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 The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.

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MessageSujet: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 3:29

Suite au carnage provoqué, Yoruichi décida de laisser la rumeur se répandre, la crainte emplir les gens, et la nouvelle parvenir au maître des ombres. Il allait en profiter pour redécouvrir le monde qu'il avait quitter il y a de cela deux cent années. Ces années durant, il dormait, méditait, sans bouger, attendant le moment de sa renaissance. Suite à sa première mission, et de retour en Iona, il prit une longue inspiration. Il s'agit de celle de la liberté, de la sensation de vie emplissant ses poumons et son corps tout entier.

Le soleil, le vent, chaque son et sensation, tout était si... agréable. Il se jeta dans l'herbe, en pleine nature comme un gosse, et riait à gorge déployer. La vie était si agréable. Deux cents ans. Assez pour oublier toutes ces sensations. C'était encore le matin, la rosée rafraîchissait son corps brûlant d'excitation. En se relevant, Yoruichi se laissa porter par ses idées et ses sensations. Non loin d'ici, il ressentait la présence de la deuxième plus grande source de pouvoir de l'ombre du monde présent. Ne voulant qu'une chose, associer l’utile à l'agréable il se dirigea vers Navori, une ville a quelques kilomètres de sa position.

Sur le chemin, enleva son cache œil pour frotter son œil doré. Il le cachait par soucis d'attirer les regards, assez gêné d'être dévisagé. Pour commencer, mesurer près de deux mètres, et avoir des cheveux blancs ne passent pas inaperçu.. Il avait troqué son armure de samouraï contre de simples habits, comment dire... Trouvés par hasard, sur une de ses victimes. Un pantalon noir, des chaussures en cuir marron, une chemise noir et une montre gousset dans la poche sur le coté du cœur. Ce style civil lui convenait parfaitement. Réajustant son cache œil, il entra dans la ville, en plein marché estival. Un nombre incroyable de plébien, il fallait dire. La ville était magnifique, inondée de cerisier en fleur. Il aimait la nature, et trouvait le calme ce cette dernière propice à méditation, entrainement.. et tout simplement repos. Mais assez de repos pour quelques décennies ! Il se mit a la recherche de la source du pouvoir qu'il cherchait, tout en flânant sur les étales. Il faut dire que massacrer deux cents personnes, rapporte si vous fouiller leurs poches. Il acheta une quantité... comment dire... gargantuesque de glaces, plats chaud, froids, friandises, pour les engloutir en quelques secondes, le tout, sans se salir. Manger, quelle sensation agréable.. En passant devant un autre stand, il reconnut de la bière. Deux cents années sans bière, vous vous rendez compte ?! Il acheta deux bouteilles entières, et se remit en route. Il fut ensuite attiré par un objet brillant sur l'étal d'un artisan. Une bague d'ébène, portant un symbole représentant le temps. L'ironie. Il l'acheta sans hésiter, et tourna la tête, en souriant. On aurait dit que tout était prévu, selon ses prédictions digne d'un extralucide. Alors c'était donc elle.


"Affrontez les ténèbres, trouvez la vérité. Précepte numéro 5. Donnez moi le premier, initié."

Il sentait que ce petit jeu allait l'amuser, mais il n'allait pas abuser de la patience de la jeune femme. Il voulait en revanche, savoir à quel type de personne il allait entrer en contact. Commencer par une question brut, surprise, était un bon moyen. Sang froid ? Surprise ? Il laissa son ombre s'allonger sur la sienne, et lui fit sentir qu'elle n'était pas la seule membre de la confrérie sur ce lieu. En revanche, il se voulait rassurant, il était ici en tant qu'allié, et non rivale. Car, de toute manière, son pouvoir n'était pas assez grand pour rivaliser avec lui. Du moins, pas encore. Quelque chose sommeillait en elle, mais il n'en était pas sur. Des tonnes de questions lui hantèrent l'esprit, suite à ses longes décennies. Et la première fut : L'ordre de ce cycle en vaut-il la peine ? Il aurait peut être un début de réponse avec ce premier contact.
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 3:38






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

''Les coffres de l'Ordre des Ombres devenaient plus légers à mesure que le temps avançait et Hua Fei savait fort bien que les soldats de son maître avaient besoin de de richesses pour poursuivre certaines activités et ils ne pouvaient se permettre d'agiter la population environnante en volant leur pain. Ainsi donc la jeune femme avait mit sur pied un contrat avec le marché noir. En échange du silence de la ninja - qui avait su trouver toute les informations illicites à leur sujet - et à la suite de quelques menaces bien placées, certains individus apportaient une partie d'un butin dans un endroit éloigné et Fei commandait à certains de ses surbordonnés de s'en emparer. C'était un beau système qu'elle avait mit en place et permettait de maintenir un certain comfort parmi les rangs et à se gâter par la même occasion. Des guerriers, même si le corps et l'esprit étaient disciplinés, avaient besoin de remplir leurs estomacs.

Parmi la foule, Hua Fei soupira doucement. À penser comme cela et faire de son mieux pour pourvoir aux besoins primaires de l'Ordre des Ombres, elle sonnait comme une mère. Un rictus moqueur ourla le coin de ses lèvres rosées, oui, comme une mère...

Elle s'arrêta devant une table où traînait divers colifichets dont la valeur monétaire laissait à désirer. Sa réunion terminée avec l'un de ses contacts, elle prit son temps pour admirer les multiples objets avec une attention distraite. Bijoux sans aucune prétention, bracelets et colliers assorties de coquillages, bagues constituées d'un matériel dont l'origine était aussi nébuleuse que les pensées du maître Zed. « Haha, les pensées du maître... »

Fei détourna son attention vers un autre étal où attendait des barrettes et des épingles beaucoup plus travaillées et visiblement le produit d'un artisan possédant de décents talents. La jeune femme s'approcha, curieuse et ses yeux se mirent immédiatement à briller face aux créations qui reposaient sous ses yeux. Une excitation purement féminine s'empara de son être alors qu'elle trépignait joyeusement devant des barrettes aux couleurs vives et ornées de représentations de friandises telles que des glaces, des bonbons emballées et des petits gâteaux. «C'est mignon » pensa-t-elle bêtement en combattant courageusement l'envie d'y tendre la main.

C'est alors qu'une voix s'éleva à sa gauche. Sa pose se fit aussitôt droite, ses pieds encrés fermement au sol et son regard devint froid et calculateur.

"Affrontez les ténèbres, trouvez la vérité. Précepte numéro 5. Donnez moi le premier, initié."

Les ténèbres. Oui, elle marchait fièrement sur la voie des Ombres. Oui, elle était une initiée. Comment cet individu le savait-il? Elle ne le reconnaissait pas, ne l'avait jamais vu. Il avait l'air un peu trop enjoué pour avoir été envoyé par son maître. Elle porta discrètement sa main à sa large manche, là où une arme de dernier recourt reposait tranquillement, prête à fendre l'air et poignarder les insignifiants.

-Aucune technique n'est prohibée, rétorqua sombrement la jeune femme en jetant un œil mauvais sur cet homme étrange qui osait s'adresser à elle. Identifiez-vous, étranger.

Une chose attira son attention, la fit frémir. Son ombre touchait la sienne avec une aisance hors de l'ordinaire. Elle fronça des sourcils et se déplaça pour lui faire face. La foule continuait de passer à leurs côtés comme si de rien n'était. Une énergie bizarre s'échangea entre les deux individus.  Fei recula prestement, cherchant à séparer leurs ombres qui se touchaient. Son aura n'était pas celle d'un rival, d'un ennemi, mais bien d'un allié, mais faire preuve de prudence n'était pas une erreur de sa part, car elle ne connaissait pas cet individu. Elle ne l'avait jamais vu au temple, elle n'avait jamais entendu parler de lui et son maître en avait jamais mentionner l'existence.



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Yoruichi and HuaFei

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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 3:54

Ainsi, le maître des ombres faisait vivre la tradition comme au premier jour. Il se souvenait de chaque moment passé à apprendre les préceptes de la voie de l'ombre. Un apprentissage rigoureux, qui ne laissait aucune place à l'hésitation ou l'échec. Yoruichi eut un très bon sentiment, cette ère serait celle des ombres. Il regardait la jeune femme du coin de l’œil, en riant. Elle lui faisait face, se méfiait, rejetais son ombre par pure sécurité. Elle était prometteuse. Ne jamais relâcher sa vigilance. Une règle que suivait toujours Yoruichi, mais en ce cas présent, il n'y avait aucun risque : il s'agissait belle et bien d'une pratiquante, et d'une fidèle à l'ordre. Il se retourna, et la regarda en riant, en baissant la tête après s'être rapproché. Ainsi, elle voulait connaître son identité.. Mais lui, il voulait tout savoir. Il la jaugea, essayent d'évaluer son pouvoir. Il s'agissait de la troisième plus grande puissance des ombres présente. Il fut étonné, et encore plus désireux d'en savoir.

"Qui je suis, d'ou je viens, tout sa viendra bien plus tard. Vous savez déjà que je ne suis pas un ennemi. Pour l'instant, et j'en suis désolé, je dois garder le mystère sur moi même, et vous demander quelques renseignements. Et pardon pour vous avoir nommé initié. "

Il salua respectueusement la jeune femme, puis se releva et partit vers un endroit plus isolé, sur les toits de la ville. Malgré sa stature, il arrivait plutôt aisément à grimper, dans cette tenue civile. Il était un guerrier, un samouraï, mais tout les membres de l'ordres ont reçu un entrainement d'infiltration et d’athlète, comme touts ninjas. Du haut du toit, il la regarda, ainsi que toute la ruelle. Aucun autre membre de l'ordre dans les environs. Ils étaient seuls. Avant de l'inviter à la suivre, il prononça ses derniers mots:

"Vous n'êtes pas une initié, mais plutôt un vétéran. Un grand potentiel."
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 3:57






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

''Les espions étaient partout, les traîtres apparaissaient à tout moment. En ce jour ensoleillé où tout c'était déroulé dans la normalité comme sa routine l'exigeait, cet individu étrange venait lui adresser la parole et dévoilait, par sa simple présence, son contact avec la voie des Ombres. Elle ne lui faisait toujours pas confiance. Sa venue était trop soudaine, trop bizarre, trop sorti de nul part. Alors qu'elle le dévisageait, cherchant à songer son être et y découvrir de l'information pertinente à déduire, il se mit à rire. Un rire franc, un peu trop enjoué à son goût. Il riait comme un homme ne s'étant pas amusé depuis fort longtemps. Il baissa sa tête gigantesque vers elle en s'approchant de quelques pas, Fei recula en même temps. Elle n'appréciait pas qu'on l'approche de trop près.

"Qui je suis, d'ou je viens, tout sa viendra bien plus tard. Vous savez déjà que je ne suis pas un ennemi. Pour l'instant, et j'en suis désolé, je dois garder le mystère sur moi même, et vous demander quelques renseignements. Et pardon pour vous avoir nommé initié. "

Il était celui-ci qui lui avait adressé la parole en premier et il osait ne pas se présentement correctement comme la coutume le demandait. Très bien, elle ne se présenterait pas plus qu'il ne le faut. En fait, elle ne comptait pas réellement dévoiler son identité. La jeune femme savait qu'il était inutile désormais de se cacher complètement de cet individu, car il savait des choses. Il connaissait la voie de l'Ombre et semblait bien pratiquer ces préceptes et ses techniques. Elle jeta un œil discret sur l'ombre du colosse. Fei avait beau rester sur ses gardes et reculer, son ombre semblait toucher la sienne et cela la laissait inconfortable.

-Tous peuvent devenir un ennemi, étranger.

Il la salua poliment, un geste qui la laissa de marbre, mais il n'était que respect que de le saluer aussi.  Il désirait de l'information en plus? À quoi s'attendait-il de savoir de sa part? Des secrets, peut-être. Oui, car elle connaissait nombreux secrets, nombreux plans et complots. Elle savait où l'Ordre reposait, quoique cela n'était généralement pas un secret pour les figures autoritaires les plus importantes et les membres du Clan Kinkou. Une moue de dégoût déforma sa jolie bouche dissimulée sous son foulard. Le clan Kinkou... pour tout ce qu'il avait apporté à son maître ou elle.

L'étranger s'éloigna ensuite, se faufilant à travers la foule, vers une ruelle sans importance avant de grimper sur les toits. Elle s'avança prudemment, le regardant faire curieusement. Cet homme était gigantesque, Fei ne pouvait s'empêcher de se penser minuscule à côté de lui. Elle l'imagina en habits de combat. Il devait en impressionné plus d'un.

"Vous n'êtes pas une initié, mais plutôt un vétéran. Un grand potentiel'', déclara le colosse en lui faisant signe de le rejoindre. Elle frémit. Cela ne lui déplaisait pas qu'on la décrit comme étant une vétéran. Elle avait durement travailler pour se rendre où elle était aujourd'hui. Hua Fei avait sué eau et sang et maculé son corps de nombreuses cicatrices qu'elle ne regrettait pas le moins du monde. Maître Zed était un individu admirable qui avait su lui montrer la voie à suivre. Celle de la vérité et de la force.

-Mon maître est le seul individu ayant suffisamment de potentiel, je ne suis qu'une disciple ignorante ayant encore beaucoup à apprendre, répliqua humblement la jeune femme.

Elle fit un bond gracieux et se retrouve immédiatement sur le toit, à une distance respectable de l'homme qui l'y avait invité. Avait-elle trop parlé? Non, pas tant que ça. Les membres de l'Ordre des Ombres possédaient toujours un maître et cet étranger était tout à fait un initié. Une puissance hors du commun émanait de lui et la mettait mal à l'aise. Qui était-il? Pourquoi leur rencontre se faisait-elle aujourd'hui? Fei fronça des sourcils. Elle devait retourner au temple et faire son rapport.

-Un fils des Ombres tel que vous semble dissimuler bien des secrets, déclara-t-elle finalement, toujours sur ses gardes. Il est plus rare de rencontrer un membre de mon clan pendant pareilles circonstances.

Un ninja travaillait seul, de préférence. S'ils se voyaient en public, il valait mieux se taire, faire comme si l'autre n'existait pas et attendre à son arrivée au temple avant de converser. « L'ignorance est fatale », pensa sombrement la jeune femme. « La vérité se cache dans les ténèbres ». Hua Fei fixa immédiatement son attention vers l'Ombre de l'homme à quelques pas d'elle. « Quels secrets cachez-vous, fils des Ombres? »

-Vous dites que je suis vétéran, que pouvez-vous dire d'autre à mon sujet, fils des Ombres?


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Yoruichi and HuaFei

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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 3:58

Une fois qu'elle l'eut rejoint d'un bond, il souriait de plus belle en la regardant, l'écoutant affirmer, questionner. Ils étaient sur le plus grand bâtiment de la ville, bien qu'il n'était pas très haut, et proche des plaines Ioniennes. D'ici, ils avaient une vue sur un lac, bordé sur une moitié de cerisiers en fleur, le soleil derrière les montagnes de l'autre coté du point d'eau. Yoruichi alla s'asseoir sur le bord du bâtiment, face à ce paysage qu'il trouvait comme idyllique. Il sortit une des deux bouteilles de bières de son immense poche, et bût la moitié cul sec. Il avait confiance en l'adepte de l'ombre qui se tenait non loin d'elle. Méfiante, fidèle et puissante. Néanmoins, il voulait la cerner un peut plus. Aussi, il avait une surprise pour elle. En réalité, il savait bon nombre de chose. Parmis les deux cents victimes, il absorba l'ombre, l'âme et la mémoire d'anciens adeptes du temple Kinkou. C'est aussi de cette façon, que Yoruichi put tout connaitre du monde actuel.

"Et bien, je peux vous dire que vous et votre maître êtes plein d'ambitions. Fei. Je sais pour la destruction du temple, l'exil et le retour en force de Zed. En fait, pour faire court, je sais tout ce qu'il y a à savoir avant la conquête de la confrérie sur le temple."

