour lui, car il en avait trop dit. Lui, un doskai, un "hybride", comme certains l'appelaient, n'avait aucune chance de sortir vivant de ce voyage. Il ne le laisserait pas en vie. Cette soudaine réalisation faite, il ne put qu'être intérieurement paniqué. Les capacités de comédien des humains étaient elles aussi très poussées. Comment pouvait-on feindre d'être un ami pour ensuite planter un couteau entre des omoplates ? Les doskais ne pouvaient pas faire ça. Non, aucun doskai ne pouvait faire ça. Hiroyuki garda son aplomb. Il n'était pas Gouverneur pour rien. Il fit exactement comme les humains autour de lui : il figea son visage, son regard, ses gestes. Il les suivit et à la nuit tombée, il s'enfuirait en direction des Marais hurlant. Il avait honte de ce choix. Fuir alors que des gens souffraient sous ses yeux lui faisait mal. Mais il devait être réaliste, seul contre tout le détachement noxien, il n'avait aucune chance.

Le convoi était sorti des routes montagneuses depuis longtemps, et les plaines de la région zaunite s'étalaient devant eux, sans aucun danger à l'horizon. Le soleil se couchait doucement, dans une atmosphère des plus plombées. Le doskai n'était pas le seul à rester très silencieux depuis le début du voyage. Lorsqu'enfin, ils décidèrent de s'arrêter et de monter le camp, il sentit la tension monter en lui. Les soldats faisaient chacun la même chose que la veille. Très vite, les vivres sortirent des sacs et les feux s'allumèrent. Cette fois encore, Swain l'invita à sa table sans aucune gentillesse dans la voix. Le doskai hocha la tête et resta une véritable tombe durant le repas. Malgré les plats succulents, le sourire du Gouverneur ne revint pas à sa place. Ils se séparèrent pour dormir et Hiroyuki s'éloigna légèrement des autres.

L'espace dégagé autour de lui, il se roula en boule en tirant sa cape sur lui-même. Il fit semblant de s'assoupir, gardant au creux de ses mains le pendentif de son frère. Il devait rester sur le qui-vive. Une heure passa sans qu'il ne bouge. Hiroyuki savait parfaitement que des gardes étaient encore debout et que ce serait le cas toute la nuit, mais il espérait être bien trop rapide pour eux. Prenant son courage à deux mains, il se leva le plus silencieusement possible. Il lança des coups d’œils dans toutes les directions et croisa le regard d'un des soldats. Ce dernier se leva instinctivement mais il était trop tard. Le Gouverneur fit un bond prodigieux dans les airs. Les trois bijoux s'illuminèrent, chacun dans leur couleur respective. Au point le plus haut de son saut, des ailes magiques de couleur pourpre apparurent dans son dos. Sans aucunes plumes, faites de pure énergie. Leur taille était respectable, l'envergure correspondant à la taille de leur propriétaire. Ce dernier resta suspendu en l'air un instant, ressentant l'impulsion dans son dos. Sa cape flottait, comme animée par un vent puissant. Une seconde plus tard, Hiroyuki imprima un mouvement dans ses ailes et sans un mot d'adieu, il s'éloigna dans la nuit.


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MessageSujet: Re: Les dangers des humains   Jeu 13 Nov - 20:41

Swain regarda la lueur pourprée disparaître dans la nuit. L'environnement désolé des alentours n'offrait aucune couverture au fuyard, mais le gouverneur ne semblait pas vouloir se cacher, il partait visiblement, et le plus loin possible. De sa voix rauque, il intima le calme aux soldats qui s'étaient mis en tête de le pourchasser. A pied, de nuit, aucun soldat ne pourrait rattraper un ancien champion de la League doté de pouvoirs magiques. Il ordonna aux hommes réveillés en sursaut de se rendormir, et intima aux sentinelles l'ordre de reprendre leur tour de garde.

Envoyer des poursuivants aurait été une perte de temps considérable, et un risque inutile pour la cargaison, en la privant d'une protection nécessaire, surtout aussi loin de toute cité habitée. A la place, il enverrait le seul être en lequel il avait pleine confiance. Il ferma les yeux, entra dans une sorte de transe. Sous se paupières closes, ses globes oculaires entamèrent des rotations de plus en plus rapides...

Il rouvrit les paupières, sur un ciel moins sombre. Il distinguait les choses avec une netteté surprenante, comme si une source lumineuse puissante avait illuminé les environs. Et notamment, il pouvait observer clairement le Gouverneur qui filait toujours, relativement proche du sol. Il poussa un croassement sec, rocailleux. Il battit deux fois des ailes, puis il se laissa soudainement tomber filant vers le sol à une vitesse prodigieuse. Le vent dans son plumage, les senteurs de la nuit, les feux de camp derrière lui, et loin au devant, l'odeur de la proie en fuite... Il poussa un nouveau croassement, et se mit à battre vigoureusement des ailes, pour rattraper au plus vite le doskai. Il ne voulait pas le capturer, il souhaitait juste s'assurer qu'il ne partait pas en direction de Noxus ou d'une cité avoisinante.

Béatrice fila comme le vent derrière le doskai. A environ une centaine de mètre de lui, elle entama un plongeon lent, contrôlé, se rapprochant de plus en plus, de plus en plus près...

Les serres frappèrent l'épaule du Gouverneur, sans le blesser sérieusement, mais le forçant à se retourner. Les six yeux rouges du corbeau le fixèrent tandis que l'animal croassait avec difficulté, dans une langue qui n'était pas  celle de son espèce :

"Nous nous reverrons sans doute, petit doskai. Croa. Ton cœur est groand, ainsi que tes pouvoirs, mais sache que rien ne pourra te proatéger de ma fureur, si tu venais à t'opposer à moi. Croa. Noxus est en marche, ne t'avises pas de te mettre sur son chemin. Pour ton bien... et celui des tiens..."

Une fois l'avertissement transmis, l'oiseau remonta en chandelle, ses larges ailes battant l'air de la nuit avec régularité. Une plume noire virevolta quelques instants, suspendue dans les airs par un courant ascendant, puis glissa doucement vers le sol. Une goutte d'encre dans un océan de ténèbres.

HRP:
 
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