Il finit sa première bouteille, et ouvrit la deuxième sans pour autant y toucher pour l'instant, posé à coté de lui, comme pour inviter la jeune Ninja, pour la mettre en confiance. Il allait ... presque, tout lui dire. Du moins, il allait parler par énigme, car même si elle en était digne, l'heure n'était pas à la vérité. Il rajusta son cache œil, et se le gratta, dos a la jeune femme, face au paysage. L'ayant ensuite remit sur son œil doré, il fixa Fei en tournant la tête.


"Dites moi, Fei. Que feriez vous si vous étiez libéré d'un sommeil de deux cents ans? Serviriez vous toujours votre maître, votre cause ? Vivriez vous votre vie, loin de votre passé ? Ou feriez vous en sorte, que l'on ne vous oublie jamais malgré deux cents ans d'attente?"

Il insistait à chaque fois sur ces "deux cents ans". Même les ninjas de l'ombre reculé ont dut entendre parler de ces événements. Même eux plus que tout autre personne. L'ordre à toujours su posséder un réseau d'information incomparable, ainsi que des contacts importants. Il a toujours été ainsi pendant un millénaire.

"Les réponses que je veux ne sont pas au sujet de l'ordre. Elles sont à votre sujet. Tous peuvent devenir ennemis, même si j'ai confiance au numéro deux de la confrérie. Je sens chaque membre de notre famille. Chaque ombres, chaque fragment de puissance. Je sais ou se trouve notre siège, notre maître en ce moment même. Et la deuxième plus grosse source d'énergie de l'ombre mis à part moi, se trouve ici."

Il la pointa du doigt, un sourire aux lèvres.
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 4:10






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

''Fei n'aimait pas son petit sourire. Elle est peut-être de nature sérieuse, mais il y avait des évènements où il était normal de s'abstenir de sourire comme un idiot. Une fois en hauteur, une impressionnante vue s'offrait aux deux individus. Personne ne semblait avoir remarqué leur présence sur les toits et même si cela se savait, ils n'oseraient certainement pas les déranger. Sous ses yeux s'étalaient les jolies plaines ioniennes, dont l'herbe se berçait au gré de la brise fraîche. Le lac se dispersait sur un vaste terrain et était bordé de cerisiers en fleur. En effet, la saison des cerisiers ioniens avait débuté depuis peu. Toutefois, elle se contenterait de la beauté du temple de l'Ordre des Ombres pour contempler la beauté que la nature pouvait leur offrir. L'étrange sorti une bouteille - par l'odeur elle devina qu'il s'agissait de bière - et la bu cul-sec. Son action lui arracha une expression dégoûtée qu'elle dissimula bien heureusement derrière son foulard, une mince barrière entre son visage et l'extérieur.

"Et bien, je peux vous dire que vous et votre maître êtes plein d'ambitions. Fei. Je sais pour la destruction du temple, l'exil et le retour en force de Zed. En fait, pour faire court, je sais tout ce qu'il y a à savoir avant la conquête de la confrérie sur le temple."

Fei baissa immédiatement ses yeux clairs vers lui, ses doigts se crispèrent sur le tissu fin des manches amples de sa tunique. La confrérie avait bel et bien des ambitions et son maître avait depuis longtemps commencer leurs plans pour neutraliser ceux qui ne poursuivraient pas la voie, la bonne, la vraie, celle des ombres. Elle n'apprécia pas qu'il parlait de son maître avec tant de familiarité, allant même jusqu'à prononcer son prénom, mais ce qu'elle détesta le plus, fut la mention de son vieux nom. Celui dont elle s'était débarrassée il y a fort longtemps. Hua Fei était décédée depuis longtemps, Lin était la jeune femme qui se tenant face à cet étranger. Elle fronça des sourcils, alertée par les connaissances que cet individu avait concernant l'ordre des Ombres, son maître... et elle.

-Vous vous trompez, fils des ombres, Hua Fei n'est plu, dit-elle froidement en détournant son regard, portant son attention dans un lointain plus beau que son passé impertinent. Mon nom est Lin.

Oui, elle avait adopté le prénom de Lin et s'était par ce nom que tout les membres du clan des ombres s'adressait à elle. Non seulement connaissait-il son identité du passé, mais il s'était aussi adressé à elle par son prénom. Elle ne lui pardonnerait pas cette familiarité d'aussi tôt. Il déposa sa première bouteille et en prit une deuxième, qu'il ouvrit, mais ne la toucha pas immédiatement. L'odeur de la bière lui titilla les narines et elle tourna la tête dans la direction opposée. Hua Fei n'aimait pas la bière.

"Dites moi, Fei. Que feriez vous si vous étiez libéré d'un sommeil de deux cents ans? Serviriez vous toujours votre maître, votre cause ? Vivriez vous votre vie, loin de votre passé ? Ou feriez vous en sorte, que l'on ne vous oublie jamais malgré deux cents ans d'attente?"

Sa question la surprit et le conserva le silence pendant quelques secondes. Un sommeil de deux cents ans. Cela faisait beaucoup de temps pour dormir, méditer... se reposer. Où cette homme voulait-il en venir en lui posant pareille question?

-Je ne vis que pour mon maître, si je devais disparaître, je ferais tout pour revenir dans le monde des conscients pour le servir, affirma finalement la jeune femme en se souvenant de la façon dont elle s'était presque jeté aux pieds de Zed, lui demandant de faire d'elle son disciple. Ma vie lui appartient.

«A pprenez moi la voie! Maître Zed, ou tuez moi où je me tiens », se remémora calmement la ninja en fermant les yeux.  Elle n'avait pas perdu la vie cette journée-là. Elle ne savait pas quels avaient été les processus mentaux de Zed à ce moment-là, mais il devait lui avoir trouvé une quelconque utilité ce jour-là, alors que la pluie commençait à s'abattre sur eux.

Toutefois, deux cents ans. Ils avaient beau être des guerriers de l'ombre, ils étaient tout de même des mortels, en proie à la mort comme tout les autres. Cet étranger, toutefois, dégageait une puissance et une sagesse vieille comme le monde malgré son sourire un peu bête, ces manières brusques et son comportement enjoué.

"Les réponses que je veux ne sont pas au sujet de l'ordre. Elles sont à votre sujet. Tous peuvent devenir ennemis, même si j'ai confiance au numéro deux de la confrérie. Je sens chaque membre de notre famille. Chaque ombres, chaque fragment de puissance. Je sais ou se trouve notre siège, notre maître en ce moment même. Et la deuxième plus grosse source d'énergie de l'ombre mis à part moi, se trouve ici."

«L e numéro deux », se répéta-t-elle intérieurement alors que son progrès lui revenant en force. Oui, elle était supposée être la plus forte après le maître Zed. Hua Fei n'était nul autre que son bras et il y avait, croyait-elle, plus d'un raison à cette décision prise par le maître. Elle se crispa à nouveau, si cet homme savait tout cela, cela signifiait qu'il possédait un grand et formidable pouvoir. Oui, elle pouvait sentir la présence de l'un des siens lorsqu'il était aux alentours, mais son sixième sens s'arrêta -là. Le temple était remarquablement éloigné et pourtant... Elle essaya de se faire croire qu'il lui mentait, mais le fils de l'ombre ne ressemblait pas à un menteur ou du moins, pas en ce moment.

-J'ai suivi les enseignements du maître, ma force est la sienne, répondit-elle avec un calme olympien. Toutefois, vous, fils de l'ombre, m'êtes encore qu'un étranger et vous connaissez pourtant tant de choses. Vous dites que mon maître est le vôtre et pourtant je ne vous ai jamais vu auparavant et je devine que vous n'avez jamais offert vos respects au maître actuel de notre ordre.

O ui, elle avait appuyé sur le mot «actuel». Beaucoup de ses paroles lui paraissaient bizarres et la laissait la jeune femme dans un état plutôt confus. Toutefois, cet homme ne devait pas parler pour ne rien dire. Aussi se permit-elle, de manière perspicace, à deviner qui il était, ce qu'il était.

-Vous savez que je suis celle représentant le maître lorsqu'il n'est pas en mesure de le faire lui-même, l'informa-t-elle sombrement. Vous possédez un nombre incalculable d'informations, fils de l'ombre, un don bien enviable.

Elle ferma les yeux un moment, inspira, puis les rouvrit subitement, toisant dangereusement l'individu assit un peu plus loin.

-Pourquoi avoir dormi aussi longtemps? elle serra les poings. Où étiez-vous donc lorsque le maître se retrouvait dans la confusion amère et dont la voie était rejetée par les ignorants. Votre pouvoir aurait été grandement désiré.

Un rictus amer déforma sa bouche close.

-Seriez-vous indigne, fils de l'ombre?


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Yoruichi and HuaFei

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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 4:11

Plus ils échangeaient, plus Yoruichi appréciait la façon de penser de son interlocutrice. Il était sure de la dévotion qu'elle portait au maître des ombres "actuel", comme elle le souligna. Lorsqu'il comprit qu'elle ne viendrait pas a ses cotés pour boire, il fut quelque peut déçue. Une fois les accusations finies, il s'accroupit, un genoux au sol, et modela un symbole avec son ombre au bout du toit. Il prit la bouteille encore pleine, et la vida devant cette réplique immatérielle d'un dragon. Il décida de révéler son histoire à la jeune femme. Le liquide se déversa le long du toit, puis Yoruichi posa la bouteille, avant de joindre ses mains, de fermer les yeux, et d'entamer à ce qui semblait une prière. Il s'agissait d'un chant pour les morts de la confrérie, surement tombé dans l'oubli au fil des ans. Montrer ce rituel devant une adepte, était le plus grand cadeau qu'il pouvait faire en signe d'amitié a Lin. Elle n'en aurait tout simplement pas encore conscience.

"Maître Otawara, que les ombres vous protègent, et que la mort de votre fardeau vous allège. La tradition vivra, la confrérie perdurera. Nos ennemis mourrons dans la lumière, et nous triompherons à la fin de cette ère."

L'ombre disparu lentement à la fin de ce chant, comme une sculpture qui se changeait progressivement en fumée. Il regarda le ciel, mélancolique, puis se retourna, le regard chargé d'une certaine colère suite aux accusations de Lin, de détermination et de transparence totale. La vérité serait dure à avaler, aussi, il allait y aller progressivement, afin qu'elle ne pense pas à un mensonge. Le vent se leva, et Yoruichi s'assit à nouveau, en tailleur devant elle. Cette fois, il l'invita à s'asseoir, mais de façon plus strict, comme un ordre auquel vous n’êtes pas forcé d'obéir, pour marqué la gravité des déclarations. Un nuage passait devant le soleil, et le vent se stoppa comme si l'ombre cherchait les deux protagonistes de cette scène.

"Je vais vous parler d'égal à égal, Lin. Mon histoire est longue, et vous paraîtra improbable, mais chaque fait est authentique. La prière que vous venez de me voir exécuter est en mémoire des maîtres disparus. Maître Otawara était le prédécesseur de Maître Zed."

Il marqua une pause théâtrale, et encra son regard dans le sien, sérieux et grave.

"Qui vécu et mourut il y a plus de deux cents ans. Maintenant Lin, avec vous entendu parler des récents événements partout en Runeterra? Ces deux cents morts, ainsi que le message laissé à Piltover?"

Il lui laissa assez de temps pour y réflechir, mais pas assez pour qu'elle puisse répondre. Si il répondait progressivement aux questions, la journée ne suffirait pas pour exposer toute son histoire. Néanmoins, il employa un ton qui affirmait la provenance de cette histoire : lui.

"Chaque mort représentait une année. Une année d'oublie des ombres, une année d'exil. Car ce pouvoir est millénaire. Il y a mille ans, les plus grands ninjas mirent aux point la technique des ombres, et peut de temps après, ces techniques furent bannis, à cause de leur trop grand pouvoir, mais pas seulement. Ils avaient peur de l'ambition qu'apportait ce pouvoir. "

Il se mit a rire, sachant que Lin le comprendrait. L'ambition est une des causes même de la présence de la confrérie des ombres. Il est leur principal carburant, leur sang.

"L'ordre cherchait un réceptacle et un protecteur, après avoir été renié de l'officialité. Leur choix se porta sur un un homme mourant, blessé au combat par une nation ennemie, capitaine de la garde de la principauté Ionienne."

Il retira sa chemise sans pudeur, pour laisser paraître des cicatrices littéralement géante. Un trou au niveau du foie, une balafre partant de l'épaule gauche jusqu'aux côtes flottante droite et gauche, et des dizaines d'autre plus petites. Il se rhabilla, pensant que cela suffisait comme explication sur ce fameux capitaine.

"Les mages d'ombres, disparut depuis le premier ordre, firent entrer le pouvoir des ombres en lui, en forte quantité. Il devint ainsi le gardien du maître des ombres. Et de la boite. Insufflé de magie en plus de ses pouvoirs, les mages le rendirent insensible aux dégâts du temps, afin de protéger toutes les générations de l'ombre. En revanche, ils ne prédirent pas la destruction totale de l'ordre. Aussi, lorsque la boîte, source de pouvoir de l'ombre est scellé, le gardien rentre en une sorte d'hibernation, jusqu’à ce que quelqu'un ouvre à nouveau la boîte. Il s'agit du cinquième cycle, et ces deux cents années sont les plus longues que j'ai eu à attendre avant de revenir. Le gardien à un autre rôle. Dévorer les ombres et les âmes des non initiés tombés au combat face aux adeptes, afin d'augmenter le pouvoir de tout l'ordre, obtenant leur force, et leurs connaissances."

Il avait essayé de faire au plus simple et court possible, laissant le maximum de détail de coté. Il observa la jeune femme, ne sachant quelle réaction elle allait adopter.
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 4:19






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

Lin recula de deux pas lorsqu'elle l'aperçu bouger. Il s'accroupit, sa main sur le toit, il se mit mouvoir sa main sur son ombre. Comme l'argile sous les doigts talentueux d'un sculpteur, l'ombre changea, se modela et prit la forme de ce qui devint rapidement la silhouette d'un dragon. Hua Fei observa la scène, intriguée ainsi que drôlement fascinée par ce qui se déroulait sous ses yeux. Visiblement, cet homme cachait plus d'un tour dans son sac. Il prit sa bouteille encore pleine et déversa son contenu sur l'ombre modelée.  L'individu joignit ensuite ses mains et des mots sous un ton monotone s'échappa de sa bouche. Il s'agissait d'un chant dont elle ne comprenait pas tout à fait le sens, mais qui ressemblait à une prière, cela elle en était certaine.

"Maître Otawara, que les ombres vous protègent, et que la mort de votre fardeau vous allège. La tradition vivra, la confrérie perdurera. Nos ennemis mourrons dans la lumière, et nous triompherons à la fin de cette ère."

«Maître... Otawara?» se répéta silencieusement la jeune femme qui ne pouvait détourner son attention de l'étranger et ce rituel auquel elle assistait. Elle sursauta en voyant l'ombre qui se mit tranquillement à se dissiper sous la forme d'une fumée. Quand l'homme se tourna finalement pour lui faire face, son expression enjouée avait disparu pour un visage plus sérieux, déterminé et chargé d'une certaine colère. Fei déglutit aussitôt et se laissa choisir à genoux avec une docilité dont elle faisait généralement preuve que devant son maître. Un vent léger se leva pour ensuite disparaître complètement en même qu'un nuage venait masquer le soleil. Elle sursauta, mais ne sourcilla pas sous le regard insistant du fils des ombres.

"Je vais vous parler d'égal à égal, Lin. Mon histoire est longue, et vous paraîtra improbable, mais chaque fait est authentique. La prière que vous venez de me voir exécuter est en mémoire des maîtres disparus. Maître Otawara était le prédécesseur de Maître Zed."

Le prédécesseur? Lin n'en cru pas ses oreilles, mais elle ne pouvait nier que tout poussait vers la vérité. Même si maître Zed avait découvert la boîte porteuse de tant de secrets au sujet de la voie des ombres, certains choses restaient nébuleuses, mystérieuses et incomplètes. Évidemment, le secret de leurs techniques interdites ne s'étaient pas créées toute seule et encore moins enfermées et dissimulées à la vue de tous par elles-mêmes. Des individus les avaient créés et d'autres les avaient cachés, les jugeant trop dangereuses ou trop injustes. Pareilles cachoteries n'étaient que le fruit de l'égoïsme de son maître précédent. Elle hocha bêtement la tête sous les dires de ce nouvel allié. Une pensée la traversa alors soudainement, pourquoi était-elle celle devant entendre tout cela? Son maître devrait être le premier au courant. Était-elle en train d'insulter Zed sans s'en rendre compte?

"Qui vécu et mourut il y a plus de deux cents ans. Maintenant Lin, avec vous entendu parler des récents événements partout en Runeterra? Ces deux cents morts, ainsi que le message laissé à Piltover?"

Oui, elle en avait entendu parlé, évidemment. Un tel massacre avait rapidement su se rendre à ses oreilles, elle qui était l'informatrice principale du clan. Toutefois, ces informations étaient confuses par la faute de recevoir plus de rumeurs que de faits. Une chose attira néanmoins son attention. Deux cents morts? Elle tiqua, il y avait quelque chose d'important qui tournait autour du nombre deux cents. Les lèvres de la kunoichi remuèrent brièvement, mais elle ne su pas quelle réponse donner. De toute façon, il ne lui laissa point le temps de formuler une réplique sensée.

"Chaque mort représentait une année. Une année d'oublie des ombres, une année d'exil. Car ce pouvoir est millénaire. Il y a mille ans, les plus grands ninjas mirent aux point la technique des ombres, et peu de temps après, ces techniques furent bannis, à cause de leur trop grand pouvoir, mais pas seulement. Ils avaient peur de l'ambition qu'apportait ce pouvoir. "

Ce pouvoir était en effet source d'ambition, mais il s'agissait d'une juste ambition. Toute ses années à combattre pour un équilibre qui ne leur apportait strictement rien.  Un équilibre qui avait fait d'elle la risée de tous alors que la coutume était supposée d'être accepter tous, avec leurs forces et leurs faiblesses. Quel mensonge! Maître Zed était celui qui connaissait la vraie voie et bientôt, il ne resterait absolument plus rien du clan Kinkou et tout ceux qui s'opposaient à leurs pratiques. Elle fronça des sourcils lorsque l'homme éclata d'un rire sonore.

"L'ordre cherchait un réceptacle et un protecteur, après avoir été renié de l'officialité. Leur choix se porta sur un homme mourant, blessé au combat par une nation ennemie, capitaine de la garde de la principauté Ionienne."

Un capitaine? Elle sursauta lorsqu'il se mit à retirer le haut de sa tenue, mais elle ne détourna pas la tête. Les cicatrices l'avaient toujours fasciné, émerveillé. Elle était une guerrière et les cicatrices faisaient partie de son quotidien. Là où certaines personnes éprouvaient du dégoût, elle appréciait. Les cicatrices étaient la preuve de vécu et de survie. Les plus forts étaient ceux qui survivaient après tout.

"Les mages d'ombres, disparut depuis le premier ordre, firent entrer le pouvoir des ombres en lui, en forte quantité. Il devint ainsi le gardien du maître des ombres. Et de la boite. Insufflé de magie en plus de ses pouvoirs, les mages le rendirent insensible aux dégâts du temps, afin de protéger toutes les générations de l'ombre. En revanche, ils ne prédirent pas la destruction totale de l'ordre. Aussi, lorsque la boîte, source de pouvoir de l'ombre est scellé, le gardien rentre en une sorte d'hibernation, jusqu’à ce que quelqu'un ouvre à nouveau la boîte. Il s'agit du cinquième cycle, et ces deux cents années sont les plus longues que j'ai eu à attendre avant de revenir. Le gardien à un autre rôle. Dévorer les ombres et les âmes des non initiés tombés au combat face aux adeptes, afin d'augmenter le pouvoir de tout l'ordre, obtenant leur force, et leurs connaissances."

Heureusement qu'elle portait son foulard, car son expression n'était pas très présentable. Une bouche entrouverte, les yeux brillants de curiosité. Elle ferma les yeux, enregistrant toute les informations qu'il venait de lui offrir aussi généreusement. Son maître devait être mis au courant et le plus tôt possible.

-Mon maître a trouvé la boîte, déclara-t-elle finalement. Puis le gardien apparaît, vous êtes le gardien!


Elle détourna son regard, baissant les yeux vers la foule qui fourmillait d'activités plus bas. Hua Fei était confuse et ne savait pas où se mettre. Devrait-elle croire tout ce que cet homme lui racontait? La technique qu'il avait démontré un peu plus tôt était tout à fait stupéfiante et régalerait certainement les envies ambitieuses de son maître. Toutefois... Elle n'arrivait pas à chasser cette sensation inconfortable qui la titillait depuis le début de leur entretien.

-Je dois partir, dit-elle soudainement en se levant. Elle avait assez traîné en ces lieux. Fei ne souhaitait que s'éloigner et informer son maître de cette étrange rencontre, de ces nouvelles informations dont la boîte n'avait su les renseigner.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 11:37

Il se sentait bien. Comme si un lourd poids venait de le quitter. Peu-être que parler de lui et de sa tâche a une consœur l'avait libéré, quelque part. Peu-être allait-il retrouver une famille, un but et une vie qui en valait la peine. Yoruichi ressentait l'étonnement de Lin, et il la comprenait. A sa place, il aurait aussi eu du mal à croire cette histoire. Lorsqu'il montra ses cicatrices comme preuve, il fut néanmoins gêné de la façon dont la jeune femme le dévisageait. Maintenant qu'il y pensait, en mille ans, il n'avait jamais été à l'aise avec les femmes. Il sentait bien que ses cicatrices l'intéressait, et il est vrai que chacune de ses traces de combats avaient leur histoire respective. Il remit sa chemise rapidement, se sentant bien plus à l'aise. A la fin de son monologue, la réaction ne se fit pas attendre, comme il l'avait prévu. Elle voulait retourner au siège des ombres, et informer son maître. Dans l'esprit du Gardien, la plupart du temps, ce ne sont pas des plans qui se fomentent, il improvise. Il fallait qu'il arrive avant la jeune femme au temple, ou du moins peut de temps après elle. Il sentait le maître donner un cours de masse, tout les élèves étaient dans un jardin, assez loin de l'entrée du temple. Il voulait tester tout les membres, avant de rencontrer le chef en lui même. Si il prévoyait bien son coup, Lin parlerait seule à seul avec Zed, et les aspirants de l'ombre rentreraient en premier. Il regarde la jeune femme et la salua respectueusement.

"Ainsi, je vous laissez retourner au Temple. J'imagine que c'est ce que vous vouliez faire, retourner voir le maître pour tout lui expliquer. Alors, selon ses directives, nous nous reverrons bientôt, sœur. Soyez prudentes en chemin. De mon coté, je dois me préparer à rencontrer Zed si il désire me voir. Les ombres vous protègent."

Il recula et sauta du toit, courant à travers la foule pour s'approcher de la forêt bordant la ville. Il allait couper par cet endroit pour atteindre le temple le plus vite possible, évitant un chemin direct pour ne pas croiser Lin, même si il sentait sa présence. Aucun risque donc. Tout devrait se dérouler comme prévu. La forêt laissait passer quelques rayons de soleil, tâchant l'herbe et la terre en certains endroits, révélant fleurs, lapins et autres détails de la vie qu'il commençait à retrouver. En plein chemin, il ferma les yeux brièvement pour se concentrer, et s'enfermer quelques secondes dans une bulle d'ombre. Il troqua sa tenue civile contre son armure de combat. Le colosse était de retour, courant à pas de géants vers le temple. Étonnement, il ne ralentissait pas, comme si l'armure n'exerçait aucune gêne sur son porteur. Puis, en arrivant dans une clairière, il aperçut l'édifice, imposant, majestueux, il ralentit, comme pour admirer la vue, puis se relança comme un forcené, doublant l'allure. Il tourna ensuite sur sa gauche, comme guidé, pour tourner à nouveau légèrement sur la droite. En sortie de forêt, il arriva devant le temple. Encore plus grand qu'il ne pensait, il fut émerveillé par le décor. Le silence régnait, un vent léger caressant les cerisiers, les arbres et l'herbe en un bruissement régulier et ensorcelant. Se forçant à sortir de ses rêveries, il se posta devant le portique marquant l'entrée du temple, devant un long escalier en bois. Il resta debout, fier sur ses appuis, sortant son immense Naginata, le maintenant fermement en posant le manche sur le sol, faisant faces aux aspirants qui commençaient à affluer. Les premiers furent surpris, et se mirent instantanément en position défensive. Le gardien, encore inconnu pour tous, prit la parole d'une voix puissante et grave.

"Apprentis. Aucun de vous ne passera tant que votre maître ne m'aura pas prouvé sa légitimité. Quiconque passera sans prouver sa valeur mourra."

Les apprentis chuchotèrent, se regardèrent, et tentèrent de le jauger. Soudain, trois disciples sautèrent sur le colosse, sortant tantôt d'ombres, ou attaquant de front. Yoruichi empoigna plus fermement son Naginata, et trancha l'air sur sa droite, avant de prendre une forte impulsion pour empaler celui qui lui faisait face. Le troisième sautait sur sa gauche, et Yoruichi leva la main gauche, empoignant le vide. Et pourtant, l’inité se tortillait en l'air, comme si on l'étouffait. Il le jeta au sol, l'épargnant, et le regarda. Puis, il fit tomber le disciple empalé, mort sur le coup devant lui. De sa main à nouveau libre, il la dirigea vers le cadavre sur sa droite, et le fit bouger, par on ne sait quel prodige, sans le toucher. Il entassa les deux corps, et, ria, avant de baisser la tête. Les ombres des deux victimes se transformaient en fumée, et se dirigèrent vers le casque du Samouraï. On ne pouvait percevoir son visage, le heaume ne laissant paraître que des ténèbres impénétrables. Il semblait se nourrir, avaler les ombres volatiles, jusqu'a ce qu'il n'en reste plus rien.

"Maintenant ! Fils des ombres ! Mourrez vous en fuyant ou attendant, ou mériterez vous votre vie en vous battant ?!"

Il leur lançait un ultimatum. Il n'avait pas bouger de sa position, marquant la faiblesse de ses adversaires. Soudain, les dizaines de disciples se jetèrent tour à tour sur l'homme en armure, qui laissa tomber son arme pour sortir deux katanas. Il parait aisément toutes les attaque lancés à son encontre, et même celles qui n'était pourtant pas à sa portée, par on ne sait quel prodige. En revanche, il ne tua personne, blessait tout au plus, mais jamais de façon grave, jusqu’à l'arrivée d'une sensation familière.
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 16:40






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
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''Ainsi, je vous laisse retourner au Temple. J'imagine que c'est ce que vous vouliez faire, retourner voir le maître pour tout lui expliquer. Alors, selon ses directives, nous nous reverrons bientôt, sœur. Soyez prudentes en chemin. De mon coté, je dois me préparer à rencontrer Zed si il désire me voir. Les ombres vous protègent."

Pour expliquer? Non, elle ne pourrait faire cela, l'informer, oui cela était possible. Si un gardien devait réellement apparaître lorsqu'un nouveau maître naissait, elle ne comprenait pas pourquoi il avait mis tant de temps avant de se faire connaître. Elle se détourna froidement, ne prenant même pas la peine de saluer convenablement son interlocuteur. Fei hésita cependant un instant, il souhaitait qu'elle soit prudente sur le chemin. La jeune femme ne se souvenait pas de la dernière fois où une personne lui avait dit une chose pareille. C'était plutôt lui que les ombres devraient protéger. Son impudence allait finir par le briser.

Lin inspira, puis bondit sur le toit à côté, puis le suivant. Rapidement, elle ne ressentait plus la présence du fils de l'ombre, mais c'est avec une rapidité stupéfiante qu'elle passa au-dessus du village sans se faire intercepter. Elle arriva finalement dans les bois, puis se déplaça en sautant sur les plus larges branches aux sommets des arbres. Fei accéléra avec force, un vitesse qui ne pouvait être atteinte que par u ninja durement entraîné. Lorsque l'imposante silhouette du temple apparut finalement à la cime de quelques arbres, elle se laissa enlacer par une ombre chaude et lorsqu'elle sortit de la brume noire, elle portait à nouveau sa tenue de combat. La jeune femme atterrit agilement sur le pavé fraîchement balayé menant à l'entrée principale du temple. Elle traversa le portail et se retrouva immédiatement parmi les siens. À sa gauche, certains disciples méditaient en silence et à sa droite, certains discutaient entre eux. Plus loin, dans un vaste espace, elle pouvait apercevoir les plus méticuleux qui tentaient d'améliorer leurs techniques. Sur son passage, on cessait ses activités, on se tournait vers elle et on inclinait respectueusement la tête.

Fei monta les marches de pierres qui menait au temple principale dans lequel son maître logeait et méditait au dernier étrange. Son corps gracile devint une brume noire et elle se téléporta immédiatement devant la porte du maître de l'Ordre. À peine essoufflée par l'effort qu'elle avait donné pour se rendre en ces lieux aussi rapidement, elle posa immédiatement un genou au sol et inclina cérémonieusement la tête. Même derrière le mur, elle pouvait sentir son imposante présence et son aura peser pernicieusement sur elle.

-Maître, ici Lin, dit-elle doucement même s'il devait savoir que c'était elle. Après tant d'années à se côtoyer, il n'aurait pas pu oublier son aura. Je viens au rapport.

Elle déglutit, inspira et expira doucement.

-Au cours de ma sortie routinière, maître, j'ai fais l'étrange découverte d'un fils de l'ombre qui clamait des informations dont la teneur a su me laisser confuse, souffla-t-elle, la tête baissée docilement vers le bois brossé du plancher. Je n'ai jamais vu cet individu, maître, il n'a encore jamais été parmi nous, mais il connaît nos techniques et certains rituels dont j'ignorais l'existence. Son coeur tambourina puissamment contre sa poitrine. Un certain rituel dont je crois que même vous, maître, ignorez... Pardonnez mon insolence!

Elle posa son deuxième genou à terre, la toujours baissée. Derrière la porte, elle cru sentir qu'elle avait piqué l'intérêt du maître, mais peut-être étais-ce seulement son imagination.

-Maître... j'ai aperçu votre prédécesseur, raconta finalement la kunoichi avant d'être immédiatement alertée par de l'agitation provenant de l'extérieur. Qu'est-ce...?

Lin se redressa subitement et ferma les yeux, portant son attention au-bas du temple où un affrontement avait lieu. Son sixième sens la renseigna sur les précieux élèves qui s'agglutinaient tous au même endroit face à... une ombre gigantesque. La kunoichi rouvrit subitement les yeux et tendit la même vers sa propre ombre. Ses lèvres remuèrent et formulèrent silencieusement une formule qu'elle connaissait par cœur et ont les mots étaient aujourd'hui inutiles à prononcer. Son ombre s'agita, se fit plus dense et un éclat lumineux attira immédiatement son regard. Son épée apparut aussitôt, flottant nonchalamment jusqu'à sa main et elle s'en saisit aussitôt.

-Pardonnez moi, maître, je dois m'occuper d'un impertinent qui ose apporter le désordre en ces lieux, mentionna-t-elle calmement avant de se téléporter à nouveau au rez-de-chaussée. À par de là, elle se déplaça à grande vitesse jusqu'à l'entrée, descendit à nouveau les marches de pierre jusqu'à arriver dans le dos d'un colosse en armure. Près de lui traînait deux cadavres fraîchement tués, du sang s'écoulait encore de leur corps inerte et tachait le pavé. « La mort attend ceux qui ne savent pas survivre » songea-t-elle froidement, ressentait à peine un semblant de regret devant les deux décès.

"Maintenant ! Fils des ombres ! Mourrez vous en fuyant ou attendant, ou mériterez vous votre vie en vous battant ?!"

L'individu laissa tomber son arme initiale, puis se défendit de ses nouveaux assaillants avec ses deux katana qui miroitaient dangereusement sous les rayons du soleil. C'est en fronçant des sourcils qu'elle s'approcha, son visage partiellement dissimulé sous son foulard, mais elle savait bien ce qui se donnait en spectacle sous ses yeux.

Profitant de l'élément de surprise, elle fit tournoyer son crochet dans les airs et l'envoya vers l'homme en armure. La lame courte entoura le poignet de l'assaillant et elle le força à se tourner vers elle. Son visage était dissimulée par le casque et le masque de son imposante armure, mais même s'il fut effrayant à première vue, cela ne l'empêcha pas de recueillir de précieuses informations. Son regard calculateur décela immédiatement les faiblesses probables de son armure. Hooked. Hua Fei se projeta immédiatement sur sa proie, lui mettant son pied au niveau du visage. Aussitôt qu'elle pu prendre un appui ferme contre son visage, elle se laissa bondir vers l'arrière, atterrissant agilement à quatre mètres devant lui. Son crochet revint à elle et un rictus ourla le coin de sa bouche. Son coup de pied avait peut-être été puissant, mais cela ne servait à rien d'utiliser sa chair contre une armure solide. Son corps n'avait été utilisé que pour tester la solidité et la fermeté de la protection que portait le géant. « Ses mains sont recouvertes d'un gantelet, mais le bout de ses doigts sont vulnérables, la même chose pour ses yeux » pensa-t-elle calmement. Un parfait assassin savait déceler les faiblesses d'une armure.

-Vous avez bien du culot d'arriver ici et faire comme si l'endroit vous appartenais, commenta-t-elle sombrement tout en s'approchant dangereusement de lui, son épée fermement en main. Aux dernières nouvelles, j'étais celle qui décidais de la valeur de mes frères et sœurs, évidemment, le maître est toujours celui qui possède le dernier mot.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 17:55

Il l'avait sentit, mais il ne pensait pas qu'elle serait si rapide. Agrippé, il se laissa tirer et frapper sous l'effet de surprise. Une fois qu'elle retomba au sol, il craqua sa nuque avec insistance des deux cotés, et pointa les deux deux cadavres du doigt. Enfin, il rattrapa le troisième des premiers assaillants, par le cou, et le regarda. Il commençait à dévorer son ombre et son âme, le vidant peut a peut de toute trace de vie en lui. Une fois terminé, il jeta le corps sans vie au pieds des autres élèves, se jetant sur lui pour tenter de le sauver. Il se tourna ensuite vers Lin, qui lui faisait toujours face, le jaugeant. Il sourit, et la regarde avec insistance, son œil unique visible, l'autre caché par son cache œil. Il rengaina ses deux katanas pour prendre son Chigiriki et le faire tournoyer. Le soleil était derrière Yoruichi, et il allait en tirer profit bien assez tôt. C'était à son tour de tester Lin, en situation de combat, et plus seulement mentalement. Il était curieux, vraiment. Sa tenue de combat était typiquement celle d'un assassin, légère et souple. En général, un seul coup puissant peut en finir, mais leur agilité est sans pareille.. Sans compter les multiples techniques que les ombres peuvent apporter. Néanmoins, la sienne était unique. D'un coup, il fit tournoyer rapidement son arme et lança la chaîne et le poids vers Lin. Volontairement, la chaîne visait le bras de la jeune femme, mais elle n'eu aucun mal a esquiver. Il imaginait la combattante rire du jet pitoyable, préparant sa contre attaque.. Au lieu de cela, il arborait un sourire carnassier lorsqu'il vit la jeune femme se stopper net, bloquée dans son élan. La chaîne s'était enroulé autour du vide, quelques centimètres a coté de l'adepte des ombres. Il lui laissa quelques secondes, inclinant la tête sur le coté en riant. Il tira du plus fort qu'il pouvait, faisant voler Lin vers lui. Il se décala et la laissa tomber au sol et glisser sur quelques mètres. Il reprit la chaîne de son arme et la fit tourner avec quelques petits mouvements de poignets, en marchant autour de la jeune femme, en train de se relever. Il allait maintenant continuer à tester sa psychologie.

"Tu apprendras qu'il est des choses que ton maître ignore, initiée. Aussi, ceux qui ne pensent qu'a eux et non à l'ordre ne méritent pas les enseignements de l'ombre. Ces trois couards sont dans ce cas, et ils n'auraient pas hésiter à sacrifier des frères et sœurs des ombres pour leur but final. Et voie tu, femme, ce comportement est prohibé. Maintenant, essaie de me toucher."

Les élèves, après un long silence suite a la chute de Fei, l'acclamèrent tous ensemble, tous réunit derrière elle. Que de souvenirs.. Une vrai cohésion. Des frères et des sœurs. Il souffrait de devoir tous les tester de cette manière, mais les trois qui étaient morts ne valaient pas la peine que se donnaient Lin et le maître actuel. D'ailleurs, il commençait à s'impatienter, même si "jouer" avec Lin l'intéressait beaucoup. Yoruichi allait utiliser son ombre pour la bloquer, comme une force invisible l'entravant. Il se demandait en combien de temps quelqu'un comprendrait le pouvoir du gardien.
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Lun 25 Aoû - 20:47






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La Kunoichi observa le visiteur se craquer la nuque comme s'il se préparait à devenir sérieux. Elle fronça brièvement des sourcils en le voyant désigner, par la suite, les deux cadavres des disciples malchanceux. Peu après, il agrippa un troisième élève par la gorge et le fixa intensément pendant quelques secondes. Pendant ce temps, l'ombre du garçon se faufila jusqu'à l'étranger, son agitation cessa, ses pieds ne bougèrent plus dans le vide. Fei déglutit péniblement alors qu'il lançait le corps inerte du disciple vers les autres élèves tel un vieux chiffon. Les disciples abasourdis se jetèrent immédiatement sur le corps sans vie de leur frère, mais il était déjà trop tard. Il ne faisait plus partie du monde des mortels. La jeune femme eu un mouvement de recul lorsque le géant en armure se tourna subitement vers elle. Son aura était terrifiante, son énergie fascinante.

Hua Fei recula à nouveau d'un pas prudent lorsqu'elle le vit se saisir de son chigiriki pour le faire tournoyer habilement dans les airs. Elle plissa les yeux, le soleil la dardant de ses chauds rayons, lui conférant ainsi un désavantage certain au niveau de la vision. Quelques secondes s'écoulèrent, puis il lança prestement son arme vers elle. Le tir était pitoyable, indigne de la véritable force qui devait habiter ce colosse, mais son réflexe fut tout de même d'esquiver l'objet avec une vitesse stupéfiante.

La kunoichi souhaita riposter, c'était le moment après tout mais. Elle s'arrêta subitement, comme si quelque chose la retenait, mais quoi. Elle tourna prudemment sa tête vers l'arrière et vit avec horreur la chaîne enroulée autour du vide. Un rire sonore éclata et elle reporta immédiatement son attention sur son adversaire qui riait, tête incliné sur le côté. Il semblait fortement satisfait de la situation, mais elle ne l'était pas. Fei sentit ensuite qu'on la tirait, et malgré ses pieds fermement encrés dans le sol, elle sentit celui-ci se dérober rapidement. Elle hoqueta de surprise alors qu'elle quittait le sol pour s'élancer contre son gré vers son assaillant qui ne fit que se décaler pour lui faire manger littéralement la poussière. Connaissant l'art de tomber, elle n'eu pas de mal à amortir sa chute, positionnant habilement son corps de manière à avoir le moins de dégâts possibles. La jeune femme sentit tout de même quelques brûlures au niveau de ses mains dû au pavé chaud.

Fei ne laissa à partir le plaisir de la voir par terre et se redressa sans attendre, chancelant brièvement sur ses jambes. Sous sa chute, elle s'était mordu la lèvre et elle pouvait goûter le sang qui glissait sur sa langue. Elle ne s'était pas attendu à cette attaque. Son insouciance aurait pu causer sa perte, elle méditerait sur cette faiblesse plus tard pour y remédier. La sueur perla sur sa tempe et ruissela jusqu'à sa nuque, pourtant elle frissonna. D'extase ou d'anticipation, cela restait encore à voir.

"Tu apprendras qu'il est des choses que ton maître ignore, initiée. Aussi, ceux qui ne pensent qu'a eux et non à l'ordre ne méritent pas les enseignements de l'ombre. Ces trois couards sont dans ce cas, et ils n'auraient pas hésiter à sacrifier des frères et sœurs des ombres pour leur but final. Et voie tu, femme, ce comportement est prohibé. Maintenant, essaie de me toucher."

Il se mit à lui tourner autour, tel un vautour autour d'une carcasse, mais elle ne sourcilla pas. Les élèves étaient restés silencieux pendant sa chute, mais ils se mirent à l'acclamer dès qu'elle fut à nouveau sur ses pieds. Elle ferma les yeux un moment, à une certaine époque, personne ne se serait lever pour elle ou encore pour la féliciter pour un quelconque exploit de sa part. Hua Fei n'était plus, aujourd'hui elle était Lin, le bras droit du maître Zed. La kunoichi rouvrit subitement les yeux, animée d'une fougue nouvelle.

«Ninpō...» marmonna la jeune femme alors que de silhouettes ténébreuses se séparaient de son corps. Leur forme imitait celle de la brume, mais était aussi obscure que la nuit elle-même. Les techniques interdites sont souvent les plus fortes, disait-on.

Le bout de son épée était juste là, à quelques centimètres de son visage, près à percer son œil à découvert et à empaler sa tête sur la lame, mais elle n'atteindrait son mystérieux visage. Fei était juste là, à flotter bêtement dans le vide comme si on la retenait de force. Une force invisible, oui. Ses doigts se crispèrent sur la garde de son épée, son crochet pendait nonchalamment dans le vide. Fei haleta, elle ne pouvait accepter de ne pas pouvoir le toucher.

PElle secoua ses pieds dans le vide, souhaitant se défaire de cette emprise. Puis, de la même façon qu'il s'était débarrassé d'un cadavre avant leur affrontement, elle se sentit repousser vers l'arrière avec une impressionnante force. Son dos tomba lourdment sur le sol dur et elle tourna sur elle-même à quelques reprises, la poussière pénétra dans ses narines, puis dans sa bouche entreverte. Elle avala un mélange de sang, de poussière et de salive et toussa sur le coup. Ses yeux demeuraient calmes, mais porteurs d'une lueur frustrée. Elle se sentait drôlement épuisée et sa frustration l'empêchait de penser clairement. Si elle continuait à s'acharner inutilement sur lui, elle s'enfoncerait elle-même dans l'humiliation.

Un ange passa pendant qu'elle examinait à nouveau son adversaire dans son imposante armure. Elle fit un pas vers l'avant, mais s'arrêta au moment où elle sentit une douleur au niveau de sa cheville. «Bordel...» Elle planta sèchement son épée dans le sol avant de s'appuyer discrètement dessus. La kunoichi essuya la sueur qui perlait sur son front d'une main et soupira tout en replaçant quelques mèches plaquées sur ses joues rougies par l'effort.

Elle... n'était pas assez forte, semblait-il. Hua Fei était toujours là, apparamment. Elle baissa docilement les yeux, ses doigts se crispèrent sur le garde de son épée. La jeune femme chancella brièvement et c'est avec un orgueil saignant qu'elle posa finalement un genou à terre. Quelques murmures s'élevaient dans son dos, les disciples semblaient choqués. Il avait bien le droit. Le bras droit du maître Zed baissa honteusement la tête en soupirant.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Sam 30 Aoû - 14:45


Eparses fils vernissés, le vent chahutait le cirque se déroulant dans la chevelure folâtre, le minois épanché et lorgnant les prunelles amères de l'incarnation de la Noirceur, dérobant à son ouïe moqueuse les vulgaires et mièvres notes pianotées par les disciples et un intrus. Dans sa psyché de l’âtre spirituel, miroitant en ses iris spectraux, dont le brasillement babillard assombrissait l’éclat déjà si insipide et reflétait que de labiles souvenirs. Les orbes de la Lune vinrent mirer la lame fatalement effilée qui claquait en une pudique chatterie la pelisse clairsemée d'andrinople. Baignée en cette alcôve enluminée, la silhouette vaporeuse s’éludait en une fallacieuse rêverie, comme si le monde alentour n’offrait nulle importance à ses œillades blasées. Ses pensées stridulaient tel un flot intarissable de quêtes, de bénignités avares et de vénales ambitions que nul homme sur terre ne pouvait concevoir en sa misérable trivialité.

Ses lippes ne feignaient point de se mouvoir tant le mutisme lui seyait à merveille, enclavant cette funeste vénusté en des traits tréfilés, si blandices dans leur superbe rubanée d’un rictus tout à la fois affable et fielleux. Qui s’enhardissait de cerner les sinueux concetto de ce Maître ? Nulle créature. La League avait su piquer cette gloriole, prophétisant des souhaits jusqu’alors latents en son moi profond, Zed perçut les pétales exquis d’un avenir tel qu’il l’érigeait lui-même. Désormais défunte, l'arène avait été son araignée de l'ombre, tissant des liens pour son Ordre. Il était temps de profiter du Chaos ambiant de Valoran. Quelqu'un avait visiblement l'audace d'avoir fait le premier pas, piquant sa méditation, le tirant de son recroquevillement dans l'Ombre, dans l'oeuvre matrimoniale du mariage avec les ténèbres. Le Démiurge de l'Ombre demeura raide, pas un plis ne froissant sa gigantale Majesté, avant que son sybarite vassal confronte ses mirettes aux siennes, apparaissant tel un tableau se décrochant du mur, expulsé de l'obscurité de la pièce.

« Maître... »

Avertissement interrompu par un claquement de doigt. Mansuétude en prodrome. Le disciple se retira. Certes … Il résidait tant de choses dénuées de réponses. Tant de choses enfouies, occultées aux yeux de tous et assoupies, n’espérant en leur sein qu’un baiser du Léthé. Tant de choses, vestiges de la chimérique, crevant de râles aliénés les pourtours nébuleux de ses desseins. Certes … Il y avait autre chose. Ce désir d’anéantir quiconque se dressant sur son chemin. D’annihiler perfidement les breloques pitoyables d’une existence d’erratique. Cette soif d'embrasser la toile de sa destinée, de la façonner à sa guise sans qu'elle ne cédât entre ses phalanges vernissées. La menotte pirouettait sous ses iris cinabres jusqu'à ce qu'elles fusassent vers l'étole. Zed, de ses foulures alcyoniennes, glissait vers l'Antre de l'obscurantisme, son Antre, se révélant inéluctablement à l'oeillade bilieuse du Temple. Ajustant son domino, Masque valsant, enjôlant les lambeaux méandreux d'une vivace volition inaltérable. L'Ombre balayait les volutes poussiéreuses avec caprice, se repaîtrait avec liesse de cette vénale supériorité jusqu'à ce qu'il ; silhouette charbonneuse vinsse outrager sa superbe. La chaloupe éolienne, ses pieds légers foulaient les lambris vernissés avec lenteur, son ombre coulait avec l'arrogance faussement ingénue de ces êtres nimbés de mystères. Ses menottes ivoirines épousèrent les vernissures de l'accès à la salle d'où ce bastringue prenait son Yggdrasil. Enfin, pénétrant en son lieu de culte, les foulées se figèrent, glissèrent d'une lenteur hyperbolée jusqu'à la rembarde boisée. Les finaudes phalanges vinrent pirouetter le long du bois lustré, puis comme abusé de quelques fugaces songeries, Zed s'y accouda, ses bras éburnés accompagnant son élan. Aucun mouvements de maîtrise en perspectives. Le silence en disait long sur le statut de ce nouvel Orateur dans la Comédie.

Le Monarque attarda son regard durant une durée pour le moins étendue, traduite par trois secondes vers sa protégée, aux portes de l'agonie mentale, avant de poursuivre son scan des planches théâtrales jouant une représentation non programmée par ses soins. Ses lèvres se plissaient intarissablement en un ris complaisant. Et pourtant, en son fort intérieur, il souriait réellement. Non pas qu'il fût jovial à l'idée de contempler le supplice à venir de la Demoiselle, mais cet entrefaite signé de l'esprit matois embaumait ses schèmes de félicité. Un bruissement feutré l'extirpa de cette languissante torpeur, les fines paupières papillonnaient imperceptiblement à travers le masque. Le minois dodelina, une oeillade distraite fusant vers le papillon perturbateur voletant à une infime distance de ses pommettes.

« Un. Un seul, Feï ? »

Souffla-t-il en un chuchotis mielleux avant qu'un soupir achève cette euphonie. Quelle déception. Un mal-être fébrile rongeant sa psychologie était palpable. Cette proximité avec un sentiment agréable rendant une vie plus facile le rendait malade. Et dans un sens cela lui provoque une transe. Il n'entend plus rien, hormis les battements irréguliers de son palpitant qui bat à tout rompre dans sa poitrine et le souffle rauque qu'il émet en tentant de calmer peu à peu sa respiration agitée. Les songes dans l'infini, le regard tourné vers l'inconnu. Ses pupilles vitreuses scrutant le néant continuel perpétuant sur son champ de vision. Iris bercés par les doux rayons d'obscurité ambiant, presque reposant sur l'entièreté de son corps. Nonobstant l'existence du monde, seul son enthousiasme impulsif le plongeant dans sa musique. Un sourire spontané mais éphémère se dessina sur ses lippes, malgré le moulage voilant son faciès, l'étirement de ses lippes était palpable. Combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'un ninja d'un autre clan est l'audace de s'infiltrer dans l'antre où le démon tient le sceptre de la cendre. Brisant le crédo du silence :

« Es-tu là pour embrasser ou succomber aux ténèbres ? Parles. »

L'atonie de son timbre sévère était d'une déterminante limpidité. Par bien des points, les fascinantes volutes que pouvait percevoir le Maître de l'Ombre brillaient d'une saisissante ressemblance avec son propre flux. Toutefois, les différences ne trompaient point et leur succession finissait de les distinguer comme jumelés. Tout les rassemblait, à la fois semblables et opposés, meurtre ou sympathie paraissaient être les restrictions définies des solutions proposées alors qu'était établie la soudaineté d'une rencontre. Tout deux étaient les soldats d'une impérissable guerre égarés du chemin du front. Pour autant, étaient-ils exemptés d'y contribuer d'un feu nourri ? Seul le dialogue saurait leur apporter les réponses convoitées, alors qu'au creux des doigts de l'entre-deux pouvait à tout instant jaillir la véhémence d'une fin si l'agressivité était la seule réponse fournie à sa neutre demande.

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Je vous laisse clôturer à votre guise. Libre à vous de faire interagir mon personnage. Mais je vois pas l'intérêt à ce que je reposte pour faire du bis repetita.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Mar 2 Sep - 0:19

Cette sensation. C'est si étrange. Il n'en trouvait plus le nom, mais c'était... Exquis. Ce cœur qui bat, ce sang qui circule avec tant d'intensités, sa en deviendrait presque une drogue. Non. C'est plus qu'une drogue. Une maladie. Le virus de la vie. Il se sentait vivant. Cette goûte de sueur qui parait de sa tempe, et qui coulait dans son cou, un détail aussi insignifiant chez les autres que majeur chez le revenant. Sa température grimpait en flèche, comme une euphorie passagère. Une sensation d'extase, devant cette lame a quelques centimètres de son œil. Il savait qu'il était hors de danger, qu'elle ne pourrait l'atteindre, mais il examina la lame avec insistance, puis la femme qui la tenait avec admiration. Acharnée, déterminée, avec une lueur au départ meurtrière dans le regard, s'estompant au fur et a mesure en un triste désespoir et une haine envers elle même. Il était déçue, se sentait même triste de ne plus voir cette aura guerrière et sanglante brûler au fond d'elle. C'était... intriguant, et attirant. Malheureusement, cette combativité était maintenant inexistante, elle avait abandonné. Tout comme l'espoir de gagner qui habitait Lin, la passion dévorante qu'éprouvait Yoruichi envers la Kunoichi s'était évaporé lorsqu'il la jeta au sol avec violence. Un mélange de pitié et de compassion se mêlait dans l'esprit du Gardien. Il connaissait ce sentiment d'impuissance, de frustration. Il savait aussi, que seul ce sentiment pouvait faire avancer a grand pas les compétences des plus acharnés. C'est à cette pensée qu'une lueur s'alluma dans le regard du samouraï. Elle allait devenir quelqu'un de puissant. Il le savait. Elle l'intriguait, de plus en plus. Quelques secondes passèrent, et une forme abstraite sortait du sol. L'aura de puissance qui était présente au sommet du temple avait disparu l'espace de quelques secondes, pour revenir goutte a goutte entre lui et les disciples en plein désarroi. Enfin. Le "Maître" faisait honneur de sa présence. Tel un avatar des ombres, il se dressait, fièrement, au regard de tous. Belle entrée. Très théâtrale. Et surtout, très attendue.  Le visage masqué, arborant un rouge ardent et un noir sombre, le guide des ombres lançait une bravache à son bras droit, l'accusant de n'avoir été battu que par un seul ennemi. Du moins, c'est ce que l'évidence souhaitait montrer. Était-ce un reproche ? Une provocation ? Lui l'aurait prit comme un défi, une deuxième chance. Mais comment la jeune femme allait-elle ressentir cette bravache blessante? Sur le moment, le colosse n'en avait que faire. Une bourrasque souffla quelques fleurs de cerisier, agrémentant la scène de spectacle d'un effet visuel improvisé. Malgres le souffle et la densité des végétaux, Yoruichi ne quittait pas son regard du Ninja. Il était puissant. Très puissant. Mais il avait déjà ressentit bien plus. Mais jamais... Jamais un aussi grand potentiel. L'aura de puissance écrasante qui échappait le masqué faisait rêver Yoruichi. L'ère des ombres.. Elle était à leur portée.


« Es-tu là pour embrasser ou succomber aux ténèbres ? Parles. »

Un rire de géant, gargantuesque emplissait toute la zone du temple. Provoquant et amusé, Yoruichi rangea ses katanas et ramassa son Naginata. Il pointa Lin du bout de son arme, sans quitter Zed du regard. Le regard chargé de questions, de désir et de détermination, il pointa ensuite son instrument de meurtre sur les cadavres des élèves envoyés dans l'au delà quelques minutes plus tôt. Comme pour cloturer une chorégraphie, le samouraï pointa son Naginata vers Zed, dans un mouvement qui fendit l'air, avec un bruit bien distinct. Des gouttes commençaient à couler de la lame de son arme, des gouttes noires, qui une fois tombés, éclaboussaient l'air. Une fine fumée se formait à chaque impact, disparaissant aussitôt, renouvelés par chaque gouttes.  

"Pour poser une question de ce genre, tu es soi idiot, soi joueur. Tu le sais très bien. Tu le sens. J'ai déjà embrassé les ténèbres. J'ai même connu peut-être plus que tu n'en connaitras jamais. Tu n'es pas le premier. Et je ne souhaite qu'une chose. Que tu sois le dernier."

Suite a ces mots, il se rua sur la cible en face de lui, ce Maître encore inaccompli à ses yeux, qui devait prouver sa force. Il était déjà un peut fatigué suite aux assauts répétés des disciples, mais il voulait provoquer le maître actuel, et connaitre son plein potentiel. Il voulait gouter la haine, la rage et la puissance du cinquième cycle. Son estoc de Naginata finit dans un arbre, transperçant une ombre immatérielle dans un rire résonnant, qui cette fois n'était pas le sien. Yoruichi eut à peine le temps de se retourner qu'une autre ombre se trouvait dans son dos, en plus de celle qu'il avait transpercé. Puis une douleur fulgurante dans le mollet, dans la poitrine et le dos. Se fut le tour du torse et du tiba ainsi que de l'épaule de se faire transpercer. L’armure amortissait au départ, mais très vite, les lames attaquaient le corps entier. Il savait qu'il allait devoir encaisser jusqu’à la fin de la tempete. Il utilisait plusieurs ombres à la fois. Prodigieux. Il était déjà  difficile de matérialiser une ombre entière, ainsi que de la rendre vivante, mais plusieurs. Yoruichi souriait, comme admiratif, alors qu'il subissait encore et toujours des assauts répétés. Une fois que le dernier coup de cet enchainement qui paraissait une éternité, il dégaina ses deux katanas, et se retourna pour armer un coup. Il se stoppa net, vomissant une quantité de sang humainement impossible pour certains. Quelque chose avait explosé en lui, et avait rendu toute la douleur éprouvé en un seul instant. Plus que physique, cette douleur aurait pu rendre fou n'importe quel homme, si il y avait survécu. Des plaies béantes sur tout le corps, des pièces d'armure entières tombant du corps de Yoruichi, il tituba et se redressa, fièrement devant Zed. Il était un maître qui en valait la peine. Oui. Il en était maintenant sure. Ses bras nus et couverts de sang et de cicatrices ouvertes, il retira son casque, laissant paraitre un coup meurtrit en surface, et une bouche ensanglanté. La pointe des cheveux baignait dans le liquide écarlate. Il essuya ses lèvres, et posa un genoux à terre. Mais, ce n'était pas un signe de soumission, suite à une défaite. Non. C'était un signe de soumission, honorifique, glorieux, d'un servant à son propriétaire, d'un protecteur a son protégé.  

"Les ombres vous protègent"
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Mar 2 Sep - 6:34






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

Lin avait à peine baissé la tête, à peine annoncé sa défaite cuisante par ce simple geste et le maître apparut. Un silence incertain tomba sur la foule qui s'était amassée autour du terrain d'affrontement improvisé. Ses doigts tremblèrent brièvement sur la garde son épée avant de se crisper furieusement sur le métal chauffé par le soleil. Elle déglutit un mélange de sang et de salive. Ses yeux se levèrent momentanément vers le maître avant de se fixer immédiatement au sol. Sa honte était trop grande pour qu'elle ose à nouveau lever la tête fièrement vers lui. La kunoichi se mordit la lèvre inférieure. Puis, la voix de Zed tonna d'un ton qu'elle connaissait bien. Une voix qu'elle avait apprit à craindre, à apprécier et à détester à sa façon.

« Un. Un seul, Feï ? » souffla le maître mielleusement.

Son expression resta de marbre, il valait bien conserver un stoïcisme royal lorsqu'il était temps d'affronter le maître. Elle ne voulait pas lui donner le plaisir de la déchiffrer comme il l'avait fait autrefois. Si elle ne pouvait deviner ses pensées, la kunoichi ne lui donnerait pas le loisir de le faire avec les siennes. Toutefois, ces quelques mots eurent tôt fait de tourner la lame dans la plaie, ajouter de l'huile sur le feu et elle se mordilla furieusement la lèvre, son visage à moitié dissimulé derrière son foulard. Fei baissa docilement la tête.

-Je suis une disciple ignorante, je n'étais pas apte à vaincre mon assaillant, répondit calmement la jeune femme en adressant un regard mauvais vers le colosse en armure. Je méditerai... sur ma défaite.

Son visage s'effaça alors sous sa franche qui en dissimulait une grande partie lorsqu'elle baissait la tête en signe de soumission. Autrefois, le maître était le seul dont la force était suffisante pour la mettre à terre, la faire saigner comme jamais. Elle s'efforçait de s'entraîner en solitaire, afin de dissimuler ses propres progrès et ses propres forces aux autres membres du clan des Ombres afin que ceux-ci ne connaissent aucun moyen de la défaire. Son pouvoir grandirait, avec le temps, mais jamais elle ne deviendrait le numéro trois. Être seconde à la suite du maître est le seul rang qu'elle désirait, la seule place que son orgueil si blessé par le passé acceptait. La voilà maintenant qui sombrait à la vue de tous.

« Es-tu là pour embrasser ou succomber aux ténèbres ? Parles. »

Un rire grave et gargantuesque fendit l'air, provenant de nul autre que le géant en armure. La jeune femme fronça des sourcils en dirigeant son attention vers lui. Comment osait-il rire en présence du maître? Celui rangea tranquillement ses deux katanas aiguisés et se saisit de son gigantesque naginata. Sa pose et son maintien lui donnait une certaine prestance qui la fascinait... juste un peu. Il dégageait une terrible puissance et un mystère qui la laissait intriguée. Il fit glisser le bout de son arme vers la pile de cadavre qui traînait à côté et la pointa ensuite vers Zed, une calme et sinistre menace à son égard. On ne pointait pas bêtement son arme vers le maître sans s'attendre à des représailles de la part de celui-ci. De la lame de son arme tombait quelques gouttes noires qui partaient en fumée dès qu'elles touchaient le sol. La jeune femme observa le spectacle en silence, incertaine de la suite.

"Pour poser une question de ce genre, tu es soi idiot, soi joueur. Tu le sais très bien. Tu le sens. J'ai déjà embrassé les ténèbres. J'ai même connu peut-être plus que tu n'en connaitras jamais. Tu n'es pas le premier. Et je ne souhaite qu'une chose. Que tu sois le dernier."

Elle sursauta lorsque celui-ci se rua soudainement vers le maître des Ombres. Son corps s'enveloppa immédiatement d'une brume noire et se téléporta à quelques pas de là, parmi les disciples qui observèrent attentivement le combat qui débutait. L'arme du colosse s'abattit avec force, mais se planta férocement dans l'écorce d'un arbre. Son attaque n'avait atteint qu'une silhouette sombre et vide de toute substance vitale. Le maître n'était pas en face de lui, quelle belle surprise n'est-ce pas? Le géant n'était cependant pas un sot, il semblait clairement connaître ce qui allait suivre et encaissa les coups sans vraiment rechigner. Le talent du maître s'abattit sur lui avec force et une maîtrise qui lui était propre.

Impressionnée par la résistance du géant, Hua Fei admira la scène de loin et en silence. Les chuchotements des disciples l'agressèrent, mais elle leur laissa la permission de jaser entre eux. Au moins, cela retirait leur attention de son horrible défaite. Lorsque le maître eut terminé de dévoilé son incroyable talent, le colosse abandonna son naginata et se tourna tout en s'armant de ses deux épées. Toutefois, son élan s'arrêta subitement, même de loin, elle l'entendit déglutir et du sang s'échappa de sa bouche en une quantité inhumaine. Il avait... survécu. «Monstre» songea sombrement la kunoichi qui se redressa enfin tout en évitant de s'appuyer sur sa cheville douloureuse.

Les voix autour d'elle s'arrêtent finalement, tous semblaient stupéfait que l'intrus tenait encore debout après avoir amasser l'enchaînement de pareilles attaques. Personne ne survivait la violence du maître, à moins que celui-ci ne se retint, ce dont Hua Fei douta pertinemment. Quoique... il était impossible de savoir les processus mentaux de celui-ci.

Des pièces d'armures se détachèrent du corps de leur invité inopportun. Ses vêtements étaient souillés de noir et de pourpre et les quelques brins de chair à l'air libre saignaient abondamment. Un humain normal n'aurait jamais survécu à cet assaut, non, jamais. Fei s'approcha prudemment. Il retira son casque et elle ne fut absolument pas surprise de découvrir son visage familier. Dégoutée, elle le toisa avec insistance, avec le genre de regard qui disait «je vais t'égorger dans ton sommeil». N'était-ce pas sa spécialité, égorger les gens qui s'y attendaient le moins? Le reste de son armure disparue en fumée et elle s'approcha prudemment des deux individus, restant à une distance respectable de Zed.

L'intrus posa finalement un genou à terre, docile, respectueux, un salut d'un gardien à l'objet de sa protection ou dans ce cas, le maître. «Le gardien» pensa la kunoichi qui le fixait de loin, toujours des envies de meurtre flottant dans sa tête. Oh oui, elle en avait envie...

"Les ombres vous protègent"

«Que les ombres te protègent toi, gardien », pensa froidement Hua Fei à la suite de ses paroles emplit de respect et d'un honneur qui la rendait malade. Pourquoi se sentait-elle ainsi? Ils n'étaient pas si différents. Elle réservait un respect tout à fait identique au maître et le servait diligemment, ne souhaitait que la réussite de ses projets et son bien-être.


-Trouve lui une résidence et soigne ses blessures, Fei.

Ses poings se refermèrent sur eux-mêmes avec une force furieuse. Ses lèvres se déformèrent pour former un sourire emplit d'une amertume qu'elle connaissait assez bien. «Vous vous foutez de ma gueule, maître, jamais, JAMAIS!» Comme s'il avait entendu le court de ses pensées, il poursuivit sur le même ton mielleux qui n'était propre qu'à lui.

-C'est un ordre.

Docile comme elle l'était, Lin inclina légèrement la tête et accepta ses ordres, marmonnant un bref «oui», ni plus ni moins, car elle n'aurait aucun plaisir à accomplir cette tâche. Zed la connaissait assez pour qu'elle se dise que son ordre était plus une sanction, une punition plutôt qu'un ordre. Elle soupira. Il continuait de l'appeler par le prénom de sa jeunesse, une jeunesse morte et enterrée. Le temps de l'ignorance avait disparu, il lui avait montré la véritable voie, mais il s'entêtait qui elle avait été par le passé. Cet homme, elle l'admirait et le respectait autant qu'elle l'emmerdait en fait. Évidemment, ce genre de pensée rebelle n'appartenait qu'à elle.

Quand le maître disparu, certainement pour retourner à ses sombres méditations, elle s'approcha dangereusement du colosse. Il ne lui avait toujours pas dit son nom en fait. Lin grimaça amèrement derrière son foulard. Son nom lui importait que très peu en fait. Ils allaient être collègues à partir de maintenant, cela était sans importance. Elle lui donnerait elle-même un nom. Un sourire moqueur ourla cependant les coins de sa bouche, il avait été massacré et était en mauvais état. Cela lui donnait un certain sentiment de satisfaction.

-Suivez-moi, ordonna froidement la jeune femme.

Ensuite, d'un pas militaire, elle se dirigea plus loin au travers du terrain qu'occupait le temple. L'endroit était plutôt grand et ils avaient le loisir d'avoir autant d'espace grâce aux efforts du maître pour l'arracher de force au clan Kinkou. Sachant que l'homme amoché derrière elle aurait besoin d'un endroit plus privé et digne de son rang au sein du clan, elle se déplaça jusqu'au seul endroit qui lui semblait approprié. Elle demeura silencieuse tout au long du trajet et le son lancinant des pas dans son dos suffisait pour lui dire qu'il était encore vivant malgré ses blessures.

Ils arrivèrent finalement devant une partie du temple déserte dont le cadre de porte était visiblement trop bas pour le gardien. Tant pis pour lui, la majorité des gens ici ne mesuraient pas deux mètres de haut. «Espèce de géant...» pensa rageusement la kunoichi.

Elle ouvrit la porte coulissante et ne l'invita pas à entrer. «Qu'il s'invite lui-même! N'est-il pas chez lui?» L'endroit était poussiéreux et n'avait pas été utilisé depuis un moment. Lorsqu'ils eurent disparu de tout attention indiscrète, Hua Fei se tourna vivement et s'approcha dangereusement du gardien, son visage arborait une expression sévère. Puis, soudainement, sans prévenir et lui asséna un coup de poing puissant au visage. Rapide, impulsif, mais efficace. Toutefois, recevoir des coups faisait aussi mal que d'en donner malgré les protecteurs sur son bras et ses jointures.

-Couchez vous et ne bougez pas, lui ordonna sévèrement la jeune femme.

Lorsqu'il obéit, elle tendit sa main ouverte vers son ombre et quatre rouleaux de parchemins apparurent, flottant paresseusement au-dessus de son ombre. Elle agrippa les rouleaux et les déroula également de chaque côté du gardien.

-J'ai dit de ne pas bouger!

Hua Fei se déplaça ensuite au bout de ses pieds et entama quelques signes avec ses mains. Des signes propres à sa profession. Ses lèvres remuèrent, mais seul un silence s'échappait de ses lèvres. Une étrange énergie apparut dans la pièce. Cela fait, elle s'approcha du gardien, l'examina un moment, puis se pencha par-dessus lui pour déchirer ce qui restait de sa tunique afin d'avoir une meilleure vue de ses plaies. Elle était curieuse de voir à quoi ressemblait le corps d'un homme qui survivait au maître.

Lin eu un mouvement de recul en apercevant ses blessures qui étaient déjà sur la voie de la guérison et un fumet noir, mystérieux, s'échappant de ses plaies. Elle ressentit immédiatement le pouvoir des ombres au travail. Ses yeux s'attardèrent ensuite brièvement sur les cicatrices déjà existantes. «Que vous est-il arrivé par le passé, gardien?»

Elle déposa sa main sur son torse ensanglanté, imprégna sa de son sang écarlate, puis l'essuya contre son autre main. La kunoichi entama ensuite un rituel de régénération. Pendant plusieurs minutes, elle resta debout à produire des gestes mystérieux, ses lèvres remuant sous des incantations silencieuses. Lin ferma les yeux pour mieux se concentrer. Les symboles ornant  les parchemins se mirent, au bout de plusieurs minutes, à se mouvoir étrangement, puis ils quittaient le papier, redevenant liquide avant de se faufiler jusqu'au blessé et glissé sur sa chair meurtrie, telle la douce caresse d'une amante.


Hua Fei chancela brièvement sur ses jambes, elle était épuisée de sa journée, de son combat avec cet intrus dans sa vie et l'effort offert pour le soigner convenablement. Elle rouvrit les yeux et contempla froidement le corps du gardien sans dire un mot. Ses sourcils se froncèrent alors que tout le poids de sa défaite précédente retombait sur ses frêles épaules. Il ne lui restait plus que d'aller lécher ses plaies en silence et éviter la compagnie d'autrui jusqu'à ce que sa fierté ne cesse de saigner si abondamment.

-J'ai fini, déclara-t-elle finalement en détournant son regard avec froideur. Des disciples ne devraient pas tarder à arriver et vous donnez de quoi panser vos blessures et... vous rendre plus confortable.

Elle était certaine qu'il deviner de quoi elle parlait. Des vêtements propres aux couleurs de l'ordre ainsi que le strict nécessaire pour survivre dans sa nouvelle demeure. La kunoichi savait pertinemment qu'elle ne pouvait se permettre de détester un membre du clan et techniquement, elle savait qu'elle ne le détestait pas vraiment. Pour l'instant, elle était furieuse, mais sa colère était plus dirigée vers elle que vers lui. Qu'avait-il fait? Il n'avait fait que la surpasser... comme tout les autres.

-Bon retour parmi nous, souffla Hua Fei d'une voix incertaine en inclinant poliment la tête vers lui avant de se diriger vers la sortie, l'abandonnant aux soins des disciples qui s'adonneraient à cœur joie à la tâche.

Elle s'arrêta momentanément dans le cadre de porte, hésita.

-Je suis Lin, se présenta-t-elle simplement. Et vous êtes?


© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart





Yoruichi and HuaFei

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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Mer 3 Sep - 1:13

Il ne voulait pas vraiment se faire soigner. Mais il avait entendu son nouveau maître, et il s’exécuta lorsque Lin lui demanda de venir. Laissant son armure et son sang décorer le sol, il la suivit, marchant comme si rien ne s'était passé, comme si les blessures n'étaient que sanglantes et brutales décorations. Ses entailles continuaient de laisser couler son liquide vital, laissant une trainée écarlate derrière leur passage. L'endroit était devenue calme suite aux combats. Reposant, en paix. Le vent caressait douloureusement ses plaies béantes, réveillant la douleur, et séchant le sang sur sa peau. La douleur semblait agréable, mélée a l'environnement. Il appréciait tellement de vivre à nouveau. Rien que pour cela, il remerciait l'homme qui venait pourtant de le maltraiter comme un vulgaire bout de viande. Seul le bas de son armure était resté, la partie supérieur de son corps mise à nue. D'autres cicatrices allaient s'ajouter aux premières résidentes, mais pour être honnete, elles seraient insignifiantes et surtout bien moins nombreuses. Son corps était un véritable livre d'histoire. Chaque cicatrice racontait une histoire, une bataille, une guerre, un duel. Silencieux, ils marchaient en direction d'une vieille bâtisse, visible depuis leur route maintenant. A première vue, elle semblait vieille, et inutilisée depuis des décennies. Juste comme lui. Isolé du reste du temple, mais située entre ce dernier et le lac, c'était l'endroit parfais pour lui. En revanche, il s'agirait plus d'un rangement qu'une maison. Il n'allait pas être dans cet endroit longtemps. une fois a l'intérieur, suivant Lin une fois qu'elle ai ouvert, il ferma un œil en même temps qu'un spasme de douleur le prit lorsque la poussière recouvrit ses blessures. En plein pique de douleur, une autre vint s'ajouter fulgureusement au nombre déjà important de source douloureuse. Le coup de Lin lui fit décaler la tête, mais seulement elle bougea, et un mince filet de sang coula de sa lèvre, en souriant. Sa, il l'avait mérité, et il s'attendait soit a recevoir ce genre de coup plus tôt, soit à bien plus marquant et fort. Toujours aussi silencieux, sans la quitter des yeux, il lécha la plaie en riant. Ce gout métallique.. Son propre sang. Pourtant si usuel mais aussi si lointain maintenant. Il s'allongea, puis lorsqu'il comprit qu'il allait subir une médication par magie, il se releva sur le champ. Trop tard, elle lui ordonna de se rallonger, avec une certaine autorité. Bon sang, qu'il détestait la magie. Il état toujours ici grâce à cela, mais il n'appréciait vraiment pas. alors être soigné par cette pratique, bon dieu... Cette séance de soin était tout sauf agréable. Surtout qu'il ne put retenir la magie à l'intérieur de lui plus longtemps, et quelques tentacules immatérielles sortaient de ses plaies, comme une bête cherchant la liberté. Il n'avait jamais vraiment compris si les ombres le soignait de cette manière, ou sortait pour lui rappeler qui il était, et pourquoi il était toujours ici.

Un instant de faiblesse. Il ferma les yeux et se laissa aller, se reposant entre les mains de la kunoichi. Quelques secondes après, une fois qu'elle eut fini, il se redressa sans attendre et s’assit, cherchant des les placards poussiéreux. Elle, en revanche, se pressa pour sortir, après quelques mots, ni superflus, ni en trop. Il la regarda du coin de l’œil, avec un sourire gênè, comme désolè de toute cette mascarade. Il leva la main comme pour lui demander d'attendre quelques secondes, en même temps qu'il ouvrait les placards remplis de poussière. Il y trouva un kimono, pâle et rempli d'âge. Il le secoua et s'étouffa dans un nuage de poussière en toussotant, et l’enfila en se débarrassant de son reste d'armure réduit en poussière. Les blessures toujours à vif malgré les soins, il déchira la partie supérieur de l'habit pour laisser respirer ses blessures. Il posa son Naginata, et attacha ses deux katanas à la taille, sortant un chapeau de paille pointu ainsi qu'un foulard noir, comme si tout cet attirai l'attendait depuis une éternité. Il la rejoignit dehors, posant ce chapeau sur sa tête, se mettant a l'abris du soleil.  


"Yoruichi. Onimura. Pardon pour toute cette comédie. Je devais encore te tester sœur, mais cette fois, de façon différente, et forcer le maître à venir. Et merci..  Quand aux autres, qu'ils aillent au diable pour le moment. Je ne souhaite pas les voir. Aucun n'a pu me tenir tête. J'aimerais te récompenser et m'excuser. Suit moi maintenant, ou attends de me demander ce que bon te semble."

En s'inclina, joignant poing et plat de la main humblement, sans oser la regarder dans un premier temps. Il releva enfin la tête, en fermant la porte de la bâtisse, se dirigeant lentement vers l'étang qui se cachait derrière le temple. A peine "rétabli", selon lui, qu'il voulait déjà reprendre l'entrainement, se familiariser avec ce monde qui l'entourait de nouveau. Marchant pied nu dans l'herbe, il appréciait chaque brin végétal, chaque caresse du vent et chaque rayon du soleil. AU bord de l'eau, il observa l'eau et bu pendant  une bonne minute, comme si sa gorge était devenue un désert brûlant. Découpant un roseau d'un coup de katana, il le fit rouler sur sa lame avant de le faire sauter entre ses lèvres. Mâchonnant le bout, il ferma les yeux et recula, pour se mettre à genoux devant l'immensité de la nature, un peut plus haut en amont de l'étang. Des libellules stationnaient au dessus de l'eau, le soleil commençant a se coucher derrière le samouraï. Une Koï sauta pour attraper un de ces insectes, mais se stoppa net en l'air, bloqué. Plus haut, l'homme des ombres avait son bras tendu dans le vide, sa main agrippant fermement une masse invisible. Il lâcha son emprise qui n’existait pas, et le poisson retourna à sa nage tranquille et paisible. Après un manège du même genre mêlant insectes, poissons et créature a plumes, il se leva et dégaina une de ses deux armes après s'être bandé les yeux, s'entrainant au simple maniement, récitant divers Katas et préceptes des ombres. Il était étrange de voir une philosphie de samouraï et et de ninja cohabiter en une seule et même personne.

"Quand tu dors, ton ennemi s'entraîne."

Le vent soufflait de plus en plus fort, si bien que les nuages défilaient sans interruption. Avec des pas précis et méticuleux, l'homme d'arme se déplaça avec une certaine grâce dans la plaine surplombant le point d'eau. Pour un être extérieur, il s'agissait simplement de bête pas sans aucun but, mais l'ombre du samouraï jonglait habillement entre les traces sombres des nuages. Jetant son arme en l'air, il dégaina la deuxième lame pour frapper la première et la renvoyer quelques mètres plus loin, avant de la rattraper avec son ombre. Des feuilles de cerisiers tombaient ici et la, et il en trancha certaines sans les toucher, une épée a la main, la deuxième volant, comme guidée par un esprit malin. Sans crier gare, il posa un genoux à terre en jurant, une plaie a la hanche se rouvrant. Vraiment la magie, on ne pouvait pas s'y fier. Il était adepte des bandages simples et des plantes. Il retira le bandeau autour de ses yeux, réajustant son cache œil et jeta son chapeau de fortune au pied d'un arbre, laissant le vent rafraichir son cou et son visage. La lame qu'il guidait a distance restait inerte au sol, tandis qu'il planta la seconde dans le sol. Il se mit à nouveau a genoux, fermant les yeux, méditant. Une pause, le temps que sa blessure soit moins insistante. Aussi rageant que cela puisse être, la magie reste efficace, si elle est utilisée efficacement. Et la disciple des ombres n'était pas une novice.

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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Mer 3 Sep - 23:04






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

La librairie et les archives du temple contenaient un nombre incalculable de documents, de vieux livres et des parchemins ,un bien joli présent de la part des anciens occupants. Au travers des pages poussiéreuses et jaunis, la jeune femme avait récolté un savoir dont elle était très fière. Des connaissances qui mélangées aux ombres avaient atteint un potentiel qui lui serait fortement utile plus tard. .. bien plus tard. Ou aujourd'hui, pour fermer les plaies ouvertes d'une certaine personne. Quand elle eut fini son rituel, il était déjà assit comme s'il était parfaitement en santé, peut-être l'était-il en fait? Fei n'avait pas fait de commentaire, elle s'était immédiatement éloignée et elle s'était arrêtée bêtement, simplement, au cadre de la porte.

"Yoruichi. Onimura. Pardon pour toute cette comédie. Je devais encore te tester sœur, mais cette fois, de façon différente, et forcer le maître à venir. Et merci..  Quand aux autres, qu'ils aillent au diable pour le moment. Je ne souhaite pas les voir. Aucun n'a pu me tenir tête. J'aimerais te récompenser et m'excuser. Suit moi maintenant, ou attends de me demander ce que bon te semble."

Il avait dit ça juste après avoir fouillé dans un vieux placard qui pour une raison quelconque tenait encore debout, mais le plus impressionnant était le fait qu'il avait trouvé de quoi se couvrir qui était plus ou moins à sa taille. Il ne put empêcher une attention curieuse lorsqu'il déchira le haut de sa nouvelle tenue. « Espèce de mâle... » grogna-t-elle intérieurement en le voyant marcher jusqu'à elle. «Tu penses que je vais te suivre, c'est moi qui donnes les ordres ici! » Évidemment, c'était elle qui en donnait après le maître. Fei eut une brève pensée pour Zed. Il lui avait demandé de le conduire à une résidence et soigner ses blessures, rien de plus, rien de moins. Elle avait fait tout ce qui lui avait demandé, absolument tout! La kunoichi n'avait plus à s'occuper de cet intrus et à se soucier de ce qu'il faisait et elle n'avait pas plus à le suivre. Ha!  

La jeune femme eut un mouvement de recul lorsqu'il s'inclina devant elle, son poing fermement appuyé contre la paume de sa main ouverte. Elle le toisa, un mélange de violence et de confusion se lisait dans ses yeux calculateurs. Il était debout, devant elle, il bougeait comme s'il venait de se lever d'une sieste. Cela lui prit un moment pour comprendre qu'il se déplaçait plus loin, très loin.

-Hey!

Trop tard, il était déjà partie, ce bâtard. La kunoichi l'ignora et prit la direction opposée. Elle s'arrêta au milieu du chemin, puis leva les yeux vers le ciel, parsemé de quelques nuages laiteux. Ses yeux se firent vitreux et elle ferma les yeux un moment, laissant la brise fraîche lui caresser les joues et jouer avec sa frange. «Après tout ce temps... il semblerait que je sois encore inutile... » Ses sombres pensées furent interrompues par la venue de l'un des disciples du clan. Il la salua respectueusement, affirmant avoir des informations pour elle. La jeune femme lui ordonner de parler. L'adolescent s'approcha et murmure quelques phrases à son oreille. Un rictus sinistre déforma sa bouche enflée par son précédent combat. Le bras droit de l'Ordre congédia l'élève. «Intéressant...» songea-t-elle sombrement. Oui, les prochains jours allaient être fortement intéressants.


Une demi-heure suivant son altercation avec l'élève, Hua Fei se dirigea vers l'arrière du temple ou elle ressentait la présence du nouveau fils de l'ombre qui avait rejoint leurs rangs. Cet homme était tellement abruti qu'il lui volait l'un des endroits les plus tranquilles entourant le temple.

La kunoichi s'avança parmi les pétales de cerisier et la brise délicate qui effleurait ses cheveux, faisait mouvoir son foulard doucement dans le vent. Dans ses mains se tenait une petite boîte noire laquée contenant son repas du soir. La boîte était sensiblement chaude et lui réchauffait les mains, des mains qu'elle avait soigneusement nettoyées du sang poisseux du gardien. Une fois arrivée à quelques mètres de lui, elle remarqua le sang qui s'échappa à nouveau de sa hanche. Fei roula des yeux, puis avança, complétant ainsi les quelques pas qui les séparaient. Elle s'arrêta à un mètre de lui.

-Pourquoi ne suis-je même pas surprise de vous retrouvez dans cet état? commenta Lin, les sourcils froncés. Dois-je répéter la définition du repos du corps, Onimura?

Prononcer son nom lui laissa un goût étrange dans la bouche. À vrai dire, elle n'avait pas l'habitude d'interpeller directement les gens par leurs noms. Un disciple était un disciple, le maître était le maître tandis que Lin restait «vous» ou «mademoiselle», parfois, les plus impertinents disaient «sœur».

-Mes techniques seront inutiles sans un moment de récupération dans le calme, soupira la kunoichi en faisant un pas vers l'avant pour s'agenouiller près de lui, visiblement vexée par l'insouciance du gardien. Les plaies étaient encore de couleurs vives, signifiant qu'elles étaient prêtes à rouvrir à tout instant. Des blessures laissées par le maître ne guérissaient pas aussi facilement, elle... en savait quelque chose. Un esprit sain dans un corps sain, vous connaissez?

Elle tendit la main vers son ombre, une silhouette inconnue en sorti aussitôt. Fei saisit un petit récipient coloré dans la paume de sa main, l'ouvrit et une odeur médicinale titilla aussitôt ses sens. Lin lui ordonna de ne pas bouger, fit glisser trois doigts dans l'onguent crémeux et c'est avec la douceur digne d'un taureau enragé qu'elle appliqua la substance verdâtre sur la plaie saignante. Elle se déplaça à genou jusque derrière lui et étendit le fluide verdâtre sur quelques entailles dans son dos qui semblaient être sur le point de fendre la chair rattachée plus tôt par ses soins. Fei prit un bref instant pour examiner les cicatrices encore visibles sur son dos. Elles étaient nombreuses, très nombreuses. Combien de coups cet individu s'était-il pris au cours de sa vie?

Fei se redressa fermement sur ses pieds, referma le récipient et le jeta sans délicatesse aux pieds du gardien. S'il se mettait à saigner à nouveau, il n'avait qu'à se démerder avec ce qui lui tombait sous la main. Elle s'éloigna en silence après avoir reprit sa boîte laquée qui dégageait un appétissant fumet. La jeune femme alla s'asseoir face à l'étang. En silence, elle déposa sa boîte à sa droite, puis retira ses chaussures, ses guêtres, puis ses tabis. Elle remonta doucement son pantalon ample jusqu'à ses genoux, puis plongea ses pieds frêles dans l'eau de l'étang. La kunoichi soupira d'aise, la température était appropriée.

Fei attrapa ensuite la boîte contenant son repas et le déposa  sur ses genoux. Elle l'ouvrit, déposa doucement le couvercle à sa gauche, agrippa ses baguettes entre ses doigts habiles, puis commença à manger en silence. Elle jeta un œil discret vers Onimura qui était encore un peu plus loin. Il n'avait pas vraiment mangé depuis qu'elle l'avait rencontré, hormis une bouteille de bière. Que mangeait un individu qui avait dormi pendant deux cents années? Elle sourit doucement. «Un éléphant peut-être?» songea-t-elle moqueusement. Elle baissa le devant de son foulard et prit une première bouchée, dissimulant pudiquement sa bouche de sa main libre. Un pétale rosé plana sous ses yeux et se déposa sur son récipient de riz, elle le chassa d'un coup de baguette. Il flotta plus loin et se déposa sur la surface immobile de l'étang qui ondula légèrement sous ce nouveau poids.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Jeu 4 Sep - 1:22

Les yeux fermés, comme endormit, mais bien éveillé pourtant. La douleur n'était plus un problème au bout de quelques minutes, mais se poser et méditer était si.. Agréable. Il était si occupé par le fait, de ne rien faire au final, qu'il ne perçut la présence de Lin que lorsqu'elle lui adressa la parole. Il ouvrit les yeux, regardant droit devant lui, souriant à peine. Pourquoi ne se reposait-il pas ? La raison lui parût instantanément, mais il est vrai que pour certains, il était tout simplement inconscient. Lorsqu'elle mentionna le repos du corps, il ne put s’empêcher de rire. Il garda le silence, et l'observa soigner encore une fois ses blessures. Cette fois, il ne réagissait pas, les acceptant sans broncher. Après tout, il ne s'agissait pas de magie cette fois. Il continuait de méditer, et de détendre son esprit et son corps en regardant l'étang, rougit par le ciel du crépuscule. Un vent frais se fit sentir, venant de derrière le samouraï. Il attendait quelques instants, puis se leva à nouveau, les mains croisées dans le dos. Il regarda la jeune Kunoichi manger, et parla avec une voix forte afin qu'elle puisse l'entendre malgré la distance, n'osant pas la déranger plus que nécessaire durant son repas.

"Deux cents ans que mon corps se repose. Tu ne penses que j'ai assez attendu ? Assez enduré l'attente ? Pendant que je dormais, le monde évolué. Pendant que je dormais, l'équilibre c'est renforcé."

Des qu'il mentionna l'équilibre, une haine bestiale pouvait facilement être décelée dans sa voix, trahissant sa haine contre l'ordre antagoniste aux ombres. Il se retourna pour reprendre ses katanas, et les ranger dans leurs fourreaux, toujours attachés à sa taille. Sa plaie à la hanche était toujours ouverte, mais bien moins douloureuse maintenant. Il descendit au bord de l'eau, mais éloigné de quelques mètres de Lin. IL avait sentit l'odeur de son repas, et il est vrai que depuis Noxus, il n'avait rien mangé. L'étang était remplis de carpes et autres poissons, ils feraient l'affaire pour ce soir, et l'entrainement pouvait être continué de cette manière. La seule difficulté était que ces satanés poissons avaient peur d'une simple ombre. En l’occurrence, ils faisaient très bien de s'en méfier. Mais le samouraï dégainait ses lames assez rapidement pour embrocher son repas aquatique. Au bout de quelques minutes, il avait une dizaine de poissons sur chaque sabre, et il se dirigea vers Lin, regardant le soleil se coucher, debout a coté d'elle.

"Je n'ai pas le temps de me reposer. Vis a vis de mes ennemis, et surtout de moi. Et puis, tu as bien vu que mon corps n'a plus rien de sain. Et surtout pas mon esprit."

Je n'irais pas jusqu’à dire qu'il était faible mentalement, mais des massacres et carnages incessants de frères et sœurs ont sérieusement altérés sa vision du clan, et même de tout le reste. Il avait développé une certaine bipolarité. Sur le champ de bataille, lorsque le sang appelait le fer, il n'était plus le même. Il avait faim. Faim d'ombres, d'âmes et de vengeance. Il déposa sa nourriture encore crût sous un cerisier, et sauta pour arracher quelques branches, pourtant énormes, après avoir entaillé la base de ces dernières. Il construit un feu de camp en balayant chaque brin d'herbe sur un rayon de deux mètres, dont il se servit ensuite comme base pour allumer le feu. Il y a longtemps, au sein de la garde impériale, il avait développé des compétences de survie obligatoire à l'époque. Il pouvait se servir d'un simple bout de bois et de mousse pour faire du feu. Toujours pratique, surtout pour quelqu'un qui se comportait parfois comme un véritable ermite. Enfin, une fois le feu géant allumé, il embrocha ses prises sur des pieux en bois qu'il tailla en quelques secondes avec ses katanas sur les restes de branche, et se recula, à genoux devant le feu. La chaleur allait faire sécher l'onguent de la kunoichi, qu'il venait d'utiliser sur chacune de ses blessures encore ouvertes. Il ferma les yeux, respirant cette odeur à la fois âcre et douce par moment, que procurait le brasier. Il écoutait tout, chaque feuille bercée par le vent, l'eau de l'étang qui allait et venait, subissant quelques remous des carpes rescapées, le champ de certains oiseaux. Les plus intrépides des volatiles se posaient sur l'épaule ou la tête du Samouraï, qui approchait de temps a autre la main pour inviter les bêtes a plume a se poser. Seul avec la nature, comme il y a des années. Un des rares types de repos qu'il s'accordait. Et pourtant, malgres tout, il méditait, récitant encore ses katas, mains sur les genoux. Au bout de quelques minutes, il se leva et dégaina ses armes pour reprendre des mouvements, dansant avec sa propre ombre et celles formées par le feu de camp. Il découpa avec précision au fur et a mesure les écailles de sa nourriture, tantôt directement avec la lame, tantôt en utilisant l'ombre en tant que prolongement de son corps. Lentement et avec grâce, il utilisa sa deuxième lame, imperturbable, stoïque à tout élément extérieur à sa méditation mobile. Une fois terminé, il s’assit à nouveau en posant les lames, empoignant une première brochette de deux poissons. Il les ouvrait en deux, dégageant arrêtes et tout autre élément indésirable de sa nourriture, comme une mécanique répétée, encore et encore. Il sentait toujours la présence de Lin, et y pretta attention depuis le début. Elle n'était pas toute proche, mais le vent allait porter ses paroles, il haussa donc pas plus le ton que cela.

"Lin, tu dois encore avoir des questions, du moins j'imagine. Demande tout ce que tu voudras, je te répondrais. Et si tu disposes de temps, j'aimerais t'entrainer. Non pas que tu es faible ou que je te sois supérieur, mais il vous manque quelque chose, une perception spécifique aux guerriers des ombres, et j'aimerais t'y initier. Ce n'est pas pour combattre, pour se défendre. C'est pour mieux se connaitre soi même, ainsi que mieux connaître les ombres."





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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Jeu 4 Sep - 3:48






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

Ces propres repas étaient toujours préparés avec soin et ne ressemblaient pas du tout aux rations perpétuelles et semblables des disciples. Son rang au sein de l'ordre lui offrait l'opportunité de se gâter un peu plus que les autres. Fei ne faisait pas ça par orgueil ou par un trop plein de fierté, elle le faisait, car elle le pouvait et adorait cela et cela ne dérangeait personne. Techniquement, les disciples jouissaient d'une certaine liberté que les membres du clan kinkou ne possédaient pas. La liberté de connaître des secrets enfouit depuis longtemps, la joie d'apprendre et perfectionner de nouvelles techniques sans à être juger par autrui, par des traditions empoisonnées.

"Deux cents ans que mon corps se repose. Tu ne penses que j'ai assez attendu ? Assez enduré l'attente ? Pendant que je dormais, le monde évolué. Pendant que je dormais, l'équilibre c'est renforcé."

Un bout de viande pendit à ses lèvres momentanément alors que les mots du gardiens se frayèrent un chemin jusqu'à son esprit. Elle mordit dans le bout de bœuf cuit, se régalant silencieusement du jus de viande, puis de la chair tendre entre ses dents. Elle avala, pensive. Le clan Kinkou ne lui avait jamais rien apporté de bon. Orpheline, elle avait toujours cru que son ancien clan serait sa famille, mais une véritable famille de dissimulait pas de si délicieux secrets. Surtout pas des secrets qui la concernait, elle, était-elle simplement humaine? Les archives lui avaient révélé un secret la concernant peu de temps avant qu'elle ne rejoigne les rangs de son nouveau maître. Un secret qui avaient apporté encore plus de mystère, de questions auxquels son ancien maître avait refusé de répondre. «Ta situation est parfaite comme elle est présentement, il est inutile de te questionner là-dessus, va» répéta mentalement la kunoichi qui sentit soudainement son appétit décroître. Oui, l'équilibre c'était renforcé, certes, mais ils n'étaient plus aussi nombreux qu'avant, leur sang avait repeint les murs du temple et les pavés, la tête de son ancien maître avait roulé sous ses yeux.  L'équilibre ne gagnerait pas.

Il rangea ses armes, certainement pas pour se reposer pensait-elle sans cesse. Fei le fixait du coin de l'œil, le voyant s'approcher. S'il s'approchait encore d'un seul maître, elle allait l'embrocher comme il planifiait le faire avec les pauvres poissons qui vaquaient tranquillement à leurs occupations aquatiques dans l'étang. Lorsqu'il termina sa chasse avec une douzaine de poissons sur chaque katana, elle lui jeta une expression dégoûtée avant de se détourner prestement et prendre une bouchée de riz, mâchant rageusement.  «Espèce d'ogre... »

"Je n'ai pas le temps de me reposer. Vis a vis de mes ennemis, et surtout de moi. Et puis, tu as bien vu que mon corps n'a plus rien de sain. Et surtout pas mon esprit."

La jeune femme observa les petits ondulations calmes sur la surface de l'étang. Les reflets orangés se mêlait agréablement avec le rose des cerisiers en fleurs. De doux pétales flottaient parmi les ondulations de l'eau, cela donnait le goût de s'y baigner. Ses joues rosirent doucement, puis elle se préoccupa un peu plus de son repas et ses parfaits assaisonnements plutôt que de ses ridicules envies.

-À nous de créer une nouvelle définition de ce qui est sain et ce qui ne l'est pas, rétorqua la jeune femme en aillant un mouvement de recul lorsqu'elle remarqua qu'il s'était déplacé jusqu'à elle, mais il s'éloigna assez vite.

Qu'est-ce qu'il faisait? Il ne comptait pas vraiment, ah mais si, il prévoyait cuire sa nourriture ici et manger quelque chose d'aussi simple, sur un feu de camp. La nourriture était un art dont il ne fallait pas se priver, il comptait vraiment l'insulter devant elle! Et voilà qu'il embrochait les bêtes aquatiques sur de vulgaires bout de bois taillés en forme de pieux. Oh oui, elle s'avouait satisfaite de le voir finalement au repas.

Un crépitement qu'elle connaissait bien se fit entendre. Elle tourna à nouveau la tête en direction du gardien. Ce type avait réellement allumé un feu. Ses doigts se crispèrent à la vue de l'homme qui préparait nonchalamment son repas improvisé. «Au moins», pensa-t-elle, «il sait comment préparé convenablement son poisson». Le voyant s'agiter, elle tourna précipitamment la tête en direction de l'étang. Ah non, elle n'était pas en train de le regarder, pas du tout!

"Lin, tu dois encore avoir des questions, du moins j'imagine. Demande tout ce que tu voudras, je te répondrais. Et si tu disposes de temps, j'aimerais t'entrainer. Non pas que tu es faible ou que je te sois supérieur, mais il vous manque quelque chose, une perception spécifique aux guerriers des ombres, et j'aimerais t'y initier. Ce n'est pas pour combattre, pour se défendre. C'est pour mieux se connaitre soi même, ainsi que mieux connaître les ombres."

Son corps en entier se crispa. «Dans tes rêves » fut l'unique pensée qui lui traversa l'esprit. Ses lèvres remuèrent, prêtes à lui cracher ce qu'elle pensait vraiment de son envie de l'entraîner, mais elle se tut, se remémorant que tout savoir, peu importe sa provenance, pouvait lui servir à quelque chose. Qu'il soit bon ou mauvais. Le clan Kinkou n'avait servi à rien, certes, mais la consultation des archives du temple, sans interdis, c'était avérée très instructive, sur plusieurs poings, elle possédait les faiblesses et les forces de ses ennemis entre ses mains.

La jeune femme soupira, referma sa boîte de repas, puis se saisit de ses chaussures, ses tabis et ses guêtres de sa main libre. Elle se leva et alla se placer près du feu qui était déjà illuminé de flammes dansantes. Fei déposa son fardeau à ses côtés, puis porta ses genoux sous son menton, laissant ses pieds et ses chevilles mouillées séchés sous la chaleur du feu. Elle s'amusa à mouvoir ses oreilles laiteux.

-Des questions, en ai-je vraiment? dit-elle, pensive. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de vous réveillez?

En voilà une bonne question, mais elle avait l'impression de se répéter. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que tout aurait pu être plus facile s'il avait rejoint le maître au moment où il avait découvert la boîte.

-Vous avez survécu au maître et je ne me souviens pas l'avoir vu se retenir par le passé, ajouta-t-elle ensuite, les sourcils froncés. Non, il ne se retenait jamais, même pas contre ses disciples, même pas contre elle. J'avais à peine débuter mon rituel que vous étiez déjà sur la voie de la guérison.

Hua Fei étendit ses jambes devant elle. Un insecte quelconque s'approcha un peu trop des flammes et elle le vit brûler. Sa curiosité impulsive avait causé sa perte. Le chemin de la curiosité devait être prit avec une certaine prudence, sinon il était possible de sombrer pour ne plus jamais revenir.

-Si il y a des enseignements que je dois recevoir, ce ne sera pas de vous, fit finalement remarquer la kunoichi avec une certaine froideur. N'abusez pas de ma patience à nouveau, tôt ou tard, je crèverai cet œil qui le vôtre.

Un vilain sourire ourla les coins de sa bouche et elle se déplaça langoureusement vers lui, la tête légèrement penchée sur le côté. La femme ninja leva la main, doucement, mais sûrement, puis posa son index précisément au centre du cache-œil du gardien. Elle fit ensuite glisser ce même doigt vers le bas, le bout frôlant sous le cuir qui dissimulait mystérieusement cette partie de son visage.

-Seriez-vous aveugle si je vous arrachais l'autre moitié du visage? murmura-t-elle avec une certaine hostilité dans la voix.


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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Ven 5 Sep - 0:28

Lorsqu'elle glissa à coté de lui, il s'était assis, les mains posés derrière lui pour maintenir son buste droit. Une certaine gêne l'emplit lorsqu'elle caressa son cache lentement, pour faire mouvoir son index sous ce dernier. Il la stoppa en attrapant son avant bras fermement, sans pour autant lui faire mal. Il la regarda du coin de l'oeil, et repoussa son bras rapidement, les joues rosie. Il savait que c'était une Kunoichi, elles étaient entrainé à ce genre de mouvement langoureux, ce genre de charme illusoire utilisé pour appâter les cibles. Même ces menaces sonnaient de façon mielleuse, comme un jeu dangereux auquel ils s’adonneraient. il replaça correctement le bout de cuir cachant son oeil droit, en reprenant ses esprits, embrouillés. Il détestait que l'on joue à la charogne concernant son œil, il détestait en parler. Mais surtout, la source principal de sa gêne venait... d'elle. Des femmes en général. Il avait trop de fois été abusé par ces dernières, à force de charme, d'alcool et d'autres rêveries qu'elles faisaient miroiter. Et pourtant ce n'était pas de la méfiance, mais de la gêne, une sorte de timidité maladive qui pouvait le prendre pour la plus mince raison, alors qu'elle pouvait tout simplement ne pas exister lorsque le samouraï était d'humeur.. Carnassière.

"Voila pourquoi je ne peux pas supporter la plupart des ninjas. Fourberies te mensonge. vous... Et puis merde."

Il se retenait de bégayer comme un idiot, et effaça pour de bon tout signe de gêne de son visage et de ses mouvements. Il décrocha un poisson de son pique, et l'ouvrit en deux pour en retirer lentement toute présence d’arête, pour engloutir l'animal en trois bouchées. Et pourtant, il ne se gavait pas. Ils étaient juste petit. Ou peut être était-ce lui qui était trop grand.. Allez savoir. Il se rassis, ou plutôt s'agenouilla de nouveau à coté de la jeune femme, face au feu. Il fallait reprendre en main la conversation, et ne pas perdre la face, même si seulement en tête à tête, cela n'importait pas vraiment. Et puis cacher sa manière d'être, ce n'était pas la force de Yoruichi, oh non.

"Pour commencer, on ne parle pas de cet œil, je ne dirais rien à ce sujet, jamais. Ensuite, pour m'arracher mon "supposé" seul œil valide, il faudrait déjà me toucher en combat, Lin. Revenons au maître et moi. Je ne veux pas dénigrer Zed, mais j'ai subit bien pire sur les champs de batailles qui ont façonné ce corps meurtrit. Arquebuses oblitérant l'estomac, katana traversant ma cage thoracique, torture.. Pour cette "guérison", c'est faible, mais je vais t'expliquer. Après tout, si tu es ici, assise à mes cotés, c'est que tu as le temps.

Comme je te l'ai dis plus tôt dans la journée, ce sont les mages d'ombres, fondateurs de l'ordre, qui m'ont insufflé de force le pouvoir des ombres. Elles vivent en moi, et j'en suis un réceptacle vivant. Le sang est à mes veines, les ombres sont à mon âme.

Ces mages d'ombres, lors de ma... Création, ranimation, appelle le comme tu veux, n'ont pas prévu que la boîte soit scellée. Ainsi, lorsque les ombres sont enfermés, je dors, contre ma volonté. Et je ne décide pas du moment de mon réveil. Aussitôt que je revins dans le monde des conscients, j'ai entamé ce petit spectacle. Ces deux cents morts. En clair, je ne suis debout que depuis moins de dix jours.

Maintenant, je peux te raconter dans les grandes lignes mon histoire, t’expliquer comment et pourquoi je suis devenue ce Gardien que je ne pensais jamais être. Ou bien tu peux tenter de m'arracher cet œil, ou manger en ma compagnie. Ou aller au diable."

Sur la partie concernant le diable, c'est en se rappelant ce moment de gêne précédant. Il ne pourrait jamais enfouir sa nature au fond. Une petite pointe de colère et d'animosité animait cette fin de phrase, qu'il coupa par un autre poisson, dévoré tout aussi rapidement que son confrère. Lui aussi avait toujours des questions, en revanche. Et il n'hésitait pas à les poser.

"J'ai moi aussi des interrogations à ton sujet. Pourquoi avoir trahi ton ancien maître et l'ordre précédent ? Pourquoi recherche tu la puissance ? Je suis presque sûre que tu ne répondras pas, mais e préfère tenter. On ne sait jamais.
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Hua Fei
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MessageSujet: Re: The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.   Ven 5 Sep - 23:56






The shadows, they hide and wait. But soon, they will return.
Yoruichi Onimura/Hua Fei

La kunoichi ne sourcilla pas lorsque son collège lui empoigna fermement l'avant bras et rechigna encore moins lorsqu'il la repoussa rapidement. Un réflexe plutôt intéressant, car elle semblait avoir touché un sujet sensible. Un rictus amusé déforma sa jolie bouche. Il était incroyable le nombre d'informations que l'on pouvait soutirer de l'autre par la simple observation de ces réactions et ces manies. Sa réaction offensive en avait révéler beaucoup le concernant. Qu'était-ce cela? Ah, de la timidité, voilà qui était fortement amusant.

"Voila pourquoi je ne peux pas supporter la plupart des ninjas. Fourberies te mensonge. vous... Et puis merde."

Son expression se fit subitement innocence, mais ses lèvres formaient toujours un sourire moqueur face à la situation. Elle lui jeta ensuite une expression langoureuse, les yeux brillant naïvement et pencha lentement la tête sur le côté.

-Vous quoi? commenta la jeune femme qui se moquait silencieusement de sa visible gêne devant elle. Il s'agissait d'un trait de sa personne qu'elle était prête à exploiter pour se distraire. Les sources d'amusement se faisaient plutôt rares ces temps-ci.

Il décrocha un poisson de son pieux de bois, se débarrassa de ses arrêtes dégoûtantes et l'avala en trois bouchées. Ce colosse était un véritable goinfre, au moins avait-il la bienséance de manger proprement. Elle ne comprenait pas comment on pouvait se nourrir aussi rapidement et avec un pareil appétit. Son manque de pudeur la laissait perplexe, mais elle en conclut que chacun était élevé à sa façon. Le gardien avait à peine terminé qu'il reprit la parole. Lorsqu'il insinua qu'elle devrait le toucher en combat, elle se crispa, son regard se fit sévère, cependant elle ne fit aucun commentaire, trop perturbé par sa défaite cuisante face à trop de gens.

-Pour toi, c'est maître Zed, rétorqua-t-elle froidement en admirant les flammes qui s'agitèrent sous ses yeux devenus orangés par la lueur flamboyante du feu. Le temps est bien la seule chose que je possède...

Une petite révélation dont il était possible d'interpréter de plusieurs façons, mais il s'agissait là que d'une simple phrase qu'elle n'élaborerait pas plus que ça. Les années de solitude au sein du clan Kinkou avait forgé chez elle un caractère calme, perspicace et calculateur. Elle avait suivit les instructions et avait mis beaucoup d'effort dans la voie du ninja kinkou, mais ils ne lui avaient jamais rien offert de plus. Des mensonges, des regards suspicieux et des jugements soufflés dans son dos. Du temps libre, elle en avait eu en forte quantité. Personne ne souhaitait vraiment s'entretenir avec le maillon faible d'un groupe. La fin de son discours lui arracha cependant un petit sourire en coin. Amusée, elle lui lança un regard dont les yeux étaient emplit de sous-entendus inconnus.

-Ne serait-il pas dommage d'abîmer un si séduisant visage? déclara-t-elle d'une voix mielleuse, trop douce pour être la sienne. Vous pouvez conserver vos précieux morceaux, ils vous seront forcément utiles plus tard.

Lorsqu'il posa ses questions, elle ne fit que se détourner avec lassitude. Fei soupira doucement, puis leva les yeux vers le ciel qui s'assombrissait lentement, mais sûrement. Le soleil se couchait derrière une lointaine montagne, le ciel était constitué d'un mélange d'orange, de rose et de pourpre. La jeune femme était calme, elle n'était pas vraiment offusquée qu'il ose lui aussi lui poser des questions, mais elle n'était pas prête d'avoir ce genre de conversation réciproque, pour l'instant. De plus, elle n'avait pas grand chose à dire à son sujet. Elle avait suivit Zed, fascinée par sa force et son caractère, éblouie par sa puissance. Sous son enseignement, elle savait qu'il était le seul qui lui permettrait de libérer complètement son plein potentiel.

-Je recherche plutôt les connaissances et la force nécessaires, souffla-t-elle finalement en tournant la tête vers le gardien. Son expression était sérieuse et ces mots nébuleux, mais elle ne comptait pas lui révéler le pourquoi du comment. Seul le maître est en mesure de m'offrir cela, et ce, depuis le début, depuis la première fois que j'ai posé mes yeux sur lui.

Elle se souvint de ses années sous la tutelle du vieux maître, le père du fameux Shen, l'œil du crépuscule. À ce moment-là, Fei n'avait été qu'une disciple parmi tant d'autre, faible, son unique talent étant de rester invisible et discrète aux yeux de tous. Zed et elle étaient orphelins, un fait qui n'était pas rare parmi les membres du clan, mais un clan ninja était supposé être comme une famille. Un sourire amer apparut à ses lèvres closes. Elle ne regrettait pas d'avoir quitté le clan de l'Équilibre après le départ forcé de Zed et ne regrettait absolument pas ses actions par la suite.

-La véritable force demandent des sacrifices, je ne regrette rien, même si cela fait de moi un monstre au final, déclara Fei en jetant une touffe d'herbes sèches dans les flammes. Une fumée étouffante s'éleva soudainement vers le ciel, la brise l'agitant dans tout les sens.

Lin enfila ses tabis et ses guêtres à nouveau. Elle saisit sa boîte de repas, l'ouvrit et remarqua il restait encore la moitié de son riz et quelques légumes. N'ayant pas faim, elle tendit la boîte vers le gardien, ses yeux conservèrent une expression neutre et impossible à déchiffrer.

-Un corps ne peut survivre sainement qu'avec seulement du poisson, dit-elle fermement. Sois libre de les accompagner avec ceci, dit-elle en déposant la boîte sur le sol sec et la fit glisser du bout des doigts vers son nouveau collègue. Serait-ce un geste d'appréciation?

Hua Fei passa ses chaussures plates à ses pieds, fit sûr qu'elles étaient bien attachées à ceux-ci, puis se leva. Elle jeta un regard vers Onimura, puis le salua respectueusement, son poing fermé dans la paume de sa main et inclina doucement la tête dans sa direction.

-Dans quelques jours, je quitterai le temple pour m'enquérir de certaines choses concernant les coffres de l'Ordre, déclara la kunoichi en le fixant dans les yeux. Viens si tu arrives à me suivre, ajouta-t-elle ensuite après un bref moment d'hésitation. Reste discret.

Elle ne savait pas comment un géant tel que lui pouvait être discret, mais elle avait la forte impression qu'il en était capable. Fei inclina à nouveau la tête dans sa direction, puis s'éloigna silencieusement. Les crépitements du feu furent de moins en moins bruyant à mesure qu'elle se déplaçait dans la noirceur environnante. Les rayons de soleil se faisant de plus en plus rare, elle disparue rapidement dans les ténèbres.

[Je conclus donc le rp ainsi]


© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart





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The shadows, they hide and they wait. But soon, they will return.

